Samedi 19 juin 2010 6 19 /06 /Juin /2010 00:42

Quoi ? Déjà un nouvel article ? Mais qu’est ce qui leur arrive aux 2 zigotos à roulettes ? Hé oui chers lecteurs, à peine 2 semaines après notre dernière publication, voici le récit de la fin de notre aventure australienne ! On vous gâte n’est ce pas ? Allez, trêve de bavardages, on lit le texte et on regarde les photos ici. Zou !

Sydney---Brisbane 2808

Après 2 semaines sans vélo, il était temps de succomber à l’appel de la route. Pluie depuis plusieurs jours sur Sydney, annoncée pour durer par la météo australienne, et pourtant les cieux avaient visiblement décidé d’être cléments avec nous, puisque c’est sous un grand ciel bleu que nous avons donné nos premiers coups de pédales. Mais à météo favorable, relief défavorable. Les Andes se sont rappelées à notre bon souvenir par l’intermédiaire de pentes assez raides, qui ont mis nos jambes en manque de condition physique à rude épreuve. Et quand les problèmes mécaniques s’en mêlent, il y a de quoi pester. Le dérailleur de David faisant des siennes, nous avons dû mettre les mains dans la graisse de chaîne de vélo, bien aidés par 2 cyclistes australiens (l’un d’origine anglaise, l’autre indienne) avec qui nous avons pris ensuite un café et discuté un peu. L’après midi passe difficilement tant les collines australiennes nous donnent du fil à retordre, mais nous arrivons finalement à Gosford (l’étape prévue) avant la nuit. Et là, problème : impossible de trouver un camping, ni même une auberge de jeunesse. Nous avons donc dû nous résoudre à casser la tirelire pour nous payer l’hôtel le moins que cher que nous avons pu trouver : un Formule 1 (cocorico !). On sent que le porte-monnaie va avoir mal dans ce pays !

Sydney---Brisbane 2798

Ayant quitté de bon matin notre refuge 5 étoiles, nous avons pu vérifier, malheureusement à nos dépends, qu’une route qui suit la côte peut ne pas rester gentiment au niveau de la mer. Que de montées-descentes en cette journée. Les organismes en reprise souffrent dans ces enchaînements incessants. A noter notre rencontre avec 3 cyclotouristes australiens, revenant également d’Amérique du Sud. Sympa ! L’après midi passe aussi difficilement que la matinée, c’est pourquoi nous choisissons d’écourter l’étape et de terminer au camping municipal de la petite bourgade de Swansea. Bien nous en a pris, la pluie s’est mise à tomber à peine étions nous installés. L’Australie à vélo, ça n’est pas encore ça !

Sydney---Brisbane 1115

Après une nuit de pluie torrentielle, un grand ciel bleu nous attendait au réveil. Tant mieux. Malgré ça (oui, on n’est jamais contents), la route ne passe guère mieux que la veille. Vallonnée et inintéressante au possible, nous saturons assez vite. C’est peut être également dû au fait que nous nous attendions à une jolie route côtière et que nous nous retrouvons sur une voie rapide passant par l’intérieur des terres, et traversant les zones industrielles et les banlieues résidentielles. Ca fait rêver ! Une fois arrivés dans la ville de Newcastle, nous décidons d’un changement d’itinéraire et prenons un ferry pour arriver sur une route ressemblant déjà plus à l’idée que nous nous faisions de la côte australienne. Notre objectif : arriver avant 15h30 dans la ville de Nelson Bay pour prendre un autre ferry. Poussant un peu plus sur les pédales, d’abord sous le soleil puis sous la pluie, nous faisons à temps notre entrée dans Nelson Bay pour apprendre l’annulation de notre traversée pour cause de mauvais temps. Qu’à cela ne tienne, un type d’une agence d’excursions nous vend 2 tickets pour embarquer sur un autre bateau partant un peu plus tard. Bateau que nous attendons toujours, la boutique étant bizarrement fermée lorsque nous sommes repassés voir le filou. L’arnaque à l’australienne en somme ! La nuit (et la pluie) tombant, nous avons dû trouver rapidement un camping où nous avons échoué trempés et très énervés.

