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    <title><![CDATA[Raconte moi ton pays]]></title>
    <link>http://www.racontemoitonpays.org/</link>
    <description>Site internet de l'association Raconte moi ton pays soutenant le projet de tour du monde à vélo pour tisser des liens entre les écoliers du monde</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Wed, 28 Dec 2011 22:10:03 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 28 Dec 2011 22:10:03 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.racontemoitonpays.org</copyright>            <category>Voyages</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Teaser film final]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-teaser-film-final-84422536.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Tiens, tiens, revoila les 2 rigolos ! Cela faisait bien longtemps dîtes moi. Vont ils enfin daigner nous présenter le film de
    leur aventure sur roulettes ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Patience, chers amis, patience. On sait bien que vous bouillez intérieurement, que l'attente de ce grand moment
    devient&nbsp;</span><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 13px;">chaque jour&nbsp;</span><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">de plus en plus
    insupportable . Aussi, dans notre grande bonté, veuillez accepter ce petit teaser en gage d'apéritif, avant de savourer le film final, sur lequel nous travaillons d'arrache pied !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">A très bientôt !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;"></p>
  <div>
    <iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xl3phv" height="270" width="480" frameborder="0"></iframe><br>
    <a href="http://www.dailymotion.com/video/xl3phv_raconte-moi-ton-pays-teaser-film-final_travel" target="_blank">Raconte moi ton pays - Teaser Film Final</a> <em>par <a href=
    "http://www.dailymotion.com/racontemoitonpays" target="_blank">racontemoitonpays</a></em>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 16 Sep 2011 10:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3c23c7f98dd6e2b0dbcaa5239f2b5259</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-teaser-film-final-84422536-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[The end has no end]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-the-end-has-no-end-68931985.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Attention, sortez les mouchoirs. Vous vous apprêtez à parcourir d’un regard émerveillé le dernier article relatant le tour du
    monde à vélo Raconte moi ton pays. Que d’émotion, n’est ce pas&nbsp;? Mais avant de vous délecter de ce récit, que nous avions interrompu dans le charmant village de Grimaud, jetez donc un œil
    sur ce papier sorti dans le journal lyonnais Le Progrès, nous faisant rentrer un peu plus dans le star system, en cliquant <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "text-decoration: underline;"><a href="http://idata.over-blog.com/3/08/98/62/David-et-PE-a-Lamartine.-LE-PROGRES--4.-02.-2011-.jpg.jpg" target="_blank">ici</a></span></strong>. Et pour les jolis
    clichés tous mignons tous beaux, c’est <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.racontemoitonpays.org/album-1835231.html"
    target="_blank">ici</a></span></strong>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="France--le-retour-. 4530" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/France--le-retour-./France--le-retour-.-4530.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">N’ayant qu’une courte étape à rouler, nous avons accepté la proposition du collège de Cogolin, à côté de Grimaud, de passer
    faire une présentation dans quelques classes. Cela ne devait durer qu’une petite partie de la matinée, nous n’avons finalement décollé qu’à 14h, le temps de parler de nos exploits à une classe de
    4<sup>e</sup> puis à une autre de 3<sup>e</sup> (complètement amorphe), de déjeuner avec les profs et de montrer nos vélos dans le cadre d’un cours de technologie à des 6<sup>e</sup>. Nous avons
    donc poussé un peu plus sur les pédales, d’autant que nous avons dû affronter la montée du très raide col de Gratteloup et la traversée de la forêt du Dom, aux très belles couleurs. Nous sommes
    pourtant arrivés pile à l’heure chez Caroline, notre hôte dans la ville d’Hyères, chez qui nous avons passé une soirée fort sympathique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="France--le-retour-. 4573" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/France--le-retour-./France--le-retour-.-4573.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Ah qu’il est bon de trainasser sachant que l’on n’a que 30 petits kilomètres à parcourir sur la journée. Après nous être
    prélassés pendant toute une matinée, nous nous sommes tranquillement mis en route, pour une étape inintéressante au possible. Passant de zones industrielles en zones industrielles, nous avons
    bouclé ce périple peu savoureux en posant nos affaires à Sanary sur mer, superbement accueillis par Sophie, la tante d’une amie de PE. Ca se remonte petit à petit ce pays&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="France--le-retour-. 4550" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/France--le-retour-./France--le-retour-.-4550.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Depuis 13 mois que nous sommes sur les routes, nous avons pris l’habitude de nous voir promettre de belles grimpettes à
    l’annonce de notre parcours. Nous avons ainsi appris à nous méfier, les gens ne considérant pas le dénivelé de la même manière que nous. Nous ne nous sommes donc pas inquiétés outre mesure
    lorsque notre hôte nous a parlé de pentes très raides sur l’étape du jour. Nous aurions pourtant dû en tenir compte. Le pays de Marcel Pagnol regorge de pentes à 10% d’inclinaison sur plusieurs
    kilomètres. Après «&nbsp;La gloire de mon père&nbsp;» et «&nbsp;Le château de ma mère&nbsp;», l’écrivain provençal aurait dû<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> écrire «&nbsp;Le vélo de
    mon frère&nbsp;». Le paysage, certes magnifique, fait un peu passer la pilule, mais il y avait bien longtemps que nous n’avions pas sollicité nos muscles de cette manière. Ce rythme infernal a
    duré quasi toute la journée. Nous avons donc franchi les portes (même s’il n’y a pas de portes, c’est une image, un peu d’effort s’il vous plaît&nbsp;!) d’Aix en Provence complètement au bout du
    rouleau. Mais quand on croit que c’est fini, il y en a encore. Notre hôte du soir, Mme Mura, maman d’un ami de PE, possède une immense et superbe demeure. Seul hic, elle est située sur les
    hauteurs de la ville, très difficiles à atteindre lorsqu’on a 70km de grimpette dans les pattes. C’est en poussant les vélos sur des pentes devant approcher les 15% d’inclinaison que nous nous
    sommes retrouvés à l’entrée de cette magnifique maison. Un bon dîner et les souffrances de la journée étaient déjà oubliées. L’influence de la montagne Ste Victoire, toute proche, sans doute. Qui
    sait, peut être que si nous avions effectué ce périple à une autre époque, Cézanne nous aurait immortalisés dans l’un de ses tableaux.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="France--le-retour-. 4563" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/France--le-retour-./France--le-retour-.-4563.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Avec tout ce que nous avions grimpé la veille pour rejoindre notre lieu d’hébergement, la logique aurait voulu que l’on
    redescende ensuite. Evidemment, la logique n’a pas lieu d’être lorsqu’on fait un tour du monde à vélo. Peut être qu’Aix en Provence est une zone de montée perpétuelle. Toujours est il que nous
    avons dû cravacher pour venir à bout de ces diaboliques ascensions. Pratique, cela dit, pour se réchauffer. Oui, car le mercure a brusquement chuté depuis la veille, nous renouons avec de vraies
    températures hivernales. Une fois débarrassés de ce satané relief, un autre élément est venu corser le pédalage&nbsp;: le mistral. Vent du Nord par définition, il ne nous a pas lâché de la
    journée, jouant avec nos nerfs et nos muscles, tout en nous frigorifiant généreusement. Que l’étape nous a semblé longue&nbsp;! Et comme nos hébergeurs semblent s’être donnés le mot pour habiter
    sur les hauteurs des villes, nous avons fait notre entrée dans Villeneuve-lez-Avignon (ne cherchez pas de fautes d’orthographe) complètement sur les rotules. Heureusement, nous avons une journée
    de repos dans la Cité des Papes, histoire de nous retaper un peu. Ce ne sera pas du luxe&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="France--le-retour-. 4585" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/France--le-retour-./France--le-retour-.-4585.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Après une bonne grasse mat pour récupérer de nos efforts de la veille, nous avons passé le reste de notre journée de repos à
    arpenter Avignon, pour comprendre comment ce petit bout de Provence a pu devenir pendant un siècle, la capitale de la chrétienté. Après une visite très intéressante du palais des Papes, puis un
    petit tour vers le fameux pont (nous n’y avons pas dansé. Ha ha ha&nbsp;!), nous avons regagné notre demeure du moment, pour un bon petit dîner, en nous préparant psychologiquement à affronter le
    mistral du lendemain.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="France--le-retour-. 4614" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/France--le-retour-./France--le-retour-.-4614.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Malgré nos prières pour implorer sa clémence, Eole avait d’autres desseins. La perspective de rouler avec un fort vent de face
    pendant toute une étape est terriblement éprouvante, physiquement comme mentalement. La température, largement négative, ne contribue pas à l’amélioration de la situation, loin s’en faut. Après
    quelques dizaines de kilomètres et un petit malaise devant un café pour David, nous avons décidé, le moral dans les chaussettes, de nous dérouter vers Orange, afin de prendre un train direction
    Montélimar. Nous avons ainsi échoué dans un petit hôtel de la capitale du nougat, ruminant notre rancune contre le mistral, et espérant un changement dans les conditions venteuses.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="France--le-retour-. 4635" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/France--le-retour-./France--le-retour-.-4635.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Très motivés pour venger notre échec de la veille, nous sommes partis, bravant un vent toujours présent et glaçant, mais qui
    nous a néanmoins paru moins puissant (on aurait pu caser d’autres rimes en –an, mais on s’est dit que cela faisait beaucoup). La matinée se passa dans une relative quiétude, agrémentée de pauses
    café, histoire de nous réchauffer. Nous avons eu la satisfaction de réaliser que nous avions déjà parcouru plus de 50km à l’heure du déjeuner, et ce, malgré des conditions difficiles. En jetant
    un œil à la carte pour une vérification de routine, nous avons pris un petit coup de massue kilométrique en réalisant qu’il nous restait presque autant de distance à parcourir pour rallier notre
    étape prévue, que ce que nous avions déjà roulé. La prochaine fois, on vérifiera mieux les distances avant de prévoir un hébergement. Nous avons donc mis notre frustration de côté et avons
    accéléré le mouvement. Au cours d’une des dernières pauses de la journée, dans le village de Sarras (pour couper court à tout jeu de mot douteux, nous vous informons que l’on ne prononce pas le S
    de fin), un homme s’approche de nous. Il nous explique qu’il nous a aperçus à un feu rouge et nous propose de venir prendre un café chez lui pour nous réchauffer. Ni une ni deux nous acceptons,
    et c’est ainsi que nous avons fait la connaissance d’Hervé, de sa femme Anaïs et de leur petit bout de chou d’1 an, Nina. La nuit approchant, Hervé nous invite à dormir chez lui. Nous n’hésitons
    pas longtemps, tant le contact passe bien avec cette chouette famille. Une bonne soirée a suivi, prouvant qu’il n’y a pas qu’à l’étranger qu’on peut faire de belles rencontres.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="France--le-retour-. 4656" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/France--le-retour-./France--le-retour-.-4656.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Nous avons quitté nos hôtes à regrets, mais la perspective d’arriver enfin à Lyon nous a mis du baume au cœur, quelque chose de
    bien&nbsp;! Nous pédalons avec ardeur et profitons de l’absence de vent (enfin&nbsp;!) pour progresser à une vitesse plus que respectable. Après avoir sagement longé le Rhône,&nbsp;nous décidons
    de couper au plus court du point de vue distance, mais pas de celui du dénivelé. Ah la montée de 11% sur 3km, que du bonheur&nbsp;! Cela n’a heureusement pas duré longtemps et nous sommes en vue
    de la capitale des Gaules en milieu d’après midi. L’un de vos 2 dévoués cyclistes étant lyonnais, vous pouvez imaginer l’émotion procurée par cette arrivée dans Lugdunum. Après de belles
    retrouvailles familiales, nous avons rangé affaires et vélos, ravis de ne plus y toucher pendant une dizaine de jours, avant d’entamer la remontée finale, jusqu’à Paris.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="France--le-retour-. 4658" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/France--le-retour-./France--le-retour-.-4658.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Ha quelle bonne coupure lyonnaise&nbsp;! 10 jours sans vélo, de la bonne bouffe, des bons moments en famille, que demander de
    plus&nbsp;? Nous avons profité de cet intermède lyonnais pour passer une journée avec les écoliers de 2 établissements qui nous ont suivis tout au long de notre voyage. Emotions au rendez-vous.
    Mais à présent, il faut se remobiliser et se remotiver pour affronter la dernière épreuve de notre tour du monde&nbsp;: rejoindre la capitale, et à vélo s’il vous plaît.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="France--le-retour-. 4743" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/France--le-retour-./France--le-retour-.-4743.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Nous savions, en partant, que cette étape de reprise serait à forte teneur en grimpette et nous ne nous sommes pas trompés. Dès
    les premiers coups de pédales, les pentes du vieux Lyon nous en ont fait voir de toutes les couleurs. Une fois sortis de l’agglomération lyonnaise, nous avons redécouvert les joies de la campagne
    française pendant quelques kilomètres de petites routes champêtres, avant de rejoindre la grosse Nationale 7, qui possède nettement moins de charme. Après 40km intensifs, nous avons pris notre
    pause-déjeuner sur un banc de la place de la mairie de Tarare. Alors que nous finissions nos sandwiches, un passant nous invite à prendre un café dans le bar du coin. Sur place, nous sympathisons
    avec le patron, son frère (un militaire en permission) et un client, auprès de qui notre aventure a suscité un grand enthousiasme. Au moment de partir, nos nouveaux amis nous annoncent des
    montées vertigineuses en perspective. Pour y remédier, le client, nommé Fred, nous propose de nous charger avec les vélos dans sa camionnette et de nous emmener en haut du col, pour épargner
    notre santé fragile. Partisans du moindre effort, nous acceptons volontiers. Sur le chemin, nous apprenons l’étrange et passionnant parcours de Fred, ancien footballeur professionnel, devenu
    éducateur spécialisé puis vendeur de vins et spiritueux, emprunt de philosophie bouddhiste et rêvant de partir à la découverte des temples tibétains. A force de discussion, le temps passe et les
    kilomètres défilent (bizarrement beaucoup plus vite que sur nos vélos). Fred décide de faire du zèle et de nous déposer à Roanne, notre ville-étape. Une amputation kilométrique bien sympathique,
    en somme. Nous avons bien remercié notre transporteur puis nous avons terminé notre journée dans un hôtel plus que basique, au beau milieu d’une sublime zone industrielle avec vue sur autoroute.
    De toute beauté&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="France--le-retour-. 4744" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/France--le-retour-./France--le-retour-.-4744.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Nous avons quitté sans grands regrets notre glauquissime zone industrielle et nous sommes adonnés avec plaisir au pédalage de
    campagne sur route plate et sans vent. C’est fou comme c’est facile dans ces conditions. On peut même se permettre de faire de longues pauses café, histoire d’éviter d’arriver trop tôt dans la
    ville-étape. Malgré ça, nous avons passé le panneau d’entrée de la charmante bourgade de Digoin en début d’après midi. Nous nous sommes donc relaxés tranquillement et avons savouré cette première
    nuit en terre bourguignonne.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="France--le-retour-. 4750" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/France--le-retour-./France--le-retour-.-4750.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Sous un soleil radieux, nous avons laissé Digoin derrière nous, pour nous engager sur une jolie piste cyclable, longeant un
    canal dans un premier temps, puis s’en éloignant pour passer à travers champs. Le cadre est idyllique, nous savourons pleinement, en croisant de temps en temps quelques familles venues faire du
    vélo par ce beau dimanche de février. Mais les meilleures choses ont une fin&nbsp;: à peine avions nous quitté notre chère piste cyclable pour rejoindre la route, que le relief s’est déchaîné,
    nous obligeant à solliciter nos muscles inférieurs plus que de raison. Cela n’a heureusement pas duré, l’étape prévue étant relativement courte, et nous sommes arrivés dans la bourgade de Cercy
    la Tour, que nous connaissons bien pour nous y être arrêtés lors de notre voyage d’entraînement entre Paris et Lyon, en octobre 2009. Nous avons été accueillis sur place dans le superbe domaine
    de la famille Juhen, qui nous a offert l’hospitalité. Entre visite des écuries (Madame élève des champions sur lesquels parieront certains poivrots des bars-PMU de France), parties de cartes et
    repas bourguignon, la soirée fut bien remplie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="France--le-retour-. 4756" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/France--le-retour-./France--le-retour-.-4756.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Après avoir remercié la famille Juhen, nous avons soufflé sur nos doigts, température négative oblige, et nous nous sommes mis
    en route. Peu de surprises sur le parcours, nous sommes en terrain connu, mais nous avons sous-estimé la distance à parcourir jusqu’à la ville-étape prévue. Heureusement, le rythme est bon, les
    jambes suivent et la moyenne kilométrique s’en ressent. Les guiboles un peu lourdes, nous sommes finalement rentrés dans Clamecy avec 105km au compteur. Une dernière étape roulée et c’est la
    pause auxerroise, qui va nous faire grand bien&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="France--le-retour-. 4761" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/France--le-retour-./France--le-retour-.-4761.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Peu de kilomètres au programme de la journée, mais un impératif&nbsp;: être à Auxerre avant le déjeuner, car Nicolas, le frère
    de PE et interne à l’hôpital de la localité, prenait son service dans l’après-midi. Oui, car nous avons un lieu d’hébergement original pour cette pause auxerroise : une chambre à l’internat du
    centre hospitalier. Nous avons donc dû pousser sur nos jambes fatiguées pour respecter ce délai. La météo maussade ne nous encourage pas à nous attarder pour contempler le paysage, d’autant
    qu’une petite bruine assez désagréable vient nous gâcher le plaisir. Heureusement, nous progressons assez vite (merci le canal du Nivernais) et passons devant le stade de l’Abbé Deschamps dans
    les temps. Après une grosse une montée pour rejoindre l’hôpital, nous pouvons enfin souffler<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> et profiter de notre dernière pause sur ce tour du
    monde.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="France--le-retour-. 4772" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/France--le-retour-./France--le-retour-.-4772.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Auxerre, charmante préfecture du département de l’Yonne, pourvue d’un joli centre-ville et d’une belle cathédrale, mais ne
    possédant guère plus de choses à voir. Nous en avons ainsi vite fait le tour et avons décidé de nous rendre dans le village de Vézelay, mignon tout plein, dont la basilique constitue le point
    d’orgue. En bref, une bonne pause comme on les aime&nbsp;: repos, détente, visite et gastronomie locale. Allez, 3 jours de vélo et c’est fini.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Vu le faible kilométrage prévu aujourd’hui, nous avons pu nous permettre de traîner au lit<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> dans la chambre de Nicolas, pendant que celui-ci prenait son service médical (on ne va pas le plaindre non plus, il l’a choisi&nbsp;!). La météo bourguignonne
    est décidément curieuse, passant du grisâtre au beau fixe en un rien de temps et sans aucune logique. Mais l’essentiel est sauf&nbsp;: il ne pleut pas. Nous avançons sans pression, prenant des
    pauses dans des charmants bars de village. Dans l’un d’eux, le patron voulut contacter un journaliste du canard local l’Yonne Républicaine, pour nous interviewer. Malheureusement, ce dernier
    avait mieux à faire. Dommage, nous aurions bien joué à nouveau nos stars médiatiques. Nous avons terminé tôt cette étape dans le village de Véron, où nous avons été accueillis par Jean-Pierre
    Viot, artiste contemporain et ami de la maman de David. Celui-ci nous a fait l’honneur de la visite de son atelier et nous avons pu discuter art et peinture pendant une grosse partie de la
    soirée. Un moment extrêmement agréable.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="France--le-retour-. 4786" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/France--le-retour-./France--le-retour-.-4786.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Le soleil était déjà haut dans le ciel lorsque nous sommes partis de Véron, avec en ligne de mire une réduction de la distance
    nous séparant de la capitale. Après avoir suivi l’Yonne pendant toute la matinée, nous avons, à notre plus grande joie, pénétré en Ile de France et rejoint la Seine. Par moment très fréquentée,
    particulièrement par des camions, la route n’est pas vraiment agréable. Cela ne nous empêche pas de boucler cette étape en toute sécurité, dans un hôtel au Nord de Melun.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Peu importait la distance à parcourir (40 petits kilomètres), ou les villes traversées, l’émotion était au rendez vous lorsque
    nous sommes partis. Comment imaginer qu’il s’agit de notre dernière étape&nbsp;? Même si le paysage offert par la banlieue parisienne ne nous pousse pas à verser dans la contemplation, nous ne
    pouvons nous départir des sentiments divers et variés qui nous assaillent. Nous venons rapidement à bout de cette petite étape, malgré un nombre record de feux rouges incroyablement longs à
    passer au vert. Fidèles à une promesse que nous nous sommes faîtes, nous ne franchissons pas le périphérique, malgré les tentations de la vie parisienne, et passons donc notre dernière soirée de
    tour du monde à vélo dans cette bonne ville d’Ivry sur Seine.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="P1020876" height="225" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/France--le-retour-./P1020876.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Il est très difficile de réaliser que ce voyage va enfin s’achever. Cela fait 14 mois que nous nous projetons cette arrivée
    dans Paris, que nous imaginons les réactions des gens, que nous fantasmons sur les émotions que nous pourrions être amenés à ressentir… Et tout cela va finalement avoir lieu. Nous pédalons le
    long de la Seine avec légèreté, prenant notre temps afin de savourer chaque instant de ce moment tant attendu. Voulant nous faire un peu désirer, nous décidons d’empiéter sur l’heure officielle
    d’arrivée en patientant dans un café des environs. C’est ça d’être des stars&nbsp;! Lorsque l’heure est enfin venue, nous repensons à toutes les expériences que nous avons vécues, les bonnes
    comme les mauvaises, les galères comme les grands souvenirs. Nous en arrivons à la conclusion que nous ne regrettons absolument rien de cette aventure,<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> ce qui est plutôt positif, n’est ce pas&nbsp;? Tout est ensuite allé très vite&nbsp;: notre arrivée à Notre Dame, la présence des personnes qui nous sont
    chères, les embrassades, le tour d’honneur… Tout cela était déjà terminé avant même que nous en prenions conscience.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="P1020888" height="225" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/France--le-retour-./P1020888.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">C’est ainsi que nous avons bouclé notre tour du monde à vélo. Pour les statisticiens, quelques chiffres&nbsp;: 14 mois de
    voyage, 12&nbsp;000 km pédalés, 20 pays traversé (bon d’accord, on triche un peu en comptant l’Ile de Pâques ou Tahiti comme pays à part entière), 9 crevaisons, 3 chutes, aucun membre cassé, un
    nombre incalculable de souvenirs gravés.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">On l’a souvent dit, le vélo, ça se joue énormément au mental. Quand la tête va, les jambes suivent. Et pour que la tête aille,
    il est primordial de se sentir soutenu. C’était votre rôle, et vous l’avez parfaitement assumé. Alors, un grand, un immense, un énorme merci pour tout.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">C’est avec une certaine nostalgie que nous achevons ce récit. Il va, à présent, falloir retourner à la «&nbsp;vie
    réelle&nbsp;». Mais même si le voyage en lui-même est terminé, il nous reste à effectuer un travail de retranscription du projet. Nous vous tiendrons évidemment informés de ce qu’il en est, et,
    qui sait, peut être que nous vous solliciterons à nouveau…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="ZDSC 0089" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/France--le-retour-./ZDSC_0089.jpg"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Séchez vos larmes, nous sommes sûrs que vous allez trouver une autre occupation plutôt que de perdre votre temps sur ce blog.
