Partager l'article ! Lost in la pampa: Chers lecteurs, voici ce que vous attendez depuis un long moment, le récit de la conclusion de nos belles aventures sud améri ...
Chers lecteurs, voici ce que vous attendez depuis un long moment, le récit de la conclusion de nos belles aventures sud américaines. Vous apprendrez pourquoi dans les lignes qui suivent, mais certaines photos que vous pourrez consulter ici sont moins belles que d’habitude. Nous nous en excusons, mais vous allez vite comprendre qu’on aurait préféré qu’il en soit autrement. Pour les désormais traditionnelles interventions radio sur France Inter, c’est ici. Allez, bonne lecture.
Montevideo, touche finale de notre séjour en Uruguay, qui restera gravée dans nos mémoires pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur d’abord. L’appartement était vraiment bien situé, avec une vue imprenable sur le Rio de la Plata. Quel plaisir de prendre son petit déjeuner en regardant la mer (bon, on sait, c’est un fleuve, mais on ne voit pas la différence !). Nous avons sillonné cette jolie capitale et avons goûté au folklore uruguayen en assistant à une fête gaucho (les cow boys sud américains) marquant la fin de la semaine sainte, avec concours de rodéo et ambiance western. Très pittoresque. L’arrivée du tour de l’Uruguay cycliste le fut tout autant. La gastronomie locale s’est également offerte à nous, puisque Carlos, un ami du parrain de PE, nous a gentiment invité dans un restaurant où nous avons pu vérifier que le bœuf uruguayen n’avait pas à rougir (surtout si on le mange saignant, ha ha ha !) devant son compère argentin. Notre projet n’est pas tombé aux oubliettes puisque nous avons rendu une petite visite au lycée français de Montevideo pour une présentation devant 2 classes (CE2 et CM1) avec échanges vraiment enrichissants à la clé. On nous avait aussi prévenu que les plus belles plages du pays se trouvaient à Punta del Este, station balnéaire très cotée, située à une centaine de kilomètres de Montevideo. Une excursion d’une journée s’imposait, et effectivement, du sable aussi fin, on n’en voit pas souvent.
Enfin bref, un très bon séjour mais avec une fausse note (vous avez oubliez qu’on a parlé du meilleur ET du pire ?). Un soir de ballade, alors que nous sortions d’une rencontre géniale avec un barbier-artiste peintre avec qui nous avions discuté pendant des heures, 2 individus ont décidé de nous gâcher le séjour à l’aide d’un braquage à main armée en bonne et due forme. Le butin ? Un sac à dos contenant notamment le bel appareil photo de PE (vous comprenez maintenant le pourquoi du comment de la baisse de qualité picturale sur cet article). On aurait préféré éviter la visite du commissariat de Montevideo. Bon, ça aurait pu être plus grave, nos passeports et CB sont toujours en notre possession. Mais sans appareil, point de souvenirs. Allez hop, on réinvestit. D’ailleurs, à titre purement informatif, la page de dons est toujours active et disponible en cliquant ici !
Malgré cela, nous sommes ravis de notre séjour en Uruguay et nous tenons à remercier Raoul, le parrain de PE, qui a grandement contribué par son aide à cette réussite. Plus qu’un petit tour en bateau pour traverser le Rio de la Plata et à nous Buenos Aires !
En face de Montevideo, de l’autre côté du Rio de la Plata, se dresse la capitale argentine : Buenos Aires. Après 3h de bateau, nous avons débarqué dans cette immense ville, encore un peu chamboulés par l’agression uruguayenne, mais impatients de découvrir cette cité tant vantée pour ses charmes et son atmosphère unique. Nous nous sommes installés dans l’atelier d’artiste d’une amie d’Alejandra, elle-même amie d’une cousine de David (utiles les contacts !), dans le quartier populaire de la Boca. Dangereux selon certains, authentique pour d’autres, nous avons tout de même joué la prudence (se faire braquer rend sans doute légèrement parano ) et évité de rentrer la nuit à pied ou de nous balader dans certaines rues. Pendant ces quelques jours, nous avons arpenté Buenos Aires du matin au soir. D’abord peu sensibles à ces immenses avenues et ces bâtiments modernes, le charme a commencé à opérer au fur et à mesure de la découverte de nouveaux quartiers. Ah les petites places et les cafés à l’ambiance parisienne de San Telmo, les grands espaces verts de Palermo, la belle architecture de Recoleta… Buenos Aires est une ville aux aspects aussi multiples que variés. Les inégalités sociales et économiques sont également très visibles lorsqu’une favela côtoie de larges avenues qui n’auraient pas juré dans le VIIe arrondissement de Paris. Marcher, lever la tête, s’imprégner de l’atmosphère, se laisser envouter par une ambiance ou un air de tango, observer les Portenos (on ne dit pas les Buenos Airiens !) évoluer… Tel fut notre programme dans cette capitale. Nous avons même pris le temps de nous cultiver en visitant le musée des Beaux Arts rempli de très belles toiles impressionnistes, sans oublier cet incontournable de la vie argentine : assister à un match de foot. Le stade de Boca Juniors nous a impressionné !
