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    <title><![CDATA[Raconte moi ton pays]]></title>
    <link>http://www.racontemoitonpays.org/</link>
    <description>Site internet de l'association Raconte moi ton pays soutenant le projet de tour du monde à vélo pour tisser des liens entre les écoliers du monde</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Sun, 15 Aug 2010 21:15:49 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 15 Aug 2010 21:15:49 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.racontemoitonpays.org</copyright>            <category>Voyages</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Full Metal Bicyclette]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-full-metal-bicyclette-55370125.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Cet article possède une teneur un peu particulière. Certains d’entre vous sont au courant, d’autres non, mais sachez qu’un drame
    personnel nous a poussé à rentrer précipitamment en France. Nous ne sommes pour le moment pas en mesure de savoir quelle suite nous donnerons au projet, nous nous laissons le temps de la
    réflexion. Nous vous tiendrons bien évidemment informés dès que nous aurons pris une décision.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Nous tenions cependant à partager avec vous ce que nous avons vécu au Vietnam. Pour le récit, c’est juste en dessous, quant aux
    photos, c’est <a href="http://www.racontemoitonpays.org/album-1695193.html" target="_blank"><strong><span style="text-decoration: underline;">ici</span></strong></a>. Nous rappelons également que
    les travaux des écoliers réalisés jusqu’à présent sont en ligne et disponibles <a href="http://ecoles-racontemoitonpays.org/" target="_blank"><strong><span style=
    "text-decoration: underline;">ici</span></strong></a>, rubrique «&nbsp;Témoignages&nbsp;». Bonne lecture.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="200" alt="Hanoi---Hoi-An 5166" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-5166.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Après le départ de Laure et consorts (ça rime) au petit matin direction la Malaisie, nous nous sommes accordés un rab de sommeil,
    avant de céder à la tentation. Quelle tentation nous direz-vous&nbsp;? Hé bien, après l’étape record de la veille, nous avons pensé qu’un bon massage nous ferait du bien. Etant complètement
    novices en la matière, nous avons jugé cette expérience assez intéressante, plutôt agréable mais n’atteignant pas le niveau de jouissance décrit par certains adeptes (on vous voit venir, nous
    n’avons pas pris de «&nbsp;supplément&nbsp;»&nbsp;!). Ainsi détendus, nous avons pu nous lancer dans la découverte de cette ville si agitée qu’est Hanoï. Une circulation plus que chaotique, un
    bruit ambiant permanent, mais une atmosphère des plus fascinantes. Une de nos rencontres sur place a comparé le flux circulatoire de la capitale vietnamienne à de l’eau&nbsp;: c’est anarchique
    mais ça passera toujours. La comparaison est totalement justifiée. Il est impressionnant d’observer la capacité des 2 roues à slalomer pour éviter d’autres véhicules ou personnes, sans pour
    autant paraître surpris ou stressés. Avec 2 millions de scooters ou mobylettes dans Hanoï et sa région et des feux tricolores n’étant installés que par pure décoration, nous avons vite compris
    que si nous voulions pouvoir traverser une rue, il fallait nous imposer et marcher au beau milieu des véhicules en mouvement, en faisant confiance à leur capacité d’évitement. Inquiétant au début
    mais on s’y fait (c’est «&nbsp;concept&nbsp;», comme diraient certains).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="200" alt="Hanoi---Hoi-An 5210" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-5210.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Hanoï regorge de petits marchés au charme fou, où se perdre est un véritable plaisir. Nous avons ainsi passé de nombreuses heures
    à déambuler au gré de nos envies, nous laissant peu à peu happer par l’ambiance si particulière de cette ville. Mais nous avons aussi été confrontés au mauvais esprit de certains commerçants
    vietnamiens, pas très honnêtes envers 2 petits touristes français pourtant pétris de bonnes intentions (il faut respecter les vainqueurs de Dien Bien Phu quand même&nbsp;!). Le summum a été
    atteint lorsque nous avons été littéralement séquestrés dans un café parce que nous ne voulions pas payer le double du prix qui avait été fixé à la base. Nous sommes donc sortis de force… par la
    fenêtre. Nous pensons être persona non grata sur ce lieu depuis.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="200" alt="Hanoi---Hoi-An 5237" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-5237.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Nous avons mis une petite parenthèse dans notre séjour sur Hanoï, en nous organisant une excursion d’une journée à Sapa, ville
    située au nord du Vietnam, célèbre pour ses paysages de rizières en terrasse. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela valait la peine. Fuyant le flot de touristes occidentaux, nous nous
    sommes enfoncés dans les rizières pour finalement nous retrouver complètement seuls en compagnie des locaux, au milieu d’un décor sublime. Une expérience grandiose dont nous nous souviendrons
    longtemps&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="199" height="300" alt="Hanoi---Hoi-An 5427" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-5427.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">De retour sur Hanoï après un voyage en train de nuit qui nous a semblé bien court, nous avons expérimenté la réservation d’une
    chambre d’hôtel juste pour une matinée, histoire de dormir un peu. L’après-midi fut ensuite consacré à la visite des quartiers que nous n’avions pas encore vus, avant de nous rendre chez Annette,
    la Néerlandaise qui nous avait servi de guide à notre arrivée sur Hanoï, et qui nous a gentiment proposé un hébergement sur le toit de sa maison. Adorable. Nous avons conclu cette belle
    expérience d’Hanoï par un dîner vietnamien typique, avant de faire une petite balade à scooter pour avoir une vision de la ville by night, et goûter les choses étranges qui font office de dessert
    au Vietnam. Gluant mais intéressant&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="200" alt="Hanoi---Hoi-An 5776" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-5776.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Plus que ravis de notre visite de Hanoï, nous nous sommes mis en route, non sans avoir chaleureusement remercié Annette et ses
    colocs pour leur hospitalité. La sortie d’Hanoï se fit sans trop de problèmes, mais c’est toujours lorsqu’on s’y attend le moins que quelque chose arrive. Nous évoquions précédemment l’habileté
    des scooters vietnamiens à se faufiler et à éviter les autres véhicules en mouvement. Hé bien David a appris à ses dépends qu’à toute règle il y a des exceptions. Et hop, le scooter en plein dans
    le vélo. Bilan,&nbsp;une chute spectaculaire heureusement sans gravité, assortie d’une belle frayeur. Cet incident a provoqué l’émoi des témoins de la scène, tant est si bien qu’un Vietnamien à
    mobylette, sans qu’on ne lui ait rien demandé, nous a escorté sur une dizaine de kilomètres, nous ouvrant la route et écartant les véhicules jugés dangereux. Ne manquait plus que la caravane
    distribuant des casquettes Cochonou (oui, on sait, pas de marques) et on se serait cru en plein Tour de France&nbsp;! L’apparition de la pluie a marqué notre déjeuner. Cela faisait bien longtemps
    qu’on n’avait pas été rincés de la sorte. Lors d’une pause, un groupe de garagistes nous a invités à rejoindre sa table pour nous offrir du thé et des fruits. La communication fut évidemment très
    limitée mais le moment fort sympathique. Arrivés à Ninh Binh, notre ville-étape, nous avons mis un petit moment à trouver un lieu d’hébergement pour les 2 jours que nous comptions passer sur
    place. Une fois dans l’hôtel, la tempête s’est abattue, privant la ville d’électricité et plongeant l’hôtel dans une ambiance surréaliste, à base d’employés paniqués se déplaçant avec des
    bougies. Heureusement, une heure plus tard, il fut décidé que la lumière soit, et la lumière fut&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="200" alt="Hanoi---Hoi-An 5846" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-5846.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Pour la première fois du voyage, &nbsp;nous avons dû faire face&nbsp; à une situation tout à fait originale&nbsp;: avec un rendez
    vous pris pour retrouver les parents de David à Hué, et vu la faible distance nous séparant de cette ville, nous sommes dans l’obligation de traîner en route pour ne pas arriver trop en avance.
    Allez hop, on ajoute un jour de repos sur Ninh Binh. Cela tombe bien, une grippe cloue l’un de vos 2 cyclistes favoris au lit. Ca lui laissera le temps de se remettre et accessoirement visiter
    les quelques curiosités touristiques de la région. Pour ce faire, nous changeons de moyen de transport et profitons de prix archi bas pour louer un scooter. Ca va nettement plus vite un 2 roues à
    moteur (n’est ce pas M. Cancelara&nbsp;?)&nbsp;! Entre la visite d’une cathédrale, une promenade de 2 heures en barque au milieu des rizières ou la montée de 500 marches pour admirer un très beau
    point de vue, nous n’avons pas chômé. Après 3 jours passés à Ninh Binh, il est temps d’avancer, mais pas trop vite&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="200" alt="Hanoi---Hoi-An 5979" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-5979.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Le fait de devoir prendre notre temps pour arriver à Hué nous pousse à raccourcir les étapes. 60 kilomètres par ci, 50 par là…
    Cela nous permet de boucler nos journées de vélo rapidement et de nous poser dans des villes ne présentant strictement aucun intérêt sur le plan touristique, mais qui a pour mérite de nous faire
    découvrir le Vietnam profond et certaines de ses curiosités. Par exemple, dans la ville de Vinh, nous avons eu la surprise de nous voir apostrophés par les habitants dans une langue que nous
    n’aurions pas soupçonnée dans&nbsp; cette partie du monde&nbsp;: l’allemand. Explication&nbsp;: Vinh a été totalement détruite par les Américains pendant la guerre et a pu être reconstruite grâce
    à des fonds venus d’Allemagne de l’Est. Vu notre faible niveau dans la langue de Goethe, nous n’avons pas été bien aidés pour communiquer, mais c’était une expérience rigolote de voir des locaux
    nous saluer par des «&nbsp;guten tag&nbsp;»&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="200" alt="Hanoi---Hoi-An 6077" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-6077.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Nous sommes en train de développer une maladie mentale que l’on pourrait baptiser «&nbsp;klaxonophobie&nbsp;». Le fait d’entendre
    ce maudit engin en permanence nous hérisse le poil et nous pousse à imaginer les pires supplices à infliger au chauffeur adepte de l’avertisseur sonore (et ils sont nombreux au Vietnam). Cette
    vilaine maladie nous gâche un peu le plaisir d’être sur la route et nous investirions volontiers dans des boules Quiès si nous n’avions pas besoin d’être en alerte, par sécurité. Bref, au
    Vietnam, ça klaxonne et ça n’est pas agréable. Mais ça ne nous empêche pas de nous hâter avec lenteur (comme dirait l’autre) et d’avancer. Les jours se suivent, apportant leur lot de surprises et
    d’étonnement. Nous avons pu vérifier l’alcoolisme chronique des Vietnamiens qui, quelle que soit l’heure de la journée (cela inclut bien sûr la matinée), ont en permanence des bouteilles de bière
    (ou autre) ouvertes. PE s’est essayé à la gastronomie locale en testant l’œuf fécondé.&nbsp;Autrement dit, il s’est farci un œuf contenant un embryon de poussin. Miam&nbsp;! Nous profitons de ce
    paragraphe pour envoyer des pensées compatissantes au pauvre Néerlandais rencontré dans le village de Ky Ahn (déjà que dans une ville il n’y pas grand-chose à faire, imaginez un village&nbsp;!),
    envoyé par son employeur et coincé un mois sur place&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="200" alt="Hanoi---Hoi-An 6124" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-6124.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Il ne serait pas juste de résumer cette partie du voyage au Vietnam par une succession de villes sans intérêt. Dong Hoi, par
    exemple, méritait le détour, non pas pour sa citadelle recommandée par le guide (que nous avons tout de même visité&nbsp;!) mais pour sa plage, synonyme de bain rafraichissant que nous espérions
    depuis belle lurette. Hélas, les éléments en ont décidé autrement puisque de forts courants associés à de grosses vagues rendaient impossibles toute baignade, sauf aux candidats à la noyade parmi
    lesquels nous ne comptons pas.&nbsp; Et c’est raté pour les petits plongeons dans l’eau&nbsp;! En quittant Dong Hoi, nous nous étions mis en tête de parcourir les 100 bornes nous séparant de la
    ville de Dong Ha (oui, ça ressemble, mais ça n’est pas la même ville) et d’y passer une journée afin de visiter les tunnels de la zone démilitarisée (n’ayez crainte, les explications viennent
    ensuite). La matinée fut riche en rencontres puisque le quota d’enfants vietnamiens super mignons qui disent «&nbsp;hello&nbsp;» avec un grand sourire craquant, fut largement dépassé. Avec de
    tels spécimens, Madonna ferait surement une razzia pour parfaire son plan d’adoption&nbsp;! &nbsp;Nous avons également croisé la route d’une centaine de cyclistes portant des drapeaux rouges et
    verts. On se demande encore qui ils étaient mais la rencontre, aussi brève fut elle, nous fit bien rire. Finalement, notre étape s’acheva plus tôt que prévu puisque nous avons réussi à dégoter un
    hôtel dans la «&nbsp;ville&nbsp;» de Ho Xa, située à 2 pas des tunnels. Nous serons donc en première ligne pour la visite du lendemain&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="200" alt="Hanoi---Hoi-An 6130" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-6130.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Après une petite grasse mat et une séance de torture made in Vietnam pour David (comprenez un rasage à la lame et sans mousse à
    raser sur une barbe de un mois, ce qui fait très très mal), nous avons jeté nos dernières forces dans la bataille pour convaincre la propriétaire de notre hôtel de nous louer son scooter. La
    Vietnamienne est dure en affaires, cela prit un petit moment mais nous sommes parvenus à la convaincre et nous nous sommes mis en route direction les fameux tunnels de Vinh Moc.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Stop, petit aparté historique&nbsp;: la zone démilitarisée marquait, dans les années 50, la frontière entre le Vietnam Nord,
    communiste dirigé par Ho Chi Minh, et le Vietnam Sud, soutenu par les Etats-Unis. Ironiquement, pendant la guerre du Vietnam, la zone démilitarisée devint la zone la plus militarisée au monde.
    Apocalypse Now, Platoon,&nbsp;Full Metal Jacket… c’est le moment de réviser vos classiques. Les tunnels de Vinh Moc furent creusés par de nombreuses familles des environs pour s’abriter des
    bombardements américains quasi quotidiens dans cette zone pendant la guerre. Au fur et à mesure des années, le réseau de galeries souterraines se développa, servant notamment de cachettes aux
    combattants Viet Minh et aux soldats de l’armée nord vietnamienne. C’est donc dans ce lieu chargé d’Histoire que nous nous sommes rendus. Impressionnant et émouvant d’imaginer la vie de familles
    dans cette immense réseau sous la terre, parfois à plus de 23m de profondeur&nbsp;! En bref, une visite des plus intéressantes, qui rompit la monotonie des derniers jours.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="200" alt="Hanoi---Hoi-An 6142" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-6142.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Après la visite historique de la veille, c’est tout juste si nous ne nous attendions pas à entendre la Chevauchée de Walkyries
    diffusée par les hauts parleurs de l’allée centrale (enfin, la seule route) de Ho Xa, en partant ce matin. Une micro étape au programme, 40 petits kilomètres, une broutille pour les brutes
    physiques que nous sommes devenus. Effectivement, ça a été vite bouclé, mais avec un fort vent de face, ça n’est pas passé aussi facilement qu’on aurait pu le croire. Enfin bon, plus que 60km et
    nous sommes à Hué. Ouais&nbsp;! OK, elle est nulle&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="199" height="300" alt="Hanoi---Hoi-An 6325" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-6325.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Pressés de retrouver les parents de David et de profiter d’un repos d’une dizaine de jours, nous avons mis le turbo pour nous
    débarrasser de la soixantaine de kilomètres&nbsp; nous séparant de Hué, et sommes arrivés devant le superbe hôtel où nous avions rendez vous. Nous nous sommes fait un petit plaisir en nous
    délectant de l’excellente nourriture proposée par un fast food. La bouffe viet on s’en lasse&nbsp;! Après de joyeuses retrouvailles, nous nous sommes détendus dans les installations de l’hôtel,
    la piscine en tout premier lieu. Quel pied&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Les jours suivants furent consacrés à la visite de Hué. Cette ville a la particularité de posséder des bâtiments d’aspect ancien
    mais n’excédant pas 150 ans d’âge. Du vieux nouveau en somme. Hué fut désignée capitale du Vietnam par les rois de la dynastie N’Guyen à partir de la fin du XIXe siècle. Ces rois, désireux de
    laisser une trace, firent construire des mausolées monumentaux accueillant leurs tombeaux une fois décédés. Ces mausolées constituent l’une des principales curiosités de la ville. Conçus à
    l’image de leurs commanditaires, ces véritables palais sont tous différents. Kitschissimes pour certains, plus discrets pour d’autres, ils sont généralement situés dans des cadres magnifiques. Un
    tourisme des plus agréables. L’impressionnante citadelle impériale, au cœur de la ville fit également l’objet d’une visite approfondie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="199" height="300" alt="Hanoi---Hoi-An 6645" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-6645.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Après 3 jours sur Hué, changement de programme et place à la mer en direction des villes de Da Nang et Hoi An. En passant par une
    route grandiose nous avons pu nous délecter de paysages sublimes (ah, le col des nuages, quelle vue&nbsp;!) et goûter aux joies d’un bain dans une mer turquoise à 28°C. Le bonheur&nbsp;! Si on
    ajoute à cela la visite d’un atelier de fabrication de statues en marbre, et celle d’un musée très intéressant sur une civilisation vietnamienne (culture quand tu nous tiens), quelques instants
    shopping et d’autres petits plongeons dans l’eau, vous comprendrez que la vie fut très difficile&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="225" alt="P1020349" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/P1020349.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">C’est dans ce cadre parfait que nous avons appris la triste nouvelle qui nous a poussés à rentrer. Nos retrouvailles avec la
    France ont donc été un peu plus rapides que prévues et pas tout à fait dans les conditions qu’on aurait souhaitées. Il est encore trop tôt pour décider si cet article marque la fin de notre
    aventure, mais promis, on vous tient au courant. A très vite&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="225" alt="P1020372" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/P1020372.JPG"><br></span>
  </p>
  <p></p>

  
  
  
  ]]></description>
        <pubDate>Fri, 13 Aug 2010 23:44:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.racontemoitonpays.org/article-full-metal-bicyclette-55370125.html</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Vélo sauté aux pousses de bambou]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-velo-saute-aux-pousses-de-bambou-53839063.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ah, revoilà les 2 zigotos&nbsp;! Auraient-ils enfin commencé leurs chinoiseries&nbsp;? Mais tout à fait messieurs dames. Comme vous allez pouvoir le lire dans
    quelques instants, nous avons entamé notre aventure en terre asiatique. De l’incongruité&nbsp;? Des surprises&nbsp;? Hé bien constatez par vous-même&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Pour remplir vos oreilles du merveilleux son de la dernière intervention de la saison (que de rimes en on) sur France Inter, c’est</span> <strong><span style=
    "text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt;"><a href="http://www.racontemoitonpays.org/pages/Podcasts-2234625.html" target="_blank">ici</a></span></span></strong><span style=
    "font-size: 10pt;">. Le journal lyonnais Le Progrès a publié un article sur le projet que vous pourrez retrouver</span> <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><a href="http://www.racontemoitonpays.org/pages/La_presse_en_parle-2004208.html" target="_blank">ici</a></span></span></strong><span style="font-size: 10pt;">. Et pour les
    photos, c’est</span> <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt;"><a href="http://www.racontemoitonpays.org/album-1676451.html" target=
    "_blank">ici</a></span></span></strong><span style="font-size: 10pt;">.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 3356" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-3356.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">L’Australie nous a déçus, vous l’aurez compris. Et les derniers moments passés dans ce pays ne vont pas redorer son blason. Nous sommes arrivés très en avance à
    l’aéroport de Brisbane, après un trajet en métro plutôt rigolo. Sur place, nous avons procédé au traditionnel mais toujours aussi long empaquetage de nos affaires, puis nous nous sommes pointés
    au comptoir d’enregistrement. Après avoir pesé notre bardas et alors que ça n’avait posé aucun problème précédemment, le bonhomme nous annonce un surpoids sur l’un de nos sacs. Allez hop, on
    défait, on refait et on recommence. Ha bah non, on n’a visiblement droit qu’à 23 kg par personne (contre 2x23kg normalement). Renégociation, finalement ça passe et on peut embarquer.
    Ouf&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 3349" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-3349.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après un vol sans histoires au cours duquel nous n’avons pas beaucoup dormi (trop de films&nbsp;!), nous voici enfin à Hong Kong. Une fois notre matos récupéré et
    les services d’immigration passés, notre première mission se présente à nous&nbsp;: prendre le métro de l’aéroport jusqu’à la ville. Sur le quai, alors que nous nous apprêtons à monter dans le
    train, l’employé de la compagnie de transport nous demande d’enlever la roue avant de nos vélos. Nous avons beau expliquer que nous devons transporter nos bagages sur le vélo, que si nous
    enlevons la roue ce sera impossible, et surtout que cela prendra beaucoup plus de place donc que ça nous arrange autant que lui, rien n’y fait&nbsp;: le règlement c’est le règlement. Après
    discussion et appel au chef, nous avons pu monter à bord avec nos vélos non démontés. Re ouf&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 3350" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-3350.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Tout le monde nous avait conseillé pour nous loger les Chungkin Mansions de Kowloon (l’île en face de Hong Kong), grand immeuble rassemblant un nombre
    impressionnant de pensions à bas prix. C’est donc là que nous nous sommes rendus. Nous nous sommes retrouvés devant un gros bâtiment à l’aspect peu engageant et aux innombrables ascenseurs
    surpeuplés et lents au possible (vous avez déjà dû faire la queue pour monter dans un ascenseur&nbsp;?). Après avoir visité quelques guest houses (les pensions) et opéré notre choix en fonction
    du prix et de la place dans la chambre pour caser nos vélos, nous avons dû nous attaquer au délicat transfert de nos affaires depuis le rez de chaussée jusqu’à notre au chambre. Ou comment se
    taper 11 étages à pied avec le vélo sur le dos par 35°C de température et avec un taux d’humidité avoisinant les 90%. C’était pas si dur que ça les Andes finalement&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 3372" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-3372.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Enfin installés, nous avons pu nous plonger dans les méandres de cette ville si envoûtante qu’est Hong Kong. Mélange fascinant de modernisme avec ses immenses
    buildings, ses centres commerciaux surclimatisés et ses enseignes occidentales, et de tradition avec ses marchés alimentaires, ses échoppes typiques et ses cantines bondées.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 3457" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-3457.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous nous sommes d’abord rendus au Peak, superbe point de vue dominant tout Hong Kong, auquel on accède grâce à un funiculaire défiant les lois de la gravité. Nous
    avons a priori eu de la chance, la brume étant dissipée lorsque nous y étions (très rare en journée). Malgré le peu de temps sur place, nous avons eu l’impression d’avoir bien sillonné Hong
    Kong&nbsp;: marche dans des parcs, panoramas depuis des terrasses de gratte-ciels, petits marchés typiques, spectacle son et lumière impressionnant projeté sur les plus hauts immeubles de la
    ville, sans oublier notre apprentissage de la gastronomie chinoise. A ce propos, nous avons développé une technique quant au choix des restaurants&nbsp;: il y a des Occidentaux, on va ailleurs.
    C’est grâce à cette méthode que nous nous sommes retrouvés dans des petites échoppes remplies de Chinois pour déguster des plats choisis au hasard. Bienvenue en Asie&nbsp;! N’oubliant pas notre
    fibre patriotique, nous avons gardé une soirée de libre pour assister à l’élimination pathétique de l’équipe de France de football.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 3580" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-3580.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous avons énormément apprécié Hong Kong, mais malheureusement, impossible de nous y attarder plus longtemps. Nous avons donc pris un bateau direction Zhuhai, ville
    chinoise située à 2 pas de Macao. L’objectif&nbsp;: déposer nos vélos dans une chambre d’hôtel et filer prendre un bus pour Guangzhou, afin de rendre visite à des ex-collègues de PE.
    Guangzhou&nbsp;? Le nom ne vous dit rien&nbsp;? Et si on l’appelle Canton, ça vous parle déjà plus&nbsp;? &nbsp;Ah quand même&nbsp;! Dans cette ville immense (nous avons mis une heure entre
    l’entrée et le centre de la ville), nous avons tout de suite été happés dans cette atmosphère suffocante (chaleur, humidité et pollution ne font pas bon ménage) et où le flot de personnes semble
    sans fin. Pas de doute, nous sommes vraiment en Chine. Après avoir bien galéré, nous avons retrouvé Stacy, la copine américaine de Fabien (l’ex-collègue de PE) qui nous a gentiment servi de guide
    pour ce premier après-midi sur Canton, occupé principalement par un verre pour laisser passer les énormes averses qui sévissent en cette saison. Ca aussi, ça risque d’être drôle lorsque nous
    serons en selle. Nous sommes ensuite allés dîner en compagnie de Fabien et Julia (l’autre ex-collègue), avec qui nous avons passé un très bon moment avant de rentrer dormir chez Fabien et Stacy.
    Le lendemain, c’est Fabien qui s’est coltiné le rôle de guide. Sous une chaleur accablante et l’impression permanente de se liquéfier sur place, nous avons pu avoir un bon aperçu des principales
    curiosités locales&nbsp;: temples, parcs et surtout la fameuse statue représentant 5 chèvres (non, ils n’ont pas statufié 5 joueurs de l’équipe de France), le symbole de la ville. Hôte des jeux
    asiatiques 2010, Canton est un chantier à ciel ouvert. Du bruit, de la poussière, de la chaleur, pas très agréable. Les pauses fraîcheur (particulièrement dans le métro) sont les bienvenues. Très
    contents de cette visite-éclair, nous sommes repartis sur Zhuhai et avons eu la satisfaction de retrouver notre chambre dans l’état dans lequel nous l’avions laissée. Préparation des affaires
    pour terminer et c’est parti pour le vélo en Asie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 3855" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-3855.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Allez, hop, on reprend le vélo et on commence à pédaler sur notre 5</span><sup><span style="font-size: 10pt;">e</span></sup> <span style=
    "font-size: 10pt;">continent. Si on regarde un planisphère, on peut également considérer que nous sommes sur le chemin du retour. Avec tout ça en tête, nous avons quitté notre chambre d’hôtel et
    nous sommes élancés dans la jungle de la circulation en Chine. Un bazar (pour être poli) indescriptible&nbsp;: des véhicules à 2, 3 ou 4 roues se croisant et se dépassant dans un vacarme
    assourdissant, de la poussière en permanence et une chaleur suffocante. On voulait du dépaysement, on est servis. Elles sont bien loin les petites routes proprettes australiennes. Réussissant
    petit à petit à nous imposer au milieu de cet énorme désordre ambulant nous regoûtons aux joies de la mousson, sauf que cette fois, on roule&nbsp;! Plonger dans une piscine nous aurait mis dans
    le même état, mais l’avantage c’est qu’on ne grelotte pas avec cette chaleur. Après cette matinée toute mouillée, nous avons accueilli la pause déjeuner avec bonheur. C’est dans la ville de
    Doumen que nous nous sommes arrêtés pour casser la croute, dans un restaurant où, encore une fois, la technique du «&nbsp;je montre l’assiette du voisin parce que je ne comprends rien au
    menu&nbsp;» a très bien fonctionné. Ah les prix chinois&nbsp;! Manger pour moins de 2€, quel bonheur&nbsp;! Le ventre plein, nous nous apprêtions à repartir quand un client du restaurant désigne
    le pneu arrière de David. Nouvelle crevaison, flûte alors. Et devant une assemblée de Chinois ne ratant aucun de nos gestes, nous avons changé l’objet du délit. Du grand spectacle. Nous avons une
    fois de plus constaté l’impossibilité de communiquer avec les locaux. Aucun vocabulaire en commun, la barrière totale de la langue. Certains Chinois croient qu’on comprendra mieux s’ils écrivent
    ce qu’ils veulent dire sur un bout de papier. Les idéogrammes et nous, ça fait 2, on n’est pas bien avancés&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 3982" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-3982.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après être repartis et avoir roulé un petit moment, nous sommes dépassés par un scooter qui nous fait signe de nous arrêter. Surprise, c’est le gars du restaurant
    qui nous avait signalé la crevaison et qui nous a rattrapé pour nous offrir un gros sac de lichis. Très frustrant de ne pouvoir dire autre chose que «&nbsp;chéché&nbsp;» (merci). Par la suite,
    nous avons dû modifier notre itinéraire, la faute à une maudite autoroute, impraticable pour les vélos. Fatigués par cette journée de reprise, nous décidons d’écourter et de nous arrêter dans le
    premier bled sur notre route. Nous nous sommes mis en quête d’un hôtel, en essayant de trouver l’information auprès de la population locale. A grand renfort de gestes et surtout grâce à notre
    guide qui possède quelques mots-clés traduits en chinois, nous avons réussi à nous faire comprendre et l’on nous a escorté jusqu’à un superbe hôtel dans lequel nous nous sommes installés pour une
    bouchée de pain. Visiblement peu habituée à voir des étrangers, l’entière population de la ville (Gujing) nous dévisage comme des bêtes curieuses lorsque nous marchons dans la rue. En bref, une
    première journée à vélo pleine de découvertes et de curiosités. On espère que cela va continuer&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4039" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4039.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Bien reposés par cette nuit passée dans cet hôtel de haut standing, nous sommes partis de bon matin, non sans avoir une nouvelle fois dû regonfler le pneu arrière
    de David, qui décidément nous enquiquine sérieusement (le pneu, pas David). La route commença par traverser des paysages représentatifs de l’idée qu’on peut se faire de la Chine&nbsp;: les
    rizières, le petit matin brumeux, le calme… Malheureusement, cela n’a pas duré et nous avons vite replongé dans l’anarchie urbaine chinoise. Le sens de la circulation important visiblement peu
    aux 2 roues chinois, nous avons dû apprendre à nous faire respecter sur la route, à grands coups de «&nbsp;bouya&nbsp;» (dégage) retentissants. Efficace&nbsp;! Si le Chinois roule n’importe où,
    il roule aussi n’importe comment. David en a fait les frais lorsqu’une vieille Chinoise à vélo lui a littéralement fait une queue de poisson qui provoqua un petit choc entre les 2 machines.