    Allez, nous sommes vraiment sympas, on vous gâte une dernière fois avec une petite vidéo.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">A bientôt et encore merci&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <div>
      <div>
        <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><object type="application/x-shockwave-flash" height="360" width="480" data=
        "http://www.dailymotion.com/swf/video/xhg644?theme=none">
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        </object></span>
      </div>
    </div><br>
    <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xhg644_notre-dame-de-paris_travel" target="_blank">Notre Dame de Paris</a></strong><br>
    <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/racontemoitonpays" target="_blank">racontemoitonpays</a>. - <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/travel" target="_blank">Evadez-vous
    en vidéo.</a></em>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 09 Mar 2011 11:39:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ee5dc35596d4b53d28ff294b2cb0b590</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-the-end-has-no-end-68931985-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Europédalage]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-europedalage-65094498.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Chers amis, un titre d’article aussi évocateur, cela sent bon le retour, n’est ce pas&nbsp;? Hé oui, après avoir roulé nos
    bosses dans des endroits pour le moins exotiques, nous voici de retour dans des contrées un peu plus proches de chez nous. De quels lieux fabuleux s’agit-il&nbsp;? Vous le découvrirez en vous
    délectant de l’article qui suit. Et pour les photos, on ne va pas vous faire un dessin&nbsp;: c’est <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "text-decoration: underline;"><a href="http://www.racontemoitonpays.org/album-1797820.html" target="_blank">ici</a></span></strong>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Mais n’allons pas trop vite en besogne, sinon vous allez être totalement perdus, et retournons où nous étions restés&nbsp;: en
    Inde. Ces chers Indiens nous auront martyrisé jusqu’au bout. Allez comprendre pourquoi, l’aéroport de New Delhi est le seul aéroport du monde à interdire l’accès au terminal à toute personne non
    munie de son billet électronique imprimé et/ou se présentant plus de 6 heures avant son vol. Nous trouvant dans les 2 cas de figures, nous avons dû patienter de longues heures. Quand enfin nous
    pénétrons dans le bâtiment, c’est pour nous voir obligés de payer pour notre surpoids. Ont suivi d’autres péripéties rageantes incluant des agents de sécurité, des douaniers, des hôtesses de
    l’air… mais l’essentiel était sauf&nbsp;: nous avons pu embarquer pour Amman, puis pour Istanbul. Une fois dans la capitale turque, nous avons pu humer l’atmosphère des plus agréables de cette
    ville et savourer notre retour en «&nbsp;Europe&nbsp;» (attention, nous n’avons aucunement parlé d’Union Européenne&nbsp;! Ce n’est ni le lieu ni le moment pour lancer ce genre de débat).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="Istanbul---France 2662" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Istanbul---France/Istanbul---France-2662.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Byzance. Pardon, Constantinople. Pardon, Istanbul. Bon, ça va, on avait des envies d’Histoire en vous citant les noms
    successifs de la capitale turque. Ces 3 jours passés au sein de celle-ci furent l’occasion de retrouvailles avec nos familles respectives, venues nous rendre visite. Et puis quel plaisir de
    pouvoir se promener tranquillement, sans risquer la crise d’épuisement pour cause de folie indienne. Nous pouvons donc nous délecter en toute quiétude des chefs d’œuvres architecturaux
    stambouliotes&nbsp;: la Mosquée Bleue, Sainte Sophie, Topkapi… ainsi que de la nourriture locale. N’oublions pas notre sympathique visite à l’école française, qui, comme à chaque fois, a
    constitué un moment des plus enrichissants. Les travaux effectués par les enfants sont d’ailleurs disponibles sur <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "text-decoration: underline;"><a href="http://www.ecoles-racontemoitonpays.org/" target="_blank">le site des écoles</a></span></strong>. Une excellente étape avant de faire chauffer nos mollets
    pour entamer notre traversée de l’Europe, en espérant pouvoir rapidement nous réhabituer à des températures des plus basses. Hé oui, le choc thermique est bien au rendez vous&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="Istanbul---France 2696" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Istanbul---France/Istanbul---France-2696.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">A regrets, tant nous avons apprécié cette ville, nous avons quitté Istanbul avec la clémence des cieux&nbsp;: météo claire et
    température pas trop polaire. De quoi profiter de cette reprise du vélo. Nous pensions longer la mer, c’est effectivement ce que nous avons fait. Nous n’avions en revanche pas prévu
    l’enchaînement de collines agrémentées de villes perchées à chaque sommet. Ou comment renouer avec le phénomène épuisant des montées/descentes. Morts de fatigue une fois arrivés dans la
    ville-étape, nous avons cédé à la tentation de l’hôtel, jugeant que nous avions besoin de repos pour permettre à nos organismes de récupérer. Une excuse valable, non&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="Istanbul---France 3007" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Istanbul---France/Istanbul---France-3007.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Nous espérions que la route à emprunter resterait cette fois sagement au niveau de la mer, plutôt que d’onduler de façon si
    marquée. Las, cette maudite route turque nous fait vite déchanter et nous oblige à solliciter nos guiboles plus que de raison. Heureusement, l’étape est raccourcie par le biais d’une erreur
    kilométrique de notre carte (dans ce sens, on les accepte nettement mieux&nbsp;!). Nous arrivons donc tôt au terme de cette étape, pour trouver la plupart des pensions (ces logements pas chers,
    pratiques pour les cyclistes épuisés et frigorifiés, n’ayant aucune envie de faire du camping) affichent complets. Allez comprendre pourquoi, vu l’intérêt quasi nul de Tekirdag. Fort
    heureusement, nous trouvons enfin de quoi nous loger, impatients de goûter aux bienfaits d’une nuit réparatrice.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="Istanbul---France 3014" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Istanbul---France/Istanbul---France-3014.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Le monstre de 3 kilomètres et 7% d’inclinaison que nous avons dû affronter en sortie de Tekirdag, a donné le ton de la
    journée&nbsp;: une incessante répétition de longues montées bien raides et de descentes vertigineuses. Mais c’est tellement plus drôle si un fort vent de face nous oblige à pousser sur les
    pédales lors de ces dernières, au lieu de nous laisser aller en roue libre pour récupérer de l’épuisante grimpette précédente. Et dire que notre carte n’indique aucun dénivelé&nbsp;! Allez,
    restons positifs et ne faisons pas de ce récit un sempiternel recueil de plaintes&nbsp;: le paysage est joli, les couleurs du plus bel effet. Tout de même, il y a des fois où l’on a des fantasmes
    de tunnels ou de ponts entre les collines pour s’éviter ce rythme éprouvant. Après avoir sué jusqu’au bout, nous avons pris nos quartiers dans la ville à flanc de colline (en même temps, dans le
    coin, qu’est ce qui ne l’est pas&nbsp;?) de Malkara, pour une de nos dernières nuits turques. La Grèce n’est plus très loin.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="Istanbul---France 3018" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Istanbul---France/Istanbul---France-3018.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Lors de notre préparation matinale, nous avons dû trouver une motivation plus qu’enfouie en nous pour pédaler, lorsque nous
    avons vu le cadeau qui tombait du ciel&nbsp;: une belle neige épaisse et tourbillonnante, qui semble nous dire via chaque flocon «&nbsp;fallait pas revenir en Europe&nbsp;!&nbsp;». Les conditions
    furent apocalyptiques dès que nous nous sommes mis en selle. Le vent nous fouette le visage, le froid nous paralyse les membres, le tout avec un relief qui ne s’est pas aplani depuis la veille.
    Après quelques dizaines de bornes dans ces conditions, nous devions tant ressembler à 2 bonhommes de neige sur roulettes, qu’une camionnette s’est arrêtée, le conducteur ayant eu pitié de nous.
    Notre turc approximatif ne nous a malheureusement pas permis d’exprimer toute notre gratitude envers nos sauveurs (le conducteur et ses 2 passagers) mais les accolades d’au revoir ont été, nous
    l’espérons, à la hauteur de nos sentiments de reconnaissance. Oui, car non contents de nous extraire de l’enfer blanc, ces gentils Turcs nous ont déposé dans notre ville-étape. Et comme une belle
    rencontre ne vient jamais seule, à peine avions nous dit au revoir à nos sauveurs, que nous avons été invités à nous mettre au chaud et prendre le thé dans un cabinet de comptabilité, dont le
    propriétaire nous avait aperçu dans la rue.&nbsp;Le reste de cette journée fut non productif à souhait, entre repos et discussions sur la générosité locale. De quoi bien finir notre séjour en
    Turquie, puisque demain, nous passons côté grec.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="Istanbul---France 3054" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Istanbul---France/Istanbul---France-3054.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Entre Ipsalla, la ville où nous avons dormi, et le poste-frontière turco-grec, il n’y a que 6km. Cette distance, aussi minime
    soit-elle, fut extrêmement délicate à surmonter, la faute au violent vent glacial nous transperçant et nous faisant quasi faire du surplace, histoire que cela dure plus longtemps. C’est bien
    simple, nos doigts étaient tellement engourdis que nous avons eu du mal à tendre nos passeports au douanier turc. Après une bonne heure passée au café du poste-frontière, à tenter de nous
    réchauffer, nous nous sommes préparés à de longues formalités pour passer côté grec, au vu des relations tendues qu’entretiennent la Turquie et la Grèce. On avait tort de s’en faire, le douanier
    nous a simplement demandé notre nationalité, sans même regarder nos papiers et nous a fait signe d’avancer. Il faut dire que par ce froid, le travail de ce pauvre monsieur devait être pénible.
    Alors si 2 guignols à vélo peuvent lui procurer un instant de distraction, cela méritait bien de couper court à toute formalité, non&nbsp;? Le vent n’est pas moins glacial chez les Hellènes, mais
    nous l’avons dans le dos. On est frigorifiés mais on avance, c’est toujours ça de pris. Après une courte pause déjeuner, nous avons mis le turbo pour rejoindre Alexandroupoli, où nous allons nous
    poser une journée, temps nécessaire à vérifier si nos doigts de pieds sont toujours en place.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="Istanbul---France 3059" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Istanbul---France/Istanbul---France-3059.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Alexandroupoli évoque volontiers l’une de ces stations balnéaires probablement très animées en été, mais villes-mortes en
    hiver. Après une balade sur le remblai pour contempler la Mer Egée, nous avons considéré que nous avions fait le tour des activités touristiques de la ville. Nous avons donc eu tout le temps de
    réfléchir à cette question cruciale&nbsp;: avec la météo sibérienne annoncée pour les jours à venir, est ce bien raisonnable de vouloir rallier Thessalonique à vélo , avec le fort risque de se
    retrouver bloqués par la neige, exactement comme il y a un an, à la même époque&nbsp;? Problème de conscience<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> épineux qui s’est vite réglé lorsque
    nous avons vu l’énorme masse de nuages menaçants progresser vers nous. Allez, c’est décidé, on tient compte de nos erreurs passées et on assure le coup&nbsp;: un petit coup de bus et
    Thessalonique, nous voilà.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="Istanbul---France 3177" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Istanbul---France/Istanbul---France-3177.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Le trajet Alexandroupoli-Thessalonique ne nous a guère posé de problèmes, les bus grecs étant nettement plus spacieux et
    confortables que ceux que nous avions pu fréquenter auparavant. Installés rapidement, nous avons pu partir tranquillement à la découverte de la deuxième ville de Grèce. Premier conseil&nbsp;: ne
    jamais, au grand jamais, parler de Salonique, nom donné par les Turcs à la ville, qui n’est redevenue grecque que depuis 1912. Nous avons pu constater la présence de 2 villes dans la ville.
    D’abord la ville basse&nbsp;: tout ce qu’il y a de plus moderne, des grandes avenues bordées de magasins absolument pas inconnus pour les Français que nous sommes, des bars et des cafés branchés
    et bondés (la crise n’agit vraisemblablement pas sur tout le monde), ainsi qu’un front de mer plutôt agréable. Puis la ville haute&nbsp;: beaucoup plus charmante et traditionnelle, des petites
    rues étroites, des maisons typiques, des petites églises… Le tout donne un concentré de modernité et de tradition fort sympathique, permettant de passer un bon moment sur place. Ayant considéré
    avoir fait le tour des curiosités de Thessalonique, nous avons mis le cap sur Athènes, où nous sommes arrivés<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> après un trajet sans histoires.
    Traverser la ville sous une pluie torrentielle ne fut pas vraiment une partie de plaisir, mais nous avons finalement rallié notre camp de base dans la capitale grecque, un joli appartement
    gracieusement et gentiment prêté par des amis. De quoi savourer pleinement notre expérience athénienne.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="Istanbul---France 3198" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Istanbul---France/Istanbul---France-3198.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Athènes, capitale de la Grèce, lieu hautement représentatif de la culture hellénique et de l’influence qu’a eue cette glorieuse
    civilisation. Idéalement placés pour arpenter la ville, nous ne nous sommes pas faits prier et avons bien usé les semelles de nos chaussures sur le sol athénien, d’autant qu’une grève des
    transports ne nous a pas laissé d’autres choix que d’utiliser le pédibus. Les Jeux Olympiques de 2004 ont, parait il, donné un coup de jeune à la ville. Et c’est vrai qu’Athènes est moderne, avec
    ses grandes avenues, ses places et ses terrasses. Il est amusant de passer près de ruines antiques alors qu’on provient d’une artère on ne peut plus commerciale&nbsp;! Niveau culture, nous avons
    été servis entre les différents musées archéologiques ou la plus toute jeune mais sublime Acropole. Mais nous avons également profité des charmes des balades dans Athènes, explorant quartiers
    après quartiers, au gré de nos envies ou de notre flemme. C’est dans ce cadre antique que nous avons passé le Nouvel An. Curiosité locale, les enfants restent dîner avec leurs parents, puis, à
    minuit, s’en vont rejoindre leurs amis. Nous avons surtout très bien mangé, et entamé 2011 l’estomac chargé de délicieuse nourriture grecque. De quoi prendre des forces pour affronter la
    route…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="Istanbul---France 3448" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Istanbul---France/Istanbul---France-3448.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Après une grosse coupure, il était grand temps de nous remettre en selle. II ne va pas se terminer tout seul ce tour du monde,
    que diable&nbsp;! Nous nous sommes élancés dans le calme d’un dimanche matin athénien, traversant la ville qui nous a offert des aspects plus ou moins reluisants&nbsp;: les zones industrielles
    grecques ne sont guère à conseiller d’un point de vue esthétique. Ce parcours ne nous a pas réconcilié avec la race canine, tant les chiens errants, semblant pulluler sur place, n’ont eu de cesse
    de nous poursuivre. Peu désireux de laisser des morceaux de mollets dans la capitale grecque, nous avons mis le turbo pour nous débarrasser de ces sales bestioles. Voulant éviter une portion
    d’autoroute, nous avons décidé de prendre un bac pour l’île de Salamine, puis un autre pou regagner le continent et avoir ainsi la satisfaction de ne pas rouler aux côtés de véhicules nous
    frôlant à 130km/h (et encore, quand la limitation de vitesse est respectée&nbsp;!). Tout s’est bien goupillé, nous avons pu effectuer nos 2 traversées en un temps raisonnable, mais une chose est
    venue nous gâcher le plaisir&nbsp;: la pluie s’est mise à tomber pour ne plus nous lâcher. Nous avons donc attaqué, trempés comme des soupes, une jolie mais abrupte route de corniche. Qu’à cela
    ne tienne, ça réchauffe. Pour une étape de reprise, notre progression est assez efficace,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> et nous sommes rapidement en vue de Corinthe, non sans
    avoir admiré au passage l’impressionnant canal, permettant aux bateaux de passer du golfe de Corinthe au golfe Saronique, sans avoir à effectuer un énorme détour. Basse saison oblige, les prix
    des hôtels sont abordables. Nous pouvons donc nous mettre au chaud à moindre frais, histoire de bien récupérer pour l’étape du lendemain.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="Istanbul---France 3676" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Istanbul---France/Istanbul---France-3676.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">On termine de pédaler la veille sous la pluie, on recommence sous la pluie. Youpi&nbsp;! Quoi que bénéficiant d’une température
    clémente, être mouillé en permanence est loin d’être une sensation plaisante, et nous pédalons avec ardeur pour ne pas nous refroidir. Cela tombe bien, la route est en bord de mer, et reste
    sagement à son niveau, sans avoir l’idée saugrenue d’aller se perdre dans la montagne. Elle est bien cette route grecque&nbsp;! L’eau bleue turquoise donne presque envie de se jeter dedans.
    Remarquez, trempés comme nous sommes, cela n’aurait pas changé grand-chose. La matinée se passe sans péripéties notables, jusqu’à ce que nous croisions un homme sur la route, qui commence à nous
    parler en espagnol, et nous montre une tente un peu plus loin. C’est en nous rapprochant de celle-ci que nous avons compris, car nous avons pu apercevoir les 2 vélos. Nous avons ainsi fait la
    connaissance d’Alfredo et de son fil Facundo, 2 Argentins en voyage cyclopédique pour 3 mois en Europe. Quand nous avons appris leurs conditions de voyage, nous avons eu l’impression de mener la
    grande vie&nbsp;: un budget de 5€ par jour pour les 2 personnes, aucun matériel pour cuisiner, pas de cartes routières, pas de montres, dépendant uniquement de la générosité des gens concernant
    la nourriture, et de leur sens de l’orientation pour la direction. Nous sommes restés un bon moment à discuter avec eux, d’autant que cela nous faisait bien plaisir de pratiquer notre espagnol,
    puis nous sommes allés déjeuner un peu plus loin pour ne pas faire de provocations avec nos délicieux et luxueux sandwiches jambon/fromage premier prix. A peine avions nous pris une bouchée de
    ceux-ci, que des Grecs, dans la taverne de l’autre côté de la rue, nous ont fait signe de les rejoindre à l’intérieur, d’aller prendre une bière dans le frigo puis de nous installer à table où
    nous fut servi un repas pantagruélique. Nous nous souviendrons longtemps de cette belle générosité. Tout émus et en pleine digestion, nous avons bouclé notre étape du jour en nous dirigeant vers
    le camping de la localité. Celui-ci étant fermé, nous décidons de ne pas déplier la tente et de squatter un manège de fête foraine abandonné. Un spot plus qu’original pour conclure une
    très<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> belle journée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="Istanbul---France 3785" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Istanbul---France/Istanbul---France-3785.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Après une nuit des plus fraîches dans un décor étonnant, nous n’avons pas traîné pour nous mettre en route, voulant boucler la
    partie vélo en Grèce au plus vite. La pluie a enfin cessé. Joie. Allégresse. Nous profitons des très beaux paysages côtiers avec un ciel de la même couleur que la mer. Nous faisons bien
    travailler nos jambes, la route faisant d’incessants allers-retours<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> entre le bord de la mer et la montagne. Qu’à cela ne tienne, nous serrons les
    dents et nous admirons le décor. Après un déjeuner les pieds presque dans l’eau (n’exagérons rien, il fait peut-être beau, mais nous avons toujours nos pulls), nous sommes repartis et n’avons pas
    tardé à être en vue du pont de Corinthe, immense ouvrage de plus de 2km de long, inauguré pour les JO de 2004 et synonyme d’arrivée à Patras. Les flux migratoires semblent importants dans le
    coin, au vu des gros groupes d’individus, qui de toute évidence, ne possèdent pas de passeport grec. Après avoir trouvé un hébergement dans la pension d’un local aimable comme une porte de
    prison, nous sommes allés savourer notre dernière soirée grecque, en pensant aux bons moments que nous avons passés dans ce pays.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="Istanbul---France 3866" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Istanbul---France/Istanbul---France-3866.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Patras, ville portuaire sans grand charme, mais qui restera dans les anales de notre voyage comme notre dernière étape en
    Grèce. N’ayant à embarquer dans le bateau pour l’Italie qu’à minuit, nous avons eu tout le temps d’aller à la découverte des rares curiosités de la ville&nbsp;: une forteresse, quelques ruines,
    une église… et c’est tout&nbsp;! <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>Nous avons ensuite tranquillement rassemblé nos affaires et nous nous sommes mis en route direction le port, afin
    d’attendre notre ferry. A noter le triste spectacle offert par quelques immigrés menottés par la police. Probablement en situation irrégulière, le rêve européen s’arrête (temporairement&nbsp;?)
    là pour eux. Le cœur un peu serré à cette vue, nous avons pris notre mal en patience et avons tué le temps avant de monter dans l’énorme embarcation, devant nous mener, au terme d’une traversée
    de 32 heures, jusqu’à Venise. Italie, prend garde à toi, nous arrivons&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="Istanbul---France 3929" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Istanbul---France/Istanbul---France-3929.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Pour traverser la mer Adriatique, la compagnie de bateaux a vu les choses en grand&nbsp;: notre ferry est tout simplement
    énorme. Une ville flottante de 8 étages, avec piscines, salle de cinéma, bars et boîte de nuit. Vu la période de l’année, la plupart des équipements ne sont pas opérationnels, mais le tout n’en
    demeure pas moins impressionnant. Après une période de 2 jours en mer, au cours de laquelle il ne se passa rien de très passionnant, nous avons débarqué au petit matin dans le port de Venise. La
    Sérénissime n’est absolument pas conçue pour les vélos. Les ponts qui enjambent les canaux sont tous pourvus de marches assez raides, que nous sommes obligés de passer en portant nos lourds vélos
    à bout de bras. Enfin installés et débarrassés de nos encombrants moyens de transport, nous avons pu partir à la découverte de ce lieu mythique. Gros point positif&nbsp;: la période de l’année
    associée à une météo plutôt défavorable font que le flux touristique est raisonnable. Nous pouvons déambuler dans Venise sans craindre l’embouteillage piéton. Le faible temps passé sur place ne
    nous a permis de visiter que les «&nbsp;incontournables&nbsp;» (les monuments de la place St Marc en tout premier lieu), mais nous avons tout de même pu nous imprégner de l’atmosphère si
    particulière de Venise et repartir sous le charme, en nous promettant d’y revenir un jour. Le voyage touche à sa fin, il est temps de nous rapprocher de la frontière. Un train Venise-Gênes et ce
    sera chose faite.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="Istanbul---France 3961" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Istanbul---France/Istanbul---France-3961.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Nous nous sommes tranquillement dirigés vers la gare de Venise, située juste en face de notre hôtel. Pas de quoi se presser
    pourrait on penser, en temps normal nous aurions été d’accord. Mais avec 2 vélos chargés et 3 ponts à traverser, cela n’a pas été une mince affaire. Enfin installés dans notre train pour Milan,
    nous pensions nous reposer de cette épuisante manutention. C’était sans compter sur la bruyante troupe de scouts italiens qui est venue s’installer à côté de nous et qui nous a fait vivre un
    voyage agité au possible. La vendeuse de billets de train à la gare de Venise nous avait assuré que 6 minutes étaient largement suffisantes pour avoir notre correspondance à Milan pour Gênes.