Pas question d’oublier notre projet : nous avons pris le temps de visiter l’école française, où Marie-Claire et sa classe nous ont réservé un accueil sublime. C’est donc avec le sentiment d’avoir bien profité de Buenos Aires que nous pouvons nous lancer dans la pampa.
Sortir d’une ville à vélo est toujours difficile. Sortir d’une grande ville l’est encore plus. Sortir d’une immense ville comme Buenos Aires sous une pluie battante vous imaginez ce que ça donne. Ca faisait longtemps qu’on n’avait pas reçu pareille rincée. 5 jours qu’il fait grand soleil et évidemment dès qu’on reprend le vélo, ça tombe (notre bonne vieille théorie fonctionne encore). Après avoir traversé une partie de la ville pour rendre les clefs de l’atelier, nous nous sommes lancés sur la plus longue avenue qu’il nous ait été donné de voir. Des dizaines de kilomètres, plus de 20 000 numéros… Bref, il est tout à fait possible d’habiter dans la même rue sans vraiment être voisins ! Nous qui nous attendions à bouffer de la pampa, c’est raté pour cette fois. La banlieue de Buenos Aires s’étend indéfiniment, les villes s’enchaînant sans discontinuer. Pas très pratique vu le nombre de feux rouges, pour avancer. La pluie ne nous lâchant pas, nous expérimentons le vélo en piscine, les routes s’inondant très facilement. Trempés comme des soupes, nous avons du faire pitié à une habitante de la petite ville de General Rodriguez, qui a carrément arrêté une voiture de flics pour qu’ils nous trouvent un lieu d’hébergement pour la nuit. Nous avons eu la chance d’être encore une fois confrontés à la générosité argentine. Non seulement les policiers ont pris leur mission très à cœur en nous trouvant un hébergement mais ils ont même fait du zèle en nous escortant dans toute la ville, gyrophares allumés ! Vélo Important People !
Le lieu d’accueil ? Un gymnase municipal. Le patron du club de sport et son fils, champion de judo (potentiellement sélectionnable pour les JO !) nous ont choyé en nous offrant à dîner, en nous baladant en ville et nous faisant quelques petits cadeaux que nous garderons précieusement. Qu’est ce qu’on l’aime ce voyage les jours de rencontres comme celles-ci !
David espérait un peu de soleil pour le jour de son anniversaire. Raté, la pluie, tombée toute la nuit, n’a pas cessé à notre réveil. Après nous être difficilement extirpés de notre sommeil et des tatamis sur lesquels nous nous étions endormis, nous avons préparé nos affaires en attenant qu’Alexis, le judoka, passe nous chercher pour prendre le petit déjeuner. Si quelqu’un désespère de la nature humaine, un tour à General Rodriguez lui remontera le moral. Les cadeaux ont continué à pleuvoir, David a eu droit à une superbe chorale d’anniversaire avec la gracieuse participation de tous les employés de notre lieu de petit déjeuner, et nous sommes repartis avec un énorme paquet contenant des viennoiseries offertes par le patron. La venue de 2 Français à vélo dans cette petite ville faisant visiblement sensation, Sergio, le directeur du centre, nous a emmené faire un tour dans le studio (si on peut appeler ça ainsi) de la radio locale pour une petite interview. Avec tout ça, nous n’avons pu décoller de General Rodriguez qu’en fin de matinée. Il a donc fallut forcer un peu l’allure pour arriver avant la nuit à notre étape prévue : San Antonio de Areco. La pluie et la mauvaise qualité de la route n’ont pas rendu le trajet très agréable. Les organismes en reprise souffrent mais nous constatons que le plat de la pampa n’est pas une légende. Finalement, nous sommes arrivés en fin de journée dans cette charmante petite ville de San Antonio de Areco, pour nous poser pendant 2 jours, célébrer les 24 ans de David et reprendre des forces pour la grande ligne droite qui nous attend. Un anniversaire très orignal en somme !
Au programme de cette pause à San Antonio, repos bien sûr, mais surtout équitation. Le rêve de David étant de galoper dans la pampa, le cadeau d’anniversaire idéal était tout trouvé pour PE. Nous nous sommes donc rendus dans une estancia et sommes partis pour 2 heures de balade, en compagnie d’un guide et d’une jeune Française sympa en stage pour 6 mois dans cette estancia. Bilan équestre : 1 arcade sourcilière ouverte pour David suite à un coup de boule de son cheval, 1 chute pour PE heureusement sans gravité, mais des souvenirs mémorables, des folles chevauchées au milieu de paysages superbes, bref, un grand sourire aux lèvres en quittant le lieu. Cette fois, on peut vraiment se lancer dans la pampa et entamer la dernière ligne droite avant les Andes !