    Rigolo une engueulade quand aucun des protagonistes ne comprend ce que dit l’autre. Mais la Chinoise n’est visiblement pas rancunière, puisque nous avons croisé la chauffarde un peu plus tard, et
    elle nous a gratifié de grands sourires et de paroles au ton plus aimable. Nous nous sommes arrêtés pour déjeuner dans un petit restau où le patron, ravi d’avoir des Occidentaux à sa table, ne
    nous a pas lâché du repas, détaillant le moindre de nos faits et gestes, nous proposant sans cesse plus de choses et riant à gorge déployée sans raison apparente. Pittoresque. A propos, nous
    avons un nouvel ami. Son nom&nbsp;: GPalémo. Un petit bouquin représentant à l’aide de dessins la plupart des choses de la vie courante. Très pratique quand tu veux éviter d’avoir à imiter la
    poule pour expliquer ce que tu veux manger.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="DSC00541" height="225" width="300" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/DSC00541.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">En repartant, et comme dans toute bonne saison des pluies qui se respecte, nous avons pris une sacrée rincée. Ironie du sort, des affiches de publicité pour un
    fabricant de douche jalonnent notre parcours. Voyant que la pluie ne s’arrêtait pas et n’étant plus très loin de notre étape prévue, nous décidons de nous abriter près d’une concession
    automobile. Les vendeurs, visiblement désœuvrés, nous invitent à nous réfugier à l’intérieur. Et c’est comme ça que nous avons passé plus de 2 heures à essayer de communiquer, l’un d’entre eux
    parlant quelques bribes d’anglais. On notera que les Chinois ne semblent pas du tout gênés de poser des questions qui pourraient sembler très indiscrètes chez nous. Le sympathique vendeur de
    voitures, du nom de Vettel, nous ayant proposé de dîner ensemble, nous avons accepté avec plaisir et nous sommes d’abord rendus dans l’hôtel qu’il nous avait conseillé, encore une fois d’un
    standing assez élevé pour un prix qui ne l’était pas. Nous avons mis un temps fou à obtenir la chambre, la dame de la réception ne comprenant pas ce que nous voulions et ayant fait appel à tout
    le personnel de l’hôtel, ne parlant pas plus anglais qu’elle. Ou comment provoquer un attroupement&nbsp; dans le hall et déclencher l’hilarité d’une dizaine de Chinois très amusés par nos
    tentatives d’explications. Après avoir enfin réussi à prendre possession de la chambre, nous avons rejoint Vettel qui nous a emmenés dîner dans un restau japonais et qui a tenu à payer la note en
    fin de repas. Nous qui pensions visiter la Chine en solo (enfin, en duo), sans contact avec la population à cause de la barrière de la langue, c’est heureusement raté. Encore tout émus, nous
    avons rejoint notre chambre, ravis de cette belle rencontre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="DSC00540" height="225" width="300" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/DSC00540.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">On va sérieusement se demander si les habitants de la province du Guangdong ont déjà vu un ciel bleu dans leur vie. La faute à une couche de pollution
    impressionnante rendant impossible la moindre percée du soleil. Nous nous sommes donc mis en route, en considérant qu’il faisait beau puisqu’il ne pleuvait pas. Au bout de quelques kilomètres,
    nous décidons de faire un détour pour visiter l’une des seules curiosités touristiques de la région&nbsp;: les villages autour de la ville de Kaïping, classés au patrimoine mondial par l’Unesco,
    notamment grâce aux diaolous, les tours de guet servant autrefois à protéger la population des brigands. Visiblement très populaires au vu du nombre de touristes chinois croisés sur place, ces
    sites valaient vraiment la peine de nous y arrêter, particulièrement pour la vue sur les rizières depuis les diaolous. Dès que nous avons repris la route, la pluie, notre compagne quotidienne,
    s’est mise à tomber, nous poussant à anticiper quelque peu la pause déjeuner. Les dieux de la météo n’étaient visiblement pas de bonne humeur, puisqu’à peine étions nous secs, que cela nous est
    retombés dessus pour ne plus nous lâcher de l’après midi. Et double ration de flotte pour la table des cyclistes&nbsp;! Il serait par ailleurs intéressant de connaître les statistiques de
    mortalité routière depuis que nous sévissons sur les routes chinoises. Chaque conducteur, particulièrement de 2 roues, nous dévisage tellement à chaque fois qu’il nous dépasse, que nous nous
    étonnons qu’il ne rentre pas dans quelqu’un ou quelque chose à force de ne pas regarder la route. Nous avons fini cette journée trempés comme des soupes chinoises, dans un petit hôtel au bord de
    la route, avec des télés ne fonctionnant qu’à heure fixe (jamais avant 18h et après 21h). Pratique pour regarder la Coupe du Monde&nbsp;! A signaler à ce sujet que le bouquet de chaînes de télé
    diffusant, entre autre, les matches de foot, porte le nom évocateur de CCTV (caméra de surveillance). Ironique quand on connait le degré de liberté d’expression en Chine&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4121" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4121.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Une averse est par définition une pluie de forte intensité mais à durée limitée dans le temps. Comment on appelle une averse commencée la veille en début d’après
    midi, qui n’a pas cessé de la nuit et qui persévère à votre réveil&nbsp;? C’est donc avec cette joyeuse perspective d’être trempés dès les premiers coups de pédales que nous nous sommes élancés.
    Et ça n’a pas loupé, nous avons pris une 2</span><sup><span style="font-size: 10pt;">ème</span></sup> <span style="font-size: 10pt;">douche dès le départ (bah oui, on se lave le matin&nbsp;!). Au
    bout de 15km, un bus nous dépasse, s’arrête, en descend le propriétaire de l’hôtel que nous venions de quitter et qui nous fait signe de stopper. Quelle surprise, il nous tend un objet qui nous
    est connu&nbsp;: le portable que nous avions oublié dans la chambre. La frustration de ne pas pouvoir plus exprimer notre gratitude envers ce gentil monsieur est revenue à la charge. On aurait dû
    étudier le chinois avant de partir&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4077" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4077.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Quelques temps plus tard, la pluie ne nous lâchant pas, loin s’en faut, nous avons été confrontés à un phénomène malheureusement prévisible avec ce temps&nbsp;: les
    inondations. Des torrents ont déferlé, nous obligeant à pédaler avec de l’eau jusqu’aux chevilles. Le summum a été atteint lorsque nous avons dû descendre de vélo et pousser, avec de l’eau nous
    arrivant à mi-cuisse. Des camions ayant, eux aussi, tenté de passer ce point critique doivent toujours être bloqués, le moteur complètement noyé. Plutôt apocalyptique comme scène.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4149" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4149.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">C’est donc un peu éprouvés que nous nous sommes arrêtés pour déjeuner aux abords d’une ville. Nous avons à nouveau fait sensation en tant qu’Occidentaux ne parlant
    pas chinois et avons provoqué un énorme attroupement autour de notre table. Assez perturbant de manger lorsqu’une dizaine de paires d’yeux sont braquées sur vous&nbsp;! A la fin du repas et après
    une bonne séance photo, nous avons sorti la carte du monde et avons tenté d’expliquer notre parcours à un grand nombre de Chinois éberlués. Un grand moment&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4187" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4187.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le courroux des dieux ayant été semble-t-il apaisé, nous avons pu rouler au sec tout l’après midi et arriver assez tôt dans notre ville-étape prévue. Après avoir
    évité une arnaque chinoise sur le prix d’un hôtel, nous avons changé de lieu d’hébergement et avons fait un bons repas pour nous remettre de nos émotions de la journée. Que d’eau, que
    d’eau&nbsp;! &nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Impatients de boucler cette dernière étape avant notre jour de repos, nous n’avons pas traîné pour quitter notre hôtel et nous mettre en route. Sur le chemin, David
    s’est fait un nouvel ami, en la personne d’un vieux chinois à vélo, à côté duquel il a roulé pendant 6km. La conversation fut assez limitée, mais le moment agréable. Pour déjeuner, nous avons
    choisi un lieu où l’hygiène laissait franchement à désirer. On vous tiendra au courant de l’état de nos intestins, car on est surs que ça vous intéresse au plus haut point&nbsp;! Mais les clients
    étaient très sympathiques, l’un d’eux nous a même escorté à moto jusqu’à la route, pour nous montrer la direction. Finalement plus courte que prévue, nous avons bouclé cette étape sans pluie (un
    exploit&nbsp;!) et sommes arrivés dans la ville de Dianbai, ne présentant strictement aucun intérêt, si ce n’est le fait que nous allons pouvoir souffler sans avoir à pédaler. Youpi&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4259" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4259.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous tenons à informer l’aimable audience que notre repas de la veille a été digéré sans problèmes notables. Vous êtes ravis de le savoir, n’est ce pas&nbsp;? Ceci
    étant dit, pas grand-chose d’autre à ajouter&nbsp;: une journée off très tranquille avec petite balade dans les quelques marchés que compte Dianbai. Rien de très passionnant mais qui permet de
    bien recharger les batteries pour la suite.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">En regardant par la fenêtre ce matin, nous avons trouvé que le ciel avait une couleur étrange, semblable à celle du maillot de l’équipe championne du monde du
    ridicule. Veuillez excuser cette métaphore footballistique douteuse, mais voir un ciel bleu ne nous était pas arrivé depuis fort longtemps. Mais qui dit ciel bleu, dit soleil de plomb et donc
    chaleur insupportable. Oui, on sait, on n’est jamais contents. Mais avoir l’impression que vos pneus vont adhérer au bitume vous fait vite regretter les pluies rafraîchissantes. C’est trop
    demander un 25°C avec petite brise légère dans le dos&nbsp;? Sans plus nous attarder sur notre transpiration excessive, revenons à nos moutons laqués. La matinée se passa sans trop de problèmes,
    les paysages de rizières ayant cédé la place à d’immenses plantations de bananiers, jusqu’à ce qu’il nous faille trouver de quoi nous sustenter. Pour la première fois depuis notre arrivée en
    Chine, aucun lieu dans les environs pour y déjeuner. Nous décidons de nous écarter de la route et de nous rendre dans l’un des petits villages aux alentours.&nbsp;Ambiance assez surréaliste de
    village fantôme dans le premier d’entre eux. Nous en essayons un deuxième où nous arrivons à mettre la main sur quelques habitants. Après avoir mis un moment à nous faire comprendre (notre geste
    pour «&nbsp;manger&nbsp;» étant pourtant parfaitement au point), un des locaux nous escorte à scooter jusqu’à la route, et nous montre la direction que nous devions de toute façon prendre. Très
    utile&nbsp;! Nous tombons finalement sur une ville et arrivons à nous alimenter. A la fin du repas, le patron nous demande où nous allons, puis, ayant entendu notre réponse, nous explique qu’il
    nous faut prendre à gauche pour gagner 20km alors que notre carte nous dit d’aller à droite. Que faire&nbsp;? Confiance au Chinois&nbsp;? Allez, comme dirait l’autre, ils ont inventé le boulier,
    ils savent compter. On tente&nbsp;! Et avec raison, puisque nous arrivons rapidement en vue de Zhanjiang, notre ville-étape. Mais nous avons un grand pont à traverser et un flic nous en interdit
    l’accès sous prétexte que nous sommes à vélo. Après avoir patienté un petit peu au milieu de plusieurs policiers dont on cherche encore l’utilité, nous avons pu traverser pour arriver dans une
    ville archi moderne, remplie d’hôtels de luxe. De la Chine rurale à l’urbanisme avancé, il n’y a qu’un pas, ou plutôt quelques coups de pédales. Hésitants sur la direction à prendre, un Chinois à
    scooter s’arrête et, chose rare, se met à nous parler en anglais. Il nous propose de nous emmener dans un hôtel où un de ses camarades de promo est manager, et nous fera un bon prix. Nous
    acceptons en restant sur nos gardes, et nous suivons le bonhomme. Non seulement nous avons eu un bon tarif sur une chambre plus que correcte mais notre guide ne nous a absolument rien demandé en
    retour. De la gentillesse pure. Ils nous auront bien aidés aujourd’hui ces Chinois&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4329" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4329.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La saison des pluies ne semble pas s’appliquer dans cette partie du Guangdong, vu le soleil sous lequel nous sommes partis. Après avoir un peu galéré pour sortir de
    Zhanjiang et failli être envoyés sur l’autoroute par des Chinois pas très sûrs de la direction à prendre, nous avons finalement pu avancer un petit peu. Enfin pas trop, parce qu’avec plus de
    35°C, la pause déjeuner à l’ombre a été anticipée volontiers. Nous avons déjà évoqué la manie des Chinois de s’agglutiner autour de nous si bien qu’une vingtaine de personnes peut très vite se
    retrouver autour des vélos. Généralement sympathique, cette habitude peut vite devenir exaspérante lorsque la fatigue s’en mêle. Autre marotte horripilante, cette tendance à klaxonner pour un oui
    pour un non. Passe encore quand il s’agit du petit bip d’une mobylette qui avertit de son passage. Mais la corne de brume des poids lourds qui vous vrille les tympans 200 fois par jour, c’est
    usant. L’étape se passa sans trop de péripéties, si ce n’est notre expérience de la gelée au thé vert, gentiment offerte par des ouvriers rencontrés lors d’une pause. Arrivés dans la petite
    bourgade de Quinping, notre ville-étape, nous avons eu la désagréable surprise de nous voir refuser l’accès d’un hôtel pour on ne sait quel motif. Qu’à cela ne tienne, on va ailleurs où nous
    avons fait une démonstration du déchargement de nos vélos sous l’œil médusé d’une quinzaine de personnes (ils se sont passés le mot&nbsp;!).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4352" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4352.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Aujourd’hui, nous avons quitté le Guangdong pour rentrer dans le Guangxi. Quelle importance nous direz-vous&nbsp;? Nous y venons, chers lecteurs&nbsp;! Mais d’abord
    sachez que le Guangdong est une des provinces les plus riches de Chine, notamment grâce à la création par Deng Xiaoping dans les années 1980 des zones économiques spéciales, statut possédé par
    plusieurs villes, qui leur confère une puissance commerciale certaine. Vous ne voyez toujours pas le rapport avec nos aventures sur roulettes&nbsp;? Outre le fait qu’on vous ait un peu cultivé,
    sachez que quitter une province riche pour une province moins riche implique un changement dans les infrastructures publiques, notamment routières. Pour simplifier, nous sommes passés d’une 4
    voies à chaussées séparées, à large bande d’arrêt d’urgence et pistes cyclables en agglomération, à une petite route de campagne défoncée. Ca, plus le fait que notre carte nous indiquait une
    étape de 70km et que nous nous retrouvons avec 100 bornes à parcourir. On songe à mettre à prix la tête du cartographe incompétent&nbsp;! Après avoir déjeuné dans un bouiboui quelconque, le
    cauchemar a commencé. Sous un soleil d’airain (plus que de plomb&nbsp;!), nous avons dû affronter 60km de la piste la plus horrible que nous ayons jamais empruntée&nbsp;: des trous et
    nids-de-poules partout, de la boue, du sable, de la poussière en permanence, des montées abruptes et des camions en continu. L’enfer, le vrai. Cela faisait bien longtemps que notre corps n’avait
    pas été tourmenté de la sorte. Et dire que notre carte indiquait une grosse route goudronnée. Allez, c’est décidé, on double la récompense pour la tête du cartographe&nbsp;! Cette expérience
    atroce a finalement pris fin à notre arrivée à Hepu, notre ville-étape, couverts de poussière des pieds à la tête. C’est fou comme on se met vite à fantasmer sur une chose aussi peu sexy qu’une
    route bitumée. Espérons que nous pourrons assouvir ce fantasme dans les prochains jours&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4472" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4472.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">L’étape de la veille ayant laissé des traces, nous étions contents de savoir que la journée de repos était au bout de l’étape du jour. On pensait avoir besoin de ce
    repos mais on n’imaginait pas à quel point. C’est hallucinant comme avec la fatigue, l’énervement peut vite monter. Hurler sur des camions c’est bête mais ça défoule&nbsp;! A propos, Prométhée a
    été condamné à se faire manger le foie indéfiniment par un aigle, pour avoir donné le feu aux hommes. Hé bien, il faudrait infliger le même sort à celui qui a donné le klaxon aux Chinois&nbsp;!
    On va finir par perdre des degrés d’ouïe à force&nbsp;! Bref, une étape difficile, très vallonnée et avec une chaleur plus que pesante. Les conditions idéales pour en baver. Nous étions donc plus
    que ravis d’arriver à Qinzhou, notre ville-étape et poser nos affaires dans un hôtel pour goûter aux joies d’un repos bien mérité&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4481" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4481.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ha comme on le savoure ce repos quand les jours précédents ont été difficiles&nbsp;! L’avantage d’être arrêtés dans des villes ne présentant aucun intérêt sur le
    plan touristique, c’est qu’on peut se prélasser tranquillement sans avoir la désagréable impression d’avoir manqué quelque chose. Pour la forme, nous nous sommes tout de même un peu baladés dans
    Qinzhou et avons eu l’immense surprise d’y croiser 2 Occidentales. On ne saura jamais par quel hasard elles ont pu se retrouver dans ce trou&nbsp;! Nous avons également pu constater le délicat
    traitement réservé aux animaux sur les marchés chinois. Celui qui est réincarné en canard dans ce pays a vraiment dû commettre de vilaines actions dans une autre vie&nbsp;! Allez hop, on appelle
    Brigitte Bardot et on profite d’une des dernières nuits passées en Chine.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4534" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4534.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">En quittant Qinzhou, nous avons retrouvé notre vieille amie la route pourrie. Et on peut dire qu’elle ne nous avait pas manqué&nbsp;! Certes, avec un peu moins de
    camions que la dernière fois mais toujours autant de poussière, de trous et de chaleur suffocante. Miam, ça fait plaisir. Si on ajoute à ça notre carte qui continue à nous donner des distances
    complètement erronées, vous comprendrez que la matinée ne fut pas facile. Juste après déjeuner, la qualité de la route s’est améliorée mais les problèmes mécaniques ont commencé à s’en mêler. PE
    a dû changer de chambres à air 2 fois de suite, un mal de dos pernicieux pointant aussi le bout de son nez (si tant est qu’un mal puisse avoir un nez). L’après midi ne se passa guère mieux que la
    matinée et c’est complètement au bout du rouleau que nous sommes arrivés à Donxing, la ville-frontière côté chinois. Une dernière nuit au pays de Mao et demain good morning Vietnam&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4516" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4516.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Pressés d’obtenir un nouveau tampon sur notre passeport, nous avons mis le turbo pour nous rendre jusqu’au poste frontière. Nous avons réussi à passer sans
    encombres (nous ferons sans doute partie de la plaquette de promotion de la douane chinoise de Donxing, vu le douanier photographe qui n’a cessé de nous mitrailler pendant les formalités), et
    avons pu nous élancer dans la moiteur vietnamienne. Après 40km d’intense sudation, nous décidons de nous arrêter pour déjeuner. Un jeune habitant du village nous conduit jusqu’à une sorte de
    cantine, où 3 Vietnamiens ivres morts nous ont mis le grappin dessus et quasi forcé à nous asseoir à leur table. Au nom de l’amitié franco-vietnamienne, nous avons accepté quelques verres de leur
    infâme liqueur, mais nous avons vite dû mettre le hola pour ne pas rouler sous la table. Sympathiques mais un peu lourds, nos voisins de table ont tout de même permis un premier contact avec la
    population locale. L’après déjeuner fut extrêmement délicat. Une température supérieure à 40°C et pas un coin d’ombre. Après une dizaine de kilomètres, nous avons décidé qu’il n’était pas
    raisonnable de continuer. Nous sommes donc montés à bord d’un bus direction Halong. Expérience d’abord sympathique, puis nettement moins lorsque le contrôleur a voulu nous faire payer un prix
    plus que disproportionné pour le trajet. Après avoir obtenu un prix décent (après de longues et ardues négociations), le filou a tenté de nous débarquer au milieu de nulle part en nous assurant
    que nous étions arrivés. Ce vil stratagème n’a heureusement pas fonctionné, l’arnaqueur a pris une bonne soufflante dans la figure et nous a laissé remonter à bord tout penaud. Enfin à Halong,
    nous avons posé nos affaires dans un hôtel et médité sur la mauvaise expérience de l’après midi. On ne va pas être potes avec les Vietnamiens si ça continue comme ça a débuté&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4759" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4759.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Halong. Une baie magique, une multitude d’îlots rocheux baignant dans une eau d’un vert turquoise unique. Quoi de mieux qu’une croisière de 3 jours pour découvrir
    ce joyau naturel&nbsp;? Nous devions passer ce court séjour en compagnie d’un couple d’amis de PE. Du moins c’est ce que David croyait. Aussi, quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il vit
    débarquer Laure (bon, vous le savez maintenant que c’est sa copine, non&nbsp;?) en compagnie d’autres amis de Paris, en vacances dans la région (Sophie, Julie, Lucie, Olivier et Bruno, pour ne
    pas les nommer). Une très belle cachoterie organisée par les 2 loustics, pour des retrouvailles riches en émotion. Au programme de ces 3 jours, kayak et baignade dans une eau à 30°C, farniente et
    détente sur le pont du bateau, visite de grottes et de magnifiques sites… Bref, la belle vie&nbsp;! C’est donc bien reboostés que nous allons pouvoir nous frotter à l’extrême chaleur
    vietnamienne, direction Hanoï.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4968" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4968.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Décidés à rouler un maximum sous une température supportable, nous avons mis le réveil à l’aube et étions à 6h du matin sur les vélos. Les Vietnamiens sont
    visiblement des lève-tôt, vu l’activité déjà importante à cette heure de la matinée. Nous avons vu juste, nous ne dégoulinons pas trop et progressons bien. Le relief est plat et tout se passe
    sans incident notable. A signaler notre traversée d’une grosse rivière à bord d’un ferry plus que rudimentaire (comment&nbsp;? on appelle ça un radeau&nbsp;? Si vous voulez). Rigolo. A 11h, nous
    ne sommes plus qu’à 30km de notre point d’étape prévu. C’est alors que nous prenons la décision suivante&nbsp;: pourquoi ne pas nous rendre directement à Hanoï pour y passer la soirée avec Laure
    et ses amis, qui ne reprennent leur avion pour la Malaisie que le lendemain&nbsp;? Une deuxième course a donc commencé. Notre allure est incroyable, notre moyenne kilométrique n’a jamais été
    aussi élevée. Comme quoi, avec une bonne motivation, on oublie très vite qu’on a mal aux jambes. L’entrée dans Hanoï fut spectaculaire tant le nombre de scooters est élevé dans cette ville. La
    circulation est si anarchique que nous nous sommes demandés comment nous allions faire pour rejoindre le centre de la ville. Heureusement, nous avons fait la connaissance d’Annette, une
    Néerlandaise vivant sur Hanoï, qui nous a gentiment escorté à vélo jusqu’à l’hôtel où nous savions que nos amis dormaient. La surprise fut totale et nous avons terminé cette grosse journée par un
    bon repas vietnamien. Ha oui, on oubliait de vous préciser la distance roulée&nbsp;: 153km. Nouveau record&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4786" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4786.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous sommes donc à présent dans la capitale vietnamienne, que nous allons explorer pendant plusieurs jours avant de nous lancer vers le Sud. Nous vous tiendrons
    bien sûr au courant de la suite de cette aventure.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Et comme vous avez été sages, voici une petite vidéo sino-vietnamienne dont vous nous donnerez des nouvelles. A bientôt&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div>
    <object height="266" width="480">
      <param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xe0e19">
      <param name="allowFullScreen" value="true">
      <param name="allowScriptAccess" value="always">
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    </object>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 13 Jul 2010 07:01:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.racontemoitonpays.org/article-velo-saute-aux-pousses-de-bambou-53839063.html</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-velo-saute-aux-pousses-de-bambou-53839063-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Félicie, Aussie]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-felicie-aussie-52569234.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Quoi&nbsp;? Déjà un nouvel article&nbsp;? Mais qu’est ce qui leur arrive aux 2 zigotos à roulettes&nbsp;? Hé oui chers lecteurs, à peine 2 semaines après notre
    dernière publication, voici le récit de la fin de notre aventure australienne&nbsp;! On vous gâte n’est ce pas&nbsp;? Allez, trêve de bavardages, on lit le texte et on regarde les photos</span>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt;"><a href="http://www.racontemoitonpays.org/album-1661246.html" target=
    "_blank">ici</a></span></span></strong><span style="font-size: 10pt;">. Zou&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 2808" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-2808.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après 2 semaines sans vélo, il était temps de succomber à l’appel de la route. Pluie depuis plusieurs jours sur Sydney, annoncée pour durer par la météo
    australienne, et pourtant les cieux avaient visiblement décidé d’être cléments avec nous, puisque c’est sous un grand ciel bleu que nous avons donné nos premiers coups de pédales. Mais à météo
    favorable, relief défavorable. Les Andes se sont rappelées à notre bon souvenir par l’intermédiaire de pentes assez raides, qui ont mis nos jambes en manque de condition physique à rude épreuve.
    Et quand les problèmes mécaniques s’en mêlent, il y a de quoi pester. Le dérailleur de David faisant des siennes, nous avons dû mettre les mains dans la graisse de chaîne de vélo, bien aidés par
    2 cyclistes australiens (l’un d’origine anglaise, l’autre indienne) avec qui nous avons pris ensuite un café et discuté un peu. L’après midi passe difficilement tant les collines australiennes
    nous donnent du fil à retordre, mais nous arrivons finalement à Gosford (l’étape prévue) avant la nuit. Et là, problème&nbsp;: impossible de trouver un camping, ni même une auberge de jeunesse.
    Nous avons donc dû nous résoudre à casser la tirelire pour nous payer l’hôtel le moins que cher que nous avons pu trouver&nbsp;: un Formule 1 (cocorico&nbsp;!). On sent que le porte-monnaie va
    avoir mal dans ce pays&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 2798" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-2798.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ayant quitté de bon matin notre refuge 5 étoiles, nous avons pu vérifier, malheureusement à nos dépends, qu’une route qui suit la côte peut ne pas rester gentiment
    au niveau de la mer. Que de montées-descentes en cette journée. Les organismes en reprise souffrent dans ces enchaînements incessants. A noter notre rencontre avec 3 cyclotouristes australiens,
    revenant également d’Amérique du Sud. Sympa&nbsp;! L’après midi passe aussi difficilement que la matinée, c’est pourquoi nous choisissons d’écourter l’étape et de terminer au camping municipal de
    la petite bourgade de Swansea. Bien nous en a pris, la pluie s’est mise à tomber à peine étions nous installés. L’Australie à vélo, ça n’est pas encore ça !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 1115" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-1115.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après une nuit de pluie torrentielle, un grand ciel bleu nous attendait au réveil. Tant mieux. Malgré ça (oui, on n’est jamais contents), la route ne passe guère
    mieux que la veille. Vallonnée et inintéressante au possible, nous saturons assez vite. C’est peut être également dû au fait que nous nous attendions à une jolie route côtière et que nous nous
    retrouvons sur une voie rapide passant par l’intérieur des terres, et traversant les zones industrielles et les banlieues résidentielles. Ca fait rêver&nbsp;! Une fois arrivés dans la ville de
    Newcastle, nous décidons d’un changement d’itinéraire et prenons un ferry pour arriver sur une route ressemblant déjà plus à l’idée que nous nous faisions de la côte australienne. Notre
    objectif&nbsp;: arriver avant 15h30 dans la ville de Nelson Bay pour prendre un autre ferry. Poussant un peu plus sur les pédales, d’abord sous le soleil puis sous la pluie, nous faisons à temps
    notre entrée dans Nelson Bay pour apprendre l’annulation de notre traversée pour cause de mauvais temps. Qu’à cela ne tienne, un type d’une agence d’excursions nous vend 2 tickets pour embarquer
    sur un autre bateau partant un peu plus tard. Bateau que nous attendons toujours, la boutique étant bizarrement fermée lorsque nous sommes repassés voir le filou. L’arnaque à l’australienne en
    somme&nbsp;! La nuit (et la pluie) tombant, nous avons dû trouver rapidement un camping où nous avons échoué trempés et très énervés.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 2883" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-2883.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La nuit n’ayant pas apaisé notre courroux, nous nous sommes pointés de bon matin au bureau de l’agence nous ayant vendu les tickets de ferry fantôme, bien décidés à
    nous faire entendre. Sur place, nous sommes tombés sur une bonne femme d’une mauvaise foi incroyable et pas aimable ni repentante pour 2 sous, qui n’a cessé de remettre la faute sur le capitaine
    du ferry. Après une bonne engueulade nous avons tout de même réussi à nous faire rembourser et à obtenir une ristourne auprès du patron du bateau. Nous aurons donc perdu une demi-journée pour
    cause d’incompétence australienne. Après une traversée d’une heure au cours de laquelle nous étions censés pouvoir observer des dauphins, mais que nous n’avons bien sûr pas vu, nous avons pu nous
    mettre à rouler sur une jolie route côtière, très peu fréquentée. L’Australie se déciderait elle enfin à nous montrer un meilleur visage&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 2891" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-2891.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après une belle alternance de paysages de forêts et d’immenses dunes, nous sommes arrivés au niveau d’un passage de rivière où un ferry (un autre&nbsp;!) permettait
    aux véhicules de traverser. En attendant celui-ci, nous avons étudié la carte et nous sommes rendus compte qu’un petit chemin nous faisait éviter une grosse partie de voie rapide. Avantage non
    négligeable mais petit hic&nbsp;: le dit chemin n’est pas indiqué comme goudronné ce qui peut poser problème avec nos lourds chargements. Les agents du ferry nous ayant conseillé d’emprunter
    cette voie, nous décidons de tenter l’aventure malgré la nuit toute proche. Et nous voilà partis pour une folle escapade tout terrain, sauf que nos chers vélos ne sont pas aussi maniables que des
    VTT de compétition. D’abord secoués, nous arrivons petit à petit à prendre nos marques et trouver les endroits adéquats pour passer. Jusqu’à ce que notre joli chemin champêtre se transforme en
    piste sablée, et notre belle balade en cauchemar. Déjà que faire du vélo dans le sable, ce n’est pas évident, mais de nuit avec 50kg de bagages, on vous laisse imaginer la galère. Des aires de
    camping se trouvant (et heureusement) le long du chemin, nous décidons de nous arrêter et d’en garder un peu pour le lendemain. Bon, au moins, on aura vu de la nature&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 2907" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-2907.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Il fallait bien terminer ce qu’on avait commencé la veille, à savoir en finir avec le chemin de randonnée traversant la forêt. Ca réveille de devoir s’extirper de
    plaques de boues ou de bancs de sable dès le matin. Après une lutte acharnée, nous en sommes finalement venus à bout et avons enfin retrouvé ce cher goudron. Et sous nos yeux ébahis, nous avons
    pu vérifier que le mythe australien n’en était pas un&nbsp;: nous avons croisé nos premiers kangourous, ou plus exactement des wallabies, espèce de taille plus modeste. On commençait à croire que
    les panneaux indiquant la présence de la faune locale n’étaient là que pour pimenter le décor. Ayant perdu beaucoup de temps et d’énergie dans la forêt, nous décidons de nous arrêter plus tôt que
    prévu, dans la petite ville de Forster, et de prendre un bus pour gagner quelques kilomètres. Seulement, après avoir été à la pêche aux infos auprès de l’office du tourisme local, il semblerait
    que le prochain bus pour Port Macquarie (notre destination) ne soit prévu que pour le lendemain. On est bons pour dormir sur Forster et passer une partie de notre jour de repos à bord du
    véhicule. Tant pis, c’est parfois tellement bon de ne pas avoir à pédaler&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 2948" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-2948.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ca fait tout drôle de se réveiller sous la tente sans pour autant à avoir à s’adonner à notre routine habituelle des départs à vélo. C’est donc en prenant notre
    temps que nous avons quitté notre lieu de camping, et après avoir déposé nos affaires à l’office du tourisme, nous sommes allés nous balader dans Forster en attendant notre bus. Autant vous dire
    qu’on est vite revenus à notre point de départ. A l’heure dite, un véhicule s’est pointé pour nous emmener à Port Macquarie, véhicule dont nous étions d’ailleurs les seuls passagers. Une fois
    arrivés dans cette jolie station balnéaire vivant nuit et jour pour le surf, nous avons occupé cette fin de journée entre petites réparations sur les vélos et micro marche le long de la marina.
    Demain, on prend les mêmes vélos, et on recommence&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 2853" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-2853.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ca ne nous avait pas manqué de nous réveiller en frissonnant tellement la température matinale est basse. Mais nous ne sommes pas les seuls cinglés à aimer être au
    grand air à 7h du mat&nbsp;: de nombreux surfeurs partent à l’assaut des vagues lorsque nous quittons Port Macquarie. Au fur et à mesure de la matinée, le soleil peine à percer et le thermomètre
    n’augmente pas beaucoup. Résultat, nous nous accordons une pause dans un café et nous ressortons les gants&nbsp;! Nous décidons de nous adapter au rythme australien et prenons notre déjeuner
    avant midi, histoire de garder un peu de temps de pédalage pour l’après midi, la nuit tombant très tôt. Après midi qui commence d’ailleurs relativement bien puisque nous renouons avec le plat
    après des kilomètres de montées-descentes. Ca fait du bien et ça se sent à notre vitesse de progression. Par la suite, nous connaissons nos premiers déboires sur la Pacific Highway (la grosse
    route sur laquelle nous sommes quasi depuis le départ de Sydney), puisque nous apprenons à nos dépends qu’il est tout à fait logique pour l’ingénierie civile australienne de supprimer la bande
    d’arrêt d’urgence dans les montées (soit là où on en a le plus besoin vu notre faible vitesse) et de l’agrandir dans les descentes. Heureusement, nous bifurquons pour rejoindre notre lieu de
    camping et terminons cette journée de vélo pour d’immenses côtes bien raides, mais au milieu de jolis paysages ruraux. Le soir, nous améliorons notre ordinaire et continuons notre intégration
    locale en achetant de la viande, le barbecue étant le sport national australien. Alors que tous les campings dans lesquels nous sommes passés jusqu’à présent étaient équipés en barbecues à gaz,
    celui-ci se fait à l’ancienne&nbsp;: au bois. Après une belle flambée, nous avons pu déguster notre viande grillée, contents de cette bonne étape.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 3045" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-3045.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La journée a commencé comme elle avait terminé la veille, à savoir par des collines extrêmement raides. Efficace pour se réveiller le matin. Passé ce petit cap
    difficile, nous avons pu nous concentrer sur le principal objectif de la journée&nbsp;: trouver le résultat de l’équipe de France de football qui jouait dans la nuit (pour nous) contre l’Uruguay
    en Coupe du Monde. Les Australiens s’étant mis à l’heure du Mondial sud africain, nous pensions pouvoir arriver à pêcher l’info sans trop de problèmes. Las, les Aussies se contrefichent
    totalement des autres matches et n’ont d’yeux que pour les Socceroos, leur équipe nationale. C’est finalement grâce à un gentil monsieur d’un office de tourisme d’une petite ville perdue, que
    nous avons pu connaître le score.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 3070" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-3070.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Malgré la distance importante prévue pour cette étape, la journée passe relativement vite. Merci à nos jambes en béton et au faible dénivelé sur cette partie du
    parcours. Poussant même un peu plus loin que prévu, nous terminons cette grosse étape de 108km dans un camping où le proprio nous a fait une réduction juste parce qu’il nous trouvait cinglés
    (crazy French guys&nbsp;!). Plus tard dans la soirée, nous faisons la connaissance de Baptiste, un Français installé depuis plus d’un an en Australie, ayant d’abord vécu grâce au fruit picking
    (la cueillette des fruits), l’un des jobs les plus répandus auprès des Français désireux de vivre ici. Celui-ci nous propose de dîner et de passer la soirée ensemble. Puis, pour nous éviter de
    devoir aller nous coucher à 20h vu le réveil très matinal du lendemain, il nous explique qu’il peut nous emmener dans son van au point d’étape suivant. Après avoir un peu réfléchi (mais pas trop
    quand même&nbsp;!), nous acceptons et passons une très bonne soirée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 3137" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-3137.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">L’étape de vélo étant cheintée pour cause, ou plutôt grâce à la générosité de Baptiste, nous avons pu nous accorder du rab de sommeil, prendre tout notre temps pour
    charger nos affaires dans le van et partir tranquillement pour Maclean, notre étape supposée. Si on peut se permettre une petite lapalissade&nbsp;: ça va drôlement plus vite avec un moteur&nbsp;!
    Une fois le trajet expédié, nous avons remercié et dit au revoir à Baptiste, et sommes partis à la recherche du camping de la «&nbsp;ville&nbsp;». Petit problème&nbsp;: d’après le centre
    d’information, le seul camping de Maclean n’acceptant que les caravanes, il faut nous rendre à 15km de là, dans un lieu où les campeurs ne sont pas persona non grata. Peu enclins à se taper 15
    bornes aujourd’hui, nous décidons de tenter tout de même l’approche «&nbsp;pauvres petits cyclistes français fatigués&nbsp;» auprès du propriétaire du camping. Et ça a très bien fonctionné, il
    nous a trouvé une petite place entre 2 caravanes. Déjà que Maclean en temps normal, ça n’est pas bien vivant, le dimanche il faut vraiment chercher pour trouver de quoi s’occuper. Nous avons tué
    le temps en nous rendant dans le seul lieu de vie ouvert&nbsp;: le bar, bien sûr&nbsp;! Les pochetrons australiens n’ont rien à envier à leurs homologues français. En bref, une journée pas très
    remplie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 3112" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-3112.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Bien décidés à boucler au plus vite la partie australienne de notre tour du monde à vélo, nous avons quitté rapidement Maclean en pédalant avec ardeur. Ca tombe
    bien, la route suit une rivière, c’est donc tout plat. Mais c’est tellement plus drôle si la pluie se met à tomber&nbsp;! Pas agréable, mais ça ne nous empêche pas de progresser vite sur cette
    maudite Pacific Highway à la bande d’arrêt d’urgence microscopique et au trafic important. A noter l’excellente initiative de la sécurité routière australienne qui encourage les conducteurs
    fatigués à s’arrêter en proposant du café gratuit sur les aires de repos. On n’est pas en voiture mais on est fatigués, donc on en a profité&nbsp;! Le fait que ce lundi soit férié (anniversaire
    de la reine, d’ailleurs happy birthday Liz&nbsp;!) a pour conséquence un flot de véhicules presque ininterrompu, beaucoup étant prolongés d’une remorque ou d’une caravane, ce qui n’améliore pas
    notre sécurité. &nbsp;Nous respirons donc quand, enfin, nous pouvons bifurquer et dire adieu à la Pacific Highway pour emprunter une petite route nettement plus jolie et nettement moins
    fréquentée. Après avoir essuyé une nouvelle tempête de pluie, nous avons vu se profiler la côte. Aïe, c’est extrêmement vallonné et nous avons déjà plus de 100km dans les jambes.&nbsp;Tant pis,
    on s’arrête à Lennox Head et on se garde les 20 bornes jusqu’à Byron Bay sous le coude pour le lendemain.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 3213" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-3213.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Les forces anti-tour du monde à vélo semblent s’être une nouvelle fois accordées pour nous pourrir l’existence, puisque la conjugaison d’une météo défavorable et
    d’un pneu mystérieusement dégonflé pendant la nuit, nous fit partir très en retard par rapport à ce que nous avions prévu. Quelques kilomètres plus loin, le pneu récalcitrant fait encore des
    siennes, nous obligeant une nouvelle fois à tout décharger, régler le problème, recharger et repartir. Les 20km passent ensuite sans trop de problèmes et nous pouvons poser nos affaires dans un
    camping hors de prix de Byron Bay en fin de matinée. Après déjeuner, nous partons à la découverte du principal attrait touristique de la ville&nbsp;: le cap Byron, point le plus à l’Est
    d’Australie. Et le spectacle vaut le détour. Une petite balade nous a permis d’apprécier ces superbes paysages, de descendre sur une petite plage pour assister au coucher du soleil et
    d’apercevoir des dauphins. Fascinant&nbsp;! Nous sommes ensuite rentrés régler les derniers détails de notre trajet du lendemain, puisqu’un bus pour Brisbane est au programme. Nous avions en
    effet décidé depuis un petit moment que Byron Bay serait notre dernière étape à vélo en Australie, la faute à des délais impartis trop courts au vu de la grande distance séparant Sydney et
    Brisbane.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 3193" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-3193.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La compagnie de bus nous ayant prévenu qu’elle n’accepterait nos vélos qu’à la condition qu’ils soient correctement emballés, nous avons dû nous résoudre à
    effectuer une tâche peu ragoutante de bon matin&nbsp;: faire les poubelles d’un supermarché pour récupérer un nombre assez important de cartons, pour empaqueter nos chères machines. Le système D,
    quoi&nbsp;! Il n’empêche que ça a très bien fonctionné et que nous avons pu charger nos bécanes dans la soute du bus qui nous a emmené sans encombres jusqu’à Brisbane. Une fois arrivés dans cette
    ville à l’aspect plus que moderne, nous avons un peu galéré pour trouver de quoi nous loger. La faute au match évènement de rugby à 13, le State of Origin, opposant l’équipe du Queensland (la
    région de Brisbane) à celle de Nouvelle Galles du Sud (la région de Sydney), et se déroulant ce soir là&nbsp; au stade de la ville. Une fois installés, nous sommes partis vaquer à nos
    obligations, la principale étant de nous occuper des réparations vélocipédiques. Nous sommes donc passés récupérer les pièces que nous avions commandées sur internet, et fait livrer chez une amie
    de nos hôtes sur Sydney, avant de trouver un magasin de vélo et de prendre rendez vous pour une séance de check up. Pour terminer la journée, quoi de mieux qu’un petit match de rugby, dans un bar
    à 2 pas du stade où la rencontre se déroulait&nbsp;? Chaude ambiance et très belle victoire du Queensland.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 3273" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-3273.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Brisbane, ville d’aspect très moderne avec ses buildings flambants neufs et ses ponts futuristes, laisse la part belle à la circulation à vélo, au vu du nombre
    extrêmement important de pistes cyclables. L’une de nos priorités en arrivant ici était de procéder aux réparations de nos chers vélos. On savait qu’il y aurait pas mal de choses à régler, mais
    on ne pensait pas autant. Quand nous avons vu la facture, nous nous sommes presque demandés si à ce tarif, on n’aurait pas mieux fait d’acheter des modèles neufs&nbsp;! L’Australie nous aura
    coûté un bras, vivement les prix asiatiques&nbsp;! Le reste du temps fut occupé entre promenades en ville, repos, différentes bricoles…bref, rien de très passionnant.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 3338" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-3338.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Vous l’aurez peut être senti à la lecture de ce récit, mais nous sommes plutôt déçus de l’Australie à vélo. Nous avons conscience que cela peut paraitre un peu
    blasé de dire cela, mais, déjà, c’est notre article, on dit tout qu’est ce qu’on veut dedans, non mais&nbsp;! Plus sérieusement, le manque de rencontres avec les locaux, le faible intérêt de la
    route, le coût de la vie, et surtout le peu de différences par rapport à chez nous, sont les principaux facteurs de cette déception. Nous allons à présent nous envoler pour Hong Kong, pour
    commencer notre aventure asiatique. Le dépaysement devrait normalement être assuré, nous en avons bien besoin&nbsp;! Et pour se rattraper de la dernière fois, où vous en aviez été privés, voici
    une petite vidéo du pays d’Oz. A bientôt&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div>
    <object height="266" width="480">
      <param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdq2wi">
      <param name="allowFullScreen" value="true">
      <param name="allowScriptAccess" value="always">
      <embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="266" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdq2wi" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true">
    </object>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 19 Jun 2010 00:42:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.racontemoitonpays.org/article-felicie-aussie-52569234.html</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-felicie-aussie-52569234-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La possibilité d’une île]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-la-possibilite-d-une-ile-51641573.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Chers lecteurs, vous qui étiez restés sans voix en prenant
    connaissance de l’exploit incommensurable que constituait la traversée de la Cordillère des Andes à vélo, vous brûlez sans doute d’impatience de savoir quelles grandioses aventures nous avons pu
    vivre suite à ces bons moments passés en Amérique du Sud. Comme on avait été plutôt long à la détente sur le délai de publication du précédent article et comme on est des mecs trop sympas trop
    cool, on a décidé de ne pas ménager le suspense plus longtemps quant à nos activité pascuano-tahitiano-australiennes. Et pour s’en mettre plein les mirettes en nous maudissant, c’est <a href=
    "http://www.racontemoitonpays.org/album-1650411.html" target="_blank"><strong><span style="text-decoration: underline;">ici</span></strong></a> que ça se passe&nbsp;!</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><img src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Ile-de-Paques---Sydney/Ile-de-Paques---Sydney-1416.JPG" class="CtreTexte" alt="Ile-de-Paques---Sydney 1416" width="300" height=
    "200"><br></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">L’île de Pâques. Bout de terre microscopique perdu au milieu de
    l’Océan Pacifique, à près de 4000km des côtes chiliennes. Peu de si petits bouts de terrain peuvent se targuer de susciter autant de mystère et de fascination, sans doute dus à la présence de
    statues en pierre,&nbsp;les fameux Moais.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><img src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Ile-de-Paques---Sydney/Ile-de-Paques---Sydney-1363.JPG" class="CtreTexte" alt="Ile-de-Paques---Sydney 1363" width="300" height=
    "200"><br></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Mais n’allons pas plus vite que la musique et revenons où nous vous
    avions quitté, en l’occurrence à Santiago. Partis sous des trombes d’eau, nous avons failli ne pas pouvoir nous rendre à l’aéroport, la faute à un chauffeur de taxi des plus désagréables, ne
    voulant pas mouiller ses sièges avec nos affreux vélos. Après avoir bien insisté et avec la précieuse aide de Marianne, notre hôte, nous avons heureusement pu rejoindre l’aéroport. Une fois sur
    place, très bonne surprise&nbsp;: nos lourds chargements passent comme une lettre à l’avion postal, et ce, sans aucun supplément poids à payer.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><img src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Ile-de-Paques---Sydney/Ile-de-Paques---Sydney-1308.JPG" class="CtreTexte" alt="Ile-de-Paques---Sydney 1308" width="300" height=
    "200"><br></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Après un vol sans histoire, nous atterrissons finalement dans le tout
    petit aéroport d’Hanga Roa, capitale et seule ville de Rapa Nui, le nom original de l’île de Pâques. Bien qu’officiellement encore au Chili, difficile de nous croire en Amérique du Sud&nbsp;:
    grand soleil, chaleur moite, végétation tropicale, musique polynésienne, bienvenue dans les îles&nbsp;! Après nous être installés dans un petit hôtel pas trop cher (enfin, tout est relatif, les
    prix sont extrêmement élevés sur place&nbsp;!), nous sommes partis à la découverte de Rapa Nui. Notre moyen de transport&nbsp;? Le vélo, histoire d’être originaux. Déchargés des bagages, c’est
    fou comme on avance plus vite&nbsp;!</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><img src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Ile-de-Paques---Sydney/Ile-de-Paques---Sydney-1402.JPG" class="CtreTexte" alt="Ile-de-Paques---Sydney 1402" width="199" height=
    "300"><br></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">3 jours d’exploration, 3 jours de nature variée (incroyable quand on
    connait les faibles dimensions de l’île), 3 jours à nous en mettre plein les yeux et à halluciner devant l’ingéniosité des pascuans pour façonner et transporter sur des kilomètres ces énormes
    statues de pierre, sans aucun des moyens d’ingénierie connus. La détente n’est pas passée à l’as, puisque l’île de Pâques compte quelques lieux de baignade, dont une plage que l’on pourrait
    qualifier de paradisiaque.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><img src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Ile-de-Paques---Sydney/Ile-de-Paques---Sydney-1359.JPG" class="CtreTexte" alt="Ile-de-Paques---Sydney 1359" width="300" height=
    "200"><br></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Vraiment ravis de ces 3 jours, nous quittons cette île pour une
    autre&nbsp;: Tahiti. A nous sable blanc et eaux translucides&nbsp;! Qu’il est dur ce tour du monde&nbsp;!</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><img src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Ile-de-Paques---Sydney/Ile-de-Paques---Sydney-1420.JPG" class="CtreTexte" alt="Ile-de-Paques---Sydney 1420" width="199" height=
    "300"><br></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Tahiti. Ce simple nom fait fantasmer pas mal d’entre nous,
    particulièrement en période de grand froid. Avec pas mal de retard, nous avons atterri à Papeete, capitale de l’île, où nous avons été réceptionnés par Solène et Manu dans la famille de qui nous
    devions être hébergés pour ce court séjour en terre tahitienne (il ne s’agit que d’une escale de 2 jours). Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on a été très bien reçus. Au programme,
    visite de la ville, baignade dans une eau jugée trop froide par les locaux (tout de même au dessus de 25°C), bonne bouffe et découverte de la culture polynésienne. Nous nous sommes même offerts
    une excursion d’une journée sur l’île voisine de Tahiti, Moorea, pour s’adonner aux joies du snorkeling (plongée avec masque et tuba) et s’extasier devant ces fonds si poissonneux. Ou comment se
    baigner dans un aquarium à ciel ouvert.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><img src=
    "http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Ile-de-Paques---Sydney/DSC00505.JPG" class="CtreTexte" alt="Ile-de-Paques---Sydney 1924" width="300" height="225"><br></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Mais nos contraintes de vol ont fait que nous n’avons pu passer que
    très peu de temps sur cette île paradisiaque. Ce bref aperçu nous donne envie de revenir&nbsp;! Allez hop, une petite escale en Nouvelle Zélande (cette fois sans sortir de l’aéroport) avant de
    nous lancer à la découverte du pays des kangourous&nbsp;!</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><img src=
    "http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/Ile-de-Paques---Sydney/DSC01400.JPG" class="CtreTexte" alt="Ile-de-Paques---Sydney 2015" width="200" height="300"><br></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">L’Australie. Qui n’a jamais rêvé à ce pays-continent, imaginé les
    surfeurs sur la plage et les kangourous en train de sauter le long des routes pendant que les koalas mâchent tranquillement des feuilles d’eucalyptus en haut des arbres&nbsp;? On tombe très vite
    dans le cliché quand on pense à l’Australie. Le moment est donc venu de vérifier si ces clichés sont réels.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><img src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Ile-de-Paques---Sydney/Ile-de-Paques---Sydney-2006.JPG" class="CtreTexte" alt="Ile-de-Paques---Sydney 2006" width="199" height=
    "300"><br></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Après un vol sans histoires entre Tahiti et Auckland en Nouvelle
    Zélande, nous n’avons guère eu le temps de nous attarder en terre kiwi puisque nous avons immédiatement embarqué direction Sydney, notre première étape australienne. Cette destination avait une
    saveur particulière pour David puisqu’elle signifiait les retrouvailles avec Laure (sa copine, pour ceux qui ne lisent pas les magazines people) après plus de 5 mois de séparation. Une fois
    arrivés sur place, et après avoir récupéré tout le petit matériel, David et Laure sont partis direction le centre-ville, tandis que PE fut ramenés en voiture à Pymble, banlieue résidentielle de
    Sydney, par les Tomoe, des amis australiens qui lui ont offert l’hospitalité pour ces premiers jours en pays aussie.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><img src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Ile-de-Paques---Sydney/Ile-de-Paques---Sydney-2576.JPG" class="CtreTexte" alt="Ile-de-Paques---Sydney 2576" width="300" height=
    "200"><br></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Notre découverte de Sydney a été un peu perturbée par les obligations
    administratives inhérentes à notre voyage, notamment l’obtention des visas pour la suite de notre programme en Asie. Nous avons quand même pris le temps d’admirer les curiosités touristiques
    qu’offre la plus grande ville australienne (on n’a pas dit que c’était la capitale, on sait bien que c’est Canberra&nbsp;!), à commencer par le fameux opéra de Sydney, bâtiment aux formes
    improbables censées représenter des quartiers d’orange et des escargots. On se demande encore quelles substances l’architecte avait absorbé avant d’en faire les plans, mais force est de constater
    que l’ensemble a fière allure.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><img src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Ile-de-Paques---Sydney/Ile-de-Paques---Sydney-1934.JPG" class="CtreTexte" alt="Ile-de-Paques---Sydney 1934" width="300" height=
    "200"><br></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">On nous avait dit le plus grand bien des Blue Mountains, chaîne de
    montagnes située à à peine 2 heures de train de Sydney. Nous avons donc tenté l’excursion sur une journée. Mal nous en a pris. La pluie, le froid et l’épais brouillard ont rendu impossible toute
    randonnée. Pour la forme, nous avons tout de même marché un peu, histoire de ne pas être venus pour rien. Mais la météo allant en empirant, nous sommes rentrés sur Sydney, un peu déçus de cette
    expérience fort peu concluante.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><img src=
    "http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/Ile-de-Paques---Sydney/DSC01434.JPG" class="CtreTexte" alt="Ile-de-Paques---Sydney 2054" width="200" height="300"><br></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">C’est donc avec un grand besoin de soleil que nous nous sommes rendus
    à l’aéroport de Sydney pour prendre un avion pour Cairns,&nbsp;dans le Nord du pays. Avion que nous avons d’ailleurs failli ne jamais prendre, puisque la compagnie qui nous avait auparavant
    assuré que nous pouvions voyager en vol interne avec nos seules cartes d’identité (nos passeports étant en possession des autorités chinoises, il faut suivre un peu&nbsp;!), nous a d’abord refusé
    l’accès à l’avion pour non présentation de document d’identité valable. Après discussion, nous avons pu finalement embarquer sur un autre vol et troquer le 15°C tout mouillé de Sydney contre le
    28°C ensoleillé de Cairns.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><img src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Ile-de-Paques---Sydney/Ile-de-Paques---Sydney-2041.JPG" class="CtreTexte" alt="Ile-de-Paques---Sydney 2041" width="300" height=
    "200"><br></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Cette ville balnéaire ne présente pas grand intérêt, hormis les
    excursions pour aller observer la grande barrière de corail. Nous nous sommes donc offerts une journée de snorkeling (plongée avec masque et tuba) et on ne l’a pas regretté, loin s’en faut.
    Quelle claque visuelle, un monde sous-marin multicolore et féérique s’est présenté à nous. Des poissons aux couleurs toutes plus chatoyantes les unes que les autres, une véritable forêt de
    corail… PE a même eu la chance d’apercevoir des requins. Avec tout ça, on n’avait pas trop envie de remonter sur le bateau pour revenir à terre&nbsp;!</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><img src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Ile-de-Paques---Sydney/DSC01444.JPG" class="CtreTexte" alt="Ile-de-Paques---Sydney 2055" width="300" height="200"><br></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Nous avons ensuite décidé de louer une voiture pour explorer la
    région. Nous sommes d’abord restés sur la côte et avons expérimenté la baignade protégée dans des filets anti-méduses, avant de nous enfoncer à l’intérieur des terres pour découvrir de
    magnifiques paysages de forêt, de superbes cascades et des lacs d’une eau des plus pures. Ca donne envie non&nbsp;?</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><img src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Ile-de-Paques---Sydney/Ile-de-Paques---Sydney-2465.JPG" class="CtreTexte" alt="Ile-de-Paques---Sydney 2465" width="199" height=
    "300"><br></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Après une très bonne semaine de visite, nous sommes revenus sur Cairns
    pour reprendre un avion direction Sydney, tandis que Laure prenait un autre vol pour rentrer en Malaisie. Les au revoir furent évidemment difficiles pour David, et c’est le cœur gros que nous
    avons franchi les portes de l’aéroport de Sydney pour la 2<sup>ème</sup> fois.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><img src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Ile-de-Paques---Sydney/Ile-de-Paques---Sydney-2390.JPG" class="CtreTexte" alt="Ile-de-Paques---Sydney 2390" width="199" height=
    "300"><br></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Dès notre retour, nous avons filé récupérer nos passeports, désormais
    ornés d’un superbe visa de la République Populaire de Chine, et les avons directement confiés aux bons soins des autorités vietnamiennes. Pas gâtés par la météo, nous avons complété notre
    découverte de la ville, avec notamment une visite dans le magnifique zoo de Sydney, situé dans un superbe cadre avec vue directe sur le port et l’opéra.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><img src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Ile-de-Paques---Sydney/Ile-de-Paques---Sydney-2641.JPG" class="CtreTexte" alt="Ile-de-Paques---Sydney 2641" width="199" height=
    "300"><br></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Nous avons conclu notre visite de Sydney sous des trombes d’eau,
    d’abord par l’obtention de notre visa pour le Vietnam, puis par une présentation à l’école française devant 3 classes de CE1. Dans une ambiance très sympathique, nous avons pu connaître les joies
    de l’utilisation d’un TBI. TBI&nbsp;? Quezako&nbsp;? Tout simplement, l’acronyme de Tableau Blanc Interactif. Au lieu de se salir les mains en écrivant à la craie sur un tableau noir, ces chères
    têtes blondes australiennes utilisent tous les jours un écran à surface tactile. On n’arrête pas le progrès&nbsp;!</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><img src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Ile-de-Paques---Sydney/Ile-de-Paques---Sydney-2620.JPG" class="CtreTexte" alt="Ile-de-Paques---Sydney 2620" width="300" height=
    "200"><br></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Après 2 semaines d’arrêt, il fallait bien que ça recommence un jour.
    Nous reprenons donc la route, direction Brisbane et le Nord de l’Australie. Vous ne manquerez bien sûr pas d’être informés du déroulement de nos aventures au pays des kangourous. A
    bientôt&nbsp;!</span></span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 04 Jun 2010 10:26:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.racontemoitonpays.org/article-la-possibilite-d-une-ile-51641573.html</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-la-possibilite-d-une-ile-51641573-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Lost in la pampa]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-lost-in-la-pampa-50365389.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt;">Chers lecteurs, voici ce que vous attendez depuis un long moment, le récit de la conclusion de nos belles aventures sud américaines. Vous apprendrez pourquoi dans
    les lignes qui suivent, mais certaines photos que vous pourrez consulter</span> <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style=
    "font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></strong><a href="http://www.racontemoitonpays.org/album-1635831.html" target="_blank"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style=
    "font-size: 10pt;">ici</span></span></strong></a> <span style="font-size: 10pt;">sont moins belles que d’habitude. Nous nous en excusons, mais vous allez vite comprendre qu’on aurait préféré
    qu’il en soit autrement. Pour les désormais traditionnelles interventions radio sur France Inter, c’est <span style="text-decoration: underline;"><strong><a href=
    "http://www.racontemoitonpays.org/pages/Podcasts-2234625.html" target="_blank">ici</a></strong></span>. Allez, bonne lecture.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Buenos-Aires---Santiago 0949" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/Buenos-Aires---Santiago-0949.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Montevideo, touche finale de notre séjour en Uruguay, qui restera gravée dans nos mémoires pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur d’abord. L’appartement
    était vraiment bien situé, avec une vue imprenable sur le Rio de la Plata. Quel plaisir de prendre son petit déjeuner en regardant la mer (bon, on sait, c’est un fleuve, mais on ne voit pas la
    différence&nbsp;!). Nous avons sillonné cette jolie capitale et avons goûté au folklore uruguayen en assistant à une fête gaucho (les cow boys sud américains) marquant la fin de la semaine
    sainte, avec concours de rodéo et ambiance western. Très pittoresque. L’arrivée du tour de l’Uruguay cycliste le fut tout autant. La gastronomie locale s’est également offerte à nous, puisque
    Carlos, un ami du parrain de PE, nous a gentiment invité dans un restaurant où nous avons pu vérifier que le bœuf uruguayen n’avait pas à rougir (surtout si on le mange saignant, ha ha ha&nbsp;!)
    devant son compère argentin. Notre projet n’est pas tombé aux oubliettes puisque nous avons rendu une petite visite au lycée français de Montevideo pour une présentation devant 2 classes (CE2 et
    CM1) avec échanges vraiment enrichissants à la clé. On nous avait aussi prévenu que les plus belles plages du pays se trouvaient à Punta del Este, station balnéaire très cotée, située à une
    centaine de kilomètres de Montevideo. Une excursion d’une journée s’imposait, et effectivement, du sable aussi fin, on n’en voit pas souvent.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/DSC00021.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="225" alt="AD"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Enfin bref, un très bon séjour mais avec une fausse note (vous avez oubliez qu’on a parlé du meilleur ET du pire&nbsp;?). Un soir de ballade, alors que nous
    sortions d’une rencontre géniale avec un barbier-artiste peintre avec qui nous avions discuté pendant des heures, 2 individus ont décidé de nous gâcher le séjour à l’aide d’un braquage à main
    armée en bonne et due forme. Le butin&nbsp;? Un sac à dos contenant notamment le bel appareil photo de PE (vous comprenez maintenant le pourquoi du comment de la baisse de qualité picturale sur
    cet article). On aurait préféré éviter la visite du commissariat de Montevideo. Bon, ça aurait pu être plus grave, nos passeports et CB sont toujours en notre possession. Mais sans appareil,
    point de souvenirs. Allez hop, on réinvestit. D’ailleurs, à titre purement informatif, la page de dons est toujours active et disponible en cliquant</span> <a href=
    "https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&amp;amp;hosted_button_id=6704128" target="_blank"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "text-decoration: underline;">ici</span></span></strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;">&nbsp;</span></span></a><span style="font-size: 10pt;">!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Malgré cela, nous sommes ravis de notre séjour en Uruguay et nous tenons à remercier Raoul, le parrain de PE, qui a grandement contribué par son aide à cette
    réussite. Plus qu’un petit tour en bateau pour traverser le Rio de la Plata et à nous Buenos Aires&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/DSC00007.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="225" alt="AA"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">En face de Montevideo, de l’autre côté du Rio de la Plata,&nbsp; se dresse la capitale argentine&nbsp;: Buenos Aires. Après 3h de bateau, nous avons débarqué dans
    cette immense ville, encore un peu chamboulés par l’agression uruguayenne, mais impatients de découvrir cette cité tant vantée pour ses charmes et son atmosphère unique. Nous nous sommes
    installés dans l’atelier d’artiste d’une amie d’Alejandra, elle-même amie d’une cousine de David (utiles les contacts&nbsp;!), dans le quartier populaire de la Boca. Dangereux selon certains,
    authentique pour d’autres, nous avons tout de même joué la prudence (se faire braquer rend sans doute légèrement parano ) et évité de rentrer la nuit à pied ou de nous balader dans certaines
    rues. Pendant ces quelques jours, nous avons arpenté Buenos Aires du matin au soir. D’abord peu sensibles à ces immenses avenues et ces bâtiments modernes, le charme a commencé à opérer au fur et
    à mesure de la découverte de nouveaux quartiers. Ah les petites places et les cafés à l’ambiance parisienne de San Telmo, les grands espaces verts de Palermo, la belle architecture de Recoleta…
    Buenos Aires est une ville aux aspects aussi multiples que variés. Les inégalités sociales et économiques sont également très visibles lorsqu’une favela côtoie de larges avenues qui n’auraient
    pas juré dans le VIIe arrondissement de Paris. Marcher, lever la tête, s’imprégner de l’atmosphère, se laisser envouter par une ambiance ou un air de tango, observer les Portenos (on ne dit pas
    les Buenos Airiens&nbsp;!) évoluer… Tel fut notre programme dans cette capitale. Nous avons même pris le temps de nous cultiver en visitant le musée des Beaux Arts rempli de très belles toiles
    impressionnistes, sans oublier cet incontournable de la vie argentine&nbsp;: assister à un match de foot. Le stade de Boca Juniors nous a impressionné&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/DSC00003.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="225" alt="A"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Pas question d’oublier notre projet&nbsp;: nous avons pris le temps de visiter l’école française, où Marie-Claire et sa classe nous ont réservé un accueil sublime.
    C’est donc avec le sentiment d’avoir bien profité de Buenos Aires que nous pouvons nous lancer dans la pampa.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/DSC00023.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="225" alt="AE"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Sortir d’une ville à vélo est toujours difficile. Sortir d’une grande ville l’est encore plus. Sortir d’une immense ville comme Buenos Aires sous une pluie battante
    vous imaginez ce que ça donne. Ca faisait longtemps qu’on n’avait pas reçu pareille rincée. 5 jours qu’il fait grand soleil et évidemment dès qu’on reprend le vélo, ça tombe (notre bonne vieille
    théorie fonctionne encore). Après avoir traversé une partie de la ville pour rendre les clefs de l’atelier, nous nous sommes lancés sur la plus longue avenue qu’il nous ait été donné de voir. Des
    dizaines de kilomètres, plus de 20&nbsp;000 numéros… Bref, il est tout à fait possible d’habiter dans la même rue sans vraiment être voisins&nbsp;! Nous qui nous attendions à bouffer de la pampa,
    c’est raté pour cette fois. La banlieue de Buenos Aires s’étend indéfiniment, les villes s’enchaînant sans discontinuer. Pas très pratique vu le nombre de feux rouges, pour avancer. La pluie ne
    nous lâchant pas, nous expérimentons le vélo en piscine, les routes s’inondant très facilement. Trempés comme des soupes, nous avons du faire pitié à une habitante de la petite ville de General
    Rodriguez, qui a carrément arrêté une voiture de flics pour qu’ils nous trouvent un lieu d’hébergement pour la nuit. Nous avons eu la chance d’être encore une fois confrontés à la générosité
    argentine. Non seulement les policiers ont pris leur mission très à cœur en nous trouvant un hébergement mais ils ont même fait du zèle en nous escortant dans toute la ville, gyrophares
    allumés&nbsp;! Vélo Important People&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/DSC00099.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="225" alt="AI"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le lieu d’accueil&nbsp;? Un gymnase municipal. Le patron du club de sport et son fils, champion de judo (potentiellement sélectionnable pour les JO&nbsp;!) nous ont
    choyé en nous offrant à dîner, en nous baladant en ville et nous faisant quelques petits cadeaux que nous garderons précieusement. Qu’est ce qu’on l’aime ce voyage les jours de rencontres comme
    celles-ci&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/DSC00100.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="225" alt="AJ"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">David espérait un peu de soleil pour le jour de son anniversaire. Raté, la pluie, tombée toute la nuit, n’a pas cessé à notre réveil. Après nous être difficilement
    extirpés de notre sommeil et des tatamis sur lesquels nous nous étions endormis, nous avons préparé nos affaires en attenant qu’Alexis, le judoka, passe nous chercher pour prendre le petit
    déjeuner. Si quelqu’un désespère de la nature humaine, un tour à General Rodriguez lui remontera le moral. Les cadeaux ont continué à pleuvoir, David a eu droit à une superbe chorale
    d’anniversaire avec la gracieuse participation de tous les employés de notre lieu de petit déjeuner, et nous sommes repartis avec un énorme paquet contenant des viennoiseries offertes par le
    patron. La venue de 2 Français à vélo dans cette petite ville faisant visiblement sensation, Sergio,&nbsp;le directeur du centre, nous a emmené faire un tour dans le studio (si on peut appeler ça
    ainsi) de la radio locale pour une petite interview. Avec tout ça, nous n’avons pu décoller de General Rodriguez qu’en fin de matinée. Il a donc fallut forcer un peu l’allure pour arriver avant
    la nuit à notre étape prévue&nbsp;: San Antonio de Areco. La pluie et la mauvaise qualité de la route n’ont pas rendu le trajet très agréable. Les organismes en reprise souffrent mais nous
    constatons que le plat de la pampa n’est pas une légende. Finalement, nous sommes arrivés en fin de journée dans cette charmante petite ville de San Antonio de Areco, pour nous poser pendant 2
    jours, célébrer les 24 ans de David et reprendre des forces pour la grande ligne droite qui nous attend. Un anniversaire très orignal en somme&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/DSC00112.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="225" alt="AM"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Au programme de cette pause à San Antonio, repos bien sûr, mais surtout équitation. Le rêve de David étant de galoper dans la pampa, le cadeau d’anniversaire idéal
    était tout trouvé pour PE. Nous nous sommes donc rendus dans une estancia et sommes partis pour 2 heures de balade, en compagnie d’un guide et d’une jeune Française sympa en stage pour 6 mois
    dans cette estancia. Bilan équestre&nbsp;: 1 arcade sourcilière ouverte pour David suite à un coup de boule de son cheval, 1 chute pour PE heureusement sans gravité, mais des souvenirs
    mémorables, des folles chevauchées au milieu de paysages superbes, bref, un grand sourire aux lèvres en quittant le lieu. Cette fois, on peut vraiment se lancer dans la pampa et entamer la
    dernière ligne droite avant les Andes&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/DSC00128.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="225" alt=
    "Buenos-Aires---Santiago 000019"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après un petit déjeuner pantagruélique, nous avons quitté notre cocon douillet de San Antonio de Areco pour nous lancer dans la pampa. Un choix s’offrait à nous
    quant à l’itinéraire puisque 2 routes traversent l’Argentine d’Est en Ouest&nbsp;: la RN7 et la RN8. Après avoir recueilli des informations classées secret défense par les services de
    renseignements argentins, &nbsp;nous avons opté pour la RN7, ce qui nous a obligé à rebrousser chemin mais devrait nous permettre d’éviter des portions d’autoroute. Grand soleil, paysages plus
    variés que prévu, route toute plate. Evidemment, il y a un hic&nbsp;: le vent s’est levé et comme toujours, c’est de face qu’on se le prend. Difficile, la progression dans ces conditions. Après
    le déjeuner, la RN7 a montré son vrai visage&nbsp;: une route assez étroite, sans bande d’arrêt d’urgence et avec un trafic de camions plus qu’important. Ou comment se faire quelques grosses
    frayeurs lorsqu’un poids lourd nous rase la jambe gauche. D’ailleurs, certains conducteurs sont carrément dangereux, nous obligeant à nous mettre sur le bas côté, sous peine d’être transformé en
    crêpe argentine&nbsp;! Bref, une journée assez éprouvante. Nous espérons pouvoir trouver un itinéraire de substitution car les 1000km jusqu’à Mendoza risquent d’être folklos. Tout n’est pas à
    oublier dans cette journée puisque nous avons planté la tente dans le joli jardin d’un vieux couple d’Argentins sympas comme tout, qui nous ont offert le thé. Et l’Argentine qui remonte dans le
    classement du meilleur accueil&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/DSC00140.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="225" alt=
    "Buenos-Aires---Santiago 000020"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Que c’est triste la pampa sous un ciel gris&nbsp;! C’est fou comme le moral (et donc les jambes) peut fluctuer en fonction de la météo. C’est dans ces moments que
    l’on peut se laisser aller dans des pensées négatives et rester indifférent à l’environnement qui nous entoure. Problématique quand l’attention doit être permanente vu les fréquents passages de
    camions. A ce propos, on distingue vraiment les chauffeurs sympas qui s’écartent bien et évitent de lancer des grands coups de klaxon stridents et stressants, et les gros c… qui semblent prendre
    un malin plaisir à nous obliger à sortir de la route, même quand la voie d’en face est totalement dégagée. Cette matinée nous a conforté dans notre opinion&nbsp;: les Argentins sont des malades
    au volant. La règle du «&nbsp;celui qui est devant moi double, peu importe si j’ai de la visibilité, je peux le faire aussi&nbsp;» semble prédominer. On nous avait prévenu que les statistiques de
    mortalité routière étaient élevées, on comprend vraiment pourquoi. &nbsp;Quoi qu’il en soit, nous avons bien roulé et avons rejoint ce fameux itinéraire de substitution, plus long mais moins
    chargé en trafic. Quitte à se faire quelques bornes en plus, autant le faire en sécurité non&nbsp;? Et pour finir la journée, quoi de mieux qu’une belle rencontre, en l’occurrence, celle de
    Javier, à qui nous avons fait une peur bleue en pénétrant dans son jardin. Pas rancunier, il nous a non seulement permis d’installer notre campement, mais il a absolument insisté pour que nous
    fassions comme chez nous dans sa maison. Après une bonne discussion sur la situation économique en Argentine, nous sommes partis retrouve Morphée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/DSC00185.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="225" alt=
    "Buenos-Aires---Santiago 000030"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Javier, qui pendant notre sommeil avait été cherché son fils Patricio, s’est levé tôt pour nous dire au revoir. Le petit Patricio et un de ses amis, nous ont
    escorté jusqu’à la barrière, tout excités de voir ces 2 franceses con bicicletas. Heureusement que ces rencontres viennent rompre la monotonie de ce voyage à travers la pampa. Parce que monotone,
    c’est vraiment le terme&nbsp;! Et on peut finir par s’embêter sur un vélo. Le point positif, c’est que nous roulons à présent sur la route 188, beaucoup plus tranquille que cette maudite RN7
    encamionnée&nbsp;! Au moment de l’achat de nos victuailles pour le déjeuner, nous avons fait la connaissance de 3 générations, une grand-mère, sa fille et le petit fils. La fille nous a proposé
    de nous montrer un joli coin pour le déjeuner, à savoir le parc municipal et nous l’avons donc suivi pour constater qu’elle avait dit vrai. L’après midi se déroula sans péripéties particulières,
    et après une nouvelle étape de 100km, nous avons planté la tente dans le parc municipal de General Pinto. On ne peut pas rencontrer des gens tous les jours&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/DSC00187.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="225" alt=
    "Buenos-Aires---Santiago 000031"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">En mettant le nez en dehors de la tente ce matin, nous avons vu que quelque chose clochait. Ou plutôt nous ne l’avons pas vu puisqu’un épais brouillard enveloppait
    tout le paysage. Cette purée de pois nous a obligé à patienter dans une station service, puisqu’il était trop dangereux de prendre la route en n’y voyant pas à 2 mètres. Ca a pris du temps mais
    ça a fini par se lever&nbsp;! Nous avons appuyé sur l’accélérateur pour rattraper le temps perdu, l’étape à parcourir étant assez importante. Les passionnés d’ornithologie (que nous ne sommes pas
    vraiment) auraient été aux anges, vu le nombre incroyable et varié d’oiseaux observés sur cette route très peu fréquentée (ce qui n’est pas pour nous déplaire). Au déjeuner, les épiciers très
    sympas nous ont offert une morcilla aux herbes (sorte de boudin) et un vieux s’est même permis d’interrompre notre sieste pour nous questionner sur notre voyage. L’après midi vit se succéder tous
    les types de climat&nbsp;: chaud, froid, pluie, soleil… Et c’est après avoir pédalé 113 km que nous avons posé nos affaires dans un petit hôtel de General Villegas pour une journée sans vélo non
    productive au possible. Parfait pour recharger les batteries et repartir en forme&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/DSC00209.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="225" alt=
    "Buenos-Aires---Santiago 000034"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Impatients de quitter General Villegas, nous comptions nous mettre rapidement en route. C’était sans compter sur l’impact médiatique que peuvent susciter 2 Français
    à vélo dans les petits bleds argentins. Sortant d’une boutique jouxtant notre hôtel, un homme nous a alpagué en nous demandant une interview pour le journal local et nous a passé son téléphone
    pour répondre à des questions pour un passage en radio. Notre baromètre célébrité argentin grimpe en flèche. A la fin de l’interview, le «&nbsp;journaliste&nbsp;» nous explique qu’un auditeur
    nous ayant entendu à la radio nous invitait à passer le voir dans son bar situé sur notre route à 15km de là. Après avoir bien galéré pour rejoindre le dit village au vu de l’état de la route qui
    y menait, nous n’avons jamais réussi à trouver ce brave monsieur. Ou comment se rajouter des km pour rien&nbsp;! Malgré le jour de repos, les jambes ont du mal à prendre le rythme, certainement
    dû au vent de face ne voulant pas nous lâcher. C’est donc bien crevés que nous avons conclu cette reprise cycliste en nous installant dans une exploitation agricole, avec l’autorisation des
    propriétaires bien entendu&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/DSC00251.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="225" alt=
    "Buenos-Aires---Santiago 000040"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous savions que nous avions laissé des forces lors de l’étape précédente, mais nous ne pensions pas autant. David s’est réveillé tremblant de fièvre, nous incitant
    à retarder l’heure du lever pour un gain de repos supplémentaire. Malgré un ciel des plus purs, quelque chose n’allait pas&nbsp;: la brusque chute de la température nous a obligé à ressortir
    gants et écharpes (un comble en Argentine). Un&nbsp; vent glacial nous transperce. Après avoir pédalé une trentaine de km à la seule force mentale (le physique nous ayant lâché depuis longtemps),
    les poussées de fièvre qui terrassent David nous incitent à trouver refuge dans un hôtel de Realico, ville située au bord de la route pour un repos d’une après midi que nous espérons réparateur.
    Pas si simple que ça finalement la pampa&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/DSC00200.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="225" alt=
    "Buenos-Aires---Santiago 000032"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">S’arrêter prématurément était visiblement une bonne idée. Nous avons pu reprendre des forces et partir à peu près en forme après avoir dévalisé le buffet petit déj
    de l’hôtel (faut bien rentabiliser l’investissement). Grand ciel bleu mais température extrêmement basse au petit matin pour les premiers coups de pédale. Cela dit, le vent&nbsp; a décidé de nous
    lâcher un peu les chaussures de vélo, ce que nous ne manquons pas d’apprécier. Après quelques dizaines de km, une voiture de police nous dépasse, se gare et nous fait signe de nous arrêter. Ca
    nous a bien fait rire ce contrôle totalement inutile. Le flic en jean et une jeune femme, probablement sa fille, devaient certainement s’embêter puisque les questions posées ne présentaient
    strictement aucun intérêt. Nous nous sommes fait un malin plaisir à leur raconter que nos passeports étaient à Buenos Aires, que nous traversions l’Argentine pour le compte d’une ONG et qu’il
    fallait voir avec l’ambassade de France pour plus de détails. «&nbsp;Laisse tomber, ce sont des aventuriers&nbsp;» a lâché le policier à sa fille en partant. Au fur et à mesure des km, le paysage
    évolue, d’immenses champs de maïs succèdent à de grandes prairies peuplées par des vaches intriguées par nos véhicules peu ordinaires. La route est quasi déserte, nous pouvons même rouler côte à
    côte. Le relief change également pour devenir plus vallonné ce qui rompt la monotonie de l’étape. Eole nous étant pour une fois favorable (avec tout ce qu’il nous en a fait voir, ce n’est que
    justice), les 100km sont vite avalés et nous finissons cette journée par une discussion très intéressante avec 3 Argentins d’une station service, avant de planter la tente près d’une station de
    production d’eau.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/DSC00382.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="225" alt=
    "Buenos-Aires---Santiago 000051"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous avons quitté notre lieu de campement en constatant que la température avait sensiblement augmenté par rapport à la veille, mais sous un ciel ne présageant rien
    de bon. Voulant distancer cette grosse masse nuageuse, nous avons mis le turbo toute la matinée pour arriver sans encombre sur notre lieu de déjeuner. A noter notre passage tragique sur le lieu
    d’un accident impliquant un camion transportant du bétail. Plutôt macabre, sans vouloir rentrer dans les détails. Croisant une dame, nous discutons un peu et elle finit par nous mettre 10 pesos
    dans la main pour acheter à déjeuner, en s’excusant de ne pouvoir donner plus. Malgré nos protestations, impossible de refuser. L’Argentine qui donne à la France&nbsp;! Mais que fait le
    FMI&nbsp;? On est encore tout émus de ce geste. Pendant le repas, les gens se succèdent pour nous parler. Les petits villages, ça a vraiment du bon. Mention spéciale au peintre en bâtiment
    passionné de cyclisme avec qui nous avons conversé pendant un moment. Mais que se passe-t-il&nbsp;? 2 jours de suite qu’Eole nous est favorable&nbsp;! Notre sacrifice de chambre à air sur l’autel
    du cyclisme n’aurait donc pas été vain&nbsp;? Avec une telle aide, la progression est aisée. La route quasi déserte exacerbe notre sensation de liberté. Ah les joies des grands espaces&nbsp;!
    Nous avons donc bouclé à vitesse grand V (comme vélo) une étape qui, comble du miracle, s’est avérée dépourvue de pluie. Et c’est au bord d’un petit fleuve que nous avons planté la tente pour
    passer notre première nuit dans la dernière province que nous traverserons en Argentine, celle de Mendoza.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/225x300/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/DSC00238.JPG" class="CtreTexte" width="225" height="300" alt=
    "Buenos-Aires---Santiago 000037"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Dans cette partie du pays, on a vraiment l’impression que le froid le matin, c’est 1 jour sur 2. Résultat au réveil, on se les caille&nbsp;! Après avoir mis un
    petit moment à ranger le campement pour cause de sardines récalcitrantes (rien à voir avec un petit déjeuner mal digéré, mais plutôt les attaches de la tente extrêmement difficiles à extraire du
    sol), nous nous sommes rabattus sur un endroit au chaud pour attendre que le brouillard se lève. Dans cette sorte de cantine, nous avons pu causer un petit moment avec la patronne qui a tenu à
    nous offrir les cafés. Générosité argentine bis repetita. Nous avons ensuite pu nous mettre en route avec un vent nettement moins favorable que la veille (c’est pas Noël tous les jours) et nous
    lancer dans le désert. Le vrai. De l’herbe jaunie par le soleil et rabattue par le vent, quelques rares arbustes et puis c’est tout. Pas un animal (hormis les nombreuses sauterelles qui
    s’envolent à notre passage), pas une maison, pas une culture… Nous qui étions habitués à voir des vaches paître l’herbe grasse depuis des centaines de km, ça nous change&nbsp;! Niveau véhicules
    croisés, c’est en accord avec le paysage&nbsp;: quasiment zéro&nbsp;! Ah si, une voiture s’est arrêtée pour nous demander si on voulait qu’elle nous emmène. On est courageux (ou masos selon le
    point de vue), on a poliment décliné. Après avoir déjeuné dans le néant le plus total, nous avons repris la route, impatients de quitter cette contrée inhospitalière. Enfin nous avons aperçu les
    premières vignes, montrant que nous en avions terminé avec le désert et que le pays du vin s’offrait à nous. Quel contraste avec le paysage observé toute la journée&nbsp;: des arbres fruitiers et
    du vert partout. Après avoir essuyé un premier refus de plantage de tente dans un jardin privé par un Argentin pas très aimable (l’exception qui confirme la règle&nbsp;?), nous avons été nous
    mettre dans le jardin d’à côté avec l’autorisation du propriétaire.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/DSC00399.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="225" alt=
    "Buenos-Aires---Santiago 000056"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Bien refroidis par une température matinale plus que basse, nous levons le camp assez vite. La matinée passe difficilement, la faute aux centaines de bornes
    accumulées dans les jambes et surtout à cause d’un fort vent de face. La pause de midi est donc la bienvenue. En repartant, nous nous délectons du très beau spectacle qu’offrent les couleurs
    d’automne sur cette région de l’Argentine. Les vignes constituent un très beau panorama qui nous fait oublier nos douleurs.&nbsp;Finalement, nous sommes arrivés dans cette ville tant attendue de
    San Rafael où nous allons pouvoir souffler un peu. Certains Argentins nous avaient décrit San Rafael comme une ville très jolie et très touristique. Il devait vraisemblablement s’agir d’un autre
    San Rafael car on n’a pas vraiment été sensibles au charme de cette ville sans grand intérêt. Mais bon, on a eu une douche, un vrai lit, pourquoi se plaindre&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/DSC00436.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="225" alt=
    "Buenos-Aires---Santiago 000060"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Cette bonne ville de San Rafael ne nous ayant pas particulièrement donné envie de nous y éterniser, nous étions contents de reprendre la route. 230km en 3 jours
    pour rallier Mendoza (la ville cette fois, pas la province), notre dernière étape avant la Cordillère des Andes. Le corps humain peut parfois réagir bizarrement&nbsp;: 1 jour de repos aurait dû
    en toute logique nous rendre des jambes fraiches. Et bien c’est l’inverse qui s’est produit, David se sentant même plus fatigué qu’avant la pause. Un comble&nbsp;! Nous savions que nous allions
    retrouver le désert en sortie de San Rafael, et ce, pour une centaine de km. C’était bien vrai. L’impression de désolation et d’isolement est permanente sur cette terre sans culture, sans animaux
    et bien sûr, sans habitations. C’est dans ce cadre que nous avons pu fêter le passage des 5000km pédalés. Bon, on ne va pas sortir le champagne, il en reste encore un peu à faire. Au loin se
    profilent les Andes, que nous allons bientôt affronter. Et comme un avertissement, ou plutôt un avant goût de ce qui nous attend, cela s’est mis à grimper sec. Avec des bourrasques plutôt
    fraiches sur ce paysage aride et bien entendu pas au meilleur de notre forme, vous vous doutez que l’après midi fut pénible. Nous avons terminé cette journée difficile en plantant la tente près
    d’une antenne située au milieu de nulle part. On n’a pas pu trouver mieux&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span><img src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/DSC00353.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="225" alt=
    "Buenos-Aires---Santiago 000047"></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Se réveiller dans un paysage hostile, qui plus est par une température presque polaire, ne nous a pas incité à nous attarder sur notre lieu de campement. Ô miracle,
    ça descend presque exclusivement&nbsp;! Avec tout ce qu’on avait monté la veille, ce n’est pas étonnant. Les kilomètres fusent et nous atteignons enfin le point signifiant que nous avons traversé
    l’Argentine d’Est en Ouest&nbsp;: le bas de la Cordillère. Bon, ce n’est pas encore le moment de l’ascension donc on va se contenter de la longer direction le Nord. Les vignes font leur grand
    retour dans les sublimes paysages automnaux que nous traversons. C’est d’ailleurs étrange de se dire qu’on va vers l’hiver alors qu’on approche du mois de mai. L’hémisphère Nord est a priori
    encore ancré en nous. Nous terminons cette journée en nous installant dans un coin sans charme, au bord de la route qui va nous mener tout droit à Mendoza.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/225x300/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/DSC00281.JPG" class="CtreTexte" width="225" height="300" alt=
    "Buenos-Aires---Santiago 000044"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">70km nous séparant de Mendoza, nous ne nous sommes pas pressés en partant, prenant même le temps de boire un café à la station service d’à côté et de discuter avec
    le gérant très sympa qui nous a prodigué quelques conseils pour la traversée des Andes. La route menant à Mendoza n’étant guère passionnante, nous avons mis le turbo pour abréger le tout. La
    route s’est ensuite transformée en grosse autoroute, heureusement pourvue en bande d’arrêt d’urgence. Après un déjeuner rapide, nous sommes repartis, mais surprise, notre large et belle bande
    d’arrêt d’urgence a laissé la place à un sol plein de graviers, complètement casse gueule. Après quelques km en mode VTT, nous avons décidé de terminer à fond et de nous lancer sur la chaussée.
    20 bornes à toute vitesse, ça nous a&nbsp; rappelé l’Espagne et ses voies rapides. Une fois arrivés à Mendoza, nous avons été récupérés par nos hôtes, Fernando et Alicia, qui nous ont mené dans
    leur superbe et immense maison située dans un quartier privé de la ville. Oui, privé, c’est bien la première fois qu’on a dû donner nos numéros de passeport pour entrer dans une rue. Après une
    petite ballade dans Mendoza, nous avons été confiés aux bons soins de leurs fils Matias, 22 ans, avec qui nous avons partagé un énorme asado (barbecue) en compagnie de ses amis. Ca fait du bien
    de revenir à la civilisation et de sociabiliser un peu&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/P1070834.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="225" alt=
    "Buenos-Aires---Santiago 0000643"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">On l’aime et on le déteste ce voyage. On l’aime quand on rencontre une famille aussi formidable que la famille Canton. On le déteste quand on doit la quitter. On a
    avait eu une maman marocaine, nous avons à présent une maman argentine en la personne d’Alicia qui a été plus qu’aux petits soins pendant notre séjour à Mendoza. Tous les plaisirs de la vie
    argentine nous ont été offerts pendant ces 3 jours&nbsp;: bons vins, bonne viande (un pléonasme dans ce pays), discussions animées, franches rigolades, balade dans les vignes… Mendoza, la ville
    verte au pied des montagnes et au milieu du désert nous a charmé (PE se renseigne déjà pour investir dans les vignes locales), et c’est avec un gros poids sur le cœur que nous avons dit au revoir
    à cette famille plus que généreuse et tenter de relever cet ultime défi sud américain&nbsp;: la traversée de la Cordillère des Andes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/DSC00458.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="225" alt=
    "Buenos-Aires---Santiago 000064"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après un petit déjeuner d’au revoir pris avec la famille Canton au grand complet, nous avons chargé les vélos dans la voiture d’Alicia qui nous avait gentiment
    proposé de nous amener au pied de la Cordillère, au niveau de l’entrée de la route, pour nous éviter la traversée de l’agglomération de Mendoza. Une fois sur place, après avoir à nouveau remercié
    notre «&nbsp;maman argentine&nbsp;», nous nous sommes tranquillement élancés en direction de ces fameuses montagnes. Objectif raisonnable pour une première étape 100% grimpette&nbsp;: une
    trentaine de km jusqu’à Potrerillos. La pente est décente (non, il n’y a pas de faute d’orthographe) et nous ne forçons pas. Nous arrivons donc à progresser sans pour autant être exténués. Le
    paysage qui s’offre à nous annonce la couleur de cette traversée andine&nbsp;: les gars, vous allez peut être en baver, mais vous allez en prendre plein la vue&nbsp;! Curieux mélange d’une
    première barrière de petits monts semblables à des dunes de sable, surplombés par un gros massif enneigé. A notre grande surprise, nous avons pu goûter aux joies d’une grande descente jusqu’au
    lac artificiel de Potrerillos, synonyme de fin d’étape, et ce, avant le déjeuner&nbsp;! Facile les Andes finalement. A 1km de la ville, nous croisons un cyclotouriste argentin prénommé Fabian, en
    provenance du Chili, et avec qui nous partageons notre déjeuner et quelques anecdotes de voyage. Sympa de comparer nos impressions avec quelqu’un qui est confronté tous les jours à des
    problématiques similaires aux nôtres. Notre journée de vélo n’ayant finalement duré que le temps d’une matinée, nous prenons notre temps et nous installons finalement dans un camping superbement
    situé au bord du lac d’un bleu saphir, cerné par les montagnes. Grandiose&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/Buenos-Aires---Santiago-0108.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt=
    "Buenos-Aires---Santiago 0108"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Très motivés par l’idée de nous frotter à la Cordillère, nous avons quitté notre camping plutôt de bonne humeur. Ce fut malheureusement de courte durée. 15km après
    le départ, nous avons goûté aux joies du pédalage en montagne par temps de grand vent. Des rafales comme jamais nous n’avions pu être confrontés ont déferlé, nous clouant littéralement sur place.
    Passant près d’un poste de gendarmerie, les occupants du lieu nous ont fortement conseillé d’attendre que cela se calme un peu. Nous nous sommes donc mis à l’abri en espérant la clémence d’Eole.
    Peine perdue, les heures passent, le vent ne faiblit pas. Nous avons tout de même tenté une sortie, vite avortée face à la puissance des rafales. Obligés de renoncer pour cette fois, nous sommes
    revenus à Potrerillos (notre Argenton argentin&nbsp;?) pour prendre un bus direction Uspallata, où nous avons été hébergés gracieusement dans une chambre de l’hôtel d’un cousin de la famille
    Canton (nos hôtes de Mendoza). Sans répit des éléments, la traversée des Andes à vélo se transformera en traversée des Andes en bus. Ce serait regrettable non&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/Buenos-Aires---Santiago-0331.JPG" class="CtreTexte" width="199" height="300" alt=
    "Buenos-Aires---Santiago 0331"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Heureusement, le lendemain, un coup d’œil par la fenêtre a suffit à nous rassurer sur les conditions climatiques, au moins pour le début de la journée&nbsp;: grand
    soleil. Le froid est supportable, d’autant que nous sommes équipés en conséquence. Le panorama qui s’offre à nos yeux est sublime et la montée est progressive. Que demander de plus&nbsp;? Le
    nombre de camions circulant sur cette route est impressionnant, la majorité se montrant relativement sympa avec les 2 pauvres cyclistes en souffrance que nous sommes. Une petite minorité,
    probablement atteinte d’un complexe d’infériorité, semble s’évertuer à ne pas se décaler, nous obligeant à nous précipiter de toute urgence sur le bas côté pour ne pas finir écrasés (que de rimes
    en é&nbsp;!). Très agréable quand cela nous fait perdre notre élan en pleine montée. Malgré cela, nous arrivons à relativement bien gérer notre effort et la progression est efficace. Nous avons
    également passé la journée à chercher le mont Aconcagua (le toit des Amériques, culminant à presque 7000m), sans vraiment savoir de quelle grosse montagne enneigée il s’agissait. Finalement, en
    en ayant discuté avec des locaux, nous n’avons pas pu l’apercevoir, ce sera pour plus tard. Après 60km d’effort, nous sommes arrivés à destination, dans la petite station de ski déserte de Los
    Penitentes, située à 2600m d’altitude. Uspallata étant à 1700m, on se sera farci 900m de dénivelé. Pas mal&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span><img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/Buenos-Aires---Santiago-0498.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200"
    alt="Buenos-Aires---Santiago 0498"></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La gérante de l’auberge dans laquelle nous avons passé la nuit (et dont nous étions d’ailleurs les seuls occupants) ayant visiblement envie de discuter, nous ne
    sommes pas partis très tôt de Los Penitentes. La première halte ne se fit guère attendre, puisque quelques kilomètres plus loin se trouvait une curiosité géologique, merveille naturelle de
    l’Argentine, connue sous le nom de Puente del Inca. La roche façonnée par des eaux à forte teneur en souffre présente une couleur orangée des plus originales. Après nous être bien rincé les yeux
    sur ce superbe site, nous sommes repartis pour enfin faire la connaissance de l’impressionnant mont Aconcagua. Mais ça se mérite de contempler le géant des Amériques, puisque nous avons du
    rajouter 2km de grimpette, pour atteindre l’espace d’observation. Après le déjeuner, petite ballade digestive dans l’extraordinaire cadre du Parque Nacional Aconcagua, qui, en plus du fameux
    sommet, comporte d’autres montagnes du plus bel effet. Les derniers 10km furent extrêmement difficiles. Une inclinaison de pente démentielle, un manque d’oxygène certain (nous sommes à plus de
    3000m d’altitude), il faut vraiment aller chercher au fond de soi la motivation pour continuer, tellement l’effort est intense. Alors on s’accroche à des phrases stupides du genre «&nbsp;tu n’as
    jamais été aussi près&nbsp;» ou «chaque mètre avancé est un mètre gagné&nbsp;».&nbsp;Philosophes à roulettes&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x138/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/puente-del-inca.jpg" class="CtreTexte" width="300" height="138" alt=
    "puente del inca"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le sentiment de soulagement et de fierté, une fois arrivés au bout, est tel, qu’on en oublie totalement qu’on en a bavé. On parle souvent de la lumière au bout du
    tunnel. Pour nous, c’est du tunnel qu’est venue la lumière, puisque le tunnel du Cristo Redemptor, marquant la frontière entre le Chili et l’Argentine, signifiait pour nous la fin de l’étape.
    Impossible de franchir ce tunnel à vélo (interdit car trop dangereux), le service de voirie chilien met donc des camionnettes à disposition des cyclistes désireux de traverser. Nous avons ainsi
    été déposés côté chilien, pour nous confronter ensuite à l’incroyable lenteur des services de douane du Chili. Résultat, quand ces chers douaniers ont enfin consenti à nous laisser passer, la
    nuit était si proche que nous n’avons pas eu d’autres choix que de nous arrêter dans la station de ski huppée de Portillo et casser la tirelire pour nous offrir la nuit dans l’unique hôtel
    ouvert. Tant pis, ce n’est pas tous les jours qu’on vainc la Cordillère des Andes&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/Buenos-Aires---Santiago-0423.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt=
    "Buenos-Aires---Santiago 0423"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Malgré un cadres superbe, la facture de l’hôtel nous a sérieusement fait songer à demander réparation à la douane chilienne, dont l’acharnement nous a obligé à
    passer la nuit dans ce lieu au prix si élevé&nbsp;! Bon, passons et profitons de ces impressionnantes «&nbsp;caracoles&nbsp;», virages à pente vertigineuse que nous prenons un malin plaisir à
    dévaler à fond (prudemment bien entendu&nbsp;!). Quel bonheur d’avancer sans pédaler. Nous pensons avec horreur à Fabian, le cyclotouriste argentin, qui a effectué le trajet en sens inverse du
    notre et qui a donc du se farcir en montée une telle pente. Dans ces conditions, les kilomètres défilent. Nous avons déjà quitté les hautes Andes et leurs sommets enneigés, pour revenir à des
    paysages aux magnifiques couleurs automnales. Nous devions visiblement aller trop vite puisque le metteur en scène de la pièce «&nbsp;tour du monde à vélo&nbsp;» a décidé de ralentir un peu le
    tout, en ajoutant une scène «&nbsp;crevaison&nbsp;» dans cette œuvre. 2 en plus de 5000km, ça reste un score raisonnable. Arrivés dans la petite ville de Los Andes, nous décidons de nous relaxer
    en regardant des programmes débiles, euh pardon, hautement culturels, à la télévision et de profiter de cette soirée avant la dernière étape de vélo en Amérique du Sud, direction Santiago. Ca
    fait du bien parfois de débrancher les neurones&nbsp;(celui ou celle qui a pensé que ça nous arrivait souvent, devra traverser les Andes à vélo dans le sens Chili-Argentine&nbsp;!).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/Buenos-Aires---Santiago-0916.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt=
    "Buenos-Aires---Santiago 0916"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Au cours de cette étape devant nous mener à Santiago, pour conclure cette aventure cycliste sud américaine, nous avons été confrontés à l’incroyable logique
    chilienne. Nous savions avant de partir que seule une autoroute reliait Los Andes à Santiago, mais des locaux nous avaient confirmé la possibilité de l’emprunter à vélo. Après quelques kilomètres
    de grimpette (oui, encore&nbsp;!), nous voilà sur l’autoroute, et oh surprise, un panneau indiquant l’interdiction d’accès à certains véhicules, dont les bicyclettes. De plus, un tunnel à
    l’aspect peu engageant nous a fait craindre un retour à Los Andes pour prendre un bus. Seulement, toute la logique est là&nbsp;: on interdit l’accès aux vélos, mais on met à leur disposition des
    voitures pour traverser le dangereux tunnel et les laisser rouler sur l’autoroute avec la bénédiction des gens de la voirie. On ne va pas s’en plaindre, ça nous arrange. Mais avouez que c’est
    quand même incompréhensible, non&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/Buenos-Aires---Santiago-0943.JPG" class="CtreTexte" width="199" height="300" alt=
    "Buenos-Aires---Santiago 0943"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le reste du trajet se passa sans trop de problèmes, et c’est avec un grand soulagement que nous avons enfin atteint Santiago où nous serons hébergés dans la très
    belle maison de Marianne, camarade de promo d’Audencia, pour les quelques jour que nous passerons dans la capitale chilienne. Le vélo en Amérique du Sud c’est terminé. Youpi&nbsp;!!!!!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/Buenos-Aires---Santiago-0974.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt=
    "Buenos-Aires---Santiago 0974"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Santiago, capitale du Chili, marquera donc la fin de notre belle aventure en Amérique du Sud. Pendant quelques jours, nous avons arpenté cette ville au fort aspect
    européen. Peu de choses à voir en particulier, mais une atmosphère des plus agréables permettant de savourer ces derniers instants sud américains. Et histoire de vraiment dire qu’on aura traversé
    ce continent de l’Atlantique au Pacifique, nous nous sommes permis une excursion d’une journée dans la ville portuaire de Valparaiso, à 150km de Santiago. Classée au patrimoine mondial de
    l’humanité par l’UNESCO, cette ville mythique, présente dans de nombreuses chansons de marins, nous a impressionné de par l’incroyable diversité de ses maisons colorées et ses immenses collines,
    desquelles la vue permet d’embrasser tout «&nbsp;Valpo&nbsp;». Bon, sous le soleil, ça aurait été encore mieux, mais nous sommes vraiment satisfaits de cette escapade.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Buenos-Aires---Santiago/Buenos-Aires---Santiago-1020.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt=
    "Buenos-Aires---Santiago 1020"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Voilà, l’Amérique du Sud c’est maintenant terminé. Nous repartons de ce continent des souvenirs plein la tête, en nous promettant d’y revenir un jour (cette fois
    sans vélo, faut pas pousser non plus&nbsp;!). On vous donne rendez vous de l’autre côté du Pacifique. A nous les mystérieuses statues de l’île de Pâques, les plages paradisiaques de Tahiti et la
    barrière de corail australienne&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Comme on sait qu’on a mis longtemps à donner de nos nouvelles, pour nous faire pardonner, nous vous proposons de regarder non pas une, mais 2 vidéos&nbsp;! A très
    bientôt&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div>
    <object type="application/x-shockwave-flash" height="266" width="480" data="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdaia3">
      <param name="data" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdaia3">
      <param name="allowFullScreen" value="true">
      <param name="allowScriptAccess" value="always">
      <param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdaia3">
      <param name="allowfullscreen" value="true">
    </object>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div>
    <object type="application/x-shockwave-flash" height="266" width="480" data="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdak68">
      <param name="data" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdak68">
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      <param name="allowScriptAccess" value="always">
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      <param name="allowfullscreen" value="true">
    </object>
  </div>&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 13 May 2010 18:07:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.racontemoitonpays.org/article-lost-in-la-pampa-50365389.html</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-lost-in-la-pampa-50365389-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Tango à pédales]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-tango-a-pedales-48051898.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Du vélo, du vélo. Oui chers lecteurs, vous en aurez de la bicyclette dans les lignes qui suivent, n’ayez crainte. Mais auparavant, il faut bien finir ce que l’on a
    (certes indignement) commencé, à savoir prendre le bus pour se rendre en Argentine. Pour admirer les œuvres de celui qu’on surnomme désormais le Robert Doisneau de la pampa, c’est <a href=
    "http://www.racontemoitonpays.org/album-1608374.html" target="_blank">ici&nbsp;</a>! Et pour écouter une prestation radiophonique de haut vol, c’est <a href=
    "http://www.racontemoitonpays.org/pages/Podcasts-2234625.html" target="_blank">ici&nbsp;</a>!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Iguazu-Argentina 10" height="100" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x100/3/08/98/62/Iguazu-Montevideo/Iguazu-Argentina-10.jpg"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Prendre le bus en Amérique du Sud, c’est toujours une aventure. Si on multiplie le nombre de bus et les distances pour traverser 3 pays, on est susceptible de
    tomber dans le récit rocambolesque. Et c’est totalement ce qui nous est arrivé&nbsp;! Retour sur 3 jours de voyage, plutôt éprouvants mais riches en souvenirs&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Pour rappel, notre programme prévu était le suivant&nbsp;: un bus entre La Paz et Santa Cruz (Bolivie), un autre entre Santa Cruz et Assuncion (Paraguay) et encore
    un autre entre Assuncion et Ciudad del Este (toujours au Paraguay, mais située à la frontière avec le Brésil et l’Argentine). Nous nous sommes donc pointés le 1</span><sup><span style=
    "font-size: 10pt;">er</span></sup> <span style="font-size: 10pt;">soir en gare de bus de La Paz, avec tout notre chargement habituel. Malheureusement, comme d’habitude, on nous a fait payer une
    facture plus que salée pour le transport des vélos. Rageant, mais pas trop le choix. Après nous être installés, le trajet s’est déroulé sans problèmes. Après 15 heures de route et à 60km de
    l’arrivée à Santa Cruz, le bus s’arrête. Que passa&nbsp;? Un blocage, impossible d’avancer. Le chauffeur nous laisse entendre que cela pourrait durer la journée, voire la nuit. Après avoir
    attendu un petit peu sans voir la situation évoluer, nous décidons de sortir les vélos de la soute et de rallier Santa Cruz sur 2 roues, le barrage ne bloquant que les voitures et les bus. Le
    temps de tout déballer, nous changer, charger le tout et partir, nous avons pédalé 5 minutes, passé le barrage sans souci et… vu celui-ci se lever pour laisser les véhicules progresser&nbsp;!
    Impossible de rattraper le bus, celui-ci étant déjà en mouvement. C’est alors que nous avons rencontré Victor, journaliste pour la TV bolivienne et venu faire un reportage sur le blocage.
    Intrigué par nos vélos, il s’est approché de nous, caméra et micro en main, et nous sommes fiers de dire que nous avons été interviewés par la TV bolivienne, in espanol por favor (nous avons
    demandé la vidéo de cette interview à Victor, pour l’instant nous n’avons pas reçu de réponse, promis si cela change, on publie ce grand moment de télévision)&nbsp;! Profitant du fait que Victor
    possédait une jeep, nous l’avons convaincu de nous amener avec les vélos à la gare de bus de Santa Cruz.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Iguazu-Montevideo 8711" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Iguazu-Montevideo/Iguazu-Montevideo-8711.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Et hop, mission accomplie, nous voici devant le comptoir de la compagnie en temps et en heure. Bien sûr, on nous demande de payer, mais il faut croire que nous
    avons progressé en négociation sud américaine&nbsp;car nous n’avons rien déboursé. Par contre, grande surprise en montant dans le bus&nbsp;: on nous avait promis un bus couchette grande classe
    pour un trajet aussi long, et on se retrouve entassés dans un véhicule datant au moins du temps des conquistadors&nbsp;! En plus, la compagnie n’est pas celle indiquée sur notre billet. Le
    nom&nbsp;? Jean Paul II, avec des grandes photos de l’ancien pape sur la carrosserie. C’est quand même beau la foi, mais pour éviter les accidents, on préfèrerait quelque chose d’un peu plus
    concret, une mécanique en état par exemple. Bref, nous sommes quand même partis, et jusqu’à 5h du matin, pas de souci.&nbsp;A partir de cette heure, le bus s’est brusquement arrêté, réveillant
    tous les passagers. Allez hop, tout le monde descend, décharge les bagages et regarde le bus partir. Et pendant 2 heures,&nbsp;on attend, sans poser de questions. Oui car le Bolivien est très
    patient. Finalement, on a compris qu’on était pas loin de la frontière, que le bus n’avait pas le droit d’aller plus loin et qu’il fallait attendre un autre bus. Une fois celui-ci arrivé,
    passagers et bagages chargés, nous avons pu repartir. Et ce, jusqu’aux nombreuses fois où tous les corps de sécurités paraguayens (police, service anti drogues, douane…) nous ont fait arrêter,
    descendre et fouiller. En tant que seuls Occidentaux, avec en plus 2 vélos, nous avons constitué des cibles privilégiées. Paranoguay&nbsp;! Avec tous ces arrêts, c’est finalement à 1h du matin
    que nous avons atteint Assuncion, capitale du pays, pour atterrir au milieu du jardin d’une grande maison, propriété de la compagnie de bus. Sans trop comprendre ce qui se passait, nous avons
    tout de même saisi que notre bus pour Ciudad del Este ne partait que le lendemain. Après avoir quémandé quelque chose à manger, nous nous sommes retrouvés à dormir dans le bus immobilisé à côté
    d’autres passagers en transit. L’impression d’être dans un camp de réfugiés était omniprésente. Le lendemain, après avoir tiré le chef du lieu de son lit, on nous a mis 20$ dans la poche pour
    aller acheter un billet que nous avions déjà payé. Surréaliste&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Iguazu-Montevideo 9204" height="219" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x219/3/08/98/62/Iguazu-Montevideo/Iguazu-Montevideo-9204.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous avons donc pu embarquer pour notre 3</span><sup><span style="font-size: 10pt;">e</span></sup> <span style="font-size: 10pt;">trajet, direction la frontière
    Paraguay-Brésil. Après un voyage relativement tranquille, le mythe s’est écroulé&nbsp;: il pleut au Brésil&nbsp;! Nous qui pensions avoir des danseuses de samba en guise de bienvenue, raté, nada,
    walou&nbsp;! Rejoindre le côté argentin du fleuve n’a pas été simple, et c’est finalement en taxi que nous avons atteint Puerto Iguazu, le tout sous des trombes d’eau, ravis d’en avoir terminé
    avec ces histoires de bus et impatients de voir ces chutes dont on nous a tant parlé.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Iguazu. Un nom exotique désignant les chutes d’eau reconnues comme parmi les plus belles du monde. Un côté appartient à l’Argentine, l’autre au Brésil. Ayant établi
    notre camp de base à Puerto Iguazu, donc côté argentin, nous avons décidé de rester 2 jours afin de profiter des chutes d’un côté comme de l’autre, les formalités pour passer d’un pays à l’autre
    étant réduites au minimum afin de favoriser le flux touristique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Iguazu-Montevideo 9247" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Iguazu-Montevideo/Iguazu-Montevideo-9247.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous avons commencé par le côté argentin des chutes. Malgré un nombre de touristes important, le site est assez grand et suffisamment bien fait pour éviter l’effet
    foule. Quelle claque lorsque nous nous sommes approchés des chutes&nbsp;: des cascades à perte de vue, des tonnes d’eau se fracassant sur la roche dans un bruit assourdissant, le tout dans un
    décor de forêt vierge assez préservé. Et sous le soleil pour ne rien gâcher. Un spectacle plus que grandiose. Nous avons eu quelques contacts avec la faune locale, à commencer par les koatis,
    sortes de ratons laveurs à long nez, attirés par les poubelles. Appétissant&nbsp;! Nous avons également eu la chance (ou le malheur selon le point de vue) d’apercevoir 2 énormes tarentules sur
    les sentiers que nous avons empruntés. Miam&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Iguazu-Montevideo 8880" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Iguazu-Montevideo/Iguazu-Montevideo-8880.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le côté argentin des chutes nous ayant largement donné satisfaction, c’est plutôt curieux de voir la différence que nous nous sommes rendus côté brésilien le
    lendemain. En arrivant, on se serait cru à Disneyland vu les interminables files d’attente. Ne manquaient plus que les panneaux «&nbsp;10min d’attente à partir de ce point&nbsp;». Sans compter
    les innombrables boutiques souvenirs&nbsp; et autres attrape-touristes. On a clairement pu voir la volonté de développer un tourisme de masse chez les Brésiliens, l’accent étant plutôt mis sur la
    conservation et l’écologie côté argentin. On vous laisse deviner l’aspect que l’on préfère&nbsp;! Cependant, le côté brésilien offre un panorama des chutes bien différent de son voisin d’en face,
    et tout aussi impressionnant. Nous n’avons donc pas regretté d’avoir été faire un tour des 2 côtés des chutes d’Iguazu. En rentrant pas mal de préparation nous attendait, car le lendemain, on
    remonte sur les vélos&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Iguazu-Montevideo 9106" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Iguazu-Montevideo/Iguazu-Montevideo-9106.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Cette fois, ça y est. Après un mois passé en Amérique du Sud et un nombre incalculable (bon OK, c’est calculable, mais on la flemme) de galères liées au bus, nous
    reprenons enfin le vélo. Après avoir mis un moment à décoller (forcément, on a perdu l’habitude de toute cette préparation), nous nous sommes mis joyeusement en route sous un ciel dégagé de tout
    nuage. Il y a pire comme conditions de reprise.&nbsp;Etant conscients qu’un mois de coupure sportive c’est long, nous ne nous sommes pas mis de pression au départ de Puerto Iguazu sur le nombre
    de kilomètres à faire. Devise du jour&nbsp;: «&nbsp;on verra où et quand on arrivera&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">On nous avait prévenu que la route que l’on emprunterait serait très vallonnée, et on ne nous avait pas menti. Pas une once de plat, des montées et des descentes
    qui s’enchaînent à n’en plus finir. Au fur et à mesure que la matinée avance, la température augmente, ce qui ne facilite pas notre progression. La chaleur est un composant à gérer auquel nous
    sommes confrontés pour la première fois. En parlant de ça, on en oubliait le plus important&nbsp;: nous avons sorti shorts et cuissards courts pour la première fois depuis notre départ de Paris.
    Youpi&nbsp;! Bon, on ne va pas se plaindre, on préfère largement ça au climat que l’on a eu jusqu’à présent. Seulement les litres d’eau que nous ingurgitons peinent à compenser ceux de
    transpiration évacués par l’effort. Après avoir déjeuné et siesté à l’ombre d’une station service désaffecté pour laisser passer les heures les plus chaudes de la journée, nous sommes repartis
    dans les montagnes russes, ou plutôt argentines. Les montées deviennent de plus en plus raides et le fait de savoir pertinemment ce qui va suivre tellement le relief est répétitif, rendrait
    cinglé n’importe qui. Mais le plaisir d’être à nouveau sur le vélo rattrape un petit peu. Après avoir tout de même effectué 70km, nous décidons de nous arrêter dans une sorte de bar au bout de la
    route pour se rafraichir et chercher un endroit où dormir. Les patrons très sympas du garage d’à côté nous autorisent à planter la tente à côté de leur échoppe. C’est donc fourbus mais satisfaits
    que nous avons bouclé cette étape de reprise.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Iguazu-Montevideo 9345" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Iguazu-Montevideo/Iguazu-Montevideo-9345.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le lendemain, c’est sans grand enthousiasme que nous nous sommes levés. La raison&nbsp;? La perspective d’une journée complète de montées descentes. Hallucinant ce
    relief tout en vallons. Et dès le chargement, 1</span><sup><span style="font-size: 10pt;">er</span></sup> <span style="font-size: 10pt;">problème&nbsp;: la béquille (oui ça faisait longtemps)
    d’un des vélos a cassé net. Nous nous sommes donc arrêtés après 10km dans un petit magasin, où un artisan argentin a fait une réparation de fortune. La matinée se passe tout en douleur. Les
    longues descentes ne suffisent pas à compenser les épuisantes montées. Et le pire, c’est que nous savons que ce rythme va continuer pendant au moins 200km. Notre santé physique comme mentale sont
    donc mises à rude épreuve.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Et ce qui devait arriver arriva. Après le déjeuner, la montée de trop, le coup de chaleur, David s’écroule incapable de se relever ni de bouger. 1 mois sans vélo ça
    laisse visiblement des traces. N’étant plus en état de continuer, nous décidons de faire du stop pour qu’un véhicule nous emmène à Posadas, la ville à 200km, où ce relief infernal est censé se
    terminer pour laisser place à un plat salvateur. C’est finalement un bus qui s’est arrêté et qui nous a déposé à Posadas bien après la tombée de la nuit. Plus question de camper, il faut casser
    la tirelire et se payer l’hôtel. Après avoir bien tourné dans la ville, nous échouons finalement dans un petit hôtel sans charme. Epuisés et abattus par cette journée éprouvante, nous espérons
    des jours meilleurs.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Iguazu-Montevideo 9367" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Iguazu-Montevideo/Iguazu-Montevideo-9367.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Un choix s’est ensuite offert à nous concernant l’itinéraire&nbsp;: doubler le nombre de kilomètres mais rouler sur du plat ou faire 40 km de montées descentes.
    Frustrés par l’abandon anticipé de la veille, nous décidons de nous rattraper en optant pour la 2</span><sup><span style="font-size: 10pt;">ème</span></sup> <span style=
    "font-size: 10pt;">solution. Et c’est reparti pour ce relief de dingue&nbsp;! Au moment de faire nos courses, les patrons de la superette, impressionnés par nos vélos, entament une discussion qui
    s’est terminée en longue séance photo. Sympathique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nos jambes s’habituent petit à petit, les montées passent de mieux en mieux, même si l’enchaînement est toujours aussi usant. Après le déjeuner, il n’était censé
    nous rester que 10km avant le plat. Cette distance avalée, point de plat&nbsp;! On nous aurait donc menti&nbsp;?! Et pour corser un peu plus la chose, le vent et la pluie sont rentrés dans la
    partie. C’est trempés comme des soupes que nous décidons de frapper à la porte d’une maison pour demander l’autorisation de camper dans leur jardin. Bonne pioche. Non seulement ils ont accepté,
    mais cette gentille famille s’est attachée à nous faire découvrir certains côtés de la vie rurale argentine&nbsp;: cérémonie du maté (boisson chaude à base de plante que l’on boit dans un seul et
    unique verre qui passe de main en main) et chasse au tatou en pleine nuit dans la forêt. Que nos lecteurs défenseurs des animaux se rassurent, la chasse fut infructueuse. Et c’est autour d’un bon
    repas que nous avons conclu cette journée. C’est beau les rencontres fortuites&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Iguazu-Montevideo 9370" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Iguazu-Montevideo/Iguazu-Montevideo-9370.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">En partant, nos charmants hôtes argentins chasseurs de tatou nous avaient assuré que la côte menant à leur maison était la dernière. Alors, soit les Argentins ont
    un problème d’appréciation du relief, soit ils prennent un malin plaisir à raconter n’importe quoi aux étrangers de passage. Les «&nbsp;on monte, on descend&nbsp;» ont continué de plus belle. Le
    fait de croiser un camionneur qui a réellement pris son pied en nous annonçant que ça allait rester comme ça pour les 80km à venir, n’a pas contribué à nous mettre de bonne humeur. Mais à toute
    chose, malheur est bon&nbsp;: l’orage de la veille a laissé place à un ciel des plus purs, et les paysages que nous traversons se rapprochent de plus en plus de l’idée que nous nous faisions de
    la nature argentine. Nous profitons de notre passage dans une ville pour nous arrêter dans un cybercafé, histoire de donner un peu de nouvelles. En quelques minutes, nos vélos provoquent un petit
    attroupement de jeunes, visiblement passionnés de cyclisme et avec qui nous discutons bécanes pendant un petit moment.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après avoir déjeuné près d’une mare aux canards, nous sommes repartis le ventre plein et l’esprit léger, car il n’y a pas à dire, pédaler dans ce cadre, ça fait
    vraiment plaisir. Et croiser quelques animaux en Argentine, comme par exemple des nandous (petites autruches), ça n’est pas donné à tout le monde. Nous avons bouclé cette étape en campant dans
    les hautes herbes, pas très loin du Rio Uruguay, fleuve que nous allons désormais suivre pour un petit bout de temps.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Iguazu-Montevideo 9379" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Iguazu-Montevideo/Iguazu-Montevideo-9379.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après avoir livré une guerre sans merci contre les infâmes moustiques pullulant dans l’endroit où nous avions monté la tente, nous avons réussi l’exploit d’être
    parés au lever du soleil&nbsp;: 7h sur les vélos. Avantage appréciable&nbsp;: on roule à la fraîche&nbsp;! Toute la matinée, nous avons pu être en contact avec le néant argentin&nbsp;: rien ni
    personne pendant des dizaines de kilomètres. La route s’étend à travers des paysages de champs aux hautes herbes, à perte de vue. Seuls quelques jolis oiseaux viennent troubler une monotonie
    toute propice à la rêverie et à la cogitation. Dans une sorte de torpeur, nous pédalons, et il a fallut un chien errant en voulant visiblement à nos mollets pour accélérer un peu l’allure et
    donner du tonus à 2 cyclistes endormis. Au milieu de la matinée, des gens à côté d’une voiture (ou plutôt d’une caisse à savon à 4 roues) stationnée sur le bas côté, nous font signe de nous
    arrêter et nous demandent de les aider à pousser le véhicule pour redémarrer. Comme si on ne faisait pas assez de sport&nbsp;! Enfin bon, il faut bien muscler un peu le haut du corps histoire de
    ne pas être totalement difformes au retour. Peu après, nous croisons un vieux cyclotouriste allemand revenant d’Ushuaia et de la Terre de Feu, soit à environ 5000km. La santé papy&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Iguazu-Montevideo 9465" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Iguazu-Montevideo/Iguazu-Montevideo-9465.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Bon, le néant c’est sympa, mais pour trouver à manger il y a mieux&nbsp;: pas une station service en 60km. Une dame dans une des rares maisons nous informe de
    l’absence de tout magasin avant la ville, à 25km de là, soit une matinée à plus de 85km. Pas mal. Elle nous apporte une assiette de charcuterie que nous dévorons, ravis de la générosité
    argentine. Raté, elle nous demande de payer. Certes, rien n’est gratuit dans la vie, mais quand même, on ne s’y attendait pas. La route jusqu’à la ville se passe relativement bien. A noter, notre
    rencontre avec un énorme serpent noir. On ne s’est pas arrêté pour vérifier s’il était venimeux. Enfin, la civilisation&nbsp;! Mais c’est dimanche et tout est fermé. Heureusement, nous avons
    croisé Nestor, un vieil argentin sur son scooter, qui nous a amené dans une petite boutique où nous avons pu acheter de quoi nous restaurer. Et nous sommes allés casser la croûte devant chez
    Nestor, où nous sommes restés un moment à discuter. Après une bonne étape de 100km, nous avons planté la tente dans le jardin d’une gentille dame, au milieu des vaches et des moutons. Vive la
    campagne&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Iguazu-Montevideo 9432" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Iguazu-Montevideo/Iguazu-Montevideo-9432.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après la longue étape de la veille, nous aspirions à un repos bien mérité. Raté. En pleine nuit, un énorme orage nous a fait craindre un rapatriement d’urgence dans
    la maison d’à côté, mais nous avons visiblement investi dans du bon matériel, puisque la tente a tenu et nous n’avons même pas été mouillés&nbsp;! Après une tempête de la sorte, la logique aurait
    voulu qu’un ciel limpide nous attende au réveil. Reraté&nbsp;! C’est sous la pluie que nous avons entamé cette journée. Pas très agréable. Les nombreux camions que nous croisons semblent
    compatir. Heureusement, ce sale temps n’a pas duré et le soleil a repris sa juste place dans le ciel argentin. Nous progressons relativement vite sur cette route désespérément droite et sans
    aucune végétation dépassant le mètre de hauteur. Petit problème quand on cherche de l’ombre pour le déjeuner. Devoir faire des bornes pour trouver un malheureux arbre, quand même&nbsp;! L’après
    midi se déroula sans péripéties notables et c’est après avoir roulé 96km que nous avons installé le campement en pleine forêt, en espérant que les cieux nous laissent tranquilles cette
    nuit.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ha les réveils au petit matin dans la forêt, les bruits des animaux, la rosée fraîche et… la tête dans le guidon&nbsp;! Oui, car on dort plutôt mal en ce moment
    malgré l’effort physique, la faute à une humidité ambiante assez importante. C’est donc un peu dans le cirage que nous avons pris la route. Au milieu de la matinée, nous décidons de nous arrêter
    dans un village répondant au nom de Bompland, ça ne s’invente pas. Les habitants de ce lieu, quoique très gentils, avaient tous (enfin ceux que nous avons croisé) une araignée au plafond. Entre
    le petit vieux qui voulait absolument qu’on prenne une route en pleine forêt pour éviter les dangers de la route principale (danger quasi inexistant tant le nombre de véhicules rencontrés est
    faible) ou le gars marmonnant et jurant tout seul et sans aucune raison, on a été servis&nbsp;! Plus tard, dans une station service, nous avons joué les mascottes pour les passagers d’un bus qui
    se trouvait là, impressionnés par nos vélos.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Iguazu-Montevideo 9572" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Iguazu-Montevideo/Iguazu-Montevideo-9572.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après une autre grosse étape de pas loin de 100km, nous pensions avoir trouvé le lieu idéal pour camper&nbsp;: au bord d’un étang, dans une belle prairie bien
    verte. Certes, dans une propriété privée, mais avec une barrière ouverte. Nous nous installons tranquillement et allions commencer à préparer à manger, quand un homme à cheval est arrivé, au
    soleil couchant (ça faisait très western&nbsp;!). Il nous demande de partir vu qu’il s’agit d’une propriété privée et qu’il risque d’avoir des problèmes si son patron apprend qu’on a campé sur
    son terrain. Nous essayons de négocier, la nuit étant entrain de tomber. Le gars, sympa mais dépassé, arrête une voiture de police pour trancher. On ne sait pas si tous les policiers argentins
    sont comme ça, mais celui-ci était sacrément borné. Malgré nos explications et autres suppliques, rien n’y a fait, privé c’est privé, peu importe qu’on ne salisse rien et qu’on décampe au petit
    matin. C’est donc de l’autre côté de la barrière, pas loin de la route, que nous avons déplacé le campement. Nettement moins sympa, mais bon, des lieux de camping magiques il y en aura
    d’autres&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Iguazu-Montevideo 9616" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Iguazu-Montevideo/Iguazu-Montevideo-9616.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Peu après la tombée de la nuit, nous avons pu vérifier que la corruption au sein de la police argentine contre laquelle on nous avait mis en garde, n’était pas une
    légende. Une bagnole de flics a débarqué près de notre campement. Un des 2 policiers nous demande ce qu’on fait là, l’explication semble le satisfaire. Mais au moment de partir, il nous dit
    simplement que l’endroit est très dangereux et que pour notre «&nbsp;protection&nbsp;», ce serait bien que l’on mette la main à la poche. L’action aurait très bien pu se situer en Sicile ou à
    Naples&nbsp;! Comment on s’en sort dans ces cas là&nbsp;? En jouant aux Français pas doués pour les langues et ne comprenant rien ou pas grand-chose en espagnol. Lassé de répéter sa phrase, le
    racketeur, euh&nbsp;, policier, est parti sans demander son reste .Cool pour terminer la journée&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ce matin, notre corps a dit stop. 9 jours de vélo d’affilée c’était peut être un peu beaucoup. Et après 30km, de grosses douleurs dans les jambes nous ont obligé à
    nous arrêter, ne voulant pas aggraver la situation. Comment s’en sortir en plein soleil, sur une route au milieu de nulle part&nbsp;? Grâce à notre sauveur argentin, prénommé Luis, ingénieur
    agronome visitant les estancias (propriétés argentines) des alentours. C’est dans sa voiture que nous avons chargé les vélos et qu’il nous a amené dans la ville la plus proche, Monte Casero, en
    face de l’Uruguay. Et il ne s’est pas contenté de ça. Arrivés dans un hôtel, il a tenu nous payer la chambre, nous a emmené nous balader dans le coin et nous a même invité à dîner&nbsp;! Comment
    on appelle quelqu’un de plus que sympa&nbsp;? Pas forcément de terme à la hauteur, mais il y a des gens à qui on aimerait rendre la pareille s’ils viennent en France&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Iguazu-Montevideo 9544" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Iguazu-Montevideo/Iguazu-Montevideo-9544.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après avoir pleinement profité des joies du confort moderne (lit et douche), nous avons rassemblé nos affaires et sommes partis direction la gare de bus de Monte
    Casero. Voulant privilégier le repos, nous avons décidé d’arriver au plus vite à Salto, en Uruguay, pour pouvoir remettre nos jambes en état. Après un trajet sans histoires, nous sommes descendus
    à Concordia, la ville frontière côté argentin. Petit problème, le point de passage en Uruguay n’est pas tout prêt. Allez hop, on oublie les douleurs, on enfourche les vélos et c’est parti.
