Sous un grand soleil, nous avons quitté l’appartement des Poullety, direction la gare de Dijon, pour notre dernière étape avant la capitale des Gaules.
La montée dans le train avec des vélos de 15kg plus les 40kg de bagages est un sport assez folklorique et plutôt fatiguant. Surtout lorsqu’il s’agit d’un TER ancienne génération, mais si, vous savez, celui sans aucune rampe d’accès et avec tout plein de marches pour grimper dedans. Qui a dit que seuls les membres inférieurs travaillaient lors d’un tour du monde à vélo ?
Une fois cette petite séance de musculation effectuée, nous avons pu reprendre un peu de forces pendant l’heure et demi de trajet (largement suffisant pour un narcoleptique comme PE pour s’endormir profondément).
Le déchargement du matériel à la gare de Villefranche se fit dans l’urgence mais sans incident notable. Nous avons cependant eu la mauvaise surprise de constater que seuls des escaliers menaient à la sortie de la gare. Très sympa pour les handicapés et les cyclotouristes (qui ose dire que c’est la même chose ?!). Bref, le nombre de chargements/déchargements effectués dans cette belle gare de Villefranche sur Saône dépasse l’entendement.
Une fois sortis de cette maudite gare, la Saône nous tendit les bras. Tout droit, tout plat jusqu’à Lyon. Ce dernier trajet se fit tranquillement et dans la bonne humeur (on n’ose même pas imaginer ce que ce sera dans plus d’un an, sur le chemin du retour !). A noter, notre test des vélos en mode VTT sur le chemin de halage le long du fleuve, vite abandonné au vu de la vitesse à laquelle nous avons progressé.
Finalement, nous avons enfin aperçu le panneau marquant l’entrée de Lyon, et c’est avec joie et fierté que nous avons entamé un tour d’honneur sur la place Bellecour avec des cris de type « Merci Lyon, on vous aime, vive la France, j’adore les quenelles… ». Bref, on était contents.
Un repas savoureux au sein de la famille Paris a conclut cette belle journée et le retour à la civilisation.
Conclusion :
Ce Paris-Lyon, même s’il n’a pas été bouclé totalement à vélo, nous apparait comme très satisfaisant à différents niveaux. Tout d’abord, il s’agissait pour nous de tester notre matériel en condition réelle. De ce point de vue, on peut considérer ça comme réussi : à part une crevaison liée à un clou mal placé, tout a fonctionné normalement. La tente est étanche, les sacoches également, les sacs de couchage tiennent suffisamment chaud. Nous pouvons maintenant procéder à quelques ajustements notamment ajouter quelques petites bricoles qui pourraient manquer.
Ensuite, il s’agissait de se tester physiquement et mentalement. La aussi, on peut considérer le test comme réussi. C’était la première fois que nous enchainions des étapes de plusieurs dizaines de kilomètres, aussi chargés et avec des conditions météo plus ou moins favorables. Il y a certes eu des hauts et des bas, physiquement comme moralement, mais au final, nous sommes ravis de cette semaine d’entrainement.
Maintenant, place au tour du monde !
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moi ton pays sur une carte plus grande