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Chers lecteurs, vous qui étiez restés sans voix en prenant connaissance de l’exploit incommensurable que constituait la traversée de la Cordillère des Andes à vélo, vous brûlez sans doute d’impatience de savoir quelles grandioses aventures nous avons pu vivre suite à ces bons moments passés en Amérique du Sud. Comme on avait été plutôt long à la détente sur le délai de publication du précédent article et comme on est des mecs trop sympas trop cool, on a décidé de ne pas ménager le suspense plus longtemps quant à nos activité pascuano-tahitiano-australiennes. Et pour s’en mettre plein les mirettes en nous maudissant, c’est ici que ça se passe !
L’île de Pâques. Bout de terre microscopique perdu au milieu de l’Océan Pacifique, à près de 4000km des côtes chiliennes. Peu de si petits bouts de terrain peuvent se targuer de susciter autant de mystère et de fascination, sans doute dus à la présence de statues en pierre, les fameux Moais.
Mais n’allons pas plus vite que la musique et revenons où nous vous avions quitté, en l’occurrence à Santiago. Partis sous des trombes d’eau, nous avons failli ne pas pouvoir nous rendre à l’aéroport, la faute à un chauffeur de taxi des plus désagréables, ne voulant pas mouiller ses sièges avec nos affreux vélos. Après avoir bien insisté et avec la précieuse aide de Marianne, notre hôte, nous avons heureusement pu rejoindre l’aéroport. Une fois sur place, très bonne surprise : nos lourds chargements passent comme une lettre à l’avion postal, et ce, sans aucun supplément poids à payer.
Après un vol sans histoire, nous atterrissons finalement dans le tout petit aéroport d’Hanga Roa, capitale et seule ville de Rapa Nui, le nom original de l’île de Pâques. Bien qu’officiellement encore au Chili, difficile de nous croire en Amérique du Sud : grand soleil, chaleur moite, végétation tropicale, musique polynésienne, bienvenue dans les îles ! Après nous être installés dans un petit hôtel pas trop cher (enfin, tout est relatif, les prix sont extrêmement élevés sur place !), nous sommes partis à la découverte de Rapa Nui. Notre moyen de transport ? Le vélo, histoire d’être originaux. Déchargés des bagages, c’est fou comme on avance plus vite !
3 jours d’exploration, 3 jours de nature variée (incroyable quand on connait les faibles dimensions de l’île), 3 jours à nous en mettre plein les yeux et à halluciner devant l’ingéniosité des pascuans pour façonner et transporter sur des kilomètres ces énormes statues de pierre, sans aucun des moyens d’ingénierie connus. La détente n’est pas passée à l’as, puisque l’île de Pâques compte quelques lieux de baignade, dont une plage que l’on pourrait qualifier de paradisiaque.
Vraiment ravis de ces 3 jours, nous quittons cette île pour une autre : Tahiti. A nous sable blanc et eaux translucides ! Qu’il est dur ce tour du monde !
Tahiti. Ce simple nom fait fantasmer pas mal d’entre nous, particulièrement en période de grand froid. Avec pas mal de retard, nous avons atterri à Papeete, capitale de l’île, où nous avons été réceptionnés par Solène et Manu dans la famille de qui nous devions être hébergés pour ce court séjour en terre tahitienne (il ne s’agit que d’une escale de 2 jours). Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on a été très bien reçus. Au programme, visite de la ville, baignade dans une eau jugée trop froide par les locaux (tout de même au dessus de 25°C), bonne bouffe et découverte de la culture polynésienne. Nous nous sommes même offerts une excursion d’une journée sur l’île voisine de Tahiti, Moorea, pour s’adonner aux joies du snorkeling (plongée avec masque et tuba) et s’extasier devant ces fonds si poissonneux. Ou comment se baigner dans un aquarium à ciel ouvert.
Mais nos contraintes de vol ont fait que nous n’avons pu passer que très peu de temps sur cette île paradisiaque. Ce bref aperçu nous donne envie de revenir ! Allez hop, une petite escale en Nouvelle Zélande (cette fois sans sortir de l’aéroport) avant de nous lancer à la découverte du pays des kangourous !
L’Australie. Qui n’a jamais rêvé à ce pays-continent, imaginé les surfeurs sur la plage et les kangourous en train de sauter le long des routes pendant que les koalas mâchent tranquillement des feuilles d’eucalyptus en haut des arbres ? On tombe très vite dans le cliché quand on pense à l’Australie. Le moment est donc venu de vérifier si ces clichés sont réels.