Après un petit déjeuner pantagruélique, nous avons quitté notre cocon douillet de San Antonio de Areco pour nous lancer dans la pampa. Un choix s’offrait à nous quant à l’itinéraire puisque 2 routes traversent l’Argentine d’Est en Ouest : la RN7 et la RN8. Après avoir recueilli des informations classées secret défense par les services de renseignements argentins, nous avons opté pour la RN7, ce qui nous a obligé à rebrousser chemin mais devrait nous permettre d’éviter des portions d’autoroute. Grand soleil, paysages plus variés que prévu, route toute plate. Evidemment, il y a un hic : le vent s’est levé et comme toujours, c’est de face qu’on se le prend. Difficile, la progression dans ces conditions. Après le déjeuner, la RN7 a montré son vrai visage : une route assez étroite, sans bande d’arrêt d’urgence et avec un trafic de camions plus qu’important. Ou comment se faire quelques grosses frayeurs lorsqu’un poids lourd nous rase la jambe gauche. D’ailleurs, certains conducteurs sont carrément dangereux, nous obligeant à nous mettre sur le bas côté, sous peine d’être transformé en crêpe argentine ! Bref, une journée assez éprouvante. Nous espérons pouvoir trouver un itinéraire de substitution car les 1000km jusqu’à Mendoza risquent d’être folklos. Tout n’est pas à oublier dans cette journée puisque nous avons planté la tente dans le joli jardin d’un vieux couple d’Argentins sympas comme tout, qui nous ont offert le thé. Et l’Argentine qui remonte dans le classement du meilleur accueil !
Que c’est triste la pampa sous un ciel gris ! C’est fou comme le moral (et donc les jambes) peut fluctuer en fonction de la météo. C’est dans ces moments que l’on peut se laisser aller dans des pensées négatives et rester indifférent à l’environnement qui nous entoure. Problématique quand l’attention doit être permanente vu les fréquents passages de camions. A ce propos, on distingue vraiment les chauffeurs sympas qui s’écartent bien et évitent de lancer des grands coups de klaxon stridents et stressants, et les gros c… qui semblent prendre un malin plaisir à nous obliger à sortir de la route, même quand la voie d’en face est totalement dégagée. Cette matinée nous a conforté dans notre opinion : les Argentins sont des malades au volant. La règle du « celui qui est devant moi double, peu importe si j’ai de la visibilité, je peux le faire aussi » semble prédominer. On nous avait prévenu que les statistiques de mortalité routière étaient élevées, on comprend vraiment pourquoi. Quoi qu’il en soit, nous avons bien roulé et avons rejoint ce fameux itinéraire de substitution, plus long mais moins chargé en trafic. Quitte à se faire quelques bornes en plus, autant le faire en sécurité non ? Et pour finir la journée, quoi de mieux qu’une belle rencontre, en l’occurrence, celle de Javier, à qui nous avons fait une peur bleue en pénétrant dans son jardin. Pas rancunier, il nous a non seulement permis d’installer notre campement, mais il a absolument insisté pour que nous fassions comme chez nous dans sa maison. Après une bonne discussion sur la situation économique en Argentine, nous sommes partis retrouve Morphée.
Javier, qui pendant notre sommeil avait été cherché son fils Patricio, s’est levé tôt pour nous dire au revoir. Le petit Patricio et un de ses amis, nous ont escorté jusqu’à la barrière, tout excités de voir ces 2 franceses con bicicletas. Heureusement que ces rencontres viennent rompre la monotonie de ce voyage à travers la pampa. Parce que monotone, c’est vraiment le terme ! Et on peut finir par s’embêter sur un vélo. Le point positif, c’est que nous roulons à présent sur la route 188, beaucoup plus tranquille que cette maudite RN7 encamionnée ! Au moment de l’achat de nos victuailles pour le déjeuner, nous avons fait la connaissance de 3 générations, une grand-mère, sa fille et le petit fils. La fille nous a proposé de nous montrer un joli coin pour le déjeuner, à savoir le parc municipal et nous l’avons donc suivi pour constater qu’elle avait dit vrai. L’après midi se déroula sans péripéties particulières, et après une nouvelle étape de 100km, nous avons planté la tente dans le parc municipal de General Pinto. On ne peut pas rencontrer des gens tous les jours !