    Elle ne s’était visiblement jamais trimballée avec 2 vélos dans les gares italiennes remplies d’escaliers. Nous avons évidemment loupé notre train et avons été obligés de poireauter 2 heures dans
    cette gare de la banlieue de Milan, glauque au possible. Enfin à Gênes, nous avons rejoint notre lieu d’hébergement by night, en expérimentant au passage la folle conduite génoise. Nous avions
    retardé notre départ d’une journée pour profiter de cette ville de Gênes et nous avons bien fait. Cette cité regorge de petites ruelles, de jolies places et d’églises intéressantes à visiter.
    Mais la pluie est venue gâcher le spectacle, mettant un frein à nos ardeurs touristiques. Espérons que le ciel change de couleur pour nos coups de pédales direction la maison…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="Istanbul---France 4371" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Istanbul---France/Istanbul---France-4371.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Nous nous attendions à une sortie de Gênes assez galère, au vu des nombreux échangeurs autoroutiers indiqués sur notre carte,
    mais il n’en fut finalement et heureusement rien. Les paysages n’ont rien de très glamour mais la route est bien fléchée et nous sortons rapidement de l’agglomération génoise. Un décor de
    stations balnéaires dépeuplées s’est alors offert à nous, entrecoupé par quelques grimpettes sur une jolie route de corniche. Les Italiens, visiblement grands amateurs de vélo, sont légions dans
    leurs tenues fluo<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> et moulantes pour se frotter à la montagne. Notre progression est si efficace que nous arrivons dans la ville-étape prévue en tout
    début d’après midi. Nous décidons donc de faire du zèle, et nous ajoutons une vingtaine de bornes en supplément à notre compteur. Après avoir erré<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> de
    camping fermé en camping fermé, nous trouvons au final un endroit pour planter la tente et nous coucher, fatigués mais contents de cette journée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="Istanbul---France 4424" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Istanbul---France/Istanbul---France-4424.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Un ciel des plus purs nous tenait compagnie à notre réveil. Tant mieux, nous direz-vous, mais la température glaciale qui
    allait avec, n’était pas un élément très agréable pour débuter la journée. En grelottant et implorant intérieurement le soleil de faire son boulot, nous sommes partis en contemplant les sommets
    enneigés des Alpes, non loin de là. La route est du même acabit que la veille, à savoir un très joli paysage mais un fort dénivelé. Hé bien voilà, nous avons trouvé de quoi nous réchauffer avec
    ces pentes archi raides&nbsp;! Lors d’une pause, nous discutons avec un immigré (illégal&nbsp;?) nigérian, en Italie depuis 2 ans, qui nous demande s’il est facile de trouver du travail en
    France. C’est fou comme on relativise nos petits problèmes cyclistes lorsqu’on est confrontés à ce genre de situation dramatique. Après avoir donné quelques unes de nos victuailles à cet homme,
    nous sommes repartis, pédalant avec ardeur pour éviter de trop désespérer de la condition humaine. Cela fonctionne visiblement bien puisque les kilomètres défilent et les cols s’enchaînent
    facilement. Malgré le grand nombre de cyclistes croisés, nous sommes désagréablement surpris par la faible amabilité de ceux-ci, à peine un geste pour répondre à nos joyeux
    «&nbsp;Ciao&nbsp;!&nbsp;». Nous qui étions habitués à une complicité au sein de la grande famille du vélo, nous en sommes pour nos frais. Arrivés à San Remo (oui, oui, le même que celui de la
    classique cycliste, sauf que nous ne sommes pas partis de Milan), nous nous sommes dégottés le camping le plus cher de l’Histoire. 30€ pour planter la tente, ils ne s’embêtent vraiment pas (pour
    être polis). Mais nous allons savourer malgré l’addition corsée, car il s’agit de notre dernière nuit dans un pays étranger. Demain, home sweet home, nous sommes de retour en France&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="Istanbul---France 4435" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Istanbul---France/Istanbul---France-4435.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">De très bonne humeur à l’idée de passer la frontière, nous avons gaiment remballé nos affaires et nous nous sommes mis en selle
    presque en chantonnant. San Remo est rapidement derrière nous et nous sommes bientôt en vue de Vintimille, la dernière ville italienne avant la France. Connaissant la réputation de cet endroit,
    nous nous attendions à traverser d’immenses places remplies d’étalages de contrefaçons. Que nenni, point de faux Vuitton mais une charmante petite ville dans laquelle nous ne nous sommes pas
    attardés. Après quelques kilomètres, nous l’avons enfin vu. Quoi donc&nbsp;? Le panneau «&nbsp;France&nbsp;» évidemment. 13 mois après l’avoir quitté (on exclut évidemment notre malheureux
    retour<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> de l’été), nous retrouvons notre cher pays. Cela méritait bien d’immortaliser cet instant. Et par la même occasion, nous avons failli
    immortaliser un moment beaucoup plus dramatique, puisque nous avons été aux premières loges d’un accident impliquant une moto, dont le pilote a fait un beau vol plané juste sous nos yeux. Nous
    avons ainsi rentabilisé les leçons de secourisme prises avant de partir, en nous occupant de l’accidenté (a priori indemne) avant que le SAMU ne prenne le relai. Sympa le retour&nbsp;! Notre
    enthousiasme ayant été douché, nous nous sommes lancés à l’assaut de la belle mais abrupte route de corniche de cette partie de la Côte d’Azur. Bientôt se présenta un lieu respirant la pauvreté à
    plein nez. Comment s’appelait-il déjà&nbsp;? Ah oui, Monaco. Nous avons eu de la peine pour eux et avons eu peur de nous faire voler nos superbes bécanes, les leurs ne tenant pas la comparaison.
    Nos aventures monégasques derrière nous, nous avons pris notre temps pour rejoindre Nice, où nous avons été accueillis par Pierre-Antoine, qui nous a fait le plaisir de nous faire visiter la
    ville avant de nous emmener manger dans un restaurant de spécialités locales. Une bonne manière de célébrer notre come back.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="Istanbul---France 4513" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Istanbul---France/Istanbul---France-4513.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Avec une petite étape prévue, nous avons pris notre temps pour nous mettre en route. Bonne surprise, la Promenade des Anglais
    est munie d’une très belle piste cyclable qui se prolonge sur des kilomètres, ce qui nous permet de longer la côte en toute tranquillité. Antibes, Juan les Pins, Golfe Juan, les noms défilent
    avec les bornes, et nous arrivons rapidement à Cannes, notre destination. Nous aurions sans doute fait sensation sur la Croisette en période de festival, mais l’environnement du célèbre palais
    est très calme. Ce sera pour une prochaine fois. Après une belle grimpette pour rejoindre les hauteurs de Cannes, nous sommes arrivés aux portes de la résidence, dont l’appartement gentiment mis
    à notre disposition fait partie. Le gardien étant prévenu de notre arrivée, nous avons récupéré les clefs et nous nous sommes installés. Seulement, tout à fait par hasard, nous avons réalisé que
    nous ne nous trouvions pas dans le bon appartement, suite à une erreur de la part du gardien. Après un nouveau transfert de nos affaires, nous avons pu profiter de notre après-midi, nous reposer
    et commencer à réaliser que nous ne sommes plus très loin du but.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img alt="Istanbul---France 4507" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Istanbul---France/Istanbul---France-4507.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Avec la journée de repos en ligne de mire, nous sommes partis sous un soleil radieux. Qu’il est bon de pédaler dans le
    Sud&nbsp;! Nous nous sommes enfoncés dans le massif de l’Esterel, garni d’une route serpentant dans un décor grandiose. Les cyclistes sont nombreux en ce weekend ensoleillé, certains s’arrêtant
    même à notre niveau pour discuter, impressionnés par notre chargement. Au déjeuner, instant nostalgie pour David, puisque nous avons pique-niqué sur la plage du lieu où il passait ses vacances,
    étant plus jeune. Nous n’avons ensuite pas tardé à rejoindre le joli village de Grimaud, où nous serons hébergés par la famille Moutte, des amis des Paris. Et pour améliorer une ambiance déjà
    très agréable, nous avons pu compter sur la présence de la maman de PE et de quelques uns de ses frères et sœurs. Une pause comme on les aime&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Vous l’aurez compris, cela sent vraiment la fin. La remontée de la France constitue la dernière ligne droite (avec quelques
    détours quand même) de notre fabuleux voyage. Nous vous tiendrons évidemment informés de l’évolution de ce parcours de retour. Et pour patienter, voici deux, oui vous avez bien lu, deux petites
    vidéos croustillantes. A très bientôt&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;"></p>
  <div>
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    <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xghrw3_grece-decembre-2010_travel">Grèce - Décembre 2010</a></strong><br>
    <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/racontemoitonpays">racontemoitonpays</a>. - <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/travel" target="_self">Evadez-vous en
    vidéo.</a></em></span>
  </div>
  <p style="text-align: justify;"></p>
  <div>
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    <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xglbay_10000km-et-13-mois-de-voyage_travel">10000km et 13 mois de voyage</a></strong><br>
    <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/racontemoitonpays">racontemoitonpays</a>. - <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/travel" target="_self">Evadez-vous en
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  </div><br>]]></description>
        <pubDate>Sun, 16 Jan 2011 12:13:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0b75206b278a399b4b8dbf7ecdbe2d30</guid>
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        <title><![CDATA[Delhivrance]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-delhivrance-62470464.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Chers lecteurs, vous qui avez une mémoire incommensurable, vous vous souvenez sans nul doute que nous en avions terminé avec la
    partie vélo sur le sous continent indien. Voici donc le récit de nos aventures certes non vélocipédiques, mais néanmoins hautes en couleur. Et pour vous en mettre plein les mirettes, cliquez
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.racontemoitonpays.org/album-1774332.html" target=
    "_blank">ici</a></span></strong>.</span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Goa. Lieu de vice pour certains, d’amusement pour d’autres, des plages paradisiaques semblables à des images de carte postale
    et un haut rendez vous de la vie nocturne. Nous avions, bien sûr, lu sur l’endroit mais nous ne savions pas très bien à quoi nous attendre. N’étant pas «&nbsp;clubeurs&nbsp;» dans l’âme, nous
    avons considéré que la partie «&nbsp;boîte de nuit&nbsp;» passerait à l’as. Au programme, détente sur la plage et découverte culturelle de cet ex petit bout de Portugal en plein cœur de l’Inde
    (le contrôle n’a été repris par les Indiens que depuis 1961). Louer un scooter nous a permis d’être assez mobiles et indépendants pour découvrir plusieurs plages et nous rendre a Panaji, la
    capitale d’Etat, charmante par ses petites ruelles et son atmosphère très méditerranéenne. Malgré une météo plutôt médiocre, nous avons bien profité de cette halte, qui nous a bien reposés des
    rudes semaines passées à vélo. Allez, tchou tchou le petit train direction Bombay.</span>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Goa---Delhi/DSC00727.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="225" alt=
    "DSC00727"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Vu les trombes d’eau s’abattant sur Goa, il était visiblement grand temps que nous partions. Après une lutte sans merci avec le
    service des bagages pour charger notre matériel, nous avons pu embarquer pour un voyage éprouvant, à destination de Bombay. Vous allez dire que nous ne sommes jamais contents, qu’on se plaint
    toujours alors qu’on devrait être ravis de ne plus faire de vélo et de nous laisser porter sur des rails indiens. Certes, mais 12 heures dans un environnement bruyant, surpeuplé et très odorant,
    ça peut mettre sur les nerfs. Finalement arrivés dans cette cité gigantesque, nous nous sommes posés dans une chambre lilliputienne près de la gare, aux premières loges pour visiter la
    ville.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Goa---Delhi/Goa---Delhi-9424.JPG" class="CtreTexte" width="199" height=
    "300" alt="Goa---Delhi 9424"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Bombay, ou plutôt Mumbai, son nouveau nom depuis 1996. Ville tentaculaire de 18 millions d’habitants, première agglomération
    indienne,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> et semblant concentrer à elle seule les aspects les plus fascinants et les plus détestables du pays. Mais avant de nous attarder sur nos
    impressions touristiques, revenons un instant sur ce que nous avons dû affronter avant de visiter Mumbai&nbsp;: la terrible bureaucratie indienne, pour récupérer nos vélos auprès de l’organisme
    «&nbsp;compétent&nbsp;». Les Indiens sont les champions toutes catégories de l’inefficacité et de la perte de productivité. C’est bien simple, cela nous a pris une matinée entière pour nous faire
    délivrer le reçu de réception des vélos, après être passés dans les mains d’un nombre incroyable de personnes, avoir fait remplir et tamponner une quantité astronomique de documents divers et
    variés, et avoir couru de bureaux en bureaux un peu partout dans l’immense gare de Mumbai CST (qui voit défiler quotidiennement 2,5 millions de voyageurs, ce qui vous donne une idée de la taille
    du bâtiment,&nbsp;par ailleurs très joli). Après avoir expérimenté une galère similaire pour expédier notre chargement à Delhi, nous avons enfin pu nous plonger dans une activité nettement plus
    passionnante&nbsp;: la découverte de Mumbai. On peut vraiment dire que ces 3 jours furent bien remplis&nbsp;: balade parmi les bâtiments de l’époque coloniale (qui pourraient très bien être
    situés à Londres, d’un point de vue architectural), promenade au milieu des bazars (ces marchés alimentaires et textiles où l’on peut tout trouver à condition de ne pas chercher quelque chose en
    particulier), découverte d’Elephanta Island (une île située à une heure de bateau et regorgeant de magnifiques grottes sculptées), étape culturelle au Prince of Wales Museum (aussi varié
    qu’intéressant dans les collections qu’il présente), participation à l’impressionnant défilé menant à la mosquée Hadji Ali (où une foule presque compacte emprunte l’immense ponton menant à la
    presque-île sur laquelle se trouve la mosquée)… N’oublions pas notre expérience sociologique de Chowpathi Beach, l’une des plages de Mumbai, où les habitants se rendent par milliers au coucher du
    soleil. Nous sommes restés sur place pendant des heures, observant les allées et venues des badauds, discutant de ci de là avec les locaux qui ne se faisaient pas prier pour taper la causette.
    Mumbai donne littéralement le tournis&nbsp;: le vacarme est si assourdissant, le flot de véhicules et de personnes si important, que l’on ressort intrigués mais épuisés par toute cette vie
    grouillante. C’est également un lieu très représentatif des inégalités au sein de la société indienne&nbsp;: la misère rampante et parfois difficile à regarder côtoie le défilé de belles voitures
    devant les bars branchés. C’est aussi ça Mumbai, Bollywood qui évolue sans complexe aux côtés des bidonvilles. Avec le sentiment d’avoir bien sillonné la ville, nous avons pris place dans le
    train bondé, devant nous mener au terme d’un trajet de 26 heures à New Delhi.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Goa---Delhi/Goa---Delhi-9514.JPG" class="CtreTexte" width="300" height=
    "200" alt="Goa---Delhi 9514"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Un voyage en train en Inde est toujours plein de surprises. On ne sait jamais sur qui on va tomber, à quelle situation
    originale on va être confronté ou combien d’heures de retard on aura. Ce qui<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> est sûr, c’est qu’il se passe toujours quelque chose&nbsp;! Le trajet
    Mumbai-New Delhi fut pénible. En tout premier lieu de par sa longueur&nbsp;: 26 heures auxquelles il faut ajouter 2 heures d’arrêt totalement inexpliquées, cela nous fait un joli petit total de
    28 heures de train (on est très forts en maths). Cela aurait pu très bien se passer si nous n’étions pas tombés sur des voisins de couchette sans-gêne, bruyants et envahissants. Si on ajout à
    cela le groupe de filles en voyage scolaire qui n’a pas arrêté de hurler à chaque tunnel (et il y en a un certain nombre), vous comprendrez que nous sommes arrivés dans la sinistre gare de New
    Delhi un brin fatigués. Après une courte nuit, retour à la gare pour récupérer nos affaires (vélos compris), ce qui, vous vous en doutez prit un certain temps vu l’efficacité indienne. Nous avons
    ensuite dû lutter pour trouver un taxi (sous une pluie battante) pour nous emmener jusqu’à chez Charlotte, qui avait gentiment accepté de nous garder nos affaires le temps de notre voyage prévu
    dans la province du Rajasthan. Nous avons été très soulagés de nous débarrasser de ce lourd chargement et de nous engouffrer, avec seulement un sac à dos, dans le métro de Delhi&nbsp;: une lutte
    de tous les instants pour ne pas être éjectés de la rame. Nous avons réussi à rejoindre la gare (celle d’Old Delhi cette fois) et monter dans le train direction Jaipur. A son bord, nous avons
    fait la connaissance d’Alex, un Américain, et de Manu et Nancy, un couple italo-allemand, avec qui nous avons bien sympathisé et échangé sur nos voyages pendant tout le trajet. Arrivés tard sur
    Jaipur, nous avons erré dans toute la ville à la recherche d’un hôtel, en compagnie de Manu et Nancy, pour au final trouver notre bonheur et nous coucher, épuisés, mais heureux d’enfin nous
    trouver au Rajasthan.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/225x300/3/08/98/62/Goa---Delhi/DSC00860.JPG" class="CtreTexte" width="225" height="300" alt=
    "DSC00860"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Jaipur, capitale du Rajasthan. Surnom&nbsp;: la ville rose. On ne sait pas si un jumelage avec Toulouse est en place, mais pour
    ce qui est de la comparaison, cela s’arrête là. Point de place du Capitole, mais plutôt des palais somptueux, des bazars pleins de couleurs, des carrioles tirées par des chameaux qui avancent
    paisiblement dans les rues envahies de voitures, de vaches, de rickshaws, d’hommes d’affaires, de touristes et d’enfants des rues qui mendient aux portes des bijouteries (Jaipur est mondialement
    renommée pour les pierres précieuses qu’on peut y trouver). Nous avons sillonné la ville pendant 2 jours, parfois en compagnie de Nancy et Manu, le couple italo-allemand rencontré dans le train.
    Quelle claque lorsque nous sommes montés au Fort d’Amber (forteresse imprenable dominant la ville), tout comme lorsque nous avons visité le palais des vents (édifice rose de 5 étages aux fenêtres
    conçues de manière à permettre aux femmes du harem royal d’observer sans être vues le spectacle de la rue), ou encore quand nous nous sommes perdus dans le dédale de salles et de cours
    constituant le City Palace (la demeure des maharadjas). Notre expérience rajasthanie débute de la plus belle des manières. De bonne augure pour la suite&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Goa---Delhi/Goa---Delhi-0056.JPG" class="CtreTexte" width="300" height=
    "200" alt="Goa---Delhi 0056"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>Nous avons quitté Jaipur par un train de bon matin direction Ajmer. Après un
    trajet sans histoires, nous avons posé nos affaires et sommes montés dans un bus bondé pour Pushkar. En plus d’être un magnifique sanctuaire hindou, la ville accueille une semaine par an le plus
    célèbre rassemblement du Rajasthan&nbsp;: le festival du chameau, une gigantesque foire où les éleveurs viennent de toute la province avec leurs animaux. Et pour voir du chameau, on en a
    vu&nbsp;: des grands, des petits, des noirs, des blancs, des marrons, des poilus, des rasés, des calmes, des nerveux… à perte de vue&nbsp;! Allez, contrôle surprise&nbsp;: combien de bosses
    possède un chameau&nbsp;? Vite, vite, vous ne devriez même pas réfléchir avant de répondre. Bon, on est sympas, on vous donne un moyen mnémotechnique&nbsp;: le mot «&nbsp;chameau&nbsp;» a 2
    syllabes, l’animal a donc 2 bosses. Le mot «&nbsp;dromadaire&nbsp;» a 3 syllabes, l’animal a donc… une bosse (qui a répondu 3&nbsp;?). Après avoir eu notre dose de camélidés, nous nous sommes
    gentiment promenés dans cette charmante ville de Pushkar, avant de rentrer sur Ajmer, contents de cette journée si originale.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Goa---Delhi/Goa---Delhi-0463.JPG" class="CtreTexte" width="300" height=
    "200" alt="Goa---Delhi 0463"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">N’ayant à prendre notre train qu’en fin d’après-midi, nous pensions pouvoir visiter les quelques curiosités touristiques
    d’Ajmer. Malheureusement, la météo en a décidé autrement, puisque des trombes d’eau se sont abattues toute la matinée sans discontinuer. De quoi apaiser notre soif de découverte&nbsp;! Nous avons
    tué le temps chez un barbier sympa, qui, en plus de s’occuper de nos poils, nous a offert le thé. Nous avons ensuite pris place à bord du train pour Udaipur. Les<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> 5 heures de trajet se sont passées sans anicroches. Une fois là-bas, nous nous sommes installés dans une pension au bord du lac, parfaitement située pour la
    visite de la ville.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Goa---Delhi/Goa---Delhi-0652.JPG" class="CtreTexte" width="300" height=
    "200" alt="Goa---Delhi 0652"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Udaipur. Autoproclamée «&nbsp;ville la plus romantique du Rajasthan&nbsp;». Il est vrai que le tout ne manque pas de cachet. Le
    City Palace est réellement impressionnant, de par ses dimensions (le plus grand palais du Rajasthan), son architecture et sa localisation au bord du superbe lac. Les tours-operators ne s’y sont
    pas trompés et envoient en masse des cars de touristes, ce qui gâche un peu la visite. Oui, car Udaipur est une ville on ne peut plus touristique. La principale preuve (et c’est triste à dire
    mais pourtant vrai) en est sa propreté. Ses ruelles escarpées et étroites, ses petites boutiques, ses bars-restaurants, tout cela a son charme mais ne respire pas vraiment l’Inde authentique.
    Enfin bon, ne nous plaignons pas,&nbsp;nous avons bien profité du calme d’Udaipur et de son lac, mais nous n’avons pas cassé la tirelire pour nous payer une nuit au Lake Palace, hôtel de luxe
    flottant féériquement au milieu du lac, monument le plus célèbre d’Udaipur ayant servi de décor au James Bond «&nbsp;Octopussy&nbsp;» (d’ailleurs de nombreux bars organisent des projections de ce
    film tous les soirs). A 600$ la nuit minimum, il ne faut pas abuser. Mais si vous vous montrez généreux (en cliquant par exemple <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "text-decoration: underline;"><a href="http://www.racontemoitonpays.org/pages/Comment_nous_aider-1568371.html" target="_blank">ici</a></span></strong>), peut-être aurons nous la chance d’y
    séjourner un jour&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Goa---Delhi/Goa---Delhi-0814.JPG" class="CtreTexte" width="199" height=
    "300" alt="Goa---Delhi 0814"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>Une journée marathon était sur le point de débuter lorsque nous étions montés, la
    veille au soir, dans le train en direction de Sawai Madophur. La ville ne présente aucun intérêt mais elle est la plus proche de la réserve naturelle de Ranthambore, où nous comptions participer
    à un petit safari, avec une possible observation de tigres à la clé. Nous sommes arrivés à 1h du matin dans cette ville,&nbsp;avons rejoint notre hôtel pour y dormir 3 heures, puis nous nous
    sommes rendus au bureau de réservations du parc, avec l’espoir d’obtenir 2 places à bord d’un véhicule partant pour le safari du matin, ce qui n’était pas garanti. Une file d’attente n’est pas, à
    la base, un endroit agréable. Une file d’attente en Inde est encore pire dans la mesure où les Indiens tentent sans arrêt de vous passer devant et qu’il faut sans cesse les rabrouer pour éviter
    cela. Imaginez alors une file d’attente en Inde à 5 heures du matin, avec très peu de sommeil dans les pattes et donc un degré d’irritation très élevé. Nous n’avons pas dû être les meilleurs
    ambassadeurs de la courtoisie française ce matin là, mais l’essentiel était sauf&nbsp;: nous avons pu obtenir 2 sièges dans le canteer (camion découvert de 20 personnes) en partance pour
    Ranthambore. Si malheureusement ce brave Shere Kahn ne s’est pas montré, nous avons tout de même pu observer d’autres animaux et contempler de superbes paysages au lever du jour. Très chouette.
