Partager l'article ! Etoile des neiges: Chers lecteurs, nous vous avions laissé dans l’espérance de cieux plus cléments. La lecture des lignes qui vont suivr ...
Chers lecteurs, nous vous avions laissé dans l’espérance de cieux plus cléments. La lecture des lignes qui vont suivre vous montrera combien nos suppliques ont été vaines et combien les dieux météorologiques ont été cruels avec nous. Ca c’est de l’introduction dramatique, vous ne trouvez pas ? On pourrait presque entendre les roulements des tambours !
Mais reprenons où nous en étions, au moment de quitter cette charmante ville de Levroux. Evidemment, quand nous
étions sur le départ (vous savez, quand tout est chargé !), nous avons senti que cette journée ne commençait pas sous les meilleures auspices : nouveau problème de béquille sur le vélo
de PE. Une fois réparé, ce sont nos jambes qui ont cessé de fonctionner. Il y a des matins comme ça ou rien ne va ! La recette miracle, comme on est des garçons trop sympas, on va vous la
donner : s’arrêter dans un PMU pour reprendre des forces. Le bénéfice de cet arrêt a été de courte durée puisque la rigueur hivernale nous a obligé à un nouvel arrêt dans la très belle ville
de Châteauroux pour l’achat d’un équipement un peu plus adapté aux conditions climatiques.
Mais malgré cela, étant courageux mais pas téméraires, nous avons du abréger l’étape du jour en prenant une
chambre dans un petit hôtel d’Argenton sur Creuse. Ah, Argenton sur Creuse, autosurnommée la « Venise du Berry ». Nous allions vite comprendre le pouvoir attractif de cette
ville : au moment du départ, nous avons dû nous rendre à l’évidence que vu le temps, les routes secondaires seraient plus que vraisemblablement impraticables. Allez hop, repos forcé à
Argenton pour PE et David, quelle joie ! Au programme, glande devant la télé, menus travaux sur internet et « visite » de la ville (on a eu beau chercher les canaux, on ne les a
pas trouvés !).
L’aimant que constitue Argenton n’allait pas nous lâcher comme cela. Après cette journée hautement improductive, nos mollets nos démangeaient comme pas possible. Sur le pied de guerre à 6h, prêts à partir à 7h, nous donnons joyeusement les premiers coups de pédales censés nous éloignés de cette maudite ville ! Objectif de la journée : parcourir les 90km nous séparant de Limoges
Les choses se corsent au bout de quelques kilomètres : la route devient de plus en plus glissante et
nous maitrisons de moins en moins bien la conduite de nos 2 chars d’assaut. L’apogée de cette galère fut atteinte lorsque nous avons du mettre pied à terre après une chute (heureusement sans
gravité) et pousser nos vélos jusqu’au prochain lieu-dit baptisé Le Fay. Après avoir tenté de nous renseigner sur l’état des routes auprès de l’autochtone travaillant dans l’unique endroit
contenant un semblant de vie dans ce bled (le bar bien-sûr !), et comprenant à peine sa réponse vu le charabia débité, nous avons arrêté une voiture dont le conducteur nous a annoncé ce que
nous redoutions, le non dégagement des routes secondaires, avec pour conséquence la seule décision raisonnable à prendre : renoncer et rentrer à Argenton pour prendre le train pour Limoges.
Parcourir les 20 km dans l’autre sens fut assez folklo, tellement la route glissante rendait impossible toute prise de vitesse.
Finalement revenus dans ce maudit aimant sur Creuse, nous avons sauté dans le TER direction Limoges pour être accueilli royalement dans la superbe maison de Jérôme et Sarah, ce qui évacua un peu la frustration d’avoir pris le train moins d’une semaine après notre départ.
La SNCF allait s’avérer être un compagnon de voyage un peu trop récurrent, puisqu’une nouvelle décision s’imposa en regardant par la fenêtre de notre hébergement limougeaud : prendre le train pour Toulouse, quitter le centre de la France et son climat hostile, commencer à voir le soleil et espérer débuter enfin notre vrai voyage à vélo.
Après un trajet quelque peu chaotique (visiblement, il n’y a pas que les vélos qui soient perturbés par le
mauvais temps, les trains également !), nous voici enfin dans la ville rose (hébergés de la meilleure des manières par Mme Martinez), où nous décidons de rester 4 jours pour visiter cette
superbe cité toulousaine, fêter Noël, et emmagasiner des forces avant de reprendre la route pour notre Eldorado du moment : l’Espagne !
Si vous désirez contempler quelques magnifiques clichés pris au cours de notre parcours entre Paris et Toulouse, c'est icique ça se passe !
Afficher
Raconte moi ton pays sur une carte plus grande
Marie-Françoise, Chantal, Peggy,Anaïs, Benoît, Jérôme et Claude.