En mettant le nez en dehors de la tente ce matin, nous avons vu que quelque chose clochait. Ou plutôt nous ne l’avons pas vu puisqu’un épais brouillard enveloppait tout le paysage. Cette purée de pois nous a obligé à patienter dans une station service, puisqu’il était trop dangereux de prendre la route en n’y voyant pas à 2 mètres. Ca a pris du temps mais ça a fini par se lever ! Nous avons appuyé sur l’accélérateur pour rattraper le temps perdu, l’étape à parcourir étant assez importante. Les passionnés d’ornithologie (que nous ne sommes pas vraiment) auraient été aux anges, vu le nombre incroyable et varié d’oiseaux observés sur cette route très peu fréquentée (ce qui n’est pas pour nous déplaire). Au déjeuner, les épiciers très sympas nous ont offert une morcilla aux herbes (sorte de boudin) et un vieux s’est même permis d’interrompre notre sieste pour nous questionner sur notre voyage. L’après midi vit se succéder tous les types de climat : chaud, froid, pluie, soleil… Et c’est après avoir pédalé 113 km que nous avons posé nos affaires dans un petit hôtel de General Villegas pour une journée sans vélo non productive au possible. Parfait pour recharger les batteries et repartir en forme !
Impatients de quitter General Villegas, nous comptions nous mettre rapidement en route. C’était sans compter sur l’impact médiatique que peuvent susciter 2 Français à vélo dans les petits bleds argentins. Sortant d’une boutique jouxtant notre hôtel, un homme nous a alpagué en nous demandant une interview pour le journal local et nous a passé son téléphone pour répondre à des questions pour un passage en radio. Notre baromètre célébrité argentin grimpe en flèche. A la fin de l’interview, le « journaliste » nous explique qu’un auditeur nous ayant entendu à la radio nous invitait à passer le voir dans son bar situé sur notre route à 15km de là. Après avoir bien galéré pour rejoindre le dit village au vu de l’état de la route qui y menait, nous n’avons jamais réussi à trouver ce brave monsieur. Ou comment se rajouter des km pour rien ! Malgré le jour de repos, les jambes ont du mal à prendre le rythme, certainement dû au vent de face ne voulant pas nous lâcher. C’est donc bien crevés que nous avons conclu cette reprise cycliste en nous installant dans une exploitation agricole, avec l’autorisation des propriétaires bien entendu !
Nous savions que nous avions laissé des forces lors de l’étape précédente, mais nous ne pensions pas autant. David s’est réveillé tremblant de fièvre, nous incitant à retarder l’heure du lever pour un gain de repos supplémentaire. Malgré un ciel des plus purs, quelque chose n’allait pas : la brusque chute de la température nous a obligé à ressortir gants et écharpes (un comble en Argentine). Un vent glacial nous transperce. Après avoir pédalé une trentaine de km à la seule force mentale (le physique nous ayant lâché depuis longtemps), les poussées de fièvre qui terrassent David nous incitent à trouver refuge dans un hôtel de Realico, ville située au bord de la route pour un repos d’une après midi que nous espérons réparateur. Pas si simple que ça finalement la pampa !
S’arrêter prématurément était visiblement une bonne idée. Nous avons pu reprendre des forces et partir à peu près en forme après avoir dévalisé le buffet petit déj de l’hôtel (faut bien rentabiliser l’investissement). Grand ciel bleu mais température extrêmement basse au petit matin pour les premiers coups de pédale. Cela dit, le vent a décidé de nous lâcher un peu les chaussures de vélo, ce que nous ne manquons pas d’apprécier. Après quelques dizaines de km, une voiture de police nous dépasse, se gare et nous fait signe de nous arrêter. Ca nous a bien fait rire ce contrôle totalement inutile. Le flic en jean et une jeune femme, probablement sa fille, devaient certainement s’embêter puisque les questions posées ne présentaient strictement aucun intérêt. Nous nous sommes fait un malin plaisir à leur raconter que nos passeports étaient à Buenos Aires, que nous traversions l’Argentine pour le compte d’une ONG et qu’il fallait voir avec l’ambassade de France pour plus de détails. « Laisse tomber, ce sont des aventuriers » a lâché le policier à sa fille en partant. Au fur et à mesure des km, le paysage évolue, d’immenses champs de maïs succèdent à de grandes prairies peuplées par des vaches intriguées par nos véhicules peu ordinaires. La route est quasi déserte, nous pouvons même rouler côte à côte. Le relief change également pour devenir plus vallonné ce qui rompt la monotonie de l’étape. Eole nous étant pour une fois favorable (avec tout ce qu’il nous en a fait voir, ce n’est que justice), les 100km sont vite avalés et nous finissons cette journée par une discussion très intéressante avec 3 Argentins d’une station service, avant de planter la tente près d’une station de production d’eau.