    De retour à l’hôtel, nous avons dormi une heure ou 2, avant de nous rendre à la gare pour prendre notre train pour Jodhpur. Faute de places disponibles, nous avons du voyager en 2<sup>e</sup>
    classe. Et on s’en souviendra&nbsp;: 8 heures dans les mêmes conditions que dans le métro un jour de grève, ça marque&nbsp;! Arrivés épuisés à Jodhpur, nous avons rapidement sombré dans un
    sommeil que l’on espère réparateur. Il faudra bien ça pour explorer la ville bleue.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Goa---Delhi/Goa---Delhi-0939.JPG" class="CtreTexte" width="199" height=
    "300" alt="Goa---Delhi 0939"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Ah Jodhpur, quelle étape agréable&nbsp;! Nous avons pu goûter aux joies de la cité bleue pendant 2 jours, et le moins qu’on
    puisse dire, c’est qu’on ne le regrette pas. Juchée sur une crête rocheuse, Meherangarh, l’imposante citadelle domine la ville. La visite de celle-ci constitue indéniablement le point fort de
    notre passage à Jodhpur, tant ces remparts impressionnent au fur et à mesure qu’on en approche. La vue est magique depuis ceux-ci et nous avons passé un nombre d’heures assez important à
    contempler la ville d’en haut, en écoutant les voix et les sons qui parvenaient jusqu’à nous. Etre encore sur place au coucher du soleil fut l’une des meilleures idées que nous ayons eues depuis
    longtemps. Quel spectacle grandiose&nbsp;! A l’intérieur du fort, se succèdent des cours et des palais d’un ton ocre du plus bel effet. Ils avaient bon goût ces maharadjas. Nous nous sommes fait
    également très plaisir<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> en nous payant un tour en tyrolienne, installée le long des remparts. Ou comment avoir l’impression d’être littéralement
    insérés dans ce cadre superbe et pouvoir en profiter depuis un point de vue assez original, en l’occurrence dans les airs. Et puis il s’agissait du cadeau d’anniversaire (en retard) de PE, alors
    ne médisez pas trop de nous en disant que nous avons des goûts de luxe&nbsp;! De belles images plein les yeux, nous nous sommes promenés au milieu d’un labyrinthe de ruelles abritant les bazars
    de Jodhpur. Fruits, légumes, textiles, bijoux… il y en a pour toutes les envies dans ces marchés très animés fleurant bon la vie locale, et un peu éloignés du centre touristique de la ville.
    C’est maintenant le désert qui nous attend&nbsp;: en route pour Jaisalmer.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Goa---Delhi/Goa---Delhi-1136.JPG" class="CtreTexte" width="300" height=
    "200" alt="Goa---Delhi 1136"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Le surnom de cité dorée va comme un gant à Jaisalmer . La couleur si particulière de la pierre donne à cette ville l’apparence
    d’un mirage au milieu du désert. L’ingéniosité des bâtisseurs de cette cité dépasse l’entendement tant l’environnement qui l’entoure est sec et hostile. La forteresse qui domine la ville évoque
    un château de sable géant perché au sommet d’une colline. Aussi intéressante et magnifique soit il, le fort de Jaisalmer n’en demeure pas moins en péril, la faute à une surpopulation conjuguée à
    un mauvais système d’écoulement des eaux. Résultat,&nbsp;le bâtiment s’affaisse progressivement et a été classé parmi les 100 monuments les plus menacés de la planète&nbsp;! En plus d’un désastre
    économique pour toute une région, la disparition du fort de Jaisalmer serait une réelle perte historique tant on sent le passé glorieux de la ville lorsqu’on pénètre dans les ruelles et qu’on s’y
    balade. Nous avons consacré une matinée entière à la visite du palais du Maharadja, magnifique bâtisse offrant un panorama spectaculaire sur l’ensemble du fort. Après une promenade approfondie
    dans Jaisalmer, nous ne pouvions que céder à la tentation de L’attraction touristique du coin&nbsp;: le safari dans le désert, à dos de chameau. Nous avons opté pour une formule
    «&nbsp;courte&nbsp;» proposant 2 jours et une nuit d’excursion (certains se la jouent «&nbsp;Hébreux en sortie d’Egypte&nbsp;» et errent dans le désert pendant 3 semaines&nbsp;!). Des dunes de
    sable aux paysages secs et poussiéreux, le paysage qui s’est offert à nous au cours de celle-ci, fut varié. <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>Monter à dos de chameau procure une
    étrange sensation tant on se sent loin du sol. Il faut croire que malgré les milliers de kilomètres à vélo, notre cuir fessier n’est pas encore assez renforcé pour résister sans dommages aux
    frottements des 2 bosses des camélidés. Les pauses sont donc les bienvenues. A la nuit tombée, nous nous sommes installés autour du feu, à la belle étoile, et nous nous sommes préparés à
    affronter le froid mordant du désert. Assister à un lever ou un coucher de soleil peut paraitre commun. Contempler un lever de lune est déjà plus rare. Lorsque celle-ci illumine le décor et donne
    quasi l’impression d’être en plein jour, on se dit qu’on a décidément beaucoup de chance d’entreprendre un tel voyage. Des images sahariennes, ou plutôt tahriennes (nous nous trouvions dans le
    désert du Tahr) plein la tête nous sommes rentrés sur Jaisalmer et sommes montés dans le train pour Delhi, histoire d’entamer la dernière ligne droite de notre séjour en Inde.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Goa---Delhi/Goa---Delhi-1805.JPG" class="CtreTexte" width="300" height=
    "200" alt="Goa---Delhi 1805"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Après un trajet sans trop d’histoires (enfin, tout est relatif, vu qu’un voyage en train en Inde est tout sauf un long fleuve
    tranquille), nous étions de retour dans cette bonne ville de Delhi. Le temps de trouver un hôtel, de prendre un peu de repos et était venu le temps pour David de se rendre à l’aéroport pour aller
    chercher Laure, venue nous rendre visite pendant 4 jours, histoire de conclure notre aventure indienne en beauté. Nous avons passé une soirée très calme, vu la fatigue engendrée par notre voyage
    de la veille, et voulant être en forme pour profiter d’Agra, visite prévue pour le lendemain. C’est précisément sur ce trajet Delhi-Agra, censé durer 3 heures, que nos ennuis avec le chemin de
    fer indien ont commencé. Jusque là nous aimions bien le train. Quoi qu’un peu lassés par le grand nombre d’heures passées dans ces wagons, nous continuions d’apprécier ce moyen de transport
    offrant une incroyable diversité de paysages à observer et une multitude de rencontres possibles. Seulement, lorsque 4 heures de retard totalement injustifiées viennent flinguer une après-midi de
    visite, on l’aime nettement moins ce train&nbsp;! Ca n’était rien comparé à ce qui nous attendait par la suite, mais nous y reviendrons plus tard. Détaillons plutôt notre court séjour à Agra, et
    commençons par la principale raison de notre venue dans cette ville&nbsp;: le Taj Mahal. Nous nous sommes levés à l’aube pour admirer le lever du soleil sur le plus célèbre bâtiment de l’Inde, et
    accessoirement éviter une foule de touristes qui chaque jour envahit le lieu, malgré le prix prohibitif du billet d’entrée. En dépit de l’heure matinale,&nbsp;l’affluence est importante, mais
    supportable. Les contrôles de sécurité à l’entrée du site le sont nettement moins. On avait déjà constaté la forte tendance des Indiens au contrôle permanent, inapproprié et inutile (dans le
    métro, à l’entrée des supermarchés, au cinéma…) mais à ce point…&nbsp;! A côté de l’entrée au Taj Mahal, l’entrée aux Etats-Unis est un jeu d’enfants&nbsp;! Après nous être soumis à de nombreuses
    et diverses fouilles, nous avons enfin pu pénétrer dans l’enceinte du site. Shah Jahan, l’empereur moghol qui, fou de douleur d’avoir perdu sa femme, fit construire le bâtiment pour accueillir le
    tombeau de sa défunte épouse, était visiblement un maître du suspense. En effet, la célèbre et majestueuse forme blanche n’apparait pas aussitôt. Ce n’est qu’après quelques minutes de marche que
    nous avons pu contempler ce chef d’œuvre architectural. Cela fait un drôle d’effet de pouvoir observer en réalité ce que nous ne connaissions jusque là qu’au travers d’images. Après avoir
    déambulé un moment autour de l’édifice en marbre à peine érodé par les siècles, et pris un nombre incalculable de photos, nous avons mis le cap vers l’autre grande attraction touristique d’Agra,
    le fort, magnifique et immense bâtisse entourée de remparts. Une fois cette matinée culturelle achevée, nous avons tranquillement rangé nos affaires pour nous rendre à la gare et prendre notre
    train. Oh, la bonne surprise, le train prévu à 15h est annoncé pour 21h. Evidemment, personne ne commente, s’excuse ou s’y intéresse un tant soi peu. Bon, autant en profiter pour compléter notre
    visite de la ville, et nous rendre dans un site surnommé «&nbsp;Baby Taj&nbsp;», pour sa prétendue ressemblance avec le Taj Mahal. Bien que très joli, le Baby Taj est loin de tenir la
    comparaison. De retour à la gare, nous constatons avec effroi que notre train est à présent annoncé comme partant à 2h du matin. Les personnes du soi-disant bureau d’informations se renvoient la
    balle quand nous tentons d’obtenir une bribe de soutien ou de conseil pour arriver plus tôt à Delhi. Autant parler à un mur. Nous devons nous résoudre à attendre l’horaire affiché, pour nous
    écrouler, morts de fatigue, à nos places lorsque locomotive et wagons ont enfin daigné faire leur entrée en gare d’Agra. Comme si le retard n’était pas déjà assez important, le train s’immobilisa
    sur la voie de nombreuses fois. C’est donc dans un état d’énervement et de fatigue avancés que nous avons atteint New Delhi, à 8h du matin au lieu de 20h la veille normalement. Cela nous fait
    donc, si vous comptez bien, un joli total de 12 heures de retard. Vous comprenez à présent pourquoi le train et nous ne sommes plus amis. Le point positif de cette histoire, est que nous avons
    économisé une nuit d’hôtel, c’est toujours ça de pris&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><span style="mso-spacerun: yes;"><img src="http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Goa---Delhi/Goa---Delhi-1918.JPG" class=
    "CtreTexte" width="199" height="300" alt="Goa---Delhi 1918">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Delhi offre peu de choses à voir. Nous avons donc pris notre temps et nous sommes tranquillement baladés, sans la pression du
    devoir touristique. Au programme&nbsp;: visite du Red Fort et de la grande mosquée, lutte pour rentrer dans le métro constamment bondé et promenade dans les marchés de la vieille ville. C’est
    comme cela que nous avons conclu notre séjour en Inde. Laure est repartie vers sa Malaisie non-natale, et nous sommes allés récupérer nos vélos là où nous les avions laissés, avant de nous rendre
    à l’aéroport pour quitter ce pays aussi fascinant qu’épuisant. Nous nous rapprochons dangereusement de nos contrées&nbsp;: Istanbul, nous voilà&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Et à grosse expérience, grosse vidéo. Profitez en !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <div>
      <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;"><object type="application/x-shockwave-flash" height="266" width="480" data=
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    </div><br>
    <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xfyk3i_rajasthan-2010_travel">Rajasthan 2010</a></strong><br>
    <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/racontemoitonpays">racontemoitonpays</a>. - <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/travel" target="_self">Explorez des lieux exotiques
    en vidéo.</a></em>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;<span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">﻿</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 06 Dec 2010 15:24:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">845c78449baa7c9681c4eb07a41731a3</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Vélo tikka masala]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-velo-tikka-masala-60690741.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Chers lecteurs, voici la suite du récit qui vous tient en haleine depuis si longtemps. Une petite dose d’exotisme, ça ne
    fait pas de mal non&nbsp;? Allez hop, c’est parti pour une lecture agrémentée des traditionnels magnifiques clichés du Robert Doisneau de la place Bellecour, <a href=
    "http://www.racontemoitonpays.org/album-1755138.html" target="_blank"><strong><span style="text-decoration: underline;">ici</span></strong></a>. Et parce que nous sommes redevenus des stars de la
    bande FM, vous pourrez écouter notre dernière intervention sur Le Mouv en cliquant <strong><a href="http://www.racontemoitonpays.org/pages/Podcasts-2234625.html" target="_blank">ici</a>.</strong>
    <a href="http://www.racontemoitonpays.org/pages/Podcasts-2234625.html"></a><a href="http://www.racontemoitonpays.org/pages/Podcasts-2234625.html"><strong><span style=
    "text-decoration: underline;">&nbsp;</span></strong></a><a href="http://www.racontemoitonpays.org/pages/Podcasts-2234625.html"><strong><span style=
    "text-decoration: underline;">&nbsp;</span></strong></a></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Nous qui sommes habitués à une progression constante, il est assez étrange d’imaginer qu’on ne peut plus aller au Sud de
    l’Inde, et que la seule route possible à présent soit celle du Nord. Kaniyakumari marque donc un jalon important dans notre séjour indien. Nous avons su tirer parti des curiosités qu’offre cette
    ville du bout de l’Inde, notamment le fameux point de vue sur les 3 étendues d’eau se mélangeant (océan Indien, mer d’Oman, golfe du Bengale), formant un dégradé de couleurs des plus étonnants.
    Nous avons pu également observer que les touristes indiens sont tout sauf disciplinés, ne respectant ni les files d’attente, ni les consignes de silence dans certains lieux. Autre constat, ils
    sont très friands de photos avec les Occidentaux qu’ils peuvent rencontrer, aussi, avons-nous pu jouer nos stars un grand nombre de fois. Allez, cap au Nord, direction Goa&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Kaniyakumari-Goa/Kaniyakumari-Goa-8660.JPG" class="CtreTexte" alt=
    "Kaniyakumari-Goa 8660" width="300" height="200"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">La réflexion psychologique de «&nbsp;l’après&nbsp;» est très importante lorsqu’on fait du vélo. Après cette montée, il y
    a une descente. Après cette étape, c’est un jour de repos. Après XXkm, on fait une pause… Se marteler ça au fur et à mesure des coups de pédales aide à avancer et à surmonter des obstacles
    parfois délicats physiquement. Selon cette théorie, nous aurions été en droit de nous dire «&nbsp;après avoir descendu l’Inde avec le vent dans la figure, nous allons la remonter avec le vent
    dans le dos&nbsp;». Hé bien, il faut croire que nous avons mis le doigt sur l’exception qui confirme la règle, vu les rafales violentes et de face avec lesquelles nous avons dû composer pour
    quitter Kaniyakumari. Et comme si cela ne suffisait pas, des montées abruptes font leur apparition ainsi qu’un trafic de bus et de camions de plus en plus important. On s’en souviendra de nos
    derniers moments passés dans le Tamil Nadu&nbsp;! Oui car l’étape du jour marque notre entrée dans la province du Kerala, dont la capitale, Trivandrum, a constitué notre ville-étape. Espérons que
    cette nouvelle page indienne nous offre d’aussi bons moments (moins venteux quand même) que la précédente.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Kaniyakumari-Goa/Kaniyakumari-Goa-9335.JPG" class="CtreTexte" alt=
    "Kaniyakumari-Goa 9335" width="300" height="200"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">L’étape de la veille nous ayant marqué physiquement, c’est relativement émoussés que nous avons donné nos premiers coups
    de pédale, toujours direction le Nord (en même temps, ça ne changera plus). Et malheureusement, il aurait fallut que nous soyons au top de notre condition physique pour affronter les difficultés
    du parcours du jour. Les gentils Indiens que nous croisons nous lancent sans arrêt des «&nbsp;hey, how are you&nbsp;?&nbsp;». Abrutis de fatigue, pédalant mécaniquement, nous avons envie de leur
    répondre «&nbsp;non messieurs les Indiens, nous n’allons pas bien. Nous irions bien mieux si vos routes étaient moins pentues, moins défoncées et si vos chauffeurs étaient moins cinglés&nbsp;».
    Mais nous sommes polis et bien élevés, aussi nous nous abstenons et présentons un sourire plus que crispé, tentant tant bien que mal de cacher notre douleur. Nous avons tout juste la force de
    constater que nous passons dans des zones a priori de confession musulmane, vu la forte concentration de mosquées le long de la route. Fort heureusement, nous sommes arrivés tôt à Kollam, et nous
    allons pouvoir souffler pendant quelques jours sans vélo. Ouf&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Kaniyakumari-Goa/Kaniyakumari-Goa-8966.JPG" class="CtreTexte" alt=
    "Kaniyakumari-Goa 8966" width="300" height="200"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Plus que ravis de cheinter une étape de vélo de manière fluviale, nous nous sommes mis en route pour l’embarcadère de
    Kollam, où nous avons embarqué sur un vieux rafiot censé tenir la distance pour nous rendre à Allepey, à 80km de là. Les paysages enchanteurs des backwaters, ce dédale de canaux faisant la fierté
    de la province du Kerala s’offrirent bientôt à nos yeux. Qu’il est agréable de laisser voguer son esprit au gré des flots, d’observer une multitude&nbsp; d’oiseaux voleter de ci de là, ou encore
    de voir une foule de pêcheurs s’activer pour ramener la prise du jour. Nous avons fait la connaissance d’un Indien fort sympathique, professeur de ressources humaines à l’école de commerce de
    Bengalore. Comme quoi, notre formation nous rattrapera toujours&nbsp;! Après une superbe journée de navigation, nous avons débarqué à Allepey, d’où nous poursuivrons notre exploration de ces
    fascinants backwaters.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Kaniyakumari-Goa/Kaniyakumari-Goa-8828.JPG" class="CtreTexte" alt=
    "Kaniyakumari-Goa 8828" width="300" height="200"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Impressionnants, magiques, captivants… Les qualificatifs venant à l’esprit lorsqu’on repense aux backwaters sont
    nombreux. Vous vous en doutez, nous sommes tombés sous le charme de ces canaux, tous différents les uns des autres, offrant une spectaculaire palette de couleurs, et surtout, fourmillant de vie.
    Car c’est surtout en cela que les backwaters impressionnent&nbsp;: les gens vivent, travaillent, se déplacent, évoluent au milieu de ce cadre aquatique. Les moyens de transport sont évidemment
    fluviaux en grande majorité (les enfants ne vont pas à l’école en bus mais en bateau scolaire). Etant les 2 seuls passagers du petit bateau à moteur affrété pour l’excursion, nous avons pu nous
    mettre à l’aise et profiter du spectacle. Nous ne sommes malheureusement pas tombés au moment de la grande course des bateaux-serpents, immenses embarcations accueillant chacune à leur bord une
    centaine de rameurs. Mais cela ne nous a pas gâché la journée, loin s’en faut. Au final, une expédition dont on se souviendra longtemps et une énergie retrouvée pour affronter les kilomètres à
    venir.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Kaniyakumari-Goa/Kaniyakumari-Goa-8954.JPG" class="CtreTexte" alt=
    "Kaniyakumari-Goa 8954" width="300" height="200"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Avec des jambes bien reposées et une étape faiblement fournie en kilomètres, les conditions étaient idéales pour
    atteindre rapidement Kochi. Effectivement, tout se déroula sans trop de péripéties, à l’exception de la rencontre d’un prêcheur à vélo qui nous a suivis pendant 5km et a trouvé Jésus et Marie
    dans le cœur de PE, en lui tenant la main. Il y a des originaux sur les routes indiennes. A notre arrivée, un énorme embouteillage nous a obligé à contourner la route et passer par la voie ferrée
    en portant les vélos à bout de bras par-dessus les rails. Finalement bien installés, nous avons pris le bateau et sommes allés nous promener dans le quartier juif, malheureusement sans pouvoir
    visiter la synagogue, fermée pour cause de Shabbat. Un premier aperçu avant l’exploration de Fort Cochin, prévue pour le lendemain.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Kaniyakumari-Goa/Kaniyakumari-Goa-9173.JPG" class="CtreTexte" alt=
    "Kaniyakumari-Goa 9173" width="300" height="200"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Kochi est constitué de 2 parties principales&nbsp;: Ernakullam, sur le continent, ville moderne sans autre intérêt que
    celui de nous fournir un lieu pratique pour nous loger, et Fort Cochin, sur une île accessible par ferry, concentrant la totalité des curiosités touristiques locales. C’est évidemment là que nous
    avons passé la majorité du temps de notre jour de repos. La première impression qui marque lorsqu’on débarque à Fort Cochin est celle du calme qui y règne. Peu de véhicules, pas de bruit, quel
    soulagement&nbsp;! Avec son lourd passé colonial (colonisation portugaise puis hollandaise), le lieu impressionne. Que de rues pavées, de bâtiments anciens, d’églises et monastères, d’échoppes à
    épices… Le symbole de Fort Cochin est le carrelet chinois, énorme filet de pêche manœuvrable par 4 hommes minimum, dont plusieurs spécimens encore en fonctionnement font l’attraction de l’arrivée
    au port. Et qui dit filet de pêche dit évidemment poisson frais. Pour le déjeuner, nous avons choisi nous-mêmes ce que nous voulions manger avant d’emmener nos victuailles dans une cabane voisine
    pour la cuisson et la préparation. Pratique. Très contents de cette pause, nous nous préparons psychologiquement à affronter une série de grosses étapes devant nous mener à Goa.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Kaniyakumari-Goa/Kaniyakumari-Goa-9239.JPG" class="CtreTexte" alt=
    "Kaniyakumari-Goa 9239" width="300" height="200"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Nous avons retrouvé une vieille connaissance qui ne nous avait pas manqué&nbsp;: la pluie. Jusqu’à présent, les rares
    ondées avaient été nocturnes, mais cette fois, l’eau tombée toute la nuit avait visiblement décidé de ne pas s’arrêter en si bon chemin. C’est donc sous un ciel gris et pleureur que nous avons
    quitté Kochi, non sans remarquer la forte affluence dans les églises pour la messe dominicale. Les chrétiens d’ici sont lève-tôt, 7h du matin, déjà à la prière&nbsp;! La journée marathon a débuté
    par un petit tour par des rues inondées, séquelles de la nuit pluvieuse. Toujours aussi peu agréable de rouler avec de l’eau jusqu’aux chevilles. Désireux d’avaler un maximum de kilomètres avant
    le déjeuner, nous mettons le turbo et affichons 75km au compteur lorsque nous nous sommes arrêtés à la cantine d’un hôpital de campagne, pour casser la croûte. L’après midi, lors d’une pause,
    nous nous trouvons tout d’un coup entourés par une dizaine de jeunes, avec qui nous entamons la conversation. Au cours de celle-ci, un match de foot est évoqué. Et nous voilà ni une ni deux
    embarqués dans une partie de 45 minutes dans le sable, avec 100 bornes de vélo dans les jambes. Nous devenons rapidement les mascottes du village, une foule rapplique pour nous voir jouer, les
    «&nbsp;Zidane&nbsp;» fusent de tous les côtés, grosse ambiance&nbsp;! Le leitmotiv des joueurs indiens semble être «&nbsp;passe le ballon aux Français&nbsp;», marquer des buts est tout de suite
    plus facile. Après avoir quitté à regret nos partenaires de ballon rond, nous avalons, en guise de 3<sup>e</sup> mi-temps, les 15km nous séparant de notre ville-étape, éreintés par cette journée
    de 120km, mais ravis de cette belle rencontre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Kaniyakumari-Goa/Kaniyakumari-Goa-9322.JPG" class="CtreTexte" alt=
    "Kaniyakumari-Goa 9322" width="300" height="200"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Nous avons été confrontés à un dilemme cornélien en regardant la carte, avant de partir ce matin. En effet, une route
    longeant la côte et nous faisant un économiser une bonne distance&nbsp; par rapport au trajet initialement prévu, est présente sur notre GPS en papier. Petit problème, la légende indique une
    route partiellement bitumée. Que faire&nbsp;? Allez, nous sommes des aventuriers, on verra bien sur quoi on tombe. Pour rejoindre ce raccourci,&nbsp;il est nécessaire de prendre un bac traversant
    la rivière. Celui-ci est plein à craquer de pêcheurs allant vendre le produit de leur travail de l’autre côté. Certains automobilistes présents sur le bateau font leur marché pendant la
    traversée. En plein soleil, bonjour l’odeur&nbsp;! Une fois débarqués, nous avons eu l’excellente surprise de trouver une route tout à fait convenable (si on exclut certaines parties inondées) et
    l’encore plus excellente surprise de voir notre trajet raccourci de 30km. Nous étions donc en vue de Calicut (ville où accosta Vasco de Gama pour prendre possession du territoire au nom de la
    couronne portugaise), au moment du déjeuner. Le temps de trouver un hôtel et à nous les joies d’un après midi de repos. C’était sans compter sur des élections locales, rameutant a priori un si
    grand nombre de personnes, que la dizaine d’établissements que nous avons essayés affichaient complets. Le taux d’abstention doit être bien faible&nbsp;! Finalement, nous avons réussi à trouver
    un logement pour la nuit, mais on ne gardera pas un souvenir impérissable de notre passage à Calicut.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img src="http://img.over-blog.com/225x300/3/08/98/62/Kaniyakumari-Goa/DSC00643.JPG" class="CtreTexte" alt="DSC00643"
    width="225" height="300"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Ravis de quitter Calicut, nous nous sommes mis en route et avons roulé efficacement pour une matinée sans histoire.