    Arrivés au poste frontière, les douaniers nous annoncent que le passage sur le pont reliant l’Argentine à l’Uruguay est interdit aux engins non motorisés, par sécurité&nbsp;! On a pas bien
    compris pourquoi, mais pas trop le choix. Nous avons donc été embarqués dans un camion pour le passage de ce pont. Marrant. Côté uruguayen, nous avons dit au revoir à notre gentil camionneur et
    sommes partis direction Salto. La non plus, ce n’est pas tout prêt. C’est donc en partie de nuit que nous avons roulé pour rejoindre cette ville à l’aspect très européen, où nous allons nous
    poser quelques jours pour souffler.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Iguazu-Montevideo 9692" height="300" width="200" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/Iguazu-Montevideo/Iguazu-Montevideo-9692.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Salto. Ville plus que tranquille, cité thermale sans beaucoup d’agitation. Parfait pour reposer des jambes fatiguées. Et que fait on dans une ville thermale&nbsp;?
    On va aux thermes&nbsp;! Qui a dit que c’était pour les séniors&nbsp;? Bon, effectivement, le 3</span><sup><span style="font-size: 10pt;">e</span></sup> <span style="font-size: 10pt;">âge était
    bien représenté, mais il y avait quand même quelques jeunes&nbsp;! Entre détente dans les piscines,&nbsp;siestes sur les transats et massages grâce aux jets d’eau, on a connu pire&nbsp;! Bref, 2
    jours off pour recharger les batteries, histoire de repartir du bon pied pour notre escapade cycliste uruguayenne.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La distance séparant les villes de Salto et Paysandu s’élevant à 120km, nous avons préféré couper cette étape en 2 petites, pour une reprise en douceur. Nous avons
    donc pu prendre notre temps au départ de Salto et nous mettre tranquillement en route. C’est dimanche et visiblement un bon nombre d’Uruguayens aime sortir à vélo ce jour là, puisque nous
    croisons beaucoup de collègues cyclistes qui ne manquent pas de nous encourager. Sympa. Le temps est plutôt gris, mais ceci a pour avantage de maintenir la température à un niveau plus que
    supportable. Sur une route très vallonnée, nous pouvons contempler des paysages insolites, où une végétation de conifères se dresse à côté de palmiers. Original. Après une bonne pause déjeuner et
    notre traditionnelle sieste digestive, nous sommes repartis, mais pas pour bien longtemps. Aux abords des termes de Guaviyu, nous sentons l’appel des bains. Après tout, nous ne sommes pas pressés
    aujourd’hui. C’est comme ça que nous avons fini dans la piscine d’un camping rempli d’Uruguayens en vacances. La Côte d’Azur en plein mois d’août&nbsp;! Sociologiquement intéressant et très
    reposant pour les jambes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Iguazu-Montevideo 9627" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Iguazu-Montevideo/Iguazu-Montevideo-9627.JPG">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">L’avantage des étapes raccourcies, c’est qu’on peut prendre son temps le matin. Nous avons donc décollé très tranquillement de notre camping pour pédaler sans
    incident et sous le soleil tout la matinée. L’après midi se déroula dans des conditions similaires. A noter qu’à notre passage, une voiture s’est arrêtée de laquelle est sorti un Mexicain voulant
    des infos sur notre voyage car il rêvait de faire un tour du monde à vélo. Rigolo. Arrivés en fin d’après midi dans la ville de Paysandu, nous avons formidablement été reçus par Gustavo et sa
    famille, amis du parrain de PE. Non seulement il nous a fait profiter des bons côtés de la vie uruguayenne (barbecue géant, bon vin, visite de la ville et escale sur son bateau), mais il a
    également organisé une longue interview accompagnée d’une séance photo pour un magazine local&nbsp;! En plus d’être des stars en devenir en Uruguay, nous sommes accueillis comme des rois.
    Génial&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Iguazu-Montevideo 9739" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Iguazu-Montevideo/Iguazu-Montevideo-9739.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Malgré les vacances, Gustavo, sa femme et son fils Federico se sont levés pour nous dire au revoir. Après quelques photos et de nombreux remerciements, nous sommes
    partis. Federico fait des études d’ingénierie civile, et vu l’état de la route en sortie de Paysandu, on est à peu près surs qu’il trouvera du boulot une fois diplômé&nbsp;! Il y a des fois où on
    se demande quel genre de véhicule peut causer de tels dommages à la chaussée. Vu la taille des trous, on ferait mieux de parler de nids d’autruche plutôt que de nids de poule&nbsp;! Malgré ça,
    nous progressons vite et le fait de rouler sur une route certes mauvaise mais très peu fréquentée et serpentant dans des paysages très variés, rend l’étape agréable. Après avoir bouclé une grosse
    étape de 102 km, nous avons demandé et obtenu l’autorisation de planter la tente à l’entrée d’une grande et belle propriété agricole. Les patrons, vraiment adorables, nous ont offert du lait tiré
    l’après midi même, et nous ont même offert de dîner avec leurs employés. Ils sont bien ces Uruguayens&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Iguazu-Montevideo 9882" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Iguazu-Montevideo/Iguazu-Montevideo-9882.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La veille, les gentils propriétaires de l’exploitation nous avait invités à prendre le petit déjeuner en leur compagnie. Nous nous sommes donc rendus dans leur
    belle maison où, en plus de nous faire déguster des produits frais de la ferme, nous avons eu droit à une visite complète des installations. Impressionnant&nbsp;! Nous sommes donc partis assez
    tard, et vu le nombre de kilomètres, il a fallut activer un peu. Nos jambes ont l’air d’avoir repris le rythme, puisque notre moyenne n’a jamais été aussi élevée. Après 110km pédalés à une allure
    soutenue, nous sommes arrivés à Nueva Palmira, où Juan Pablo et sa femme nous attendaient. Visite de la ville et restau ont conclu une bonne journée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Iguazu-Montevideo 9929" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Iguazu-Montevideo/Iguazu-Montevideo-9929.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après une nuit trop courte, nous sommes partis pour notre dernière journée de vélo avant la pause, prévue dans la ville de Colonia. Une journée chargée, puisqu’un
    programme culturel et naturel nous attendait sur la route, à commencer par Punta Gorda, à 5km de Nueva Palmira, lieu de rencontres des fleuves Rio Parana et Rio Uruguay, pour former le Rio de la
    Plata. Embouchure impressionnante et lieu très tranquille, surtout lorsqu’on s’y rend au petit matin. En fin de matinée, nous nous sommes détournés de 8km de notre route pour aller visiter les
    ruines d’une vieille mission jésuite. Si les ruines en elles mêmes ne présentèrent finalement pas grand intérêt, ce détour nous fournit l’occasion de vérifier une fois de plus la générosité des
    Uruguayens, puisqu’un couple rencontré sur place nous a offert spontanément un gros sac de pommes. Ca fait chaud au cœur des gens comme ça&nbsp;! Après notre pique nique et notre sieste nous
    sommes repartis affronter la route très vallonnée de cette région de l’Uruguay. Voulant rendre hommage à son parrain en visitant le petit village dont une rue porte son nom, PE se détourna une
    nouvelle fois de la route, tandis que David continua sur Colonia. Après quelques heures de pédalage en solo, nous nous sommes finalement retrouvés pour malheureusement constater que la distance
    restant à parcourir était trop importante pour terminer avant la nuit (merci les détours&nbsp;!). Heureusement, un gentil chauffeur de camion a accepté de nous embarquer et nous sommes finalement
    arrivés dans cette ville de Colonia. Notre lieu d’hébergement&nbsp;? Assez original, puisqu’il s’agit d’une caserne militaire&nbsp;! Plutôt amusant.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Iguazu-Montevideo 9984" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Iguazu-Montevideo/Iguazu-Montevideo-9984.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Cette pause d’une journée à Colonia nous a permis de découvrir une cité uruguayenne tout à fait charmante avec ses rues piétonnes pavées et son petit port, mais
    remplie de touristes&nbsp;! Ca nous a fait un peu bizarre de croiser tout ce monde après plusieurs jours dans la campagne. Et pour visiter la ville, quoi de mieux qu’un local pour guide&nbsp;?
    C’est Humberto, ami du parrain de PE, qui nous a fait découvrir les charmes de Colonia et nous a invité à dîner en compagnie de sa femme dans un restaurant typique. C’est également Humberto qui
    nous a convaincu de cheinter une étape de vélo pour arriver un jour plus tôt à Montevideo, afin d’assister aux festivités marquant la fin de la Semaine Sainte. Nous aurons donc un programme cyclo
    motorisé pour le lendemain.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Iguazu-Montevideo 9988" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Iguazu-Montevideo/Iguazu-Montevideo-9988.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après une séance photo rigolote au milieu des militaires uruguayens, nous nous sommes mis en route pour effectuer l’étape de 60km séparant Colonia de Colonia
    Valdense, lieu où nous devions nous rendre pour prendre un bus direction Montevideo. 60 bornes, une broutille&nbsp;! Les conditions climatiques jusque là parfaites ont corsé un peu la chose. Le
    vent a décidé de se rappeler à notre bon souvenir. Et en Uruguay comme ailleurs, c’est toujours de face qu’il décide de souffler. Si on ajoute à ça un relief assez important, on obtient un trajet
    faible en kilomètres mais au combien usant&nbsp;! Nous sommes finalement arrivés à Colonia Valdense sur les coups de midi et avons pris le temps de souffler et déjeuner tranquillement, notre bus
    ne partant qu’à 15h. Une dame entame la discussion, intriguée par nos vélos. Elle nous informe qu’elle est journaliste pour un canard local et nous demande de réaliser une interview. La
    médiatisation uruguayenne bat son plein, nous allons vraiment devenir célèbres dans ce pays&nbsp;! Plus tard, dans le bus, nous faisons la connaissance de Lucia, architecte ayant fait ses études
    au lycée français de Montevideo, qui voulait visiblement pratiquer un peu la langue de Molière. Une fois arrivés dans la capitale uruguayenne, nous avons récupéré les clés et pris nos quartiers
    dans l’appartement superbement situé face au Rio de la Plata, généreusement mis à notre disposition par le parrain de PE. Cela constituera un excellent camp de base pour les quelques jours que
    nous passerons à Montevideo, pour conclure en beauté cette escapade en Uruguay.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Iguazu-Montevideo 9991" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Iguazu-Montevideo/Iguazu-Montevideo-9991.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Et comment ne pas terminer cet article par ce que vous attendez tous : vos 2 narrateurs entrain de faire les guignols devant la caméra !&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div>
    <object height="267" width="480">
      <param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xcu7tf">
      <param name="allowFullScreen" value="true">
      <param name="allowScriptAccess" value="always">
      <embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="267" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xcu7tf" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true">
    </object><br>
    <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xcu7tf_iguazu-2010_travel">Iguazu 2010</a></strong><br>
    <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/racontemoitonpays">racontemoitonpays</a>. - <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/travel">Explorez des lieux exotiques en
    vidéo.</a></em>
  </div>
  <p>
    A bientôt !
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 05 Apr 2010 16:26:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.racontemoitonpays.org/article-tango-a-pedales-48051898.html</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-tango-a-pedales-48051898-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Pérou-Bolivie, chronique non cycliste]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-perou-bolivie-chronique-non-cycliste-46465094.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Comment ça non cycliste&nbsp;? Mais ils n’étaient pas censés faire un tour du monde à vélo ces 2 là&nbsp;? Déjà qu’on attend depuis des lustres qu’ils nous parlent
    de l’Amérique du Sud&nbsp;! C’est à donner envie de se désinscrire de la newsletter&nbsp;! Du calme, chers lecteurs. Contrôlez vous, faîtes du yoga, mais calmez vous, vous allez avoir
    l’explication du mot «&nbsp;non&nbsp;» devant le mot «&nbsp;cycliste&nbsp;» en lisant les lignes ci-dessous. Avant de lancer les hostilités, sachez que PE a fourni une prestation de haut vol sur
    France Inter. Pour écouter cet instant unique, c’est <a href="http://www.racontemoitonpays.org/pages/Podcasts-2234625.html" target="_blank"><span style=
    "background-color: #ffff00;">ici</span></a>. Et comme d’habitude, pour vous rincer l’œil avec nos magnifiques photos, c’est <a href="http://www.racontemoitonpays.org/album-1589882.html" target=
    "_blank"><span style="background-color: #ffff00;">ici</span></a>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous vous avions laissé au moment de quitter Casablanca. Mais avant de nous lancer à la conquête de l’ancien empire Inca, il nous restait une tâche à
    accomplir&nbsp;: réussir à prendre l’avion avec nos vélos et notre lourd chargement. Nous avons gentiment été emmenés à l’aéroport par Asma, notre charmante hôte sur Casa (et accessoirement notre
    maman marocaine tellement elle a pris soin de nous pendant notre séjour chez elle) dont la présence s’est avérée déterminante pour l’embarquement des bécanes et l’allègement de la facture due à
    notre excédent de bagages. Après moult négociations et rebondissements, nous avons réussi à monter dans l’avion pour Barcelone et récupérer nos affaires en état une fois sur place. Notre vol pour
    Lima n’étant prévu que pour le lendemain, nous avons connu les joies d’une nuit dans le hall de l’aéroport. Pas très propice au sommeil, mais rigolo. Après avoir procédé, cette fois sans aucun
    problème, à l’enregistrement de nos affaires, nous avons pris place dans l’avion pour Madrid pour une correspondance rapide, puis enfin pour Lima. 14 heures de vol, 14 heures pour rêver à ce que
    nous allons vivre au Pérou et plus largement en Amérique du Sud.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-6564.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 6564">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après le rêve, la réalité&nbsp;: pas de vélos à l’arrivée puisque ceux-ci avaient visiblement décidé de prolonger leur escale à Madrid. C’est donc sans nos bécanes,
    mais heureusement avec nos bagages, que nous avons été accueillis par Sarah et son mari, nos hôtes sur Lima, ou plus exactement à San Martin de Porres, un district de la capitale péruvienne. Nous
    avons pu faire la connaissance de leurs enfants, Cynthia (25 ans) et Jhonathan (20 ans) parlant respectivement l’anglais et le français, ce qui facilite la communication, notre espagnol étant en
    voie de progression. Situé au dessus de l’épicerie tenue par Sarah, cet appartement allait être notre lieu de vie pendant notre séjour à Lima.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Les approximations d’Iberia laissant planer de gros doutes sur la date de récupération des vélos, nous avons décidé de laisser passer une journée avant de passer à
    la phase de harcèlement, et de visiter cette immense ville qu’est Lima, avec un guide de choix en la personne de Cynthia, sans qui nous n’aurions jamais pu nous retrouver dans la jungle des bus
    locaux. Des antiquités sur 4 roues, blindés de passagers, mais dans lesquels en montent sans cesse de nouveaux.&nbsp;C’est à se demander comment ils casent tout ce monde. Bien-sûr, pas de numéros
    de bus, ni de lignes, encore moins de terminus, et puis quoi encore&nbsp;? Pourquoi pas des noms d’arrêts tant qu’on y est&nbsp;?! Bref, il est impératif de connaître. Le premier mot qui vient à
    l’esprit ou plutôt qui saute aux yeux quand vous plongez dans la fournaise que constitue Lima en février (c’est l’été là-bas, ne l’oublions pas) c’est trafic. C’est bien simple, les routes sont
    totalement paralysées une grosse partie de la journée, bus comme voitures roulent au ralenti, et les Péruviens prennent leur mal en patience. Remarquez, certains en profitent puisqu’une multitude
    de marchands en tous genres déambulent en pleins bouchons, vendant leurs produits aux automobilistes bloqués. Circuler dans Lima prend donc du temps. Il ne sert à rien de raisonner en termes de
    kilomètres, mais plutôt en temps de trajet. Et comme San Martin est situé assez loin du centre ville, nous n’avons pas compté nos heures passées dans les transports.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-6588.JPG" class="CtreTexte" width="200" height="300" alt="Lima-La-Paz 6588">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Notre première visite fut pour l’ambassade de France, où nous avions décidé d’aller pour y déposer, par sécurité, les photocopies de nos passeports. Pas franchement
    réjouissante cette visite. Première mauvaise nouvelle&nbsp;: la confirmation de la fermeture du Machu Picchu jusqu’en avril. Allez hop, à l’eau notre principal motif de visite au&nbsp; Pérou.
    Ensuite, nous avons été abreuvés de conseils alarmistes et d’anecdotes morbides remettant totalement en cause la circulation à vélo. Nous sommes donc sortis de là le moral un peu en berne, nous
    qui espérions tant de ce pays. Nous avons continué notre visite de la ville et nous avons enrichi notre vocabulaire espagnol d’un nouveau mot&nbsp;: CERRADO (pour les non hispanophones, cela
    signifie «&nbsp;fermé&nbsp;»). La cathédrale de Lima&nbsp;? Cerrado. Le Museo de la Nacion&nbsp;? Cerrado. Ben ça valait le coup&nbsp;! Nous avons pu tout de même goûter aux charmes de cette
    ville à l’architecture si variée. Et nous avons pu nous confronter aux inégalités au sein de la société péruvienne en allant dîner dans un mall n’ayant rien à envier à ceux que l’on trouve aux
    USA. A côté des bidonvilles, ça fait un peu bizarre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le lendemain fut consacré à la récupération des vélos. Cela n’a pas été une partie de plaisir. Après avoir erré dans tout l’aéroport à la recherche du bon
    interlocuteur, nous avons enfin pu mettre la main sur nos montures. De retour à la maison, nous n’avons pu que constater les dégâts importants causés par les délicates mains des transporteurs
    aériens. Certaines choses se sont avérées réparables par nos soins, mais une pièce de la selle du vélo de David avait mystérieusement disparu, rendant celle-ci et donc le vélo, totalement
    inutilisable. Nous nous sommes mis en recherche de cette fameuse pièce, en compagnie de Cynthia et Jhonathan, et c’est dans une quincaillerie que des mains habiles, adeptes du système D, ont pu
    reconstituer la pièce en question. David possède à présent la selle de vélo la plus originale du monde&nbsp;!<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-6628.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 6628">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">C’est ce même jour, après avoir reçu de nouveaux conseils alarmistes, cette fois de la part de Sarah et de sa famille (donc des Péruviens) que nous avons pris la
    décision de modifier notre itinéraire et de zapper la partie Pérou en prenant le bus. Cette décision n’a pas été facile à prendre tant nous sommes attachés à ce moyen de transport, mais autant
    d’avertissements en si peu de temps nous ont sans doute fait un peu redouter l’éventualité d’un incident qui gâcherait tout le voyage, à ce stade si peu avancé. Du vélo, nous aurons le temps d’en
    faire, mieux vaut ne pas prendre de risques.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le temps restant à Lima fut consacré à la découverte de la vie locale, notamment la cuisine.&nbsp;PE est devenu un inconditionnel de la boisson nationale, l’Inca
    Kola, soda de couleur jaune au goût de chewing gum (ça donne envie, n’est ce pas&nbsp;?). Nous avons aidé à préparer le plat typique péruvien, le ceviche (poisson cru mariné dans du jus de
    citron) et avons testé, bien sûr avec modération, le pisco, l’alcool local à 50°. Bref, une belle immersion et un privilège rare que Sarah et sa famille nous ont accordé et comme à chaque belle
    rencontre, le pincement au cœur a été au rendez-vous lors de la séparation.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Une fois que fut prise la décision de quitter Lima en bus, il a fallut assumer et s’organiser. Car un vélo à transporter c’est un sacré boulot et ça coûte
    cher&nbsp;! Trouver un taxi disposant d’assez de place pour tout prendre, puis négocier à la station de bus, tout cela n’aurait certainement pas pu se faire sans l’aide de Cynthia venue nous
    donner un coup de main.&nbsp; Après avoir payé un lourd supplément, nous avons pris place dans le bus très confortable (heureusement pour ce prix&nbsp;!) direction Cusco. Temps de trajet
    prévu&nbsp;? 30 heures. Chouette&nbsp;! Mais finalement, ça s’est plutôt bien déroulé et nous avons pu profiter des paysages sublimes qu’offre le début de la cordillère des Andes, lorsque nous
    n’étions pas les yeux rivés sur les écrans diffusant les films les plus récents. Top Gun en est le parfait exemple.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-6663.JPG" class="CtreTexte" width="200" height="300" alt="Lima-La-Paz 6663">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Alors que nous pensions arriver à Cusco en début de soirée, nous avons eu le plaisir d’entrer dans la gare de l’ancienne capitale inca sur les coups de midi. Rapide
    le chauffeur&nbsp;! Le plus rassurant c’est que nous avons appris à ce moment là qu’un accident de bus avait fait 40 morts dans le nord du Pérou.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Une fois nos bagages récupérés, mais pas nos vélos (bon, cette fois on avait été prévenus qu’ils pourraient n’arriver que le lendemain par un autre bus, en fonction
    de la place en soute), nous avons pris nos quartiers dans une auberge de jeunesse très sympa située en plein centre, puis partir à la découverte de cette cité inca. Nous avons également du gérer
    notre souffle car n’oublions pas que Cusco est située à 3400m d’altitude. Qu’est ce que ce sera à La Paz&nbsp;! Le contraste avec Lima est saisissant, tant dans la capitale, nous étions en
    immersion péruvienne, alors que certains endroits de Cusco pourraient très bien se trouver à Paris et vu le nombre d’Occidentaux croisés dans les rues. Mais le programme concocté au départ de
    cette ville est alléchant. Nous verrons bien ce que cela donne.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-6845.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 6845">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Cusco. Des bons et des mauvais souvenirs. Comme on adore se plaindre, on va commencer par le pire. Vous vous souvenez que nous devions récupérer nos vélos&nbsp; le
    lendemain de notre arrivée. Rendez-vous avait même été pris pour venir les chercher dans les bureaux de la compagnie de bus. Arrivés sur place, on nous annonce qu’ils sont toujours à Lima. On
    peut vous dire que quand la moutarde péruvienne monte au nez, le vocabulaire espagnol de l’engueulade vient tout seul. Bon, l’avantage, c’est que nous n’avons pas à nous préoccuper de la garde de
    nos vélos sur Cusco, puisqu’ils sont censés arriver le jour de notre départ.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">De quoi avoir l’esprit à peu près tranquille (pas tout à fait quand même, on y est attachés à nos 2 boulets à pédales&nbsp;!) pour profiter des activités de la
    région (sauf le Machu Picchu, snif snif snif). Et il y en a des choses à faire, à commencer par les sites incas de la Vallée Sacrée. Même si nous ne sommes pas du tout adeptes des visites
    organisées, nous avons préférer jouer la facilité en optant pour une journée de visite en autocar, comme de bons petits Occidentaux (quoique PE avec son appareil photo, pourrait prétendre à la
    nationalité japonaise&nbsp;!). Et avec un guide sympa et très compétent, et des sites d’une beauté à couper le souffle, on a pas regretté d’avoir choisi cette formule, même si, on vous l’accorde,
    on est loin du type de voyage que nous avions à l’esprit en partant.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-6986.JPG" class="CtreTexte" width="200" height="300" alt="Lima-La-Paz 6986">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Pisac, Ollantaytambo, Chinchero, Tambomachay… tant de noms à consonance mystérieuse renvoyant à des sites témoignant de la virtuosité des Incas en matière de
    construction, le tout au milieu d’un décor de montagnes plus que magnifique. Très étrange d’ailleurs de se dire que nous sommes à presque 4000m d’altitude, sans voir un gramme de neige.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">En plus de cette journée, nous avions envie d’aller à la découverte des Andes autour de Cusco, à cheval. Après avoir négocié avec l’agence, rendez vous était pris
    pour une matinée équestre.&nbsp;Au final, nous sommes restés un peu sur notre faim et avec une sérieuse rancune envers l’agence, puisque nous ne sommes restés qu’1h30 au total sur les chevaux.
    Bon, c’était magnifique, mais nous nous attendions à un peu plus. Cette dent contre l’agence nous a mis dans d’excellentes conditions d’énervement pour aller récupérer nos vélos. Et bien sûr,
    lorsque nous sommes arrivés sur place, nada&nbsp;! Suite à on ne sait quel problème (probablement imaginaire), retard de livraison. Après avoir poireauté pendant 1h45, nous avons enfin pu mettre
    la main dessus. Heureusement que Juan, chauffeur de taxi de son état, était là pour nous aider. Il n’y a pas à dire, voyager avec un vélo sans faire de vélo, c’est vraiment casse pieds (pour être
    polis&nbsp;!).Nous avons hâte de pouvoir voyager à nouveau normalement (pour nous, vous vous doutez de ce qu’est la norme&nbsp;!).<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-6764.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 6764">&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous pensions innocemment nous asseoir dans le bus pour La Paz, et arriver dans la capitale bolivienne le lendemain matin pour pouvoir organiser notre programme
    chargé prévu dans ce pays. Grave erreur. Certains Péruviens avaient visiblement décidé de nous laisser le plus mauvais souvenir possible de leur pays. Nous avons déjà évoqué la galère pour
    récupérer nos vélos, ce qui avait contribué à nous mettre dans un état d’énervement avancé. Une fois à la gare de bus, la satisfaction d’avoir trouvé un nouveau système pour rassembler nos sacs
    (oui car une caravane de roms possède certainement moins d’affaires que nous) nous a calmé et nous avons attendu sereinement que quelqu’un se pointe au bureau de la compagnie de bus à qui nous
    avions acheté nos billets. Détail important pour la suite, cette compagnie est la seule à proposer un trajet direct Cusco-La Paz. A 20h, soit 2 heures avant le départ, des employés arrivent
    enfin. Nous nous dirigeons la bouche en cœur pour enregistrer notre bardas, et là, coup de massue&nbsp;: nous sommes les deux seuls à avoir pris des places pour ce trajet ce soir là, donc ils ont
    purement et simplement décidé d’annuler le bus, en omettant bien sûr de le préciser par affichage ou un autre moyen. Des cyclistes ont tué des Péruviens pour moins que ça&nbsp;! Finalement, la
    seule solution fut de prendre 3 bus différents avec chargement et déchargement à chaque fois, et attente bien sympathique dans des gares routières en plein milieu de la nuit. Sans oublier qu’à
    chaque nouveau trajet, on nous a imposé un supplément à payer pour le transport des vélos (la compagnie d’origine nous avait évidemment assuré qu’il n’y aurait rien à payer).Bref, on était
    contents de passer la frontière. Nous avons même pu faire connaissance avec un endroit magique que nous reverrons sous peu&nbsp;: le lac Titicaca. L’aperçu fut prometteur, on en reparlera
    bientôt.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-7034.JPG" class="CtreTexte" width="200" height="300" alt="Lima-La-Paz 7034">&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous avons pu également constater le caractère très contestataire des Boliviens&nbsp;: sur notre trajet en bus, nous avons croisé 2 manifs à une heure d’intervalle.