Nous avons quitté notre lieu de campement en constatant que la température avait sensiblement augmenté par rapport à la veille, mais sous un ciel ne présageant rien de bon. Voulant distancer cette grosse masse nuageuse, nous avons mis le turbo toute la matinée pour arriver sans encombre sur notre lieu de déjeuner. A noter notre passage tragique sur le lieu d’un accident impliquant un camion transportant du bétail. Plutôt macabre, sans vouloir rentrer dans les détails. Croisant une dame, nous discutons un peu et elle finit par nous mettre 10 pesos dans la main pour acheter à déjeuner, en s’excusant de ne pouvoir donner plus. Malgré nos protestations, impossible de refuser. L’Argentine qui donne à la France ! Mais que fait le FMI ? On est encore tout émus de ce geste. Pendant le repas, les gens se succèdent pour nous parler. Les petits villages, ça a vraiment du bon. Mention spéciale au peintre en bâtiment passionné de cyclisme avec qui nous avons conversé pendant un moment. Mais que se passe-t-il ? 2 jours de suite qu’Eole nous est favorable ! Notre sacrifice de chambre à air sur l’autel du cyclisme n’aurait donc pas été vain ? Avec une telle aide, la progression est aisée. La route quasi déserte exacerbe notre sensation de liberté. Ah les joies des grands espaces ! Nous avons donc bouclé à vitesse grand V (comme vélo) une étape qui, comble du miracle, s’est avérée dépourvue de pluie. Et c’est au bord d’un petit fleuve que nous avons planté la tente pour passer notre première nuit dans la dernière province que nous traverserons en Argentine, celle de Mendoza.
Dans cette partie du pays, on a vraiment l’impression que le froid le matin, c’est 1 jour sur 2. Résultat au réveil, on se les caille ! Après avoir mis un petit moment à ranger le campement pour cause de sardines récalcitrantes (rien à voir avec un petit déjeuner mal digéré, mais plutôt les attaches de la tente extrêmement difficiles à extraire du sol), nous nous sommes rabattus sur un endroit au chaud pour attendre que le brouillard se lève. Dans cette sorte de cantine, nous avons pu causer un petit moment avec la patronne qui a tenu à nous offrir les cafés. Générosité argentine bis repetita. Nous avons ensuite pu nous mettre en route avec un vent nettement moins favorable que la veille (c’est pas Noël tous les jours) et nous lancer dans le désert. Le vrai. De l’herbe jaunie par le soleil et rabattue par le vent, quelques rares arbustes et puis c’est tout. Pas un animal (hormis les nombreuses sauterelles qui s’envolent à notre passage), pas une maison, pas une culture… Nous qui étions habitués à voir des vaches paître l’herbe grasse depuis des centaines de km, ça nous change ! Niveau véhicules croisés, c’est en accord avec le paysage : quasiment zéro ! Ah si, une voiture s’est arrêtée pour nous demander si on voulait qu’elle nous emmène. On est courageux (ou masos selon le point de vue), on a poliment décliné. Après avoir déjeuné dans le néant le plus total, nous avons repris la route, impatients de quitter cette contrée inhospitalière. Enfin nous avons aperçu les premières vignes, montrant que nous en avions terminé avec le désert et que le pays du vin s’offrait à nous. Quel contraste avec le paysage observé toute la journée : des arbres fruitiers et du vert partout. Après avoir essuyé un premier refus de plantage de tente dans un jardin privé par un Argentin pas très aimable (l’exception qui confirme la règle ?), nous avons été nous mettre dans le jardin d’à côté avec l’autorisation du propriétaire.
Bien refroidis par une température matinale plus que basse, nous levons le camp assez vite. La matinée passe difficilement, la faute aux centaines de bornes accumulées dans les jambes et surtout à cause d’un fort vent de face. La pause de midi est donc la bienvenue. En repartant, nous nous délectons du très beau spectacle qu’offrent les couleurs d’automne sur cette région de l’Argentine. Les vignes constituent un très beau panorama qui nous fait oublier nos douleurs. Finalement, nous sommes arrivés dans cette ville tant attendue de San Rafael où nous allons pouvoir souffler un peu. Certains Argentins nous avaient décrit San Rafael comme une ville très jolie et très touristique. Il devait vraisemblablement s’agir d’un autre San Rafael car on n’a pas vraiment été sensibles au charme de cette ville sans grand intérêt. Mais bon, on a eu une douche, un vrai lit, pourquoi se plaindre ?
Cette bonne ville de San Rafael ne nous ayant pas particulièrement donné envie de nous y éterniser, nous étions contents de reprendre la route. 230km en 3 jours pour rallier Mendoza (la ville cette fois, pas la province), notre dernière étape avant la Cordillère des Andes. Le corps humain peut parfois réagir bizarrement : 1 jour de repos aurait dû en toute logique nous rendre des jambes fraiches. Et bien c’est l’inverse qui s’est produit, David se sentant même plus fatigué qu’avant la pause. Un comble ! Nous savions que nous allions retrouver le désert en sortie de San Rafael, et ce, pour une centaine de km. C’était bien vrai. L’impression de désolation et d’isolement est permanente sur cette terre sans culture, sans animaux et bien sûr, sans habitations. C’est dans ce cadre que nous avons pu fêter le passage des 5000km pédalés. Bon, on ne va pas sortir le champagne, il en reste encore un peu à faire. Au loin se profilent les Andes, que nous allons bientôt affronter. Et comme un avertissement, ou plutôt un avant goût de ce qui nous attend, cela s’est mis à grimper sec. Avec des bourrasques plutôt fraiches sur ce paysage aride et bien entendu pas au meilleur de notre forme, vous vous doutez que l’après midi fut pénible. Nous avons terminé cette journée difficile en plantant la tente près d’une antenne située au milieu de nulle part. On n’a pas pu trouver mieux !