Après un vol sans histoires entre Tahiti et Auckland en Nouvelle Zélande, nous n’avons guère eu le temps de nous attarder en terre kiwi puisque nous avons immédiatement embarqué direction Sydney, notre première étape australienne. Cette destination avait une saveur particulière pour David puisqu’elle signifiait les retrouvailles avec Laure (sa copine, pour ceux qui ne lisent pas les magazines people) après plus de 5 mois de séparation. Une fois arrivés sur place, et après avoir récupéré tout le petit matériel, David et Laure sont partis direction le centre-ville, tandis que PE fut ramenés en voiture à Pymble, banlieue résidentielle de Sydney, par les Tomoe, des amis australiens qui lui ont offert l’hospitalité pour ces premiers jours en pays aussie.
Notre découverte de Sydney a été un peu perturbée par les obligations administratives inhérentes à notre voyage, notamment l’obtention des visas pour la suite de notre programme en Asie. Nous avons quand même pris le temps d’admirer les curiosités touristiques qu’offre la plus grande ville australienne (on n’a pas dit que c’était la capitale, on sait bien que c’est Canberra !), à commencer par le fameux opéra de Sydney, bâtiment aux formes improbables censées représenter des quartiers d’orange et des escargots. On se demande encore quelles substances l’architecte avait absorbé avant d’en faire les plans, mais force est de constater que l’ensemble a fière allure.
On nous avait dit le plus grand bien des Blue Mountains, chaîne de montagnes située à à peine 2 heures de train de Sydney. Nous avons donc tenté l’excursion sur une journée. Mal nous en a pris. La pluie, le froid et l’épais brouillard ont rendu impossible toute randonnée. Pour la forme, nous avons tout de même marché un peu, histoire de ne pas être venus pour rien. Mais la météo allant en empirant, nous sommes rentrés sur Sydney, un peu déçus de cette expérience fort peu concluante.
C’est donc avec un grand besoin de soleil que nous nous sommes rendus à l’aéroport de Sydney pour prendre un avion pour Cairns, dans le Nord du pays. Avion que nous avons d’ailleurs failli ne jamais prendre, puisque la compagnie qui nous avait auparavant assuré que nous pouvions voyager en vol interne avec nos seules cartes d’identité (nos passeports étant en possession des autorités chinoises, il faut suivre un peu !), nous a d’abord refusé l’accès à l’avion pour non présentation de document d’identité valable. Après discussion, nous avons pu finalement embarquer sur un autre vol et troquer le 15°C tout mouillé de Sydney contre le 28°C ensoleillé de Cairns.
Cette ville balnéaire ne présente pas grand intérêt, hormis les excursions pour aller observer la grande barrière de corail. Nous nous sommes donc offerts une journée de snorkeling (plongée avec masque et tuba) et on ne l’a pas regretté, loin s’en faut. Quelle claque visuelle, un monde sous-marin multicolore et féérique s’est présenté à nous. Des poissons aux couleurs toutes plus chatoyantes les unes que les autres, une véritable forêt de corail… PE a même eu la chance d’apercevoir des requins. Avec tout ça, on n’avait pas trop envie de remonter sur le bateau pour revenir à terre !
Nous avons ensuite décidé de louer une voiture pour explorer la région. Nous sommes d’abord restés sur la côte et avons expérimenté la baignade protégée dans des filets anti-méduses, avant de nous enfoncer à l’intérieur des terres pour découvrir de magnifiques paysages de forêt, de superbes cascades et des lacs d’une eau des plus pures. Ca donne envie non ?
Après une très bonne semaine de visite, nous sommes revenus sur Cairns pour reprendre un avion direction Sydney, tandis que Laure prenait un autre vol pour rentrer en Malaisie. Les au revoir furent évidemment difficiles pour David, et c’est le cœur gros que nous avons franchi les portes de l’aéroport de Sydney pour la 2ème fois.
Dès notre retour, nous avons filé récupérer nos passeports, désormais ornés d’un superbe visa de la République Populaire de Chine, et les avons directement confiés aux bons soins des autorités vietnamiennes. Pas gâtés par la météo, nous avons complété notre découverte de la ville, avec notamment une visite dans le magnifique zoo de Sydney, situé dans un superbe cadre avec vue directe sur le port et l’opéra.
Nous avons conclu notre visite de Sydney sous des trombes d’eau, d’abord par l’obtention de notre visa pour le Vietnam, puis par une présentation à l’école française devant 3 classes de CE1. Dans une ambiance très sympathique, nous avons pu connaître les joies de l’utilisation d’un TBI. TBI ? Quezako ? Tout simplement, l’acronyme de Tableau Blanc Interactif. Au lieu de se salir les mains en écrivant à la craie sur un tableau noir, ces chères têtes blondes australiennes utilisent tous les jours un écran à surface tactile. On n’arrête pas le progrès !
Après 2 semaines d’arrêt, il fallait bien que ça recommence un jour. Nous reprenons donc la route, direction Brisbane et le Nord de l’Australie. Vous ne manquerez bien sûr pas d’être informés du déroulement de nos aventures au pays des kangourous. A bientôt !
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