    Le motif&nbsp;? Mystère. La police et les syndicats ne sont évidemment pas d’accord sur le nombre des manifestants. Nous on était tellement crevés qu’on préfère rester neutres&nbsp;! La
    popularité d’Evo Morales auprès du peuple est évidente, tant le nombre d’affiches, de slogans et d’inscriptions favorables, est important.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Arrivés à La Paz, la réalité de la capitale la plus haute du monde nous a sauté aux yeux. Cernée par les montagnes, dotées de pentes plus qu’escarpées, la capitale
    bolivienne impressionne.&nbsp;A la nuit tombée, vu des hauteurs de la ville, le spectacle est grandiose. Nous avons pu goûter à La Paz by night grâce à Jorge, un anesthésiste bolivien,
    connaissance de la famille de PE. Ca aide de connaître des locaux&nbsp;! Nous avons quelques jours pour explorer la capitale bolivienne, mais aussi pour organiser le programme de festivités
    touristiques dans ce pays, et accessoirement voir une école. Il y a du boulot&nbsp;!<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-8648.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 8648">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous avons donc sillonné la capitale bolivienne, d’agences de voyage en stations de bus, pour trouver les meilleurs plans à moindre coût. L’avantage, c’est que
    notre auberge de jeunesse a gentiment accepté de garder nos affaires (et donc nos vélos) pendant nos excursions. Nettement plus facile de voyager avec seulement un sac à dos.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le programme prévu fut le suivant&nbsp;: 2 jours sur le lac Titicaca (dont une nuit passée sur l’Isla del Sol), retour à La Paz, pour enchaîner directement avec 3
    jours dans le Salar de Uyuni, puis re retour à La Paz pour récupérer nos affaires, voir l’école et partir direction l’Argentine. Un programme bien rodé et surtout bien minuté. Le problème de ce
    genre d’organisation, c’est que le moindre grain de sable vient enrayer toute la machine et tout dérégler. Et avec notre bol habituel, c’est ce qui s’est passé.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous sommes donc partis pour Titicaca. Temps de trajet&nbsp;: 4h jusqu’à Copacabana, petite ville située au bord du lac, de laquelle partent des bateaux pour l’Isla
    del Sol (l’île du Soleil si la traduction s’imposait), à 1h30 de traversée. L’Isla del Sol, selon la légende inca est le lieu de naissance de l’astre solaire. Et on va finir par y croire&nbsp;:
    pluie de La Paz à Copacabana, grand soleil dès que nous avons débarqué sur l’île&nbsp;!<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-7304.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 7304">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après une longue ascension, nous avons posé nos affaires dans une petite pension, et avons commencé à explorer l’île. Quel lieu magique&nbsp;! Des paysages d’une
    rare beauté, les Andes enneigées se reflétant dans le bleu des eaux du lac, des lamas, des moutons et des ânes qui broutent paisiblement. Et le plus beau, c’est qu’on était tous seuls&nbsp;!
    Enfin presque, nous avons fait la connaissance d’un Français, Maxime, et d’un Allemand, Lars, avec qui nous sommes restés pendant notre séjour sur l’île et un peu après suite à ce qui est arrivé
    (pas d’impatience, ça vient, ça vient&nbsp;!). &nbsp;Mais avant de conter cette énième galère de voyage, revenons un instant sur Titicaca. Tout le monde en a déjà entendu parler sans pour autant
    savoir le situer. Le nom fait rire les petits (et certains grand à l’humour douteux) et voyager pas mal de gens. Pour nous, c’était notre premier contact avec cette nature bolivienne tant contée,
    et on peut vous dire qu’un coucher du soleil et un lever (ou car on a fait l’effort de mettre un réveil pour assister au spectacle&nbsp;!), ça vous marque 2 cyclistes sans vélos.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-7241.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 7241">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Bon allez, vous avez assez attendu, voici ce qui nous est arrivé de fâcheux. Sur le bateau qui nous ramenait de l’île vers Copacabana (traversée au cours de
    laquelle PE a sympathisé avec un petit Bolivien prénommé Albert, et à qui il a tenté d’enseigner le maniement complexe de son appareil photo), nous avons appris ce qui allait nous pourrir notre
    organisation si minutée&nbsp;: une grève des chauffeurs de bus paralysant tout le pays pendant au moins 2 jours. Impossible de quitter Copacabana par quelque moyen de transport que ce soit. Allez
    hop, raté pour Uyuni&nbsp;! Tout est à repenser. Ah oui, le motif de la grève. Des conditions de travail indignes&nbsp;? Non&nbsp;! Des horaires inhumains&nbsp;? Pas du tout&nbsp;! Tout
    simplement un projet de loi menaçant d’interdire l’alcool au volant. Sacrés Boliviens&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Et qu’est ce qu’on fait pendant 2 jours à Copacabana&nbsp;? On tue le temps, on joue au billard, on va sur internet, on mange de la truite. A noter qu’on a même pu
    voir le match de foot France-Espagne dans un petit bar. Assez surréaliste.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-7402.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 7402">&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Heureusement, notre détention au pénitencier de Copacabana n’aura finalement duré qu’un jour puisque la grève a cessé le lendemain. Avec Maxime, le Français
    rencontré sur l’Isla del Sol, nous sommes montés dans le bus pour La Paz, et sommes arrivés à temps pour trouver un hôtel situé près de la gare de bus. Notre objectif&nbsp;: réorganiser le
    programme chamboulé par la grève.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après avoir dit au revoir à Maxime, nous avons foncé à la gare de bus. Première mission&nbsp;: décaler notre départ pour l’Argentine. Deuxième&nbsp;: se faire
    rembourser le billet de bus pour Uyuni que nous n’avons pu honorer pour cause de grève. Troisième&nbsp;: acheter un billet pour la ville d’Oruro, avec l’espoir de pouvoir ensuite prendre un train
    de là, direction Uyuni. Grande surprise, ces 3 objectifs ont été atteints sans problème et nous avons pris place dans le bus pour Oruro. Après un trajet plutôt inconfortable, nous sommes arrivés
    dans cette ville ne présentant strictement aucun intérêt. Nous avons donc filé à la gare ferroviaire sans faire de tourisme. Une fois sur place, le miracle des enchaînements positifs a pris
    fin&nbsp;: train complet. Bon, et bien, il n’y a plus qu’à se rabattre sur le bus de nuit pour Uyuni et tuer ce qui nous de l’après midi dans un cyber café.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Que dire de ce trajet Oruro-Uyuni&nbsp;? Probablement le pire que nous ayons fait depuis le début (et on commence à avoir pratiqué niveau bus, peut être un peu trop
    d’ailleurs&nbsp;!). La mauvaise qualité de la route alliée à la encore plus déplorable qualité du bus, a fait que nous sommes arrivés au petit matin à Uyuni sans avoir fermé l’œil de la
    nuit&nbsp;!<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/PE.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 7582">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous avons sympathisé avec 2 Allemandes, avec qui nous avons décidé de former un groupe pour les 3 jours que durent l’exploration du Salar et des environs. Après
    avoir négocié un tarif avantageux avec l’agence, nous avons pris place tous les 4 dans la jeep, rejoints par un Hollandais et un Espagnol. Très européenne cette jeep&nbsp;! Quelques heures de
    route plus tard, nous voici enfin dans ce que nous attendions depuis belle lurette&nbsp;: le Salar de Uyuni, le plus grand désert de sel du monde. Et pour ne rien gâcher, la saison des pluies
    fait que le Salar est recouvert d’une mince pellicule d’eau, rendant sa surface semblable à un miroir, et donnant l’impression de se déplacer dans le ciel. Comment décrire l’indescriptible&nbsp;?
    Ce lieu incomparable nous a subjugué, époustouflé, fasciné… Le vocabulaire nous manque pour définir ce que nous avons ressenti au milieu de cette étendue magique. Après avoir déjeuné sur place,
    nous sommes remontés dans la jeep et avons dit au revoir à ce désert blanc.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-7796.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 7796">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">L’après midi ne fut guère passionnante puisque nous n’avons pratiquement fait que rouler. Certes, les paysages traversés étaient très variés et c’est toujours
    amusant de croiser des troupeaux de lamas, mais nous aurions préféré faire un peu moins de voiture. La fin de la journée fut marquée par un énorme orage, rendant la tâche de notre chauffeur
    difficile (nous avons pu expérimenter la conduite à l’aveugle dans le désert bolivien), mais nous avons pu rejoindre sans encombre notre lieu d’hébergement pour la nuit.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-7823.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 7823">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après une bonne nuit de sommeil, nous avons grimpé dans notre jeep pour notre deuxième jour de visite. Pour être honnêtes, nous n’en attendions pas beaucoup,
    puisque le moment fort de ces 3 jours, en l’occurrence le Salar, avait été fait la veille. Et bien nous nous sommes bien trompés&nbsp;! En une journée, la diversité des paysages qui se sont
    offerts à nous, est tout simplement hallucinante. Des déserts de sable aux couleurs allant du jaune à l’ocre, des formations de roches volcaniques aux formes étonnantes, des lagunes encerclées
    par des montagnes aux dégradés de couleurs sublimes… Mention spéciale pour notre lieu de déjeuner&nbsp;: seuls au bord d’une lagune. Magique&nbsp;! Nous avons eu également quelques contacts avec
    la faune bolivienne puisque nandous (petites autruches) et autres vigognes (sorte de petits lamas) se sont amusés à suivre notre jeep, sans oublier les nombreux flamands roses, maîtres des
    étendues d’eau salée au milieu des lagunes. Il est assez difficile de rendre compte par écrit de ce que nous avons vu, les mots ne rendant pas grâce à la beauté de ces sites. Vous nous direz ce
    que vous pensez des photos&nbsp;! Nous avons terminé cette journée relativement tôt en prenant nos quartiers dans une habitation sommaire située au milieu du parc naturel de Laguna Colorado.
    Encore un site sublime, mais on est loin d’être blasés&nbsp;! Après une ballade à pied, nous sommes rentrés pour dîner et nous coucher tôt puisqu’un réveil à 4h du matin était prévu pour admirer
    le lever du soleil.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-8078.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 8078">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">On a bien eu droit au lever à 4h du mat, mais on s’était complètement planté (notre espagnol reste encore perfectible), puisque ce lever matinal n’avait pour but
    que d’arriver tôt sur le site des geysers, pas du tout pour le lever du soleil&nbsp;! Fascinants ces geysers et très odorants vu le souffre omniprésent. En plus de ces derniers, le volcan en
    activité favorise la formation de sources d’eau chaude, dans lesquelles certains touristes en ont profité pour piquer une tête (nous on s’est dégonflé&nbsp;!). Cette troisième et dernière journée
    fut encore très fournie en paysages variés et en couleurs changeantes au cours de la journée. Après avoir déposé les 2 Allemandes à la frontière chilienne, nous avons refait tout le chemin
    parcouru ces derniers jours pour arriver à Uyuni en fin d’après midi, très fatigués mais les yeux encore remplis de belles images.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-8497.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 8497">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Il ne reste plus qu’à attendre 2h du matin pour prendre notre train direction Oruro, avant de monter dans un bus pour revenir encore une fois à La Paz. Et qu’il fut
    fatigant ce trajet&nbsp;! La ponctualité n’étant pas le point fort des Boliviens, notre train partit d’Uyuni avec 1h30 de retard. Les 7h de trajet furent ponctuées par de la musique
    traditionnelle bolivienne, de quoi devenir allergique à la flûte de pan. Les 4h de bus entre Oruro et La Paz accentuèrent encore plus notre fatigue. Nous avons donc été plus que ravis de pousser
    la porte de notre chambre d’hôtel (en ayant constaté que nos affaires étaient encore là) pour pouvoir nous reposer et nous laver. Grosse frayeur pour PE qui a à un moment cru avoir perdu son
    portefeuille, finalement retrouvé un peu plus tard. David n’a pas eu cette chance puisqu’il cherche toujours à remettre la main sur son appareil photo, qui doit probablement faire à présent le
    bonheur d’un voleur bolivien. Sympa le retour&nbsp;!<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-8357.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 8357">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Un programme chargé nous attendait sur La Paz, avec en tout premier lieu, la visite de l’école française de la ville. Située à une demi heure de voiture du centre,
    il a fallut s’organiser pour pouvoir montrer un vélo aux enfants. Et comme PE avait très envie de claironner qu’il avait pédalé en Bolivie, nous avons décidé que David prendrait un taxi avec les
    bagages en expliquant au chauffeur qu’il devrait attendre PE qui suivrait à vélo derrière. Pas simple. Mais heureusement, ce n’était pratiquement que de la descente pour se rendre à l’école. Une
    fois sur place, nous avons effectué notre désormais traditionnelle présentation à 2 classes, un CE2 et un CM1. Nous n’avons pas trop perdu la main, les enfants ont eut l’air d’accrocher. Un
    échange franco-maroco-bolivien est donc à espérer.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Au retour (cette fois en taxi, vous êtes gentils mais se taper les rues abruptes de La Paz dans le sens de la montée c’est pas de la tarte&nbsp;!), nous avons
    décidé de nous rendre sur les hauteurs de La Paz, à El Alto, pour profiter une dernière fois de la vue, et accessoirement nous mêler un peu plus à la population bolivienne, ce quartier étant
    plutôt populaire. Quelle vue magnifique, on ne se lasse pas de contempler cette ville si originale qu’est La Paz. Spectacle tellement fascinant qu’on en oublierait presque l’odeur d’urine
    omniprésente. Oui car les Boliviens ne se gênent pas pour se soulager dans la rue, et ce, malgré les nombreux panneaux menaçant d’une forte amende les contrevenants. Nous avons ensuite déambulé
    dans El Alto avant de connaître notre baptême de bus collectif pour rentrer. Expérience très originale et surtout moins coûteuse que le taxi.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-8615.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 8615">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous sommes passés chez Jorge, l’anesthésiste qui nous avait accueilli à notre arrivée sur La Paz, pour dire au revoir, avant de rentrer tranquillement nous
    préparer pour le grand voyage de demain. 2 jours et demi de bus, et à nous l’Argentine en vélo&nbsp;!<br>
    <br>
    Et en bonus track que vous avez bien mérité vu la longue attente depuis le dernier article, voici une petite vidéo péruvienne. On espère qu'elle vous plaira. A bientôt !<br>
    &nbsp;</span>
  </p>
  <div>
    <object type="application/x-shockwave-flash" height="272" width="480" data="http://www.dailymotion.com/swf/xcj8ik">
      <param name="allowFullScreen" value="true">
      <param name="allowScriptAccess" value="always">
      <param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xcj8ik">
    </object>
  </div><br>
  <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xcj8ik_p%C3%A9rou-2010_travel">Pérou 2010</a></strong><br>
  <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/racontemoitonpays">racontemoitonpays</a>. - <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/travel">Evadez-vous en vidéo.</a></em>]]></description>
        <pubDate>Thu, 11 Mar 2010 06:27:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.racontemoitonpays.org/article-perou-bolivie-chronique-non-cycliste-46465094.html</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-perou-bolivie-chronique-non-cycliste-46465094-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[De Fès à Casa, Maroc suite et fin]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-de-fes-a-casa-maroc-suite-et-fin-44987117.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Encore le Maroc&nbsp;? Ils n’avancent pas vite ces 2 là, on aimerait bien entendre parler d’autres choses&nbsp;! Du calme, braves gens, ceci est le dernier compte
    rendu marocain.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Par ailleurs, même si cela nous parait totalement incompréhensible, il apparait que certains n’ont pas veillé en attendant minuit pour nous écouter les soirs
    d’intervention sur France Inter. Nous sommes 2 personnes magnanimes, aussi, nous vous proposons d’écouter ces podcasts en cliquant <strong><span style="text-decoration: underline;"><a href=
    "http://www.racontemoitonpays.org/pages/Podcasts-2234625.html">ici</a></span></strong>. Nous signalerons également que les enfants d’une classe de CE1 de l’école française Berchet à Tanger ont
    réalisé une chouette BD suite à notre passage dans l’école. Pour juger par vous-même, c’est <strong><span style="text-decoration: underline;"><a href=
    "http://issuu.com/Raconte_moi_ton_pays/docs/bd_berchet_tanger_maroc?mode=embed&amp;layout=http%3A%2F%2Fskin.issuu.com%2Fv%2Fcolor%2Flayout.xml&amp;backgroundColor=000000&amp;showFlipBtn=true"
    target="_blank">ici</a></span></strong>. Et pour finir (enfin façon de parler puisqu’on n’a pas encore commencé), le journal lyonnais Le Progrès parle à nouveau de nous. L’article se trouve
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><a href="http://www.ecoles-racontemoitonpays.org/images/stories/progres.pdf" target="_blank">ici</a></strong></span>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous en étions restés à notre immobilisation à Fès pour cause de santé et à notre décision de prendre un bus pour Khénifra. Parlons-en justement de cette expérience
    du bus marocain. On peut dire que c’est nettement plus facile (et bien moins cher) qu’avec le bus espagnol&nbsp;! On arrive, on pèse les bagages, on file les vélos, on paie, on s’installe dans le
    bus et on prie pour retrouver les bécanes en état après avoir vu comment elles ont été placées (le terme exact serait plutôt balancées) dans la soute. Arrivés à Khénifra tard le soir, dans un
    hôtel sans charme ni confort (mais largement suffisant), nous bénéficions d’un très court temps de sommeil pour se réveiller tôt sous un ciel…gris et pluvieux&nbsp;! 2 jours qu’il fait grand
    soleil, et bien sûr, dès qu’on se remet à pédaler il pleut. Rageant&nbsp;!<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Fes---Casablanca/Fes---Casablanca-4850.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Fes---Casablanca 4850">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après avoir réglé un petit problème mécanique sur le vélo de David qui retarda le départ, nous sommes vite rentrés dans le vif du sujet&nbsp;: ça grimpe sec&nbsp;!
    Mais ça descend également pas mal, donc ça peut passer.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Au bout de 20 petits kilomètres, nous décidons d’une pause dans la petite ville de Thigssaline…et nous n’en sommes plus repartis&nbsp;! Rassurez-vous, c’est tout à
    fait volontaire. Nous avons simplement rencontré Ben, un Marocain ayant vadrouillé pendant 25 ans dans toute l’Europe, et qui nous a proposé de rester chez lui pour la journée et pour la nuit.
    Nous ne réfléchissons pas longtemps, pas question de louper cette occasion de bénéficier de la légendaire hospitalité marocaine. Entre ballade dans l’Atlas et couscous maison, nous n’avons pas
    été déçus. Pour respecter notre délai, nous n’avons pas le choix&nbsp;: demain ce sera du bus jusqu’à Beni Mellal, la prochaine ville, histoire d’avancer un peu plus vite, puis nous reprendrons
    le vélo. Vous allez dire que l’on n’en fait pas énormément du vélo en ce moment. C’est vrai, mais l’un de nos principaux objectifs pour ce voyage n’est il pas d’aller à la rencontre des gens, de
    découvrir cultures et traditions&nbsp;? Sur ce coup, on est en plein dedans et ça vaut bien le coup de sacrifier quelques kilomètres de pédalage.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Fes---Casablanca/Fes---Casablanca-4643.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Fes---Casablanca 4643">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après une bonne nuit à la marocaine (comprenez à même le sol, sur des tapis), nous avons fait nos au revoir à Ben et sommes montés dans le bus de 6h30, direction
    Beni Mellal. Vu comment nos chères machines ont été une nouvelle fois jetées comme des vulgaires sacs de pommes de terre, nous nous sommes dits en nous installant qu’il faudrait un miracle pour
    qu’elles en ressortent indemnes. Et après avoir vu comment le chauffeur conduisait dans la montagne, on s’est également dit que le coup du miracle, c’était valable pour nous aussi&nbsp;!
    Halléluia, gloire à qui vous voulez, le miracle eut lieu, machines et cyclistes survécurent au bus infernal. Amen.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous avons pris la route avec un rythme plutôt soutenu, vu le faible dénivelé et le peu d’intérêt de l’environnement. Après le déjeuner, nous avons pu vérifier la
    théorie suivante&nbsp;: la probabilité que les conditions météorologiques soient favorables, est inversement proportionnelle au fait que l’on pédale. En d’autres termes, quand on n’est pas sur le
    vélo il fait beau, quand on pédale, il pleut&nbsp;! Notre retour à la vie cycliste s’est donc effectué sous des trombes d’eau. L’après midi ne fut donc pas très agréable, d’autant que certains
    véhicules que nous avons croisés, ne se sont pas vraiment donnés la peine de s’écarter, nous obligeant à rouler sur le bas côté pour ne pas finir sous les roues du dit véhicule.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/215x300/3/08/98/62/Fes---Casablanca/Fes---Casablanca-4948---Copie.JPG" class="CtreTexte" width="215" height="300" alt=
    "Fes---Casablanca 4948 - Copie">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après avoir demandé asile pour la nuit à la gendarmerie du village de Pont d’Imdahane, le gardien de la paix royal (n’oublions pas que nous sommes dans une
    monarchie, donc la gendarmerie n’est pas nationale comme chez nous&nbsp;!) nous a renvoyé vers le gérant du café d’en face, qui, après marchandage, a accepté de nous laisser dormir dans une salle
    chauffée pour un prix modique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Un ciel bleu pour démarrer la journée, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu ça. C’est donc de bonne humeur que nous avons quitté notre hébergement âprement
    négocié. Le faible kilométrage prévu pour cette étape nous autorise à prendre notre temps. Nous pouvons donc pleinement profiter de ces paysages lunaires que nous traversons, en marquant
    régulièrement des arrêts.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Fes---Casablanca/Fes---Casablanca-4958.JPG" class="CtreTexte" width="199" height="300" alt="Fes---Casablanca 4958">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Une chose que nous n’avions pas encore eue et que l’on aurait souhaité éviter est venue perturber un peu la fête&nbsp;: la boue&nbsp;! Le bas côté est constitué
    d’une terre gluante qui vient se coller dans les roues et s’infiltre partout. Un bon embourbage comme on les aime&nbsp;! Chouette&nbsp;! Nous avons nettoyé comme nous le pouvions, mais nos chers
    vélos auront bien besoin d’une bonne douche.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après une longue pause déjeuner suivie d’une micro sieste, il ne nous restait que 30 ridicules kilomètres à parcourir jusqu’à la fin de l’étape. Une broutille
    croyions nous&nbsp;! Mais il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir des forces qui ont décidé que nous allions en baver sur ce tour&nbsp;: le vent s’est soudain levé, et bien sûr, c’est de face
    que nous avons pu en profiter. L’allure s’est donc considérablement réduite mais nous avons tout de même pu atteindre Temelet, où, comme à notre désormais habitude, nous avons demandé un accueil
    auprès de la gendarmerie royale qui… nous a envoyé promener&nbsp;en nous indiquant un lieu d’hébergement à 6km de là, à côté d’une station service. Une fois rendus à la dite station, point de
    lieu. Que faire, la nuit tombe&nbsp;! Hé bien, tout simplement s’en remettre à l’hospitalité marocaine, en l’occurrence celle de Soufiane, le directeur de la station, et des employés, qui nous
    ont permis de dormir sur le toit (abrité)&nbsp; et même de partager leur dîner. Et quel dîner&nbsp;: pas moins de 5 plats, tous plus délicieux les uns que les autres, dans une ambiance des plus
    chaleureuses, pour une des meilleures soirées que nous ayons passée au Maroc&nbsp;!<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Fes---Casablanca/Fes---Casablanca-5060.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Fes---Casablanca 5060">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">C’est donc avec le cœur serré que nous avons quitté nos amis de la station service avec une seule idée en tête&nbsp;: boucler au plus vite les 50km nous séparant de
    Marrakech, pour pouvoir souffler un peu et surtout…nous laver&nbsp;! On a beau dire, être propre ça vous change un cycliste. Sous un ciel plutôt maussade, nous avançons aussi rapidement que nous
    pouvons malgré la piètre qualité de la route (pourtant une nationale&nbsp;! Il y a des progrès à faire concernant le réseau routier marocain&nbsp;!).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">A 10 bornes de la ville, nous décidons que nous ne sommes pas les seuls à avoir besoin d’une bonne douche. Nos 2 vélos ont donc été décrassés comme il le fallait,
    dans un car wash (merci pour la traduction, on sait que «&nbsp;car&nbsp;» ça veut dire voiture en anglais. Mais on n’a pas trouvé de bike wash, donc on s’adapte&nbsp;!).<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Fes---Casablanca/Fes---Casablanca-4939.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Fes---Casablanca 4939">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Une fois dans Marrakech, nous nous sommes confrontés à la loi de la jungle qui semble régner sur les routes de cette ville. Marrakech semble être l’endroit où les 2
    roues ont pris le pouvoir et où règne l’anarchie la plus totale. Des mobylettes et des vélos sortant de partout et se plaçant sur la chaussée comme bon leur semble. La sécurité, on oublie,
    l’important c’est d’aller vite. Certains ont des casques…mais ils ne les portent jamais. Ils sont simplement accrochés sur le côté de l’engin. Après tout, c’est plus logique de protéger la
    carrosserie des éraflures que le crane des chocs&nbsp;! Enfin bref, tout ça c’est assez éprouvant après des jours de circulation sur des routes peu fréquentées.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Près de notre lieu d’hébergement, nous croisons 2 Hollandais à vélo, partis du sud de l’Espagne et descendant jusqu’en Afrique du Sud. Vous voyez bien qu’il y a
    plus inconscient que nous&nbsp;! Après avoir un peu galéré pour retrouver l’hôtel, nous avons enfin pu poser nos bécanes et prendre nos marques dans une ville que nous allons visiter pendant 6
    jours.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Fes---Casablanca/Fes---Casablanca-5191.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Fes---Casablanca 5191">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Marrakech. Ce simple nom a suffit à nous faire avancer (et saliver) pendant notre périple marocain. Ca booste bien la perspective de retrouver la famille et de
    s’accorder une semaine de repos dans un cadre pas désagréable&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Cette semaine a tenu toutes ses promesses, et comme toutes les choses agréables, elle est passée trop vite&nbsp;! Au programme&nbsp;: visite de la ville, ballade et
    achats dans les souks (PE a développé la technique de marchandage ultime&nbsp;: dire qu’il habite à Marrakech&nbsp;!), dégustation de thé et de bons petits plats marocains… Bref, la belle
    vie&nbsp;!<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Fes---Casablanca/Fes---Casablanca-5248.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Fes---Casablanca 5248">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Et puis on a beau jouer les gros durs, aventuriers, baroudeurs, sans attaches, libres comme le vent…, revoir la famille ça fait quand même quelque chose. Les au
    revoir n’en sont que plus douloureux.&nbsp; Nous réalisons également que Marrakech était notre dernière grosse étape marocaine. Dans une semaine nous nous envolerons pour l’Amérique du Sud.