Se réveiller dans un paysage hostile, qui plus est par une température presque polaire, ne nous a pas incité à nous attarder sur notre lieu de campement. Ô miracle, ça descend presque exclusivement ! Avec tout ce qu’on avait monté la veille, ce n’est pas étonnant. Les kilomètres fusent et nous atteignons enfin le point signifiant que nous avons traversé l’Argentine d’Est en Ouest : le bas de la Cordillère. Bon, ce n’est pas encore le moment de l’ascension donc on va se contenter de la longer direction le Nord. Les vignes font leur grand retour dans les sublimes paysages automnaux que nous traversons. C’est d’ailleurs étrange de se dire qu’on va vers l’hiver alors qu’on approche du mois de mai. L’hémisphère Nord est a priori encore ancré en nous. Nous terminons cette journée en nous installant dans un coin sans charme, au bord de la route qui va nous mener tout droit à Mendoza.
70km nous séparant de Mendoza, nous ne nous sommes pas pressés en partant, prenant même le temps de boire un café à la station service d’à côté et de discuter avec le gérant très sympa qui nous a prodigué quelques conseils pour la traversée des Andes. La route menant à Mendoza n’étant guère passionnante, nous avons mis le turbo pour abréger le tout. La route s’est ensuite transformée en grosse autoroute, heureusement pourvue en bande d’arrêt d’urgence. Après un déjeuner rapide, nous sommes repartis, mais surprise, notre large et belle bande d’arrêt d’urgence a laissé la place à un sol plein de graviers, complètement casse gueule. Après quelques km en mode VTT, nous avons décidé de terminer à fond et de nous lancer sur la chaussée. 20 bornes à toute vitesse, ça nous a rappelé l’Espagne et ses voies rapides. Une fois arrivés à Mendoza, nous avons été récupérés par nos hôtes, Fernando et Alicia, qui nous ont mené dans leur superbe et immense maison située dans un quartier privé de la ville. Oui, privé, c’est bien la première fois qu’on a dû donner nos numéros de passeport pour entrer dans une rue. Après une petite ballade dans Mendoza, nous avons été confiés aux bons soins de leurs fils Matias, 22 ans, avec qui nous avons partagé un énorme asado (barbecue) en compagnie de ses amis. Ca fait du bien de revenir à la civilisation et de sociabiliser un peu !
On l’aime et on le déteste ce voyage. On l’aime quand on rencontre une famille aussi formidable que la famille Canton. On le déteste quand on doit la quitter. On a avait eu une maman marocaine, nous avons à présent une maman argentine en la personne d’Alicia qui a été plus qu’aux petits soins pendant notre séjour à Mendoza. Tous les plaisirs de la vie argentine nous ont été offerts pendant ces 3 jours : bons vins, bonne viande (un pléonasme dans ce pays), discussions animées, franches rigolades, balade dans les vignes… Mendoza, la ville verte au pied des montagnes et au milieu du désert nous a charmé (PE se renseigne déjà pour investir dans les vignes locales), et c’est avec un gros poids sur le cœur que nous avons dit au revoir à cette famille plus que généreuse et tenter de relever cet ultime défi sud américain : la traversée de la Cordillère des Andes.
Après un petit déjeuner d’au revoir pris avec la famille Canton au grand complet, nous avons chargé les vélos dans la voiture d’Alicia qui nous avait gentiment proposé de nous amener au pied de la Cordillère, au niveau de l’entrée de la route, pour nous éviter la traversée de l’agglomération de Mendoza. Une fois sur place, après avoir à nouveau remercié notre « maman argentine », nous nous sommes tranquillement élancés en direction de ces fameuses montagnes. Objectif raisonnable pour une première étape 100% grimpette : une trentaine de km jusqu’à Potrerillos. La pente est décente (non, il n’y a pas de faute d’orthographe) et nous ne forçons pas. Nous arrivons donc à progresser sans pour autant être exténués. Le paysage qui s’offre à nous annonce la couleur de cette traversée andine : les gars, vous allez peut être en baver, mais vous allez en prendre plein la vue ! Curieux mélange d’une première barrière de petits monts semblables à des dunes de sable, surplombés par un gros massif enneigé. A notre grande surprise, nous avons pu goûter aux joies d’une grande descente jusqu’au lac artificiel de Potrerillos, synonyme de fin d’étape, et ce, avant le déjeuner ! Facile les Andes finalement. A 1km de la ville, nous croisons un cyclotouriste argentin prénommé Fabian, en provenance du Chili, et avec qui nous partageons notre déjeuner et quelques anecdotes de voyage. Sympa de comparer nos impressions avec quelqu’un qui est confronté tous les jours à des problématiques similaires aux nôtres. Notre journée de vélo n’ayant finalement duré que le temps d’une matinée, nous prenons notre temps et nous installons finalement dans un camping superbement situé au bord du lac d’un bleu saphir, cerné par les montagnes. Grandiose !
Très motivés par l’idée de nous frotter à la Cordillère, nous avons quitté notre camping plutôt de bonne humeur. Ce fut malheureusement de courte durée. 15km après le départ, nous avons goûté aux joies du pédalage en montagne par temps de grand vent. Des rafales comme jamais nous n’avions pu être confrontés ont déferlé, nous clouant littéralement sur place. Passant près d’un poste de gendarmerie, les occupants du lieu nous ont fortement conseillé d’attendre que cela se calme un peu. Nous nous sommes donc mis à l’abri en espérant la clémence d’Eole. Peine perdue, les heures passent, le vent ne faiblit pas. Nous avons tout de même tenté une sortie, vite avortée face à la puissance des rafales. Obligés de renoncer pour cette fois, nous sommes revenus à Potrerillos (notre Argenton argentin ?) pour prendre un bus direction Uspallata, où nous avons été hébergés gracieusement dans une chambre de l’hôtel d’un cousin de la famille Canton (nos hôtes de Mendoza). Sans répit des éléments, la traversée des Andes à vélo se transformera en traversée des Andes en bus. Ce serait regrettable non ?
Heureusement, le lendemain, un coup d’œil par la fenêtre a suffit à nous rassurer sur les conditions climatiques, au moins pour le début de la journée : grand soleil. Le froid est supportable, d’autant que nous sommes équipés en conséquence. Le panorama qui s’offre à nos yeux est sublime et la montée est progressive. Que demander de plus ? Le nombre de camions circulant sur cette route est impressionnant, la majorité se montrant relativement sympa avec les 2 pauvres cyclistes en souffrance que nous sommes. Une petite minorité, probablement atteinte d’un complexe d’infériorité, semble s’évertuer à ne pas se décaler, nous obligeant à nous précipiter de toute urgence sur le bas côté pour ne pas finir écrasés (que de rimes en é !). Très agréable quand cela nous fait perdre notre élan en pleine montée. Malgré cela, nous arrivons à relativement bien gérer notre effort et la progression est efficace. Nous avons également passé la journée à chercher le mont Aconcagua (le toit des Amériques, culminant à presque 7000m), sans vraiment savoir de quelle grosse montagne enneigée il s’agissait. Finalement, en en ayant discuté avec des locaux, nous n’avons pas pu l’apercevoir, ce sera pour plus tard. Après 60km d’effort, nous sommes arrivés à destination, dans la petite station de ski déserte de Los Penitentes, située à 2600m d’altitude. Uspallata étant à 1700m, on se sera farci 900m de dénivelé. Pas mal !
La gérante de l’auberge dans laquelle nous avons passé la nuit (et dont nous étions d’ailleurs les seuls occupants) ayant visiblement envie de discuter, nous ne sommes pas partis très tôt de Los Penitentes. La première halte ne se fit guère attendre, puisque quelques kilomètres plus loin se trouvait une curiosité géologique, merveille naturelle de l’Argentine, connue sous le nom de Puente del Inca. La roche façonnée par des eaux à forte teneur en souffre présente une couleur orangée des plus originales. Après nous être bien rincé les yeux sur ce superbe site, nous sommes repartis pour enfin faire la connaissance de l’impressionnant mont Aconcagua. Mais ça se mérite de contempler le géant des Amériques, puisque nous avons du rajouter 2km de grimpette, pour atteindre l’espace d’observation. Après le déjeuner, petite ballade digestive dans l’extraordinaire cadre du Parque Nacional Aconcagua, qui, en plus du fameux sommet, comporte d’autres montagnes du plus bel effet. Les derniers 10km furent extrêmement difficiles. Une inclinaison de pente démentielle, un manque d’oxygène certain (nous sommes à plus de 3000m d’altitude), il faut vraiment aller chercher au fond de soi la motivation pour continuer, tellement l’effort est intense. Alors on s’accroche à des phrases stupides du genre « tu n’as jamais été aussi près » ou «chaque mètre avancé est un mètre gagné ». Philosophes à roulettes !