    Après déjeuner, les choses se corsèrent (ou pirate, ah ah ah, ce que nous sommes drôles&nbsp;!). En cause, l’infâme combinaison de pentes plus que raides, d’une chaussée défoncée et de camions.
    Ah quel bonheur de devoir stopper son élan en pleine montée grâce à un merveilleux camion qui a choisi, on ne saurait dire pourquoi, de s’arrêter pile à ce moment là, et de nous gratifier en
    supplément d’un splendide coup de klaxon strident et stressant à souhait&nbsp;! 30km de ce régime là et nous voici arrivés à Kannur, notre objectif de la journée,&nbsp;dans un état de délabrement
    physique avancé. Une bonne nuit d’un sommeil réparateur, ça ne sera pas du luxe pour affronter la suite.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Kaniyakumari-Goa/Kaniyakumari-Goa-9348.JPG" class="CtreTexte" alt=
    "Kaniyakumari-Goa 9348" width="300" height="200"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Nous avons quitté Kannur les jambes un peu lourdes. Nous pensions pouvoir emprunter une route pour nous faire économiser
    de la distance pédalée, mais nous cherchons toujours l’embranchement de la dite route. Au lieu de cela, nous avons renoué avec la montagne. Ah ces tracés en lacet, du plaisir à l’état brut. Après
    le déjeuner, si le relief devint plus clément, il n’en fut pas de même pour le bitume. A ce niveau là, ça n’est plus du nid de poule mais du nid d’autruche&nbsp;! Secoués dans tous les sens,
    invectivant les camions nous frôlant sans vergogne, nous n’étions pas beaux à voir. Heureusement, nous nous sommes ménagés une éclaircie dans cette obscure étape&nbsp;: la visite du fort Bekal,
    bâtiment du XVIIe siècle avec une impressionnante vue sur l’océan. Après avoir remangé de la pente, nous sommes arrivés au bout du rouleau à Casaragod, notre ville-étape. Allez, une dernière et
    nous sommes à Mangalore&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img src="http://img.over-blog.com/300x224/3/08/98/62/Kaniyakumari-Goa/DSC00672.JPG" class="CtreTexte" alt="DSC00672"
    width="300" height="224"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Au vu du nombre important de kilomètres pédalés depuis que nous sévissons en territoire indien (1450km en moins d’un
    mois, pour être précis), et compte tenu de notre forme physique particulièrement endommagée, nous avons pris la décision d’arrêter la partie vélo à Mangalore, pour continuer ensuite en empruntant
    des moyens de transport plus traditionnels, bus et train. Nous avons bu le calice jusqu’à la lie puisque les 50 km nous séparant de Mangalore furent tout sauf une partie de plaisir, mais c’est en
    retenant à peine nos hurlements de joie que nous avons déchargé une dernière fois nos vélos, pour nous prélasser avec le sentiment du devoir accompli dans notre chambre d’hôtel. Nous avons tout
    de même consentis à une sortie pour aller acheter notre billet de train pour Margao, une des villes de l’état de Goa. Après une lutte sans merci pour comprendre le fonctionnement de la
    réservation, nous sommes repartis de la gare, billets en poche, en nous disant qu’avec la SNCF, nous ne sommes pas si mal lotis&nbsp;! Nous avons encore du mal à réaliser que nous ne pédalerons
    plus sur les routes indiennes, mais la hâte de goûter aux joies des plages goanaises est là pour nous aider à aller de l’avant.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Kaniyakumari-Goa/Kaniyakumari-Goa-9340.JPG" class="CtreTexte" alt=
    "Kaniyakumari-Goa 9340" width="300" height="200"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Il n’y a pas à dire, le réveil est nettement moins difficile lorsqu’on sait que l’on ne va pas pédaler la journée. De
    bonne humeur, nous avons préparé nos affaires et nous nous sommes rendus à la gare de Mangalore. Les quelques heures nous séparant du départ de notre train pour Goa ont été bien remplies,
    puisqu’il a fallut faire enregistrer vélos et bagages auprès du bureau «&nbsp;compétent&nbsp;», pour qu’ils puissent être embarqués dans le wagon adéquat. Pas simple. Enfin, c’est avec tout notre
    matériel à bord que nous avons pris place dans le train de la Southern Railways, direction Margao, notre étape goanaise. Beaucoup de gens disent que ne pas voyager en train en Inde revient à ne
    pas voyager en Inde. On comprend à présent pourquoi. Quel plaisir de voir le paysage défiler, dans un vacarme rappelant les locomotives à vapeur de l’ancien temps, et de pouvoir laisser sa tête
    dépasser par les portes ouvertes (en faisant attention aux poteaux) pour avoir l’impression d’être littéralement plongé dans le décor&nbsp;! Les 6 heures de voyage sont vite passées et nous avons
    posé le pied en gare de Margao, ravis de cette première expérience ferroviaire indienne. Après avoir bien galéré pour récupérer nos affaires et trouver un taxi acceptant notre bardas, nous avons
    pu poser le tout dans un hôtel de Margao, pour ensuite aller dîner pour célébrer dignement les 25 ans de PE. Bon anniversaire&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img src="http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/Kaniyakumari-Goa/Kaniyakumari-Goa-9359.JPG" class="CtreTexte" alt=
    "Kaniyakumari-Goa 9359" width="200" height="300"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Un nouveau voyage va donc commencer, certainement moins éprouvant physiquement mais tout autant enrichissant, du moins
    nous l’espérons. Nous vous tiendrons évidemment informés de ce qu’il en est. A très bientôt&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <div>
      <div>
        <div>
          <div>
            <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><object type="application/x-shockwave-flash" height="266" width="480" data=
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          </div>
        </div>
      </div>
    </div><br>
    <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xfkpgp_goa-novembre-2010_travel">Goa - Novembre 2010</a></strong><br>
    <em>Uploaded by <a href="http://www.dailymotion.com/racontemoitonpays">racontemoitonpays</a>. - <a href="http://www.dailymotion.com/in/channel/travel">Explore exotic destinations and travel
    videos.</a></em>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 10 Nov 2010 15:03:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ae8b414db8b87d2d020101b0cf44ec6d</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-velo-tikka-masala-60690741-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[A bord du Darjeeling Vélocipède]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-a-bord-du-darjeeling-velocipede-59531591.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Ah un nouvel article. Reprendraient ils les bonnes habitudes ces deux là&nbsp;? Oui messieurs dames, n’ayez crainte,
    vous saurez tout de nos aventures indiennes dans quelques instants. Le temps de lire les lignes ci-dessous, de regarder les photos <a href="http://www.racontemoitonpays.org/album-1742700.html"
    target="_blank"><strong><span style="text-decoration: underline;">ici</span></strong></a>, et vous aurez satisfait votre curiosité&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Une fois la décision de repartir prise, il a fallut assumer. Mine de rien, on se réhabitue très vite à notre petit
    confort occidental, et repartir à l’aventure sur les routes n’est pas chose aisée. Pour une transition en douceur, nous avons passé quelques jours à Kuala Lumpur, en Malaisie, lieu où nous avions
    laissé nos vélos et notre matériel. Nous avons ainsi pu goûter aux joies d’une ville moderne avant le grand saut vers l’inconnu indien.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img width="200" src=
    "http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/KualaLumpur-Kaniakumary/KualaLumpur-Kaniakumary-7593.JPG" alt="KualaLumpur-Kaniakumary 7593" height="300" class="CtreTexte"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">C’est au petit matin que nous avons embarqué pour entamer notre expérience indienne, direction Madras. Première
    constatation, on parle à présent de Chennai, Madras étant l’appellation sous la colonisation britannique. Après avoir récupéré nos affaires, la première difficulté se présenta&nbsp;: trouver un
    taxi assez grand pour nous emmener jusqu’à chez Jérémy, notre logeur. Mission impossible vu la taille des véhicules proposés. Nous avons dû très vite nous rendre à l’évidence&nbsp;: 2 taxis
    seront nécessaires pour tout charger. Enfin, si on peut vraiment parler de taxi&nbsp;: 2 antiquités sur roues, avec des sièges recouverts d’une sorte de moquette kitschissime et au coffre
    ridiculement petit. Comment y caser un vélo&nbsp;? Pas de problème, le chauffeur indien est très débrouillard et nous a fait rentrer les bécanes en laissant dépasser le guidon, le tout
    «&nbsp;attaché&nbsp;» avec une sorte de sparadrap. Artisanal. Nous avons donc pu nous lancer dans le légendaire trafic indien. Ou comment passer plus de 2 heures à slalomer entre les différents
    véhicules et éviter les nombreux piétons et animaux qui peuvent débouler à n’importe quel moment. &nbsp;Nous sommes finalement arrivés chez Jérémy, où, exténués par cette première expérience
    automobile, nous avons sombré quelques heures dans les bras de Morphée. Ainsi reposés, nous avons pu partir à la découverte de la ville. Chennai présente peu d’intérêts d’un point de vue
    touristique mais offre l’avantage de plonger immédiatement le visiteur dans la folle ambiance indienne. Du monde partout,&nbsp;des véhicules en permanence, un bruit assourdissant, de la
    poussière, des vaches installées en plein milieu de la rue, des saris à gogo, des couleurs multiples… l’Inde, la vraie. Le moyen de transport pour écumer Chennai&nbsp;: le rickshaw, sorte de moto
    à 3 roues munie d’une carriole, qui pullulent dans la ville. Les chauffeurs sont de vrais filous et il est impératif de négocier sec, sous peine d’arnaque sévère. Nous avons pu nous essayer à la
    gastronomie indienne, épicée à souhait mais bien supportée pour le moment. Jérémy nous a servi de guide de luxe lors d’une journée de visite supplémentaire. Entre découverte de temples hindous,
    balades dans des rues surpeuplées, promenades au milieu de boutiques de tissus aux couleurs chamarrées (la spécialité locale)…nous n’avons pas chômé. L’extrême pauvreté de certains coins de la
    ville contraste totalement avec les riches devantures et les grandes demeures de certains autres. C’est donc avec un aperçu prometteur que nous avons pu nous lancer sur les routes, en direction
    du Sud.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img width="300" src=
    "http://img.over-blog.com/300x224/3/08/98/62/KualaLumpur-Kaniakumary/KualaLumpur-Kaniakumary-8589.JPG" alt="KualaLumpur-Kaniakumary 8589" height="224" class="CtreTexte"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Après une pause de plus de 2 mois, il était important de ménager nos organismes pour cette reprise, et de ne pas trop
    forcer sur les kilomètres. Une petite étape de 40 bornes nous a semblé convenir parfaitement, d’autant que Mahabalipuram (dur à dire, n’est ce pas&nbsp;?), la ville-étape prévue, comporte a
    priori de nombreuses choses à voir. Après avoir bien remercié Jérémy pour son hospitalité, nous nous sommes élancés dans le chaos. Avec un certain étonnement, nous avons pu constater que nos
    jambes avaient encore de beaux restes, malgré l’absence de sport prolongée. Autre bonne &nbsp;surprise, la route est bonne et le trafic supportable.&nbsp;Nous avons donc pu boucler l’étape en une
    matinée et prendre nos quartiers dans un petit hôtel en bord de mer. Après un bon déjeuner, direction la plage, pas vraiment paradisiaque ni très propre, mais très intéressante sociologiquement
    parlant. Beaucoup de jeunes indiens viennent s’y promener et ils sont très demandeurs de conversation avec les étrangers. Nous avons ainsi passé des heures à discuter de ci de là, tout en
    contemplant les bateaux de pêche partir en mer au coucher du soleil. Vraiment très agréable. Hé puis c’est tellement bon de flâner sans la pression de l’étape du lendemain, puisque nous nous
    accordons un jour de repos pour visiter les temples de la ville. En douceur on vous dit, en douceur&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img width="300" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/KualaLumpur-Kaniakumary/KualaLumpur-Kaniakumary-7995.JPG" alt="KualaLumpur-Kaniakumary 7995" height="200" class="CtreTexte"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Une petite étape de vélo et déjà un jour de repos&nbsp;?&nbsp;Mais de quels piètres sportifs lisez vous assidument les
    aventures&nbsp;? Ne soyez pas trop durs avec nous et considérez qu’il aurait été dommage de ne pas s’arrêter pour contempler les magnifiques temples de Mahabalipuram. Répartis sur 2 sites (dont
    un donnant directement sur la mer), ces chefs d’œuvres de l’architecture hindoue du VIIe siècle, nous ont fascinés. Bon, il y a encore un peu de boulot pour retenir les 30 millions de divinités
    composant le panthéon hindouiste, mais on commence à se familiariser avec Shiva, Ganesh, Vishnu et leurs collègues. A notre retour, une grande effervescence régnait dans notre hôtel. Et pour
    cause, un tournage de film publicitaire, ça rameute du monde. Rigolo et coloré, cela eut le mérite de nous donner un premier aperçu de Bollywood. Bref, une bonne étape culturelle avant de
    reprendre la route direction Pondichéry.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img width="200" src=
    "http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/KualaLumpur-Kaniakumary/KualaLumpur-Kaniakumary-7894.JPG" alt="KualaLumpur-Kaniakumary 7894" height="300" class="CtreTexte"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Là, on ne rigole plus. 100km au programme, les choses sérieuses reprennent. Après plus de 2 mois de pause, il s’agit là
    du premier vrai test pour nos chers mollets. Voulant nous laisser du temps pour des pauses éventuelles, nous avons quitté de très bonne heure Mahabalipuram après un dernier petit déjeuner au bord
    de la mer. Et tout se déroula étonnamment bien. L a route est bonne, le trafic pas trop important, le relief aplani, le vent pas trop fort. Les dieux sont avec nous, ça marche de visiter les
    temples&nbsp;! Les routes indiennes semblent constituer le royaume des libellules. Elles volent par milliers et rencontrent parfois malencontreusement nos guidons, nos casques, nos pneus, ou
    moins agréable,&nbsp;nos visages. Après avoir expérimenté pour la première fois la nourriture d’un bouis-bouis du bord de la route, nous sommes repartis, impatients d’en finir. L’entrée dans
    Pondichéry, qui est pourtant une ville de taille moyenne (pour l’Inde), ne se fit pas sans heurts, tant l’anarchie routière y régnait. Une fois dans la ville, une mission plus éreintante que
    pédaler une centaine de bornes&nbsp;: trouver un hôtel acceptant les vélos. Très frustrant et énervant de se heurter à des propriétaires de pensions butés, ne voulant pas admettre nos chères
    bécanes dans l’enceinte de leur établissement (on ne va pas les faire dormir dans la rue tout de même&nbsp;!). Nous avons finalement réussi à caser vélos et cyclistes dans un lieu pour la nuit,
    et c’est morts de fatigue que nous avons terminé cette longue journée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img width="200" src=
    "http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/KualaLumpur-Kaniakumary/KualaLumpur-Kaniakumary-8119.JPG" alt="KualaLumpur-Kaniakumary 8119" height="300" class="CtreTexte"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Pondichéry. Nom exotique si familier. Tout le monde en a déjà entendu parler, sans pour autant savoir le situer. Hé bien
    ça nous fait plaisir de vous donner des leçons de géographie gratuites. Merci qui&nbsp;? Merci Raconte moi ton pays&nbsp;! Nous avons passé 2 jours dans cet ancien comptoir colonial français où
    l’influence tricolore est parfois bien visible. Très amusant de déambuler dans la rue Dumas, de croiser une statue de Jeanne d’Arc ou de trouver des boutiques au nom sonnant bon le terroir
    hexagonal. De l’avis même des expatriés vivant sur place, Pondichéry&nbsp; ça n’est pas l’Inde&nbsp;: trop propret, trop ordonné, trop calme. Il est vrai que se promener dans la «&nbsp;ville
    blanche&nbsp;» (l’ancien quartier colonial français) est plus reposant mais moins typique que traverser certains quartiers bondés de Chennai. D’un point de vue touristique, on a vite fait le tour
    de la ville&nbsp;: quelques églises, de belles ruelles, un temple hindou avec un éléphant dressé pour bénir les fidèles avec sa trompe… Nous avons donc eu le temps de passer voir l’école
    française pour présenter notre projet à 3 classes de CM1-CM2. Nous n’avons pas trop perdu la main, les enfants ont eu l’air d’adhérer au discours. Bien reposés et contents de cette étape, nous
    reprenons la route du Sud, qui nous mènera, à terme, à la pointe du sous-continent indien.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img width="300" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/KualaLumpur-Kaniakumary/KualaLumpur-Kaniakumary-8227.JPG" alt="KualaLumpur-Kaniakumary 8227" height="200" class="CtreTexte"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Quitter Pondichéry a rimé avec confrontation sonore sur les routes indiennes. Notre bonne vieille klaxonophobie a fait
    un retour fracassant, révélant à nouveau nos facettes les plus sombres, tant les supplices imaginés pour punir les bruyants conducteurs ont été violents. Avec un sérieux vent de face et des
    conditions de circulation peu évidentes, l’étape du jour fut tout sauf une partie de plaisir. Les rares moments agréables se sont résumés aux bonjours adressés par les enfants du bord de la
    route. Arrivés tôt dans la bourgade de Chidambaram, nous en avons profité pour entamer notre cycle «&nbsp;visite de temples après une étape de vélo&nbsp;» qui devrait durer le temps de parcourir
    la province du Tamil Nadu. Un temple magistral dédié à Shiva n’attendait que notre visite. Architecture plus qu’originale, impressionnant dédale de souterrains et singes disséminés un peu
    partout&nbsp;: voilà comment rattraper une journée éprouvante&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img width="300" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/KualaLumpur-Kaniakumary/KualaLumpur-Kaniakumary-8289.JPG" alt="KualaLumpur-Kaniakumary 8289" height="200" class="CtreTexte"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Après un réveil matinal, nous sommes de nouveau confrontés à la réalité de la route en Inde. Le constat est
    simple&nbsp;: les camions et les bus font la loi. Fonçant à tombeau ouvert dans un bruit fracassant, faisant parfois de dangereuses embardées, rien ne semble pouvoir arrêter leur course
    infernale. Rien&nbsp;? Enfin presque. Les dangereux véhicules deviennent doux comme des agneaux dès qu’une vache se trouve à proximité. Le mythe de la vache sacrée en Inde,&nbsp;ça n’est pas de
    la blague&nbsp;! Après avoir mis nos muscles inférieurs à contribution, effort entrecoupé de rencontres sympas avec une flopée d’enfants (dont certains se sont amusés à faire la course avec
    nous), nous sommes arrivés dans la ville de Kumbakonam, dans laquelle nous nous sommes empressés de travailler notre spiritualité en visitant les temples consacrés à Shiva et Vishnu. Les
    gopurams, immenses tours colorées et sculptées à outrance, marquant l’entrée du temple, offrent un spectacle saisissant. Détail amusant,&nbsp;une fête hindoue pousse les habitants de la ville à
    parer les objets (véhicules compris) de feuilles de bananiers et bénir ces objets en y apposant une marque de poudre. On réfléchit à faire de même avec nos vélos.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img width="300" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/KualaLumpur-Kaniakumary/KualaLumpur-Kaniakumary-8334.JPG" alt="KualaLumpur-Kaniakumary 8334" height="200" class="CtreTexte"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">40 km au programme, voilà qui n’est pas pour déplaire à nos pauvres mollets fatigués. Une étape de vélo en Inde est
    vraiment rythmée par les traversées des agglomérations. Très intéressantes sociologiquement, culturellement et humainement parlant, elles n’en demeurent pas moins éprouvantes, tant le flot de
    personnes et de véhicules nous oblige à une vigilance extrême et nous soumet à un rythme des plus saccadés. S’arrêter pour laisser passer un rickshaw, repartir pour ensuite freiner afin d’éviter
    de rentrer dans une vache, une chèvre ou un groupe d’enfants, sursauter au passage tonitruant d’un bus, s’asphyxier avec le nuage de poussière provoqué par ce beau bazar…tout ça a un prix
    physique à payer. On notera qu’au cours de cette étape, nous avons renoué avec la célébrité médiatique, puisqu’un journaliste à moto, travaillant pour un canard local, nous a arrêté pour répondre
    à quelques questions et prendre des photos. Peu après notre arrivée dans notre ville-étape, Thanjavur, et notre installation à l’hôtel, nous avons entamé notre séjour culturel par une visite de
    l’immense palais royal (véritable labyrinthe, avec ses longs couloirs, ses vastes salles, ses tours de guet et ses cours ombragées), avant de terminer en apothéose par le merveilleux «&nbsp;Grand
    Temple&nbsp;», classé au patrimoine mondial par l’UNESCO. C’est on ne peut plus mérité&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img width="300" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/KualaLumpur-Kaniakumary/KualaLumpur-Kaniakumary-8463.JPG" alt="KualaLumpur-Kaniakumary 8463" height="200" class="CtreTexte"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Ayant adopté un rythme matinal, nous étions rapidement parés pour cette étape de 60km. Au fur et à mesure de notre
    progression, nous constatons un changement radical dans le paysage, devenu beaucoup plus luxuriant. La route, de qualité inégale, est imprégnée d’une poussière ocre qui colle aux vêtements et
    assèche la peau. Les faux plats sont légions et nous nous échinons régulièrement sur un chemin à dénivelé d’apparence faible, mais en réalité plus qu’usant (le principe du faux plat,
    quoi&nbsp;!). Détail amusant,&nbsp;nous rencontrons des lieux de culte de différentes religions (hindouistes, chrétiennes, musulmanes…), mais tous ont pour point commun de diffuser de la musique
    à fond, à travers de gros hauts parleurs disposés à l’entrée du bâtiment. Du prosélytisme moderne&nbsp;? A notre arrivée dans la ville de Pudukottai, nous avons fait sensation puisque le patron
    du restaurant jouxtant notre hôtel, nous a fièrement exhibé un journal tamoul, dans lequel nous figurions en bonne place, photo à l’appui (voir <a href=
    "http://idata.over-blog.com/3/08/98/62/IMG_8570.JPG" target="_blank">ici</a>) Alors, on avait oublié notre interview de la veille&nbsp;? Après avoir déjeuné, nous sommes allés nous cultiver au
    musée de Pudukottai, présentant pêle mêle des animaux empaillés, des peintures datant de l’époque coloniale britannique, des sculptures du Xe siècle, ou encore des pièces de monnaie. Une panne
    d’électricité perturbant la visite, nous avons pu obtenir une réduction sur le prix d’entrée, après avoir été introduits dans le bureau du directeur en personne. La classe&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img width="300" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/KualaLumpur-Kaniakumary/KualaLumpur-Kaniakumary-8454.JPG" alt="KualaLumpur-Kaniakumary 8454" height="200" class="CtreTexte"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Les cartographes incompétents, ou tout du moins imprécis, ne se rendent pas compte du tort qu’ils peuvent causer à 2
    cyclistes en voyage. Déjà qu’une étape de 100km, ça n’est pas évident, si on y ajoute 15 bornes sans préavis et sans mention sur la carte en question, il y a de quoi enrager. Heureusement, la
    route est jolie et de relativement bonne qualité. La progression est donc facilitée.&nbsp;A noter la présence de nombreux singes sur le bord de la route, nullement impressionnés par le passage
    des véhicules. L’arrivée dans Madurai, ville de 2 millions d’habitants, fut épique, surtout avec une centaine de bornes dans les pattes, mais nous sommes finalement arrivés à bon port, ravis de
    pouvoir nous reposer, car un jour de pause nous attend.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img width="200" src=
    "http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/KualaLumpur-Kaniakumary/KualaLumpur-Kaniakumary-8350.JPG" alt="KualaLumpur-Kaniakumary 8350" height="300" class="CtreTexte"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Madurai, une des plus anciennes cités d’Inde du Sud, présente un grand nombre de curiosités méritant bien qu’on y
    consacre une journée. Si on ajoute à cela une grosse étape roulée la veille, vous comprendrez que la justification ne s’arrêtait pas à une simple visite culturelle. Après une bonne grasse
    matinée, nous nous sommes rendus au temple Sri Meenakshi, chef d’œuvre du XVIe siècle, immense par sa superficie (6 hectares) et impressionnant par ses gopurams colorés (vous savez ce que c’est
    maintenant&nbsp;!). Pour l’anecdote, sachez que les shorts n’étaient pas autorisés à l’intérieur du temple. Nous avons dû recouvrir nos jambes d’une sorte de jupe traditionnelle. Du plus bel
    effet&nbsp;! Nous avons ensuite enchaîné avec le très intéressant musée Gandhi, retraçant la lutte pour l’indépendance de l’Inde. Passionnant, émouvant et surtout n’épargnant guère le
    colonisateur britannique. A propos, c’est à Madurai que Gandhi, en 1921 décida de ne plus porter que le khadi (étoffe tissée à la main). Ca fait du bien un peu de culture, non&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img width="200" src=
    "http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/KualaLumpur-Kaniakumary/KualaLumpur-Kaniakumary-8096.JPG" alt="KualaLumpur-Kaniakumary 8096" height="300" class="CtreTexte"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Sortir de Madurai fut aussi pénible que d’y rentrer. Nous nous faisons vraiment du souci quant à notre santé mentale, si
    nous devons prolonger notre séjour en agglomérations indiennes. Nous avons heureusement pu rejoindre une sorte d’autoroute sur laquelle nous avons roulé sans histoires &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">&nbsp;Si quelqu’un connait le nom du dieu du vent chez les hindous, qu’il nous fasse profiter de sa science, car après
    l’étape du jour, nous aurions bien besoin d’aller prier pour que ce cher monsieur se calme par la suite. Il n’était visiblement pas de bonne humeur vu l’énorme souffle que nous nous sommes pris.