    Nouveau départ, nouvelle aventure. On aura largement le temps d’en reparler. D’ici là, savourons nos derniers kilomètres marocains et gardons en tête ces bons souvenirs marrakchis (et également
    d’Essaouira, superbe ville balnéaire à 160km de Marrakech, où nous avons fait une petite excursion d’une journée en compagnie des parents Paris).<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x96/3/08/98/62/Fes---Casablanca/Essaouira-2.jpg" class="CtreTexte" width="300" height="96" alt="Essaouira 2">&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ayant déjà le Pérou en ligne de mire, la route menant à Casablanca n’a pas vraiment trouvé grâce à nos yeux, tant l’intérêt présenté par celle-ci fut réduit. Peu de
    péripéties à signaler sur ces 3 jours, si ce n’est que nous avons connu notre première expérience de la fauche au Maroc, dans la pas du tout charmante ville de Settat. En effet, c’est en
    chargeant son vélo que PE s’est rendu compte que son guidon semblait dépouillé. Pendant la nuit, quelqu’un s’était donc amusé à chiper les peluches accrochées au dit guidon. Pas bien grave direz
    vous. Certes, la valeur matérielle est faible, mais la sentimentale est bien plus élevée, puisqu’il s’agissait d’un cadeau de proches. Sur le vélo, on a largement le temps de cogiter et de se
    laisser envahir par la nostalgie ou la mélancolie. Se rattacher à quelque chose de physique, aussi futile que ce soit, peut s’avérer très réconfortant dans des moments difficiles. Ce vol a donc
    un peu plombé l’ambiance, mais n’a pas empêché notre progression fulgurante sur cette route de plus en plus fréquentée.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Fes---Casablanca/Fes---Casablanca-5872.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Fes---Casablanca 5872">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">L’arrivée sur Casa promettait d’être agitée et elle a effectivement tenu toutes ses promesses. Au royaume des fous du volant, certains Casablancais (on n’est pas
    sûrs de l’appellation exacte des habitants de cette ville, mais on s’est dit que ça sonnait bien) sont les rois&nbsp;! Dépassements hasardeux, vitesse plus qu’excessive, ignorance totale des
    règles les plus basiques du code de la route… On pensait avoir tout vu depuis notre arrivée à Tanger mais rien de comparable&nbsp;! Nous sommes tout de même arrivés entiers dans le superbe
    appartement de Mme El Khatabi, qui nous fait la gentillesse de nous héberger pour ces quelques jours sur Casa avant de prendre notre avion.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Fes---Casablanca/Fes---Casablanca-6205.JPG" class="CtreTexte" width="199" height="300" alt="Fes---Casablanca 6205">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Justement nous profitons de ces quelques jours dans cette ville de Casablanca pour reprendre des forces, nous poser, et visiter un petit peu tout de même, car il y
    a de quoi voir dans cette immense ville. C’est également l’occasion de faire le bilan de notre expérience marocaine que nous jugeons très positive.<br>
    <br>
    Pour développer un peu niveau images, vous pouvez cliquez <span style="text-decoration: underline;"><strong><a href="http://www.racontemoitonpays.org/album-1572078.html">ici</a></strong></span>,
    si bien sûr le coeur vous en dit!<br>
    <br>
    Et puis on ne pouvait pas conclure sans une petite vidéo pas piquée des hannetons dont vous nous direz des nouvelles !<br>
    <br></span>
  </p>
  <div>
    <object type="application/x-shockwave-flash" height="272" width="480" data="http://www.dailymotion.com/swf/xc8bmh">
      <param name="allowFullScreen" value="true">
      <param name="allowScriptAccess" value="always">
      <param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xc8bmh">
    </object>
  </div><br>
  <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xc8bmh_marrakech-f%C3%A9vrier-2010_travel">Marrakech février 2010</a></strong><br>
  <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/racontemoitonpays">racontemoitonpays</a>. - <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/travel">Evadez-vous en vidéo.</a></em><br>
  <br>
  Nous nous lançons maintenant dans une nouvelle aventure, excitation et appréhension sont bien-sûr au rendez vous. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de ce qu’il en est. A très
  vite&nbsp;!]]></description>
        <pubDate>Mon, 15 Feb 2010 13:34:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.racontemoitonpays.org/article-de-fes-a-casa-maroc-suite-et-fin-44987117.html</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-de-fes-a-casa-maroc-suite-et-fin-44987117-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Maroc n' Roll]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-maroc-n-roll-43902862.html</link>        <description><![CDATA[<p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Ah le Maroc&nbsp;! Enfin&nbsp;! Terminé l’Europe, à nous l’Afrique&nbsp;! Comment ça,
    cela fait une semaine que nous y sommes et que l’on ne vous écrit que maintenant&nbsp;? Mais va falloir vous calmer sur les délais chers amis, il y en a qui pédalent ici&nbsp;! Bon, allez, c’est
    parti pour le compte rendu, puisque vous insistez&nbsp;!<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    Comme on vous sait&nbsp;mordus de belles images, tout se trouve <span style="background-color: #ffff00;"><a href="http://www.racontemoitonpays.org/album-1559152.html"><span style=
    "background-color: #ffff00;">ici</span></a></span> !<a href="http://www.racontemoitonpays.org/album-1559152.html">&nbsp;</a><br>
    <br>
    Nous en étions restés à Tanger, où nous avions reçu un superbe accueil. Hé bien, on peut vous dire qu’il y a des gens qui vous donnent envie de prolonger une étape et qui vous fournissent
    quelques regrets quand l’heure est venue de reprendre la route. Jean-Pierre et Muriel font partie de ces gens là. Gentils, bienveillants, disponibles… le vocabulaire le plus laudatif (si si, ça
    existe&nbsp;!!) ne suffirait pas, tellement nous avons été choyés pendant ce séjour tangérois. Mais cela ne veut pas dire qu’il a été de tout repos. La preuve, nous avons à peine eu le temps de
    visiter la ville tellement nous avons été occupés. L’activité chronophage&nbsp;? Rencontrer les enfants. Nous sommes passés devant ni plus ni moins de 3 classes de primaire (2 CE1 et 1 CM1),
    ajouté à cela une présentation devant 100 enfants de maternelle. Expérience vraiment géniale, mais bien crevante&nbsp;!<br>
    <br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><img width="200" src=
    "http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-3495.JPG" alt="Tanger-Fes 3495" height="300" class="CtreTexte"><br>
    <br>
    Le reste du temps fut consacré à la discussion avec le personnel de l’école (les enseignants en particulier), les parents, et même quelques jeunes marocains que nous avons rencontrés dans un club
    de billard, où nous avions été emmenés par Vincent, un des profs de CE1, très investi dans le projet, et à qui nous devons beaucoup (particulièrement une invitation à un délicieux couscous et une
    interview donnée à un journaliste d’un canard local que vous pourrez retrouver en cliquant <a href="http://www.lejournaldetanger.com/article.php?a=2747" target="_blank"><span style=
    "background-color: #ffff00;">ici</span></a>.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Tanger nous a vraiment émerveillés, de par la diversité de ses quartiers et de son
    architecture, de son activité incessante et de sa population toujours en mouvement, de par sa situation géographique et les conséquences que cela entraine. Mais il faut bien sortir les vélos du
    garage si nous voulons pouvoir partir à la découverte de ce pays fascinant qu’est le Maroc.<br>
    <br>
    <img width="200" src="http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-3638.JPG" alt="Tanger-Fes 3638" height="300" class="CtreTexte"><br>
    <br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Après une séance photo devant l’école, nous avons dit au revoir à Jean-Pierre et
    Muriel, et nous nous sommes enfoncés dans les rues agitées de Tanger, prêts à braver la conduite marocaine, contre laquelle on nous a tant averti. Notre objectif de la journée&nbsp;: Larrache,
    située à 85km, ville où le réseau de l’école française avait pu nous trouver un hébergement.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Les lecteurs assidus que vous êtes n’auront pas manqué de remarquer qu’à chaque étape
    de reprise, il nous est arrivé quelque chose de fâcheux, nous empêchant de réaliser le kilométrage prévu. Barcelone&nbsp;: grosse fatigue. Alméria&nbsp;: problème mécanique. Tanger&nbsp;: soyez
    patients, que diable&nbsp;! Hé bien,&nbsp;nous ne vous ferons pas le plaisir de vous narrer une énième galère, bande de sadiques&nbsp;! Pour la première fois depuis notre départ, un miracle
    météorologique et topologique s’est accompli&nbsp;:du soleil, pas de vent et du plat. Halléluia&nbsp;! Résultat, nous filons comme le vent (qui lui est absent, suivez un petit peu, ça commence à
    devenir pénible de devoir tout répéter&nbsp;!), et c’est abasourdis par notre performance que nous avons atteint Larrache à … 13h30&nbsp;! Après avoir déjeuné de poisson grillé pour la modique
    somme de 40 dirhams (soit moins de 4€) et étudié la carte, nous décidons de pousser jusqu’à Moulay Bousselham, en ayant au préalable décommandé notre hébergement à Larrache (que ceux qui ont
    songé à un jeu de mots douteux nous copient 500 fois «&nbsp;je ne dois pas douter du talent narratif de David et Pierre-Etienne&nbsp;») et confirmé un autre lieu d’accueil sur Moulay. Nous nous
    sommes enfoncés dans la campagne profonde, celle où des routes bitumées succèdent à des pistes défoncées (nos vélos n’ont pas tellement apprécié d’être transformés en VTT), celle où les ânes,
    vaches, poules, chevaux, moutons (pas de cochons, vous oubliez où nous nous trouvons&nbsp;?) peuvent côtoyer les voitures les plus modernes, celle où des bus surpeuplés dépassent des tracteurs
    surchargés, celle où des enfants un peu agressifs vous courent après et manquent de vous faire tomber… On a donc eu tout ça pendant une cinquantaines de kilomètres, pour arriver épuisés à Moulay,
    après cette étape de 140km. New record&nbsp;!!!<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <img width="300" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-3700.JPG" alt="Tanger-Fes 3700" height="200" class="CtreTexte"><br>
    C’est donc après avoir bien écrasé que nous avons connu le plaisir de nous réveiller au bord de la mer et d’entendre le bruit des vagues au petit déj. Mais il a bien fallut quitter ce lieu
    magique pour rouler cette étape devant nous amener à Kenitra. Les jambes un peu lourdes de la journée héroïque de la veille, nous nous confrontons dès le début aux joies de la piste marocaine.
    Ah, le bonheur de devoir zigzaguer entre les trous, éviter les bosses et les plaques de sable glissantes, le tout en laissant passer les camions. Oui car au Maroc, le code de la route est
    simple&nbsp;: plus tu fais mal à l’autre en cas de choc, plus tu as la priorité. Ainsi le camion l’emporte sur la voiture qui l’emporte sur le vélo… On pourra noter une sorte d’exception à cette
    règle, car les ânes nous laissent passer. N’en déduisez pas que l’on peut se prendre un âne dans les dents sans douleur, ça pèse son poids ces bêtes là&nbsp;!</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Mais tout ça est tellement pittoresque, parfois incongru. Nous nous sommes fait
    engluer dans un embouteillage monstre aux abords d’un marché. Nos voisins de bouchon&nbsp;: un âne, un cheval attelé à une carriole en bois, un camion, une mobylette défoncée, des moutons, une
    vache, quelques vélos rouillés et des poules à nos pieds. Surréaliste&nbsp;!<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <img width="300" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-4089.JPG" alt="Tanger-Fes 4089" height="200" class="CtreTexte"><br>
    Nettement moins sympa, nos rencontres avec quelques groupes d’enfants nous courant après et nous jetant parfois des objets, heureusement sans nous atteindre.&nbsp;Nous avons pu également
    constater qu’il était totalement inutile de demander à un local de nous indiquer la distance restant à parcourir par rapport à un point. 5 ou 100 km, cela varie selon la personne, et les panneaux
    d’indications kilométriques ne sont guère plus fiables. L’étape nous a donc paru assez longue, mais nous sommes finalement arrivés à Kenitra, hébergés à l’école marocaine Don Bosco par le père
    Cristobal, directeur du lieu. Ont suivi une invitation dans les locaux d’une agence de communication (ou comment parler packaging pendant une heure) puis un dîner très sympa en compagnie des
    prêtres de l’école.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Nous avions été prévenus la veille par le père Cristobal de notre intervention devant
    les enfants de son école. Aussi, aussitôt le petit déjeuner avalé et les affaires bouclées, nous nous sommes rendus avec nos vélos dans la cour de l’école et sommes montés sur l’estrade devant
    700 paires d’yeux braquées sur nous&nbsp;! Notre mission&nbsp;: expliquer en 5 minutes maximum à cette large audience, les raisons de notre venue. Ceci restera un grand moment de notre voyage,
    car être applaudis par 700 personnes, prendre un bain de foule et entendre celle-ci crier «&nbsp;Raconte moi ton pays&nbsp;» en français puis en arabe, on peut vous dire que çà donne des
    frissons&nbsp;!<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <img width="300" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-3735.JPG" alt="Tanger-Fes 3735" height="200" class="CtreTexte"><br>
    C’est donc avec un grand sourire que nous avons pris la route pour Rabat, route qui fut avalée en une bouchée de temps. Nous voyons vraiment la différence par rapport au début, quant à la
    capacité de nos jambes à pousser sur les pédales. Une fois arrivés sur Rabat, nous comptions demander asile auprès du directeur de l’école française Chénier, avec qui nous avions pris contact le
    jour précédent. Quand celui-ci nous a appelé pour nous demander où nous en étions et que nous lui avons répondu que nous étions déjà sur place, il nous a annoncé qu’une classe de CM2 était prête
    à nous recevoir dans…10 minutes&nbsp;! Branle bas de combat, on se change en 4<sup>e</sup> vitesse et c’est parti pour une intervention d’une heure, très réussie&nbsp;! On commence à bien
    maîtriser notre discours et ça se sent à la réaction des élèves. Nous avons ensuite eu la chance d’être invités à partager la galette des rois avec une classe de grande section de
    maternelle.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">A la sortie, nous ne savions toujours pas où nous allions passer la nuit. C’est alors
    que Michel s’est présenté à nous. Enseignant en maternelle, il nous a simplement proposé de nous héberger. Et nous voilà partis à vélo,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> à travers la
    médina, pour pénétrer dans la demeure de Michel, de sa femme Adriana et de leur petit garçon Fagundo&nbsp;: un superbe riad au cœur de la médina. Dure la vie de
    voyageur&nbsp;!</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Ah Rabat&nbsp;! Une escale comme on les aime&nbsp;: repos, visites et rencontres. Nos
    hôtes nous ont charmé par leur état d’esprit, leur vision très réaliste du Maroc d’aujourd’hui, et pour ne rien gâcher, par leur passion du voyage. Ca en a fait de la bonne discussion tout
    ça&nbsp;! Nous avons pu nous balader dans la médina et dans la kasbah (pour les incultes, la médina correspond à la vieille ville, la kasbah à la forteresse) de cette ville très occidentalisée
    par endroits, plus traditionnelle par d’autres. Tout ceci fut complété par une visite de la ville en voiture en compagnie d’Amina et de sa petite famille, avec qui nous avons passé une après midi
    fort sympathique. Seul bémol&nbsp;: la pluie a fait son apparition en terre marocaine et risque fort d’être de la partie pour les jours à venir. De quoi avoir envie de prolonger notre escale
    rabatie, mais il faut bien avancer un peu&nbsp;!<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <img width="200" src="http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-3955.JPG" alt="Tanger-Fes 3955" height="300" class="CtreTexte"><br>
    De la pluie prévue par la météo marocaine&nbsp;? Qu’importe, nous préparons à affronter les éléments en décidant d’ignorer la proposition certes très alléchante de Michel, de rester chez lui
    jusqu’au retour du soleil. Et surprise quand nous sortons, point de pluie&nbsp;! C’est donc au sec que nous avons pu quitter Rabat. Mais la météo locale est a priori malheureusement fiable, et
    l’eau nous est tombée dessus au bout de quelques kilomètres. Mais sans vent et avec une température raisonnablement haute, avancer est toujours possible. Quelques coins de ciel bleu nous donnent
    de l’espoir, vite envolé quand la grosse couche nuageuse a pris le dessus. Et c’est en pleine averse que nous est arrivé ce que nous n’avions pas eu en 2000km&nbsp;: une crevaison, sur la roue
    arrière de David en l’occurrence. PE le mécano en chef a pris les choses en main et c’est avec une chambre à air toute neuve sur l’un des vélos que nous avons pu continuer à braver les
    gouttes.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">C’était décidément la journée des expériences&nbsp;: après la crevaison, l’arnaque à
    la marocaine. Nous étant arrêtés dans un petit restau pour casser la croute, nous nous voyons apporter en plus de notre commande, salade, riz et autres accompagnements. Pensant que cela faisait
    partie du menu, nous dévorons joyeusement. Grave erreur, la douloureuse a bien porté son nom. Comparé au prix que nous aurions payé en France pour le même repas, c’est loin d’être une arnaque,
    mais pour le Maroc nous avons trouvé ça limite. Moralité, toujours fixer le prix avant si l’on veut éviter de passer pour de parfaits pigeons&nbsp;!<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <img width="300" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-4033.JPG" alt="Tanger-Fes 4033" height="200" class="CtreTexte"><br>
    L’après midi pluvieuse se déroula sans trop de problèmes, et nous avons atteint Khemisset, notre étape du jour, en fin d’après midi pour terminer dans un hôtel miteux mais très pittoresque, où
    nous avons pu côtoyer des Marocains en sortie au café. Dépaysant&nbsp;! Nous avons également pu constater qu’une journée de vélo suffisait à nous faire facilement tomber dans les bras de Morphée
    malgré les hurlements de plusieurs dizaines de jeunes Marocains en furie devant un match de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). L’insomnie ne nous guette donc pas&nbsp;!</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Khemisset par temps gris, ce n’est pas ce qu’il y a de plus réjouissant. Déjà qu’en
    temps normal ce ne doit pas être le top, alors imaginez la morosité ambiante quand nous avons pris la route ce matin. Mais restons positifs&nbsp;: il fait gris, OK, mais il ne pleut pas. Et après
    seulement quelques kilomètres, nous avons eu le plaisir de nous taper une descente du feu de dieu. Plusieurs kilomètres sans pédaler, le pied&nbsp;! Seulement nous ne sommes pas au ski. Après une
    bonne descente, pas de télésiège pour nous remonter. Et ces quelques minutes de bonheur furent vite oubliées quand elles laissèrent place à des heures de labeur (en plus ça rime, quel
    talent&nbsp;!). C’est fou comme on finit par regretter une descente quand la montée qui suit s’annonce. Mais bon, on voit clairement que nos jambes se sont endurcies et la grimpette abrupte passe
    plutôt bien, surtout que le paysage vaut le coup d’œil.<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <img width="200" src="http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-4115.JPG" alt="Tanger-Fes 4115" height="300" class="CtreTexte"><br>
    Après avoir remonté l’équivalent de ce que nous avions joyeusement descendu, nous avons pu découvrir le pays de collines que constitue une partie du Maroc. Ca monte doucement, ça descend
    doucement, et ce, un nombre incalculable de fois. Plutôt usant. Allez, on s’accorde une petite pause dans un café perdu au milieu de la campagne et tenu par une vieille femme qui nous sert un thé
    contenant des feuilles ne ressemblant pas du tout à de la menthe. Un peu bizarre au goût, mais ça se laisse boire. On se demande encore ce que l’on a ingurgité&nbsp;!</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">4 jeunes locaux rentrent dans le lieu en question et s’affairent dans un coin. Que
    font-ils&nbsp;? Nous rentrons voir et comprenons vite&nbsp;: le billard était caché.&nbsp;Nous ne sommes plus très loin de Meknès, aussi nous pouvons prendre notre temps et défier ces joueurs
    pendant une petite heure. Résultat peu glorieux sur le plan sportif mais très réussi sur le plan humain.<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <img width="300" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-4092.JPG" alt="Tanger-Fes 4092" height="200" class="CtreTexte"><br>
    Le soleil a ensuite eu la bonne idée de pointer le bout de ses rayons et c’est en sa réchauffante compagnie que nous avons rejoint Meknès pour visiter pendant 2 jours notre deuxième ville
    impérial du Maroc, après Rabat, en attendant de voir les 2 dernières&nbsp;: Fès et Marrakech.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">La ville de Meknès s’est donc offerte à nous pendant ces jours off. Nous l’avons bien
    arpentée , entre la visite du mausolée Moulay Ismaïl (un des seuls accessibles aux non-musulmans), balade dans la médina et ses nombreux marchés très colorés, et dégustation de nombreux thés à la
    menthe. Un bon séjour, un peu agité pour PE qui a connu les joies de la digestion difficile.<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <img width="300" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-4198.JPG" alt="Tanger-Fes 4198" height="200" class="CtreTexte"><br>
    Avec des intestins ayant dansé la samba une partie de la nuit, c’est dans une forme plus que moyenne que le départ fut lancé pour cette petite étape de 60km entre Meknès et Fès. Par contre,
    serait ce trop demander un peu de soleil au Maroc&nbsp;?! A priori oui, le ciel fait grise mine. Pressés d’arriver, nous abrégeons les pauses. A noter que dans le café où nous nous sommes arrêtés
    pour souffler (on n’est pas des bêtes quand même&nbsp;!), d’autres soufflaient eux aussi, mais de la fumée d’une substance très cultivée au Maroc et qui fait «&nbsp;bronzer la tête&nbsp;» pour
    reprendre une expression fréquemment entendue ici.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Arrivés à Fès, nous avons pris nos quartiers dans le superbe appartement de M.
    Martinez, avant de nous enfoncer dans les ruelles de l’immense médina, puis de conclure cette journée par un délicieux couscous. Allez hop, 2 jours sans vélo. Youpi&nbsp;!</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Fès. Ville envoûtante et effrayante à la fois. Du monde partout, des échoppes à toutes
    resserrées, ça pousse, ça crie, ça vit quoi&nbsp;! Le sport roi pour les touristes semble être de se perdre dans les rues de ce qui est censé être (d’après les guides), la plus belle médina du
    Maroc. Et c’est vrai qu’elle impressionne cette médina. A perte de vue des ruelles, des impasses, un vrai labyrinthe avec des murs parfois si hauts qu’ils laissent à peine passer la lumière du
    jour. Ne nous demandez pas de retrouver tel ou tel magasin, nous en serions bien incapables&nbsp;! Il est d’ailleurs amusant de constater les disparités entre les boutiques. Vous pouvez très bien
    passer devant un atelier produisant tapis ou poteries d’une manière artisanale, pour ensuite atterrir à côté, dans un local vendant de l’électronique avec musique américaine (généralement RnB ou
    hip hop, tout ce qu’il y a de plus commercial) à fond la sono.&nbsp;Tradition et modernité cote à cote. Symbole du Maroc d’aujourd’hui&nbsp;?<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <img width="300" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-4446.JPG" alt="Tanger-Fes 4446" height="200" class="CtreTexte"><br>
    Nous avons pu côtoyer de près cette population de la médina, notamment en passant une soirée à jouer au billard et à regarder un match de la CAN, en compagnie de la jeunesse local, dans un
    endroit sur lequel nous sommes tombés complètement par hasard, et que là aussi on aura du mal à retrouver. Ici, le «&nbsp;bronzage de la tête&nbsp;» est de rigueur, le kiff circule librement et
    petits et grands tirent sur leurs «&nbsp;cigarettes détendantes&nbsp;». Hé, on ne touche pas à ça nous&nbsp;!!</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Cette halte à Fès sera également marquée par notre rencontre avec 2 classes de CM2 de
    l’école française locale. Toujours aussi sympa.<br></span></span></span><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <img width="200" src="http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-4615.JPG" alt="Tanger-Fes 4615" height="300" class="CtreTexte"><br>
    Nous comptions nous lancer à l'assaut de l'Atlas, mais les petits problèmes de santé de PE nous ont incité à la prudence. Aussi, nous nous accordons une journée de repos supplémentaire, qui sera
    compensée par une nouvelle expérience, celle du bus marocain. Mais ne pensez pas que nous voulons nous laisser aller à la flemardise pendant tout ce voyage. Dès que cela ira un peu mieux, retour
    direct sur les vélos !^<br></span></span></span>
  </p><br>
  <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Et puis comme ça faisait longtemps qu'on avait pas montré nos bobines à la caméra, tenez, c'est cadeau
  !<br></span></span>
  <div>
    <object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.dailymotion.com/swf/xc1l6b&amp;related=0" height="272" width="480">
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    </object><br>
    <b><a href="http://www.dailymotion.com/video/xc1l6b_fes_travel">Fes</a></b><br>
    <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/racontemoitonpays">racontemoitonpays</a>. - <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/travel">Voyage et découverte en vidéo.</a></em>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 29 Jan 2010 22:02:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.racontemoitonpays.org/article-maroc-n-roll-43902862.html</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-maroc-n-roll-43902862-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Iberezina]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-iberezina-43513464.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Chers lecteurs, vous vous dîtes surement qu’il serait grand temps d’apporter la touche finale à cette histoire espagnole, que ça commence à bien faire les
    tortillas, et que les tagines vous et nous attendent (oui, cela s’appelle des clichés, et nous l’assumons totalement. De toute façon, c’est notre journal de bord, donc on met ce que l’on veut
    dedans&nbsp;! Non mais&nbsp;!). Rassurez-vous, cet article sera le dernier sur nos aventures ibériques. Et comme on n’a pas oublié notre promesse, vous pourrez retrouver les photos de celles-ci
    en cliquant <span style="background-color: #ffff00;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.racontemoitonpays.org/album-1554765.html">ici&nbsp;</a></span></span>! Mais ne
    vous précipitez pas sur ce lien comme des morts de faim. Vous aurez tout le temps de le faire une fois que la lecture savoureuse de ces lignes sera terminée&nbsp;!<br>
    <br>
    <img alt="Barcelone-Algesiras 2659" height="300" width="199" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Barcelone-Algesiras/Barcelone-Algesiras-2659.JPG">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Mais commençons plutôt par que nous ne faisons pas habituellement&nbsp;: raconter nos malheurs. Qui a osé dire menteurs&nbsp;?! Les lignes qui vont suivre se
    veulent être la chronique d’une journée pourrie. Il faut pour cela revenir en arrière. Souvenez vous, lecteurs attentifs que vous êtes, nous en étions resté au camping de Castell de Ferro. Mais
    hélas, cette journée n’était pas terminée. Nous pensions pouvoir nous coucher tôt afin de partir de bonne heure et pouvoir rouler un maximum. Mais des trombes d’eau se sont abattues sur notre
    campement. Les gentils gérants du camping, jugeant qu’ils ne pouvaient pas nous laisser sous la tente par un temps pareil, nous ont proposé un abri dans un appartement. Aussi, le temps de tout
    ranger, de s’installer et de dîner, il était passé minuit. Allez hop, on repousse le réveil&nbsp;! Le matin, la pluie a cessé mais le vent n’est pas parti, loin de là. Se farcir de la montagne
    avec de telles rafales nous clouant littéralement sur place, fut, vous vous en doutez, très douloureux. Et on a&nbsp; pu perfectionner notre technique de poussée du vélo, car par moments, il ne
    nous était tout simplement pas possible de rester dessus. Ereintant (faut se les pousser les 55kg que constituent le vélo plus son chargement dans une pente archi raide&nbsp;!) et frustrant car
    malgré des efforts importants, on ne progresse pas du tout&nbsp;! Tiens, un tunnel. Impossible de l’emprunter, bien trop dangereux vu notre faible vitesse. Nous avons donc dû passer par un
    sentier de randonnée surplombant la route, et déplacer nos montures à la force de nos petits bras. L’horreur&nbsp;! Vu le nombre de fois ou l’on a été obligé de descendre de vélo et de pousser,
    on commence presque à se demander l’utilité de s’être encombré de ces 2 roues, si c’est pour circuler à pied. L’après-midi ne se passa guère mieux, le vent ne nous laissant aucun répit. Et la
    poussette de vélo a continué, notamment sur une fameuse pente à 15% qui nous donne encore des sueurs froides. Nous avons également pu constater qu’il était tout à fait possible de reculer dans
    une descente par grand vent de face.<br>
    <img alt="Barcelone-Algesiras 3289" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Barcelone-Algesiras/Barcelone-Algesiras-3289.JPG">&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Miraculeusement, nous avons quand même pu rouler/marcher 70 bornes et nous poser dans un camping de Torrox Pueblo pour tenter d’oublier les caprices éoliens, et
    espérer un peu de pitié des cieux pour les jours à venir.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après avoir mangé notre pain noir la veille, nous espérions qu’était venu le temps du pain blanc, en nous levant. Grand ciel bleu, de ce côté, tout baigne. Le vent
    soufflant de face nous fait craindre une répétition des évènements du jour précédent, mais cela s’est vite calmé. Le relief étant raisonnable, nous avançons vite et nous pouvons même nous
    permettre une longue pause pour changer une nouvelle fois la béquille de PE, puis une autre pour déjeuner au soleil le long d’une plage de Malaga.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Les stations balnéaires se succèdent, toutes peuplées de séniors profitant du soleil. Lors d’un arrêt, 2 mémés anglaises nous ont trouvé «&nbsp;amazing&nbsp;». Nous
    avons terminé cette bonne étape en nous heurtant à la logique espagnole&nbsp;: pas de route le long de la côte, seulement de la voie rapide, sorte d’autoroute où les vélos sont
    «&nbsp;admis&nbsp;». Et c’est parti pour 20 km de grand frisson, où nous avons poussé (pas littéralement, cette fois c’est au sens figuré&nbsp;!) nos machines à une vitesse éclair, pour pouvoir
    passer cette route hostile le plus rapidement possible. Après 104 km pédalés, nous plantons la tente à l’entrée de Marbella (aucun milliardaire n’a voulu nous prêter son yacht), en rêvant à
    Algesiras, terminus de notre aventure espagnole.<br>
    <img alt="Barcelone-Algesiras 3380" height="300" width="199" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Barcelone-Algesiras/Barcelone-Algesiras-3380.JPG">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous nous étions couchés en sachant que l’on allait devoir affronter la voie rapide au pied du tapis de sol (on a pas de lit, il faut bien adapter, non&nbsp;?), et
    pour l’affronter, on l’a bien affrontée&nbsp;! On peut vous dire que ça réveille de se taper 5km à fond pour éviter d’être imprimé sur la route par une voiture ou par un poids lourd. Mais
    l’avantage, c’est que l’on va vite, et nous sommes arrivés à Marbella pour prendre un café bien mérité le long de la plage. Grand soleil, lunettes noires sorties, difficile de se croire au mois
    de janvier. La neige d’Argenton est décidément bien loin.<br>
    <img alt="Barcelone-Algesiras 3412" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Barcelone-Algesiras/Barcelone-Algesiras-3412.JPG">&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après avoir longé le ramblais, nous avons du reprendre notre allure soutenue pour cause de voie rapide, pour déjeuner au bord de la mer, à Estepona, station
    balnéaire très fréquentée. Micro sieste pour digérer, puis discussion intéressante avec une backpackeuse allemande revenant tout juste du Maroc, et en voyage à travers le monde depuis un an et
    demi.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous avons également pu juger de la meilleure heure pour prendre la voie rapide&nbsp;: 15h, pendant la sieste. On parlait de clichés&nbsp;?<br>
    <img alt="Barcelone-Algesiras 3435" height="200" width="300" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Barcelone-Algesiras/Barcelone-Algesiras-3435.JPG">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">A 5km de notre lieu d’arrivée prévu, nous décidons de faire une pause café dans un petit port nommé Puerto Sotogrande. Simple petite bourgade sur la carte qui s’est
    révélée être un port de luxe, empli de yachts et peuplés d’anglais. Et c’est toujours quand on pense que l’étape est terminée qu’il arrive quelque chose&nbsp;! 4km jusqu’au camping, une broutille
    pensions nous. Grave erreur. La montagne s’est rappelée à notre bon souvenir, histoire de nous faire encore plus détester l’Espagne et son relief. Et comme les indications ibériques sont plus
    qu’hasardeuses, nous avons même gravi 2 fois la même côte, histoire de finir cette journée sur les rotules, mais heureux de savourer cette dernière nuit en terre espagnole, avant le Maroc.<br>
    <img alt="Barcelone-Algesiras 3444" height="200" width="300" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Barcelone-Algesiras/Barcelone-Algesiras-3444.JPG">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Pressés d’arriver à Algesiras, les 20km nous en séparant furent vite avalés, la route facile, sans trafic et pleine de descente nous y aidant bien. Une fois sur le
    port, petite galère pour trouver les bon billets, mais c’est finalement sans trop de problèmes que nous avons pu prendre place dans la queue pour l’embarquement au milieu des voitures et camions
    dont les conducteurs nous regardaient d’un air médusé (on commence à avoir l’habitude&nbsp;!). Le retard du ferry n’a guère entamé notre bonne humeur, et nous en profitons pour discuter avec les
    chauffeurs des camping car français situés à côté de nous. Une fois à bord, nous avons eu du mal à lutter contre le mal de mer tellement la houle était forte, mais nous avons réussi à ne pas
    repeindre les toilettes de ce beau ferry, et débarquons à Tanger en passant devant tout le monde. Pour une fois qu’on va plus vite à vélo, on ne va pas se priver&nbsp;!<br>
    <img alt="Barcelone-Algesiras 3474" height="300" width="199" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Barcelone-Algesiras/Barcelone-Algesiras-3474.JPG">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Accueillis au port par Jean-Pierre Lugli, directeur de l’école française de Tanger, venu nous chercher à vélo, nous remontons tranquillement le long des avenues de
    cette ville qui nous charme déjà par son atmosphère grouillante de monde. Sur la place à côté de l’école, nous prenons notre premier thé à la menthe en terre marocaine (à notre avis, c’est loin
    d’être le dernier&nbsp;!), en compagnie de quelques professeurs français, avant de monter nous changer et prendre l’apéro en compagnie de Jean-Pierre et de sa femme Muriel, enseignante à l’école,
    décidément aux petits soins. Ont suivi un dîner dans un restau de poisson puis une ballade digestive dans Tanger by night. Ca commence bien cette histoire, on vous le dit&nbsp;!<br>
    <img alt="Barcelone-Algesiras 3471" height="200" width="300" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Barcelone-Algesiras/Barcelone-Algesiras-3471.JPG">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 23 Jan 2010 21:34:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.racontemoitonpays.org/article-iberezina-43513464.html</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-iberezina-43513464-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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