Le sentiment de soulagement et de fierté, une fois arrivés au bout, est tel, qu’on en oublie totalement qu’on en a bavé. On parle souvent de la lumière au bout du tunnel. Pour nous, c’est du tunnel qu’est venue la lumière, puisque le tunnel du Cristo Redemptor, marquant la frontière entre le Chili et l’Argentine, signifiait pour nous la fin de l’étape. Impossible de franchir ce tunnel à vélo (interdit car trop dangereux), le service de voirie chilien met donc des camionnettes à disposition des cyclistes désireux de traverser. Nous avons ainsi été déposés côté chilien, pour nous confronter ensuite à l’incroyable lenteur des services de douane du Chili. Résultat, quand ces chers douaniers ont enfin consenti à nous laisser passer, la nuit était si proche que nous n’avons pas eu d’autres choix que de nous arrêter dans la station de ski huppée de Portillo et casser la tirelire pour nous offrir la nuit dans l’unique hôtel ouvert. Tant pis, ce n’est pas tous les jours qu’on vainc la Cordillère des Andes !
Malgré un cadres superbe, la facture de l’hôtel nous a sérieusement fait songer à demander réparation à la douane chilienne, dont l’acharnement nous a obligé à passer la nuit dans ce lieu au prix si élevé ! Bon, passons et profitons de ces impressionnantes « caracoles », virages à pente vertigineuse que nous prenons un malin plaisir à dévaler à fond (prudemment bien entendu !). Quel bonheur d’avancer sans pédaler. Nous pensons avec horreur à Fabian, le cyclotouriste argentin, qui a effectué le trajet en sens inverse du notre et qui a donc du se farcir en montée une telle pente. Dans ces conditions, les kilomètres défilent. Nous avons déjà quitté les hautes Andes et leurs sommets enneigés, pour revenir à des paysages aux magnifiques couleurs automnales. Nous devions visiblement aller trop vite puisque le metteur en scène de la pièce « tour du monde à vélo » a décidé de ralentir un peu le tout, en ajoutant une scène « crevaison » dans cette œuvre. 2 en plus de 5000km, ça reste un score raisonnable. Arrivés dans la petite ville de Los Andes, nous décidons de nous relaxer en regardant des programmes débiles, euh pardon, hautement culturels, à la télévision et de profiter de cette soirée avant la dernière étape de vélo en Amérique du Sud, direction Santiago. Ca fait du bien parfois de débrancher les neurones (celui ou celle qui a pensé que ça nous arrivait souvent, devra traverser les Andes à vélo dans le sens Chili-Argentine !).
Au cours de cette étape devant nous mener à Santiago, pour conclure cette aventure cycliste sud américaine, nous avons été confrontés à l’incroyable logique chilienne. Nous savions avant de partir que seule une autoroute reliait Los Andes à Santiago, mais des locaux nous avaient confirmé la possibilité de l’emprunter à vélo. Après quelques kilomètres de grimpette (oui, encore !), nous voilà sur l’autoroute, et oh surprise, un panneau indiquant l’interdiction d’accès à certains véhicules, dont les bicyclettes. De plus, un tunnel à l’aspect peu engageant nous a fait craindre un retour à Los Andes pour prendre un bus. Seulement, toute la logique est là : on interdit l’accès aux vélos, mais on met à leur disposition des voitures pour traverser le dangereux tunnel et les laisser rouler sur l’autoroute avec la bénédiction des gens de la voirie. On ne va pas s’en plaindre, ça nous arrange. Mais avouez que c’est quand même incompréhensible, non ?
Le reste du trajet se passa sans trop de problèmes, et c’est avec un grand soulagement que nous avons enfin atteint Santiago où nous serons hébergés dans la très belle maison de Marianne, camarade de promo d’Audencia, pour les quelques jour que nous passerons dans la capitale chilienne. Le vélo en Amérique du Sud c’est terminé. Youpi !!!!!
Santiago, capitale du Chili, marquera donc la fin de notre belle aventure en Amérique du Sud. Pendant quelques jours, nous avons arpenté cette ville au fort aspect européen. Peu de choses à voir en particulier, mais une atmosphère des plus agréables permettant de savourer ces derniers instants sud américains. Et histoire de vraiment dire qu’on aura traversé ce continent de l’Atlantique au Pacifique, nous nous sommes permis une excursion d’une journée dans la ville portuaire de Valparaiso, à 150km de Santiago. Classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, cette ville mythique, présente dans de nombreuses chansons de marins, nous a impressionné de par l’incroyable diversité de ses maisons colorées et ses immenses collines, desquelles la vue permet d’embrasser tout « Valpo ». Bon, sous le soleil, ça aurait été encore mieux, mais nous sommes vraiment satisfaits de cette escapade.
Voilà, l’Amérique du Sud c’est maintenant terminé. Nous repartons de ce continent des souvenirs plein la tête, en nous promettant d’y revenir un jour (cette fois sans vélo, faut pas pousser non plus !). On vous donne rendez vous de l’autre côté du Pacifique. A nous les mystérieuses statues de l’île de Pâques, les plages paradisiaques de Tahiti et la barrière de corail australienne !
Comme on sait qu’on a mis longtemps à donner de nos nouvelles, pour nous faire pardonner, nous vous proposons de regarder non pas une, mais 2 vidéos ! A très bientôt !
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Raconte moi ton pays sur une carte plus grande