Sydney---Brisbane 2883

La nuit n’ayant pas apaisé notre courroux, nous nous sommes pointés de bon matin au bureau de l’agence nous ayant vendu les tickets de ferry fantôme, bien décidés à nous faire entendre. Sur place, nous sommes tombés sur une bonne femme d’une mauvaise foi incroyable et pas aimable ni repentante pour 2 sous, qui n’a cessé de remettre la faute sur le capitaine du ferry. Après une bonne engueulade nous avons tout de même réussi à nous faire rembourser et à obtenir une ristourne auprès du patron du bateau. Nous aurons donc perdu une demi-journée pour cause d’incompétence australienne. Après une traversée d’une heure au cours de laquelle nous étions censés pouvoir observer des dauphins, mais que nous n’avons bien sûr pas vu, nous avons pu nous mettre à rouler sur une jolie route côtière, très peu fréquentée. L’Australie se déciderait elle enfin à nous montrer un meilleur visage ?

Sydney---Brisbane 2891

Après une belle alternance de paysages de forêts et d’immenses dunes, nous sommes arrivés au niveau d’un passage de rivière où un ferry (un autre !) permettait aux véhicules de traverser. En attendant celui-ci, nous avons étudié la carte et nous sommes rendus compte qu’un petit chemin nous faisait éviter une grosse partie de voie rapide. Avantage non négligeable mais petit hic : le dit chemin n’est pas indiqué comme goudronné ce qui peut poser problème avec nos lourds chargements. Les agents du ferry nous ayant conseillé d’emprunter cette voie, nous décidons de tenter l’aventure malgré la nuit toute proche. Et nous voilà partis pour une folle escapade tout terrain, sauf que nos chers vélos ne sont pas aussi maniables que des VTT de compétition. D’abord secoués, nous arrivons petit à petit à prendre nos marques et trouver les endroits adéquats pour passer. Jusqu’à ce que notre joli chemin champêtre se transforme en piste sablée, et notre belle balade en cauchemar. Déjà que faire du vélo dans le sable, ce n’est pas évident, mais de nuit avec 50kg de bagages, on vous laisse imaginer la galère. Des aires de camping se trouvant (et heureusement) le long du chemin, nous décidons de nous arrêter et d’en garder un peu pour le lendemain. Bon, au moins, on aura vu de la nature !

Sydney---Brisbane 2907

Il fallait bien terminer ce qu’on avait commencé la veille, à savoir en finir avec le chemin de randonnée traversant la forêt. Ca réveille de devoir s’extirper de plaques de boues ou de bancs de sable dès le matin. Après une lutte acharnée, nous en sommes finalement venus à bout et avons enfin retrouvé ce cher goudron. Et sous nos yeux ébahis, nous avons pu vérifier que le mythe australien n’en était pas un : nous avons croisé nos premiers kangourous, ou plus exactement des wallabies, espèce de taille plus modeste. On commençait à croire que les panneaux indiquant la présence de la faune locale n’étaient là que pour pimenter le décor. Ayant perdu beaucoup de temps et d’énergie dans la forêt, nous décidons de nous arrêter plus tôt que prévu, dans la petite ville de Forster, et de prendre un bus pour gagner quelques kilomètres. Seulement, après avoir été à la pêche aux infos auprès de l’office du tourisme local, il semblerait que le prochain bus pour Port Macquarie (notre destination) ne soit prévu que pour le lendemain. On est bons pour dormir sur Forster et passer une partie de notre jour de repos à bord du véhicule. Tant pis, c’est parfois tellement bon de ne pas avoir à pédaler !

Sydney---Brisbane 2948

Ca fait tout drôle de se réveiller sous la tente sans pour autant à avoir à s’adonner à notre routine habituelle des départs à vélo. C’est donc en prenant notre temps que nous avons quitté notre lieu de camping, et après avoir déposé nos affaires à l’office du tourisme, nous sommes allés nous balader dans Forster en attendant notre bus. Autant vous dire qu’on est vite revenus à notre point de départ. A l’heure dite, un véhicule s’est pointé pour nous emmener à Port Macquarie, véhicule dont nous étions d’ailleurs les seuls passagers. Une fois arrivés dans cette jolie station balnéaire vivant nuit et jour pour le surf, nous avons occupé cette fin de journée entre petites réparations sur les vélos et micro marche le long de la marina. Demain, on prend les mêmes vélos, et on recommence !

Sydney---Brisbane 2853

Ca ne nous avait pas manqué de nous réveiller en frissonnant tellement la température matinale est basse. Mais nous ne sommes pas les seuls cinglés à aimer être au grand air à 7h du mat : de nombreux surfeurs partent à l’assaut des vagues lorsque nous quittons Port Macquarie. Au fur et à mesure de la matinée, le soleil peine à percer et le thermomètre n’augmente pas beaucoup. Résultat, nous nous accordons une pause dans un café et nous ressortons les gants ! Nous décidons de nous adapter au rythme australien et prenons notre déjeuner avant midi, histoire de garder un peu de temps de pédalage pour l’après midi, la nuit tombant très tôt. Après midi qui commence d’ailleurs relativement bien puisque nous renouons avec le plat après des kilomètres de montées-descentes. Ca fait du bien et ça se sent à notre vitesse de progression. Par la suite, nous connaissons nos premiers déboires sur la Pacific Highway (la grosse route sur laquelle nous sommes quasi depuis le départ de Sydney), puisque nous apprenons à nos dépends qu’il est tout à fait logique pour l’ingénierie civile australienne de supprimer la bande d’arrêt d’urgence dans les montées (soit là où on en a le plus besoin vu notre faible vitesse) et de l’agrandir dans les descentes. Heureusement, nous bifurquons pour rejoindre notre lieu de camping et terminons cette journée de vélo pour d’immenses côtes bien raides, mais au milieu de jolis paysages ruraux. Le soir, nous améliorons notre ordinaire et continuons notre intégration locale en achetant de la viande, le barbecue étant le sport national australien. Alors que tous les campings dans lesquels nous sommes passés jusqu’à présent étaient équipés en barbecues à gaz, celui-ci se fait à l’ancienne : au bois. Après une belle flambée, nous avons pu déguster notre viande grillée, contents de cette bonne étape.

Sydney---Brisbane 3045

La journée a commencé comme elle avait terminé la veille, à savoir par des collines extrêmement raides. Efficace pour se réveiller le matin. Passé ce petit cap difficile, nous avons pu nous concentrer sur le principal objectif de la journée : trouver le résultat de l’équipe de France de football qui jouait dans la nuit (pour nous) contre l’Uruguay en Coupe du Monde. Les Australiens s’étant mis à l’heure du Mondial sud africain, nous pensions pouvoir arriver à pêcher l’info sans trop de problèmes. Las, les Aussies se contrefichent totalement des autres matches et n’ont d’yeux que pour les Socceroos, leur équipe nationale. C’est finalement grâce à un gentil monsieur d’un office de tourisme d’une petite ville perdue, que nous avons pu connaître le score.

Sydney---Brisbane 3070

Malgré la distance importante prévue pour cette étape, la journée passe relativement vite. Merci à nos jambes en béton et au faible dénivelé sur cette partie du parcours. Poussant même un peu plus loin que prévu, nous terminons cette grosse étape de 108km dans un camping où le proprio nous a fait une réduction juste parce qu’il nous trouvait cinglés (crazy French guys !). Plus tard dans la soirée, nous faisons la connaissance de Baptiste, un Français installé depuis plus d’un an en Australie, ayant d’abord vécu grâce au fruit picking (la cueillette des fruits), l’un des jobs les plus répandus auprès des Français désireux de vivre ici. Celui-ci nous propose de dîner et de passer la soirée ensemble. Puis, pour nous éviter de devoir aller nous coucher à 20h vu le réveil très matinal du lendemain, il nous explique qu’il peut nous emmener dans son van au point d’étape suivant. Après avoir un peu réfléchi (mais pas trop quand même !), nous acceptons et passons une très bonne soirée.

Sydney---Brisbane 3137

L’étape de vélo étant cheintée pour cause, ou plutôt grâce à la générosité de Baptiste, nous avons pu nous accorder du rab de sommeil, prendre tout notre temps pour charger nos affaires dans le van et partir tranquillement pour Maclean, notre étape supposée. Si on peut se permettre une petite lapalissade : ça va drôlement plus vite avec un moteur ! Une fois le trajet expédié, nous avons remercié et dit au revoir à Baptiste, et sommes partis à la recherche du camping de la « ville ». Petit problème : d’après le centre d’information, le seul camping de Maclean n’acceptant que les caravanes, il faut nous rendre à 15km de là, dans un lieu où les campeurs ne sont pas persona non grata. Peu enclins à se taper 15 bornes aujourd’hui, nous décidons de tenter tout de même l’approche « pauvres petits cyclistes français fatigués » auprès du propriétaire du camping. Et ça a très bien fonctionné, il nous a trouvé une petite place entre 2 caravanes. Déjà que Maclean en temps normal, ça n’est pas bien vivant, le dimanche il faut vraiment chercher pour trouver de quoi s’occuper. Nous avons tué le temps en nous rendant dans le seul lieu de vie ouvert : le bar, bien sûr ! Les pochetrons australiens n’ont rien à envier à leurs homologues français. En bref, une journée pas très remplie.

Sydney---Brisbane 3112

Bien décidés à boucler au plus vite la partie australienne de notre tour du monde à vélo, nous avons quitté rapidement Maclean en pédalant avec ardeur. Ca tombe bien, la route suit une rivière, c’est donc tout plat. Mais c’est tellement plus drôle si la pluie se met à tomber ! Pas agréable, mais ça ne nous empêche pas de progresser vite sur cette maudite Pacific Highway à la bande d’arrêt d’urgence microscopique et au trafic important. A noter l’excellente initiative de la sécurité routière australienne qui encourage les conducteurs fatigués à s’arrêter en proposant du café gratuit sur les aires de repos. On n’est pas en voiture mais on est fatigués, donc on en a profité ! Le fait que ce lundi soit férié (anniversaire de la reine, d’ailleurs happy birthday Liz !) a pour conséquence un flot de véhicules presque ininterrompu, beaucoup étant prolongés d’une remorque ou d’une caravane, ce qui n’améliore pas notre sécurité.  Nous respirons donc quand, enfin, nous pouvons bifurquer et dire adieu à la Pacific Highway pour emprunter une petite route nettement plus jolie et nettement moins fréquentée. Après avoir essuyé une nouvelle tempête de pluie, nous avons vu se profiler la côte. Aïe, c’est extrêmement vallonné et nous avons déjà plus de 100km dans les jambes. Tant pis, on s’arrête à Lennox Head et on se garde les 20 bornes jusqu’à Byron Bay sous le coude pour le lendemain.

Sydney---Brisbane 3213

Les forces anti-tour du monde à vélo semblent s’être une nouvelle fois accordées pour nous pourrir l’existence, puisque la conjugaison d’une météo défavorable et d’un pneu mystérieusement dégonflé pendant la nuit, nous fit partir très en retard par rapport à ce que nous avions prévu. Quelques kilomètres plus loin, le pneu récalcitrant fait encore des siennes, nous obligeant une nouvelle fois à tout décharger, régler le problème, recharger et repartir. Les 20km passent ensuite sans trop de problèmes et nous pouvons poser nos affaires dans un camping hors de prix de Byron Bay en fin de matinée. Après déjeuner, nous partons à la découverte du principal attrait touristique de la ville : le cap Byron, point le plus à l’Est d’Australie. Et le spectacle vaut le détour. Une petite balade nous a permis d’apprécier ces superbes paysages, de descendre sur une petite plage pour assister au coucher du soleil et d’apercevoir des dauphins. Fascinant ! Nous sommes ensuite rentrés régler les derniers détails de notre trajet du lendemain, puisqu’un bus pour Brisbane est au programme. Nous avions en effet décidé depuis un petit moment que Byron Bay serait notre dernière étape à vélo en Australie, la faute à des délais impartis trop courts au vu de la grande distance séparant Sydney et Brisbane.

Sydney---Brisbane 3193

La compagnie de bus nous ayant prévenu qu’elle n’accepterait nos vélos qu’à la condition qu’ils soient correctement emballés, nous avons dû nous résoudre à effectuer une tâche peu ragoutante de bon matin : faire les poubelles d’un supermarché pour récupérer un nombre assez important de cartons, pour empaqueter nos chères machines. Le système D, quoi ! Il n’empêche que ça a très bien fonctionné et que nous avons pu charger nos bécanes dans la soute du bus qui nous a emmené sans encombres jusqu’à Brisbane. Une fois arrivés dans cette ville à l’aspect plus que moderne, nous avons un peu galéré pour trouver de quoi nous loger. La faute au match évènement de rugby à 13, le State of Origin, opposant l’équipe du Queensland (la région de Brisbane) à celle de Nouvelle Galles du Sud (la région de Sydney), et se déroulant ce soir là  au stade de la ville. Une fois installés, nous sommes partis vaquer à nos obligations, la principale étant de nous occuper des réparations vélocipédiques. Nous sommes donc passés récupérer les pièces que nous avions commandées sur internet, et fait livrer chez une amie de nos hôtes sur Sydney, avant de trouver un magasin de vélo et de prendre rendez vous pour une séance de check up. Pour terminer la journée, quoi de mieux qu’un petit match de rugby, dans un bar à 2 pas du stade où la rencontre se déroulait ? Chaude ambiance et très belle victoire du Queensland.

Sydney---Brisbane 3273

Brisbane, ville d’aspect très moderne avec ses buildings flambants neufs et ses ponts futuristes, laisse la part belle à la circulation à vélo, au vu du nombre extrêmement important de pistes cyclables. L’une de nos priorités en arrivant ici était de procéder aux réparations de nos chers vélos. On savait qu’il y aurait pas mal de choses à régler, mais on ne pensait pas autant. Quand nous avons vu la facture, nous nous sommes presque demandés si à ce tarif, on n’aurait pas mieux fait d’acheter des modèles neufs ! L’Australie nous aura coûté un bras, vivement les prix asiatiques ! Le reste du temps fut occupé entre promenades en ville, repos, différentes bricoles…bref, rien de très passionnant.

Sydney---Brisbane 3338

Vous l’aurez peut être senti à la lecture de ce récit, mais nous sommes plutôt déçus de l’Australie à vélo. Nous avons conscience que cela peut paraitre un peu blasé de dire cela, mais, déjà, c’est notre article, on dit tout qu’est ce qu’on veut dedans, non mais ! Plus sérieusement, le manque de rencontres avec les locaux, le faible intérêt de la route, le coût de la vie, et surtout le peu de différences par rapport à chez nous, sont les principaux facteurs de cette déception. Nous allons à présent nous envoler pour Hong Kong, pour commencer notre aventure asiatique. Le dépaysement devrait normalement être assuré, nous en avons bien besoin ! Et pour se rattraper de la dernière fois, où vous en aviez été privés, voici une petite vidéo du pays d’Oz. A bientôt !

 

 

 

 

Par raconte moi ton pays
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