    Et de face, évidemment. Avançant aussi vite qu’un piéton, courbant l’échine et nous demandant ce que nous avons fait pour mériter ça, cela ne fut vraiment pas une partie de plaisir. Les
    ingénieurs indiens ne s’y sont pas trompés et ont vu le potentiel énergétique qu’ils pouvaient tirer de la région. Le résultat&nbsp;: des immenses champs d’éoliennes, à perte de vue. Nous avons
    finalement réussi à vaincre Eole (on sait, ce n’est pas le bon pays, mais on vous l’a dit, on ne connait pas le nom du dieu local&nbsp;!) et arriver fourbus dans notre ville-étape, guidés par un
    gentil indien à moto qui nous a fait bénéficier de ses raccourcis.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img width="300" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/KualaLumpur-Kaniakumary/KualaLumpur-Kaniakumary-8639.JPG" alt="KualaLumpur-Kaniakumary 8639" height="200" class="CtreTexte"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">Enthousiastes à l’idée d’en finir avec la descente de l’Inde, nous nous sommes mis en route sur une autoroute flambant
    neuve. Les bornes kilométriques sont vierges de toute inscription et les ouvriers peignent à la main les bandes sur les côtés. Les éoliennes aperçues la veille n’étaient qu’un préambule à ce que
    nous allions voir ce jour. Des centaines d’hélices, toutes différentes les unes des autres, remplissent le paysage, semblables à des moulins à vent (en moins joli, quand même). De là à nous
    prendre pour Don Quichotte et partir en chasse, il n’y a qu’un pas. Le vent à décorner une vache sacrée (même s’il n’en a normalement pas le droit) nous force à progresser à la vitesse d’un
    escargot à pédales, mais nous tenons bon et atteignons Kaniyakumari en fin d’après midi. Ca y est, nous avons atteint la pointe de l’Inde, la descente est derrière nous&nbsp;! Il n’y a plus qu’à
    remonter maintenant.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR"><img width="300" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/KualaLumpur-Kaniakumary/KualaLumpur-Kaniakumary-8652.JPG" alt="KualaLumpur-Kaniakumary 8652" height="200" class="CtreTexte"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;" lang="FR">A bientôt&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p></p>
  <p>
    <iframe height="266" width="480" frameborder="0" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xfdgfk?width=480&amp;iframe=1&amp;additionalInfos=0&amp;autoPlay=0&amp;hideInfos=0"></iframe><br>
    <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xfdgfk_kaniyakumari-pointe-sud-de-l-inde_travel">Kaniyakumari - Pointe sud de l'Inde</a></strong><br>
    <em>Uploaded by <a href="http://www.dailymotion.com/racontemoitonpays">racontemoitonpays</a>. - <a href="http://www.dailymotion.com/in/channel/travel">Explore new destinations and travel
    videos.</a></em>
  </p>

  
  
  
  ]]></description>
        <pubDate>Sun, 24 Oct 2010 12:28:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">144e9041672eec7f2d15e65f6d417ef9</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-a-bord-du-darjeeling-velocipede-59531591-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[On the road again]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-on-the-road-again-58161717.html</link>        <description><![CDATA[<p class="ecxMsoNormal" style="line-height: 17px; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.35em; margin-left: 0px; text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'Segoe UI', Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif; line-height: 17px; font-size: 13px; color: #ffffff;"><span style=
    "font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 12pt;">Chers lecteurs,</span></span>
  </p>
  <p class="ecxMsoNormal" style="line-height: 17px; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.35em; margin-left: 0px; text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 12pt; color: #ffffff;">Vous vous souvenez sans doute qu’un drame personnel nous avait malheureusement contraint à un retour précipité
    en France, remettant en cause le projet pour des raisons évidentes.</span>
  </p>
  <p class="ecxMsoNormal" style="line-height: 17px; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.35em; margin-left: 0px; text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 12pt; color: #ffffff;">Nous ne voulions pas prendre une telle décision d'abandon à la légère, aussi, nous nous sommes laissés le temps
    de la réflexion. Nous sommes donc aujourd’hui en mesure de vous annoncer que nous reprenons la route et allons tenter de boucler ce que nous avons commencé.</span>
  </p>
  <p class="ecxMsoNormal" style="line-height: 17px; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.35em; margin-left: 0px; text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 12pt; color: #ffffff;">Prochaine destination&nbsp;: l’Inde. Vous aurez évidemment droit au récit épicé de nos aventures en temps
    voulu.</span>
  </p>
  <p class="ecxMsoNormal" style="line-height: 17px; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.35em; margin-left: 0px; text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 12pt; color: #ffffff;">A très vite&nbsp;!</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 03 Oct 2010 06:38:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ece45d4a32ed0de10ff75f8b161353ca</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-on-the-road-again-58161717-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Full Metal Bicyclette]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-full-metal-bicyclette-55370125.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Cet article possède une teneur un peu particulière. Certains d’entre vous sont au courant, d’autres non, mais sachez qu’un drame
    personnel nous a poussé à rentrer précipitamment en France. Nous ne sommes pour le moment pas en mesure de savoir quelle suite nous donnerons au projet, nous nous laissons le temps de la
    réflexion. Nous vous tiendrons bien évidemment informés dès que nous aurons pris une décision.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Nous tenions cependant à partager avec vous ce que nous avons vécu au Vietnam. Pour le récit, c’est juste en dessous, quant aux
    photos, c’est <a href="http://www.racontemoitonpays.org/album-1695193.html" target="_blank"><strong><span style="text-decoration: underline;">ici</span></strong></a>. Nous rappelons également que
    les travaux des écoliers réalisés jusqu’à présent sont en ligne et disponibles <a href="http://ecoles-racontemoitonpays.org/" target="_blank"><strong><span style=
    "text-decoration: underline;">ici</span></strong></a>, rubrique «&nbsp;Témoignages&nbsp;». Bonne lecture.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="200" alt="Hanoi---Hoi-An 5166" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-5166.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Après le départ de Laure et consorts (ça rime) au petit matin direction la Malaisie, nous nous sommes accordés un rab de sommeil,
    avant de céder à la tentation. Quelle tentation nous direz-vous&nbsp;? Hé bien, après l’étape record de la veille, nous avons pensé qu’un bon massage nous ferait du bien. Etant complètement
    novices en la matière, nous avons jugé cette expérience assez intéressante, plutôt agréable mais n’atteignant pas le niveau de jouissance décrit par certains adeptes (on vous voit venir, nous
    n’avons pas pris de «&nbsp;supplément&nbsp;»&nbsp;!). Ainsi détendus, nous avons pu nous lancer dans la découverte de cette ville si agitée qu’est Hanoï. Une circulation plus que chaotique, un
    bruit ambiant permanent, mais une atmosphère des plus fascinantes. Une de nos rencontres sur place a comparé le flux circulatoire de la capitale vietnamienne à de l’eau&nbsp;: c’est anarchique
    mais ça passera toujours. La comparaison est totalement justifiée. Il est impressionnant d’observer la capacité des 2 roues à slalomer pour éviter d’autres véhicules ou personnes, sans pour
    autant paraître surpris ou stressés. Avec 2 millions de scooters ou mobylettes dans Hanoï et sa région et des feux tricolores n’étant installés que par pure décoration, nous avons vite compris
    que si nous voulions pouvoir traverser une rue, il fallait nous imposer et marcher au beau milieu des véhicules en mouvement, en faisant confiance à leur capacité d’évitement. Inquiétant au début
    mais on s’y fait (c’est «&nbsp;concept&nbsp;», comme diraient certains).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="200" alt="Hanoi---Hoi-An 5210" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-5210.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Hanoï regorge de petits marchés au charme fou, où se perdre est un véritable plaisir. Nous avons ainsi passé de nombreuses heures
    à déambuler au gré de nos envies, nous laissant peu à peu happer par l’ambiance si particulière de cette ville. Mais nous avons aussi été confrontés au mauvais esprit de certains commerçants
    vietnamiens, pas très honnêtes envers 2 petits touristes français pourtant pétris de bonnes intentions (il faut respecter les vainqueurs de Dien Bien Phu quand même&nbsp;!). Le summum a été
    atteint lorsque nous avons été littéralement séquestrés dans un café parce que nous ne voulions pas payer le double du prix qui avait été fixé à la base. Nous sommes donc sortis de force… par la
    fenêtre. Nous pensons être persona non grata sur ce lieu depuis.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="200" alt="Hanoi---Hoi-An 5237" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-5237.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Nous avons mis une petite parenthèse dans notre séjour sur Hanoï, en nous organisant une excursion d’une journée à Sapa, ville
    située au nord du Vietnam, célèbre pour ses paysages de rizières en terrasse. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela valait la peine. Fuyant le flot de touristes occidentaux, nous nous
    sommes enfoncés dans les rizières pour finalement nous retrouver complètement seuls en compagnie des locaux, au milieu d’un décor sublime. Une expérience grandiose dont nous nous souviendrons
    longtemps&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="199" height="300" alt="Hanoi---Hoi-An 5427" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-5427.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">De retour sur Hanoï après un voyage en train de nuit qui nous a semblé bien court, nous avons expérimenté la réservation d’une
    chambre d’hôtel juste pour une matinée, histoire de dormir un peu. L’après-midi fut ensuite consacré à la visite des quartiers que nous n’avions pas encore vus, avant de nous rendre chez Annette,
    la Néerlandaise qui nous avait servi de guide à notre arrivée sur Hanoï, et qui nous a gentiment proposé un hébergement sur le toit de sa maison. Adorable. Nous avons conclu cette belle
    expérience d’Hanoï par un dîner vietnamien typique, avant de faire une petite balade à scooter pour avoir une vision de la ville by night, et goûter les choses étranges qui font office de dessert
    au Vietnam. Gluant mais intéressant&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="200" alt="Hanoi---Hoi-An 5776" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-5776.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Plus que ravis de notre visite de Hanoï, nous nous sommes mis en route, non sans avoir chaleureusement remercié Annette et ses
    colocs pour leur hospitalité. La sortie d’Hanoï se fit sans trop de problèmes, mais c’est toujours lorsqu’on s’y attend le moins que quelque chose arrive. Nous évoquions précédemment l’habileté
    des scooters vietnamiens à se faufiler et à éviter les autres véhicules en mouvement. Hé bien David a appris à ses dépends qu’à toute règle il y a des exceptions. Et hop, le scooter en plein dans
    le vélo. Bilan,&nbsp;une chute spectaculaire heureusement sans gravité, assortie d’une belle frayeur. Cet incident a provoqué l’émoi des témoins de la scène, tant est si bien qu’un Vietnamien à
    mobylette, sans qu’on ne lui ait rien demandé, nous a escorté sur une dizaine de kilomètres, nous ouvrant la route et écartant les véhicules jugés dangereux. Ne manquait plus que la caravane
    distribuant des casquettes Cochonou (oui, on sait, pas de marques) et on se serait cru en plein Tour de France&nbsp;! L’apparition de la pluie a marqué notre déjeuner. Cela faisait bien longtemps
    qu’on n’avait pas été rincés de la sorte. Lors d’une pause, un groupe de garagistes nous a invités à rejoindre sa table pour nous offrir du thé et des fruits. La communication fut évidemment très
    limitée mais le moment fort sympathique. Arrivés à Ninh Binh, notre ville-étape, nous avons mis un petit moment à trouver un lieu d’hébergement pour les 2 jours que nous comptions passer sur
    place. Une fois dans l’hôtel, la tempête s’est abattue, privant la ville d’électricité et plongeant l’hôtel dans une ambiance surréaliste, à base d’employés paniqués se déplaçant avec des
    bougies. Heureusement, une heure plus tard, il fut décidé que la lumière soit, et la lumière fut&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="200" alt="Hanoi---Hoi-An 5846" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-5846.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Pour la première fois du voyage, &nbsp;nous avons dû faire face&nbsp; à une situation tout à fait originale&nbsp;: avec un rendez
    vous pris pour retrouver les parents de David à Hué, et vu la faible distance nous séparant de cette ville, nous sommes dans l’obligation de traîner en route pour ne pas arriver trop en avance.
    Allez hop, on ajoute un jour de repos sur Ninh Binh. Cela tombe bien, une grippe cloue l’un de vos 2 cyclistes favoris au lit. Ca lui laissera le temps de se remettre et accessoirement visiter
    les quelques curiosités touristiques de la région. Pour ce faire, nous changeons de moyen de transport et profitons de prix archi bas pour louer un scooter. Ca va nettement plus vite un 2 roues à
    moteur (n’est ce pas M. Cancelara&nbsp;?)&nbsp;! Entre la visite d’une cathédrale, une promenade de 2 heures en barque au milieu des rizières ou la montée de 500 marches pour admirer un très beau
    point de vue, nous n’avons pas chômé. Après 3 jours passés à Ninh Binh, il est temps d’avancer, mais pas trop vite&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="200" alt="Hanoi---Hoi-An 5979" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-5979.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Le fait de devoir prendre notre temps pour arriver à Hué nous pousse à raccourcir les étapes. 60 kilomètres par ci, 50 par là…
    Cela nous permet de boucler nos journées de vélo rapidement et de nous poser dans des villes ne présentant strictement aucun intérêt sur le plan touristique, mais qui a pour mérite de nous faire
    découvrir le Vietnam profond et certaines de ses curiosités. Par exemple, dans la ville de Vinh, nous avons eu la surprise de nous voir apostrophés par les habitants dans une langue que nous
    n’aurions pas soupçonnée dans&nbsp; cette partie du monde&nbsp;: l’allemand. Explication&nbsp;: Vinh a été totalement détruite par les Américains pendant la guerre et a pu être reconstruite grâce
    à des fonds venus d’Allemagne de l’Est. Vu notre faible niveau dans la langue de Goethe, nous n’avons pas été bien aidés pour communiquer, mais c’était une expérience rigolote de voir des locaux
    nous saluer par des «&nbsp;guten tag&nbsp;»&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="200" alt="Hanoi---Hoi-An 6077" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-6077.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Nous sommes en train de développer une maladie mentale que l’on pourrait baptiser «&nbsp;klaxonophobie&nbsp;». Le fait d’entendre
    ce maudit engin en permanence nous hérisse le poil et nous pousse à imaginer les pires supplices à infliger au chauffeur adepte de l’avertisseur sonore (et ils sont nombreux au Vietnam). Cette
    vilaine maladie nous gâche un peu le plaisir d’être sur la route et nous investirions volontiers dans des boules Quiès si nous n’avions pas besoin d’être en alerte, par sécurité. Bref, au
    Vietnam, ça klaxonne et ça n’est pas agréable. Mais ça ne nous empêche pas de nous hâter avec lenteur (comme dirait l’autre) et d’avancer. Les jours se suivent, apportant leur lot de surprises et
    d’étonnement. Nous avons pu vérifier l’alcoolisme chronique des Vietnamiens qui, quelle que soit l’heure de la journée (cela inclut bien sûr la matinée), ont en permanence des bouteilles de bière
    (ou autre) ouvertes. PE s’est essayé à la gastronomie locale en testant l’œuf fécondé.&nbsp;Autrement dit, il s’est farci un œuf contenant un embryon de poussin. Miam&nbsp;! Nous profitons de ce
    paragraphe pour envoyer des pensées compatissantes au pauvre Néerlandais rencontré dans le village de Ky Ahn (déjà que dans une ville il n’y pas grand-chose à faire, imaginez un village&nbsp;!),
    envoyé par son employeur et coincé un mois sur place&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="200" alt="Hanoi---Hoi-An 6124" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-6124.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Il ne serait pas juste de résumer cette partie du voyage au Vietnam par une succession de villes sans intérêt. Dong Hoi, par
    exemple, méritait le détour, non pas pour sa citadelle recommandée par le guide (que nous avons tout de même visité&nbsp;!) mais pour sa plage, synonyme de bain rafraichissant que nous espérions
    depuis belle lurette. Hélas, les éléments en ont décidé autrement puisque de forts courants associés à de grosses vagues rendaient impossibles toute baignade, sauf aux candidats à la noyade parmi
    lesquels nous ne comptons pas.&nbsp; Et c’est raté pour les petits plongeons dans l’eau&nbsp;! En quittant Dong Hoi, nous nous étions mis en tête de parcourir les 100 bornes nous séparant de la
    ville de Dong Ha (oui, ça ressemble, mais ça n’est pas la même ville) et d’y passer une journée afin de visiter les tunnels de la zone démilitarisée (n’ayez crainte, les explications viennent
    ensuite). La matinée fut riche en rencontres puisque le quota d’enfants vietnamiens super mignons qui disent «&nbsp;hello&nbsp;» avec un grand sourire craquant, fut largement dépassé. Avec de
    tels spécimens, Madonna ferait surement une razzia pour parfaire son plan d’adoption&nbsp;! &nbsp;Nous avons également croisé la route d’une centaine de cyclistes portant des drapeaux rouges et
    verts. On se demande encore qui ils étaient mais la rencontre, aussi brève fut elle, nous fit bien rire. Finalement, notre étape s’acheva plus tôt que prévu puisque nous avons réussi à dégoter un
    hôtel dans la «&nbsp;ville&nbsp;» de Ho Xa, située à 2 pas des tunnels. Nous serons donc en première ligne pour la visite du lendemain&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="200" alt="Hanoi---Hoi-An 6130" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-6130.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Après une petite grasse mat et une séance de torture made in Vietnam pour David (comprenez un rasage à la lame et sans mousse à
    raser sur une barbe de un mois, ce qui fait très très mal), nous avons jeté nos dernières forces dans la bataille pour convaincre la propriétaire de notre hôtel de nous louer son scooter. La
    Vietnamienne est dure en affaires, cela prit un petit moment mais nous sommes parvenus à la convaincre et nous nous sommes mis en route direction les fameux tunnels de Vinh Moc.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Stop, petit aparté historique&nbsp;: la zone démilitarisée marquait, dans les années 50, la frontière entre le Vietnam Nord,
    communiste dirigé par Ho Chi Minh, et le Vietnam Sud, soutenu par les Etats-Unis. Ironiquement, pendant la guerre du Vietnam, la zone démilitarisée devint la zone la plus militarisée au monde.
    Apocalypse Now, Platoon,&nbsp;Full Metal Jacket… c’est le moment de réviser vos classiques. Les tunnels de Vinh Moc furent creusés par de nombreuses familles des environs pour s’abriter des
    bombardements américains quasi quotidiens dans cette zone pendant la guerre. Au fur et à mesure des années, le réseau de galeries souterraines se développa, servant notamment de cachettes aux
    combattants Viet Minh et aux soldats de l’armée nord vietnamienne. C’est donc dans ce lieu chargé d’Histoire que nous nous sommes rendus. Impressionnant et émouvant d’imaginer la vie de familles
    dans cette immense réseau sous la terre, parfois à plus de 23m de profondeur&nbsp;! En bref, une visite des plus intéressantes, qui rompit la monotonie des derniers jours.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="200" alt="Hanoi---Hoi-An 6142" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-6142.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Après la visite historique de la veille, c’est tout juste si nous ne nous attendions pas à entendre la Chevauchée de Walkyries
    diffusée par les hauts parleurs de l’allée centrale (enfin, la seule route) de Ho Xa, en partant ce matin. Une micro étape au programme, 40 petits kilomètres, une broutille pour les brutes
    physiques que nous sommes devenus. Effectivement, ça a été vite bouclé, mais avec un fort vent de face, ça n’est pas passé aussi facilement qu’on aurait pu le croire. Enfin bon, plus que 60km et
    nous sommes à Hué. Ouais&nbsp;! OK, elle est nulle&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="199" height="300" alt="Hanoi---Hoi-An 6325" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-6325.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Pressés de retrouver les parents de David et de profiter d’un repos d’une dizaine de jours, nous avons mis le turbo pour nous
    débarrasser de la soixantaine de kilomètres&nbsp; nous séparant de Hué, et sommes arrivés devant le superbe hôtel où nous avions rendez vous. Nous nous sommes fait un petit plaisir en nous
    délectant de l’excellente nourriture proposée par un fast food. La bouffe viet on s’en lasse&nbsp;! Après de joyeuses retrouvailles, nous nous sommes détendus dans les installations de l’hôtel,
    la piscine en tout premier lieu. Quel pied&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Les jours suivants furent consacrés à la visite de Hué. Cette ville a la particularité de posséder des bâtiments d’aspect ancien
    mais n’excédant pas 150 ans d’âge. Du vieux nouveau en somme. Hué fut désignée capitale du Vietnam par les rois de la dynastie N’Guyen à partir de la fin du XIXe siècle. Ces rois, désireux de
    laisser une trace, firent construire des mausolées monumentaux accueillant leurs tombeaux une fois décédés. Ces mausolées constituent l’une des principales curiosités de la ville. Conçus à
    l’image de leurs commanditaires, ces véritables palais sont tous différents. Kitschissimes pour certains, plus discrets pour d’autres, ils sont généralement situés dans des cadres magnifiques. Un
    tourisme des plus agréables. L’impressionnante citadelle impériale, au cœur de la ville fit également l’objet d’une visite approfondie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="199" height="300" alt="Hanoi---Hoi-An 6645" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/Hanoi---Hoi-An-6645.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">Après 3 jours sur Hué, changement de programme et place à la mer en direction des villes de Da Nang et Hoi An. En passant par une
    route grandiose nous avons pu nous délecter de paysages sublimes (ah, le col des nuages, quelle vue&nbsp;!) et goûter aux joies d’un bain dans une mer turquoise à 28°C. Le bonheur&nbsp;! Si on
    ajoute à cela la visite d’un atelier de fabrication de statues en marbre, et celle d’un musée très intéressant sur une civilisation vietnamienne (culture quand tu nous tiens), quelques instants
    shopping et d’autres petits plongeons dans l’eau, vous comprendrez que la vie fut très difficile&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="225" alt="P1020349" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/P1020349.JPG"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;">C’est dans ce cadre parfait que nous avons appris la triste nouvelle qui nous a poussés à rentrer. Nos retrouvailles avec la
    France ont donc été un peu plus rapides que prévues et pas tout à fait dans les conditions qu’on aurait souhaitées. Il est encore trop tôt pour décider si cet article marque la fin de notre
    aventure, mais promis, on vous tient au courant. A très vite&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: 10pt;"><img width="300" height="225" alt="P1020372" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Hanoi---Hoi-An/P1020372.JPG"><br></span>
  </p>
  <p></p>

  
  
  
  ]]></description>
        <pubDate>Fri, 13 Aug 2010 23:44:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a70be2f8af0a524fad346314755346af</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-full-metal-bicyclette-55370125-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Vélo sauté aux pousses de bambou]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-velo-saute-aux-pousses-de-bambou-53839063.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ah, revoilà les 2 zigotos&nbsp;! Auraient-ils enfin commencé leurs chinoiseries&nbsp;? Mais tout à fait messieurs dames. Comme vous allez pouvoir le lire dans
    quelques instants, nous avons entamé notre aventure en terre asiatique. De l’incongruité&nbsp;? Des surprises&nbsp;? Hé bien constatez par vous-même&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Pour remplir vos oreilles du merveilleux son de la dernière intervention de la saison (que de rimes en on) sur France Inter, c’est</span> <strong><span style=
    "text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt;"><a href="http://www.racontemoitonpays.org/pages/Podcasts-2234625.html" target="_blank">ici</a></span></span></strong><span style=
    "font-size: 10pt;">. Le journal lyonnais Le Progrès a publié un article sur le projet que vous pourrez retrouver</span> <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><a href="http://www.racontemoitonpays.org/pages/La_presse_en_parle-2004208.html" target="_blank">ici</a></span></span></strong><span style="font-size: 10pt;">. Et pour les
    photos, c’est</span> <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt;"><a href="http://www.racontemoitonpays.org/album-1676451.html" target=
    "_blank">ici</a></span></span></strong><span style="font-size: 10pt;">.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 3356" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-3356.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">L’Australie nous a déçus, vous l’aurez compris. Et les derniers moments passés dans ce pays ne vont pas redorer son blason. Nous sommes arrivés très en avance à
    l’aéroport de Brisbane, après un trajet en métro plutôt rigolo. Sur place, nous avons procédé au traditionnel mais toujours aussi long empaquetage de nos affaires, puis nous nous sommes pointés
    au comptoir d’enregistrement. Après avoir pesé notre bardas et alors que ça n’avait posé aucun problème précédemment, le bonhomme nous annonce un surpoids sur l’un de nos sacs. Allez hop, on
    défait, on refait et on recommence. Ha bah non, on n’a visiblement droit qu’à 23 kg par personne (contre 2x23kg normalement). Renégociation, finalement ça passe et on peut embarquer.
    Ouf&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 3349" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-3349.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après un vol sans histoires au cours duquel nous n’avons pas beaucoup dormi (trop de films&nbsp;!), nous voici enfin à Hong Kong. Une fois notre matos récupéré et
    les services d’immigration passés, notre première mission se présente à nous&nbsp;: prendre le métro de l’aéroport jusqu’à la ville. Sur le quai, alors que nous nous apprêtons à monter dans le
    train, l’employé de la compagnie de transport nous demande d’enlever la roue avant de nos vélos. Nous avons beau expliquer que nous devons transporter nos bagages sur le vélo, que si nous
    enlevons la roue ce sera impossible, et surtout que cela prendra beaucoup plus de place donc que ça nous arrange autant que lui, rien n’y fait&nbsp;: le règlement c’est le règlement. Après
    discussion et appel au chef, nous avons pu monter à bord avec nos vélos non démontés. Re ouf&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 3350" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-3350.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Tout le monde nous avait conseillé pour nous loger les Chungkin Mansions de Kowloon (l’île en face de Hong Kong), grand immeuble rassemblant un nombre
    impressionnant de pensions à bas prix. C’est donc là que nous nous sommes rendus. Nous nous sommes retrouvés devant un gros bâtiment à l’aspect peu engageant et aux innombrables ascenseurs
    surpeuplés et lents au possible (vous avez déjà dû faire la queue pour monter dans un ascenseur&nbsp;?). Après avoir visité quelques guest houses (les pensions) et opéré notre choix en fonction
    du prix et de la place dans la chambre pour caser nos vélos, nous avons dû nous attaquer au délicat transfert de nos affaires depuis le rez de chaussée jusqu’à notre au chambre. Ou comment se
    taper 11 étages à pied avec le vélo sur le dos par 35°C de température et avec un taux d’humidité avoisinant les 90%. C’était pas si dur que ça les Andes finalement&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 3372" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-3372.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Enfin installés, nous avons pu nous plonger dans les méandres de cette ville si envoûtante qu’est Hong Kong. Mélange fascinant de modernisme avec ses immenses
    buildings, ses centres commerciaux surclimatisés et ses enseignes occidentales, et de tradition avec ses marchés alimentaires, ses échoppes typiques et ses cantines bondées.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 3457" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-3457.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous nous sommes d’abord rendus au Peak, superbe point de vue dominant tout Hong Kong, auquel on accède grâce à un funiculaire défiant les lois de la gravité. Nous
    avons a priori eu de la chance, la brume étant dissipée lorsque nous y étions (très rare en journée). Malgré le peu de temps sur place, nous avons eu l’impression d’avoir bien sillonné Hong
    Kong&nbsp;: marche dans des parcs, panoramas depuis des terrasses de gratte-ciels, petits marchés typiques, spectacle son et lumière impressionnant projeté sur les plus hauts immeubles de la
    ville, sans oublier notre apprentissage de la gastronomie chinoise. A ce propos, nous avons développé une technique quant au choix des restaurants&nbsp;: il y a des Occidentaux, on va ailleurs.
    C’est grâce à cette méthode que nous nous sommes retrouvés dans des petites échoppes remplies de Chinois pour déguster des plats choisis au hasard. Bienvenue en Asie&nbsp;! N’oubliant pas notre
    fibre patriotique, nous avons gardé une soirée de libre pour assister à l’élimination pathétique de l’équipe de France de football.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 3580" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-3580.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous avons énormément apprécié Hong Kong, mais malheureusement, impossible de nous y attarder plus longtemps. Nous avons donc pris un bateau direction Zhuhai, ville
    chinoise située à 2 pas de Macao. L’objectif&nbsp;: déposer nos vélos dans une chambre d’hôtel et filer prendre un bus pour Guangzhou, afin de rendre visite à des ex-collègues de PE.
    Guangzhou&nbsp;? Le nom ne vous dit rien&nbsp;? Et si on l’appelle Canton, ça vous parle déjà plus&nbsp;? &nbsp;Ah quand même&nbsp;! Dans cette ville immense (nous avons mis une heure entre
    l’entrée et le centre de la ville), nous avons tout de suite été happés dans cette atmosphère suffocante (chaleur, humidité et pollution ne font pas bon ménage) et où le flot de personnes semble
    sans fin. Pas de doute, nous sommes vraiment en Chine. Après avoir bien galéré, nous avons retrouvé Stacy, la copine américaine de Fabien (l’ex-collègue de PE) qui nous a gentiment servi de guide
    pour ce premier après-midi sur Canton, occupé principalement par un verre pour laisser passer les énormes averses qui sévissent en cette saison. Ca aussi, ça risque d’être drôle lorsque nous
    serons en selle. Nous sommes ensuite allés dîner en compagnie de Fabien et Julia (l’autre ex-collègue), avec qui nous avons passé un très bon moment avant de rentrer dormir chez Fabien et Stacy.
    Le lendemain, c’est Fabien qui s’est coltiné le rôle de guide. Sous une chaleur accablante et l’impression permanente de se liquéfier sur place, nous avons pu avoir un bon aperçu des principales
    curiosités locales&nbsp;: temples, parcs et surtout la fameuse statue représentant 5 chèvres (non, ils n’ont pas statufié 5 joueurs de l’équipe de France), le symbole de la ville. Hôte des jeux
    asiatiques 2010, Canton est un chantier à ciel ouvert. Du bruit, de la poussière, de la chaleur, pas très agréable. Les pauses fraîcheur (particulièrement dans le métro) sont les bienvenues. Très
    contents de cette visite-éclair, nous sommes repartis sur Zhuhai et avons eu la satisfaction de retrouver notre chambre dans l’état dans lequel nous l’avions laissée. Préparation des affaires
    pour terminer et c’est parti pour le vélo en Asie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 3855" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-3855.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Allez, hop, on reprend le vélo et on commence à pédaler sur notre 5</span><sup><span style="font-size: 10pt;">e</span></sup> <span style=
    "font-size: 10pt;">continent. Si on regarde un planisphère, on peut également considérer que nous sommes sur le chemin du retour. Avec tout ça en tête, nous avons quitté notre chambre d’hôtel et
    nous sommes élancés dans la jungle de la circulation en Chine. Un bazar (pour être poli) indescriptible&nbsp;: des véhicules à 2, 3 ou 4 roues se croisant et se dépassant dans un vacarme
    assourdissant, de la poussière en permanence et une chaleur suffocante. On voulait du dépaysement, on est servis. Elles sont bien loin les petites routes proprettes australiennes. Réussissant
    petit à petit à nous imposer au milieu de cet énorme désordre ambulant nous regoûtons aux joies de la mousson, sauf que cette fois, on roule&nbsp;! Plonger dans une piscine nous aurait mis dans
    le même état, mais l’avantage c’est qu’on ne grelotte pas avec cette chaleur. Après cette matinée toute mouillée, nous avons accueilli la pause déjeuner avec bonheur. C’est dans la ville de
    Doumen que nous nous sommes arrêtés pour casser la croute, dans un restaurant où, encore une fois, la technique du «&nbsp;je montre l’assiette du voisin parce que je ne comprends rien au
    menu&nbsp;» a très bien fonctionné. Ah les prix chinois&nbsp;! Manger pour moins de 2€, quel bonheur&nbsp;! Le ventre plein, nous nous apprêtions à repartir quand un client du restaurant désigne
    le pneu arrière de David. Nouvelle crevaison, flûte alors. Et devant une assemblée de Chinois ne ratant aucun de nos gestes, nous avons changé l’objet du délit. Du grand spectacle. Nous avons une
    fois de plus constaté l’impossibilité de communiquer avec les locaux. Aucun vocabulaire en commun, la barrière totale de la langue. Certains Chinois croient qu’on comprendra mieux s’ils écrivent
    ce qu’ils veulent dire sur un bout de papier. Les idéogrammes et nous, ça fait 2, on n’est pas bien avancés&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 3982" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-3982.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après être repartis et avoir roulé un petit moment, nous sommes dépassés par un scooter qui nous fait signe de nous arrêter. Surprise, c’est le gars du restaurant
    qui nous avait signalé la crevaison et qui nous a rattrapé pour nous offrir un gros sac de lichis. Très frustrant de ne pouvoir dire autre chose que «&nbsp;chéché&nbsp;» (merci). Par la suite,
    nous avons dû modifier notre itinéraire, la faute à une maudite autoroute, impraticable pour les vélos. Fatigués par cette journée de reprise, nous décidons d’écourter et de nous arrêter dans le
    premier bled sur notre route. Nous nous sommes mis en quête d’un hôtel, en essayant de trouver l’information auprès de la population locale. A grand renfort de gestes et surtout grâce à notre
    guide qui possède quelques mots-clés traduits en chinois, nous avons réussi à nous faire comprendre et l’on nous a escorté jusqu’à un superbe hôtel dans lequel nous nous sommes installés pour une
    bouchée de pain. Visiblement peu habituée à voir des étrangers, l’entière population de la ville (Gujing) nous dévisage comme des bêtes curieuses lorsque nous marchons dans la rue. En bref, une
    première journée à vélo pleine de découvertes et de curiosités. On espère que cela va continuer&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4039" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4039.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Bien reposés par cette nuit passée dans cet hôtel de haut standing, nous sommes partis de bon matin, non sans avoir une nouvelle fois dû regonfler le pneu arrière
    de David, qui décidément nous enquiquine sérieusement (le pneu, pas David). La route commença par traverser des paysages représentatifs de l’idée qu’on peut se faire de la Chine&nbsp;: les
    rizières, le petit matin brumeux, le calme… Malheureusement, cela n’a pas duré et nous avons vite replongé dans l’anarchie urbaine chinoise. Le sens de la circulation important visiblement peu
    aux 2 roues chinois, nous avons dû apprendre à nous faire respecter sur la route, à grands coups de «&nbsp;bouya&nbsp;» (dégage) retentissants. Efficace&nbsp;! Si le Chinois roule n’importe où,
    il roule aussi n’importe comment. David en a fait les frais lorsqu’une vieille Chinoise à vélo lui a littéralement fait une queue de poisson qui provoqua un petit choc entre les 2 machines.
    Rigolo une engueulade quand aucun des protagonistes ne comprend ce que dit l’autre. Mais la Chinoise n’est visiblement pas rancunière, puisque nous avons croisé la chauffarde un peu plus tard, et
    elle nous a gratifié de grands sourires et de paroles au ton plus aimable. Nous nous sommes arrêtés pour déjeuner dans un petit restau où le patron, ravi d’avoir des Occidentaux à sa table, ne
    nous a pas lâché du repas, détaillant le moindre de nos faits et gestes, nous proposant sans cesse plus de choses et riant à gorge déployée sans raison apparente. Pittoresque. A propos, nous
    avons un nouvel ami. Son nom&nbsp;: GPalémo. Un petit bouquin représentant à l’aide de dessins la plupart des choses de la vie courante. Très pratique quand tu veux éviter d’avoir à imiter la
    poule pour expliquer ce que tu veux manger.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="DSC00541" height="225" width="300" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/DSC00541.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">En repartant, et comme dans toute bonne saison des pluies qui se respecte, nous avons pris une sacrée rincée. Ironie du sort, des affiches de publicité pour un
    fabricant de douche jalonnent notre parcours. Voyant que la pluie ne s’arrêtait pas et n’étant plus très loin de notre étape prévue, nous décidons de nous abriter près d’une concession
    automobile. Les vendeurs, visiblement désœuvrés, nous invitent à nous réfugier à l’intérieur. Et c’est comme ça que nous avons passé plus de 2 heures à essayer de communiquer, l’un d’entre eux
    parlant quelques bribes d’anglais. On notera que les Chinois ne semblent pas du tout gênés de poser des questions qui pourraient sembler très indiscrètes chez nous. Le sympathique vendeur de
    voitures, du nom de Vettel, nous ayant proposé de dîner ensemble, nous avons accepté avec plaisir et nous sommes d’abord rendus dans l’hôtel qu’il nous avait conseillé, encore une fois d’un
    standing assez élevé pour un prix qui ne l’était pas. Nous avons mis un temps fou à obtenir la chambre, la dame de la réception ne comprenant pas ce que nous voulions et ayant fait appel à tout
    le personnel de l’hôtel, ne parlant pas plus anglais qu’elle. Ou comment provoquer un attroupement&nbsp; dans le hall et déclencher l’hilarité d’une dizaine de Chinois très amusés par nos
    tentatives d’explications. Après avoir enfin réussi à prendre possession de la chambre, nous avons rejoint Vettel qui nous a emmenés dîner dans un restau japonais et qui a tenu à payer la note en
    fin de repas. Nous qui pensions visiter la Chine en solo (enfin, en duo), sans contact avec la population à cause de la barrière de la langue, c’est heureusement raté. Encore tout émus, nous
    avons rejoint notre chambre, ravis de cette belle rencontre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="DSC00540" height="225" width="300" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x225/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/DSC00540.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">On va sérieusement se demander si les habitants de la province du Guangdong ont déjà vu un ciel bleu dans leur vie. La faute à une couche de pollution
    impressionnante rendant impossible la moindre percée du soleil. Nous nous sommes donc mis en route, en considérant qu’il faisait beau puisqu’il ne pleuvait pas. Au bout de quelques kilomètres,
    nous décidons de faire un détour pour visiter l’une des seules curiosités touristiques de la région&nbsp;: les villages autour de la ville de Kaïping, classés au patrimoine mondial par l’Unesco,
    notamment grâce aux diaolous, les tours de guet servant autrefois à protéger la population des brigands. Visiblement très populaires au vu du nombre de touristes chinois croisés sur place, ces
    sites valaient vraiment la peine de nous y arrêter, particulièrement pour la vue sur les rizières depuis les diaolous. Dès que nous avons repris la route, la pluie, notre compagne quotidienne,
    s’est mise à tomber, nous poussant à anticiper quelque peu la pause déjeuner. Les dieux de la météo n’étaient visiblement pas de bonne humeur, puisqu’à peine étions nous secs, que cela nous est
    retombés dessus pour ne plus nous lâcher de l’après midi. Et double ration de flotte pour la table des cyclistes&nbsp;! Il serait par ailleurs intéressant de connaître les statistiques de
    mortalité routière depuis que nous sévissons sur les routes chinoises. Chaque conducteur, particulièrement de 2 roues, nous dévisage tellement à chaque fois qu’il nous dépasse, que nous nous
    étonnons qu’il ne rentre pas dans quelqu’un ou quelque chose à force de ne pas regarder la route. Nous avons fini cette journée trempés comme des soupes chinoises, dans un petit hôtel au bord de
    la route, avec des télés ne fonctionnant qu’à heure fixe (jamais avant 18h et après 21h). Pratique pour regarder la Coupe du Monde&nbsp;! A signaler à ce sujet que le bouquet de chaînes de télé
    diffusant, entre autre, les matches de foot, porte le nom évocateur de CCTV (caméra de surveillance). Ironique quand on connait le degré de liberté d’expression en Chine&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4121" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4121.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Une averse est par définition une pluie de forte intensité mais à durée limitée dans le temps. Comment on appelle une averse commencée la veille en début d’après
    midi, qui n’a pas cessé de la nuit et qui persévère à votre réveil&nbsp;? C’est donc avec cette joyeuse perspective d’être trempés dès les premiers coups de pédales que nous nous sommes élancés.
    Et ça n’a pas loupé, nous avons pris une 2</span><sup><span style="font-size: 10pt;">ème</span></sup> <span style="font-size: 10pt;">douche dès le départ (bah oui, on se lave le matin&nbsp;!). Au
    bout de 15km, un bus nous dépasse, s’arrête, en descend le propriétaire de l’hôtel que nous venions de quitter et qui nous fait signe de stopper. Quelle surprise, il nous tend un objet qui nous
    est connu&nbsp;: le portable que nous avions oublié dans la chambre. La frustration de ne pas pouvoir plus exprimer notre gratitude envers ce gentil monsieur est revenue à la charge. On aurait dû
    étudier le chinois avant de partir&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4077" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4077.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Quelques temps plus tard, la pluie ne nous lâchant pas, loin s’en faut, nous avons été confrontés à un phénomène malheureusement prévisible avec ce temps&nbsp;: les
    inondations. Des torrents ont déferlé, nous obligeant à pédaler avec de l’eau jusqu’aux chevilles. Le summum a été atteint lorsque nous avons dû descendre de vélo et pousser, avec de l’eau nous
    arrivant à mi-cuisse. Des camions ayant, eux aussi, tenté de passer ce point critique doivent toujours être bloqués, le moteur complètement noyé. Plutôt apocalyptique comme scène.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4149" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4149.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">C’est donc un peu éprouvés que nous nous sommes arrêtés pour déjeuner aux abords d’une ville. Nous avons à nouveau fait sensation en tant qu’Occidentaux ne parlant
    pas chinois et avons provoqué un énorme attroupement autour de notre table. Assez perturbant de manger lorsqu’une dizaine de paires d’yeux sont braquées sur vous&nbsp;! A la fin du repas et après
    une bonne séance photo, nous avons sorti la carte du monde et avons tenté d’expliquer notre parcours à un grand nombre de Chinois éberlués. Un grand moment&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4187" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4187.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le courroux des dieux ayant été semble-t-il apaisé, nous avons pu rouler au sec tout l’après midi et arriver assez tôt dans notre ville-étape prévue. Après avoir
    évité une arnaque chinoise sur le prix d’un hôtel, nous avons changé de lieu d’hébergement et avons fait un bons repas pour nous remettre de nos émotions de la journée. Que d’eau, que
    d’eau&nbsp;! &nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Impatients de boucler cette dernière étape avant notre jour de repos, nous n’avons pas traîné pour quitter notre hôtel et nous mettre en route. Sur le chemin, David
    s’est fait un nouvel ami, en la personne d’un vieux chinois à vélo, à côté duquel il a roulé pendant 6km. La conversation fut assez limitée, mais le moment agréable. Pour déjeuner, nous avons
    choisi un lieu où l’hygiène laissait franchement à désirer. On vous tiendra au courant de l’état de nos intestins, car on est surs que ça vous intéresse au plus haut point&nbsp;! Mais les clients
    étaient très sympathiques, l’un d’eux nous a même escorté à moto jusqu’à la route, pour nous montrer la direction. Finalement plus courte que prévue, nous avons bouclé cette étape sans pluie (un
    exploit&nbsp;!) et sommes arrivés dans la ville de Dianbai, ne présentant strictement aucun intérêt, si ce n’est le fait que nous allons pouvoir souffler sans avoir à pédaler. Youpi&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4259" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4259.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous tenons à informer l’aimable audience que notre repas de la veille a été digéré sans problèmes notables. Vous êtes ravis de le savoir, n’est ce pas&nbsp;? Ceci
    étant dit, pas grand-chose d’autre à ajouter&nbsp;: une journée off très tranquille avec petite balade dans les quelques marchés que compte Dianbai. Rien de très passionnant mais qui permet de
    bien recharger les batteries pour la suite.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">En regardant par la fenêtre ce matin, nous avons trouvé que le ciel avait une couleur étrange, semblable à celle du maillot de l’équipe championne du monde du
    ridicule. Veuillez excuser cette métaphore footballistique douteuse, mais voir un ciel bleu ne nous était pas arrivé depuis fort longtemps. Mais qui dit ciel bleu, dit soleil de plomb et donc
    chaleur insupportable. Oui, on sait, on n’est jamais contents. Mais avoir l’impression que vos pneus vont adhérer au bitume vous fait vite regretter les pluies rafraîchissantes. C’est trop
    demander un 25°C avec petite brise légère dans le dos&nbsp;? Sans plus nous attarder sur notre transpiration excessive, revenons à nos moutons laqués. La matinée se passa sans trop de problèmes,
    les paysages de rizières ayant cédé la place à d’immenses plantations de bananiers, jusqu’à ce qu’il nous faille trouver de quoi nous sustenter. Pour la première fois depuis notre arrivée en
    Chine, aucun lieu dans les environs pour y déjeuner. Nous décidons de nous écarter de la route et de nous rendre dans l’un des petits villages aux alentours.&nbsp;Ambiance assez surréaliste de
    village fantôme dans le premier d’entre eux. Nous en essayons un deuxième où nous arrivons à mettre la main sur quelques habitants. Après avoir mis un moment à nous faire comprendre (notre geste
    pour «&nbsp;manger&nbsp;» étant pourtant parfaitement au point), un des locaux nous escorte à scooter jusqu’à la route, et nous montre la direction que nous devions de toute façon prendre. Très
    utile&nbsp;! Nous tombons finalement sur une ville et arrivons à nous alimenter. A la fin du repas, le patron nous demande où nous allons, puis, ayant entendu notre réponse, nous explique qu’il
    nous faut prendre à gauche pour gagner 20km alors que notre carte nous dit d’aller à droite. Que faire&nbsp;? Confiance au Chinois&nbsp;? Allez, comme dirait l’autre, ils ont inventé le boulier,
    ils savent compter. On tente&nbsp;! Et avec raison, puisque nous arrivons rapidement en vue de Zhanjiang, notre ville-étape. Mais nous avons un grand pont à traverser et un flic nous en interdit
    l’accès sous prétexte que nous sommes à vélo. Après avoir patienté un petit peu au milieu de plusieurs policiers dont on cherche encore l’utilité, nous avons pu traverser pour arriver dans une
    ville archi moderne, remplie d’hôtels de luxe. De la Chine rurale à l’urbanisme avancé, il n’y a qu’un pas, ou plutôt quelques coups de pédales. Hésitants sur la direction à prendre, un Chinois à
    scooter s’arrête et, chose rare, se met à nous parler en anglais. Il nous propose de nous emmener dans un hôtel où un de ses camarades de promo est manager, et nous fera un bon prix. Nous
    acceptons en restant sur nos gardes, et nous suivons le bonhomme. Non seulement nous avons eu un bon tarif sur une chambre plus que correcte mais notre guide ne nous a absolument rien demandé en
    retour. De la gentillesse pure. Ils nous auront bien aidés aujourd’hui ces Chinois&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4329" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4329.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La saison des pluies ne semble pas s’appliquer dans cette partie du Guangdong, vu le soleil sous lequel nous sommes partis. Après avoir un peu galéré pour sortir de
    Zhanjiang et failli être envoyés sur l’autoroute par des Chinois pas très sûrs de la direction à prendre, nous avons finalement pu avancer un petit peu. Enfin pas trop, parce qu’avec plus de
    35°C, la pause déjeuner à l’ombre a été anticipée volontiers. Nous avons déjà évoqué la manie des Chinois de s’agglutiner autour de nous si bien qu’une vingtaine de personnes peut très vite se
    retrouver autour des vélos. Généralement sympathique, cette habitude peut vite devenir exaspérante lorsque la fatigue s’en mêle. Autre marotte horripilante, cette tendance à klaxonner pour un oui
    pour un non. Passe encore quand il s’agit du petit bip d’une mobylette qui avertit de son passage. Mais la corne de brume des poids lourds qui vous vrille les tympans 200 fois par jour, c’est
    usant. L’étape se passa sans trop de péripéties, si ce n’est notre expérience de la gelée au thé vert, gentiment offerte par des ouvriers rencontrés lors d’une pause. Arrivés dans la petite
    bourgade de Quinping, notre ville-étape, nous avons eu la désagréable surprise de nous voir refuser l’accès d’un hôtel pour on ne sait quel motif. Qu’à cela ne tienne, on va ailleurs où nous
    avons fait une démonstration du déchargement de nos vélos sous l’œil médusé d’une quinzaine de personnes (ils se sont passés le mot&nbsp;!).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4352" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4352.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Aujourd’hui, nous avons quitté le Guangdong pour rentrer dans le Guangxi. Quelle importance nous direz-vous&nbsp;? Nous y venons, chers lecteurs&nbsp;! Mais d’abord
    sachez que le Guangdong est une des provinces les plus riches de Chine, notamment grâce à la création par Deng Xiaoping dans les années 1980 des zones économiques spéciales, statut possédé par
    plusieurs villes, qui leur confère une puissance commerciale certaine. Vous ne voyez toujours pas le rapport avec nos aventures sur roulettes&nbsp;? Outre le fait qu’on vous ait un peu cultivé,
    sachez que quitter une province riche pour une province moins riche implique un changement dans les infrastructures publiques, notamment routières. Pour simplifier, nous sommes passés d’une 4
    voies à chaussées séparées, à large bande d’arrêt d’urgence et pistes cyclables en agglomération, à une petite route de campagne défoncée. Ca, plus le fait que notre carte nous indiquait une
    étape de 70km et que nous nous retrouvons avec 100 bornes à parcourir. On songe à mettre à prix la tête du cartographe incompétent&nbsp;! Après avoir déjeuné dans un bouiboui quelconque, le
    cauchemar a commencé. Sous un soleil d’airain (plus que de plomb&nbsp;!), nous avons dû affronter 60km de la piste la plus horrible que nous ayons jamais empruntée&nbsp;: des trous et
    nids-de-poules partout, de la boue, du sable, de la poussière en permanence, des montées abruptes et des camions en continu. L’enfer, le vrai. Cela faisait bien longtemps que notre corps n’avait
    pas été tourmenté de la sorte. Et dire que notre carte indiquait une grosse route goudronnée. Allez, c’est décidé, on double la récompense pour la tête du cartographe&nbsp;! Cette expérience
    atroce a finalement pris fin à notre arrivée à Hepu, notre ville-étape, couverts de poussière des pieds à la tête. C’est fou comme on se met vite à fantasmer sur une chose aussi peu sexy qu’une
    route bitumée. Espérons que nous pourrons assouvir ce fantasme dans les prochains jours&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4472" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4472.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">L’étape de la veille ayant laissé des traces, nous étions contents de savoir que la journée de repos était au bout de l’étape du jour. On pensait avoir besoin de ce
    repos mais on n’imaginait pas à quel point. C’est hallucinant comme avec la fatigue, l’énervement peut vite monter. Hurler sur des camions c’est bête mais ça défoule&nbsp;! A propos, Prométhée a
    été condamné à se faire manger le foie indéfiniment par un aigle, pour avoir donné le feu aux hommes. Hé bien, il faudrait infliger le même sort à celui qui a donné le klaxon aux Chinois&nbsp;!
    On va finir par perdre des degrés d’ouïe à force&nbsp;! Bref, une étape difficile, très vallonnée et avec une chaleur plus que pesante. Les conditions idéales pour en baver. Nous étions donc plus
    que ravis d’arriver à Qinzhou, notre ville-étape et poser nos affaires dans un hôtel pour goûter aux joies d’un repos bien mérité&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4481" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4481.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ha comme on le savoure ce repos quand les jours précédents ont été difficiles&nbsp;! L’avantage d’être arrêtés dans des villes ne présentant aucun intérêt sur le
    plan touristique, c’est qu’on peut se prélasser tranquillement sans avoir la désagréable impression d’avoir manqué quelque chose. Pour la forme, nous nous sommes tout de même un peu baladés dans
    Qinzhou et avons eu l’immense surprise d’y croiser 2 Occidentales. On ne saura jamais par quel hasard elles ont pu se retrouver dans ce trou&nbsp;! Nous avons également pu constater le délicat
    traitement réservé aux animaux sur les marchés chinois. Celui qui est réincarné en canard dans ce pays a vraiment dû commettre de vilaines actions dans une autre vie&nbsp;! Allez hop, on appelle
    Brigitte Bardot et on profite d’une des dernières nuits passées en Chine.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4534" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4534.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">En quittant Qinzhou, nous avons retrouvé notre vieille amie la route pourrie. Et on peut dire qu’elle ne nous avait pas manqué&nbsp;! Certes, avec un peu moins de
    camions que la dernière fois mais toujours autant de poussière, de trous et de chaleur suffocante. Miam, ça fait plaisir. Si on ajoute à ça notre carte qui continue à nous donner des distances
    complètement erronées, vous comprendrez que la matinée ne fut pas facile. Juste après déjeuner, la qualité de la route s’est améliorée mais les problèmes mécaniques ont commencé à s’en mêler. PE
    a dû changer de chambres à air 2 fois de suite, un mal de dos pernicieux pointant aussi le bout de son nez (si tant est qu’un mal puisse avoir un nez). L’après midi ne se passa guère mieux que la
    matinée et c’est complètement au bout du rouleau que nous sommes arrivés à Donxing, la ville-frontière côté chinois. Une dernière nuit au pays de Mao et demain good morning Vietnam&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4516" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4516.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Pressés d’obtenir un nouveau tampon sur notre passeport, nous avons mis le turbo pour nous rendre jusqu’au poste frontière. Nous avons réussi à passer sans
    encombres (nous ferons sans doute partie de la plaquette de promotion de la douane chinoise de Donxing, vu le douanier photographe qui n’a cessé de nous mitrailler pendant les formalités), et
    avons pu nous élancer dans la moiteur vietnamienne. Après 40km d’intense sudation, nous décidons de nous arrêter pour déjeuner. Un jeune habitant du village nous conduit jusqu’à une sorte de
    cantine, où 3 Vietnamiens ivres morts nous ont mis le grappin dessus et quasi forcé à nous asseoir à leur table. Au nom de l’amitié franco-vietnamienne, nous avons accepté quelques verres de leur
    infâme liqueur, mais nous avons vite dû mettre le hola pour ne pas rouler sous la table. Sympathiques mais un peu lourds, nos voisins de table ont tout de même permis un premier contact avec la
    population locale. L’après déjeuner fut extrêmement délicat. Une température supérieure à 40°C et pas un coin d’ombre. Après une dizaine de kilomètres, nous avons décidé qu’il n’était pas
    raisonnable de continuer. Nous sommes donc montés à bord d’un bus direction Halong. Expérience d’abord sympathique, puis nettement moins lorsque le contrôleur a voulu nous faire payer un prix
    plus que disproportionné pour le trajet. Après avoir obtenu un prix décent (après de longues et ardues négociations), le filou a tenté de nous débarquer au milieu de nulle part en nous assurant
    que nous étions arrivés. Ce vil stratagème n’a heureusement pas fonctionné, l’arnaqueur a pris une bonne soufflante dans la figure et nous a laissé remonter à bord tout penaud. Enfin à Halong,
    nous avons posé nos affaires dans un hôtel et médité sur la mauvaise expérience de l’après midi. On ne va pas être potes avec les Vietnamiens si ça continue comme ça a débuté&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4759" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4759.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Halong. Une baie magique, une multitude d’îlots rocheux baignant dans une eau d’un vert turquoise unique. Quoi de mieux qu’une croisière de 3 jours pour découvrir
    ce joyau naturel&nbsp;? Nous devions passer ce court séjour en compagnie d’un couple d’amis de PE. Du moins c’est ce que David croyait. Aussi, quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il vit
    débarquer Laure (bon, vous le savez maintenant que c’est sa copine, non&nbsp;?) en compagnie d’autres amis de Paris, en vacances dans la région (Sophie, Julie, Lucie, Olivier et Bruno, pour ne
    pas les nommer). Une très belle cachoterie organisée par les 2 loustics, pour des retrouvailles riches en émotion. Au programme de ces 3 jours, kayak et baignade dans une eau à 30°C, farniente et
    détente sur le pont du bateau, visite de grottes et de magnifiques sites… Bref, la belle vie&nbsp;! C’est donc bien reboostés que nous allons pouvoir nous frotter à l’extrême chaleur
    vietnamienne, direction Hanoï.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4968" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4968.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Décidés à rouler un maximum sous une température supportable, nous avons mis le réveil à l’aube et étions à 6h du matin sur les vélos. Les Vietnamiens sont
    visiblement des lève-tôt, vu l’activité déjà importante à cette heure de la matinée. Nous avons vu juste, nous ne dégoulinons pas trop et progressons bien. Le relief est plat et tout se passe
    sans incident notable. A signaler notre traversée d’une grosse rivière à bord d’un ferry plus que rudimentaire (comment&nbsp;? on appelle ça un radeau&nbsp;? Si vous voulez). Rigolo. A 11h, nous
    ne sommes plus qu’à 30km de notre point d’étape prévu. C’est alors que nous prenons la décision suivante&nbsp;: pourquoi ne pas nous rendre directement à Hanoï pour y passer la soirée avec Laure
    et ses amis, qui ne reprennent leur avion pour la Malaisie que le lendemain&nbsp;? Une deuxième course a donc commencé. Notre allure est incroyable, notre moyenne kilométrique n’a jamais été
    aussi élevée. Comme quoi, avec une bonne motivation, on oublie très vite qu’on a mal aux jambes. L’entrée dans Hanoï fut spectaculaire tant le nombre de scooters est élevé dans cette ville. La
    circulation est si anarchique que nous nous sommes demandés comment nous allions faire pour rejoindre le centre de la ville. Heureusement, nous avons fait la connaissance d’Annette, une
    Néerlandaise vivant sur Hanoï, qui nous a gentiment escorté à vélo jusqu’à l’hôtel où nous savions que nos amis dormaient. La surprise fut totale et nous avons terminé cette grosse journée par un
    bon repas vietnamien. Ha oui, on oubliait de vous préciser la distance roulée&nbsp;: 153km. Nouveau record&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Hong-Kong---Hanoi 4786" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Hong-Kong---Hanoi/Hong-Kong---Hanoi-4786.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous sommes donc à présent dans la capitale vietnamienne, que nous allons explorer pendant plusieurs jours avant de nous lancer vers le Sud. Nous vous tiendrons
    bien sûr au courant de la suite de cette aventure.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Et comme vous avez été sages, voici une petite vidéo sino-vietnamienne dont vous nous donnerez des nouvelles. A bientôt&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div>
    <object height="266" width="480">
      <param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xe0e19">
      <param name="allowFullScreen" value="true">
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      <embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="266" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xe0e19" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true">
    </object>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 13 Jul 2010 07:01:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b257112df22084a22efc06fe0c49f366</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-velo-saute-aux-pousses-de-bambou-53839063-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Félicie, Aussie]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-felicie-aussie-52569234.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Quoi&nbsp;? Déjà un nouvel article&nbsp;? Mais qu’est ce qui leur arrive aux 2 zigotos à roulettes&nbsp;? Hé oui chers lecteurs, à peine 2 semaines après notre
    dernière publication, voici le récit de la fin de notre aventure australienne&nbsp;! On vous gâte n’est ce pas&nbsp;? Allez, trêve de bavardages, on lit le texte et on regarde les photos</span>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt;"><a href="http://www.racontemoitonpays.org/album-1661246.html" target=
    "_blank">ici</a></span></span></strong><span style="font-size: 10pt;">. Zou&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 2808" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-2808.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après 2 semaines sans vélo, il était temps de succomber à l’appel de la route. Pluie depuis plusieurs jours sur Sydney, annoncée pour durer par la météo
    australienne, et pourtant les cieux avaient visiblement décidé d’être cléments avec nous, puisque c’est sous un grand ciel bleu que nous avons donné nos premiers coups de pédales. Mais à météo
    favorable, relief défavorable. Les Andes se sont rappelées à notre bon souvenir par l’intermédiaire de pentes assez raides, qui ont mis nos jambes en manque de condition physique à rude épreuve.
    Et quand les problèmes mécaniques s’en mêlent, il y a de quoi pester. Le dérailleur de David faisant des siennes, nous avons dû mettre les mains dans la graisse de chaîne de vélo, bien aidés par
    2 cyclistes australiens (l’un d’origine anglaise, l’autre indienne) avec qui nous avons pris ensuite un café et discuté un peu. L’après midi passe difficilement tant les collines australiennes
    nous donnent du fil à retordre, mais nous arrivons finalement à Gosford (l’étape prévue) avant la nuit. Et là, problème&nbsp;: impossible de trouver un camping, ni même une auberge de jeunesse.
    Nous avons donc dû nous résoudre à casser la tirelire pour nous payer l’hôtel le moins que cher que nous avons pu trouver&nbsp;: un Formule 1 (cocorico&nbsp;!). On sent que le porte-monnaie va
    avoir mal dans ce pays&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 2798" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-2798.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ayant quitté de bon matin notre refuge 5 étoiles, nous avons pu vérifier, malheureusement à nos dépends, qu’une route qui suit la côte peut ne pas rester gentiment
    au niveau de la mer. Que de montées-descentes en cette journée. Les organismes en reprise souffrent dans ces enchaînements incessants. A noter notre rencontre avec 3 cyclotouristes australiens,
    revenant également d’Amérique du Sud. Sympa&nbsp;! L’après midi passe aussi difficilement que la matinée, c’est pourquoi nous choisissons d’écourter l’étape et de terminer au camping municipal de
    la petite bourgade de Swansea. Bien nous en a pris, la pluie s’est mise à tomber à peine étions nous installés. L’Australie à vélo, ça n’est pas encore ça !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 1115" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-1115.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après une nuit de pluie torrentielle, un grand ciel bleu nous attendait au réveil. Tant mieux. Malgré ça (oui, on n’est jamais contents), la route ne passe guère
    mieux que la veille. Vallonnée et inintéressante au possible, nous saturons assez vite. C’est peut être également dû au fait que nous nous attendions à une jolie route côtière et que nous nous
    retrouvons sur une voie rapide passant par l’intérieur des terres, et traversant les zones industrielles et les banlieues résidentielles. Ca fait rêver&nbsp;! Une fois arrivés dans la ville de
    Newcastle, nous décidons d’un changement d’itinéraire et prenons un ferry pour arriver sur une route ressemblant déjà plus à l’idée que nous nous faisions de la côte australienne. Notre
    objectif&nbsp;: arriver avant 15h30 dans la ville de Nelson Bay pour prendre un autre ferry. Poussant un peu plus sur les pédales, d’abord sous le soleil puis sous la pluie, nous faisons à temps
    notre entrée dans Nelson Bay pour apprendre l’annulation de notre traversée pour cause de mauvais temps. Qu’à cela ne tienne, un type d’une agence d’excursions nous vend 2 tickets pour embarquer
    sur un autre bateau partant un peu plus tard. Bateau que nous attendons toujours, la boutique étant bizarrement fermée lorsque nous sommes repassés voir le filou. L’arnaque à l’australienne en
    somme&nbsp;! La nuit (et la pluie) tombant, nous avons dû trouver rapidement un camping où nous avons échoué trempés et très énervés.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 2883" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-2883.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La nuit n’ayant pas apaisé notre courroux, nous nous sommes pointés de bon matin au bureau de l’agence nous ayant vendu les tickets de ferry fantôme, bien décidés à
    nous faire entendre. Sur place, nous sommes tombés sur une bonne femme d’une mauvaise foi incroyable et pas aimable ni repentante pour 2 sous, qui n’a cessé de remettre la faute sur le capitaine
    du ferry. Après une bonne engueulade nous avons tout de même réussi à nous faire rembourser et à obtenir une ristourne auprès du patron du bateau. Nous aurons donc perdu une demi-journée pour
    cause d’incompétence australienne. Après une traversée d’une heure au cours de laquelle nous étions censés pouvoir observer des dauphins, mais que nous n’avons bien sûr pas vu, nous avons pu nous
    mettre à rouler sur une jolie route côtière, très peu fréquentée. L’Australie se déciderait elle enfin à nous montrer un meilleur visage&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 2891" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-2891.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après une belle alternance de paysages de forêts et d’immenses dunes, nous sommes arrivés au niveau d’un passage de rivière où un ferry (un autre&nbsp;!) permettait
    aux véhicules de traverser. En attendant celui-ci, nous avons étudié la carte et nous sommes rendus compte qu’un petit chemin nous faisait éviter une grosse partie de voie rapide. Avantage non
    négligeable mais petit hic&nbsp;: le dit chemin n’est pas indiqué comme goudronné ce qui peut poser problème avec nos lourds chargements. Les agents du ferry nous ayant conseillé d’emprunter
    cette voie, nous décidons de tenter l’aventure malgré la nuit toute proche. Et nous voilà partis pour une folle escapade tout terrain, sauf que nos chers vélos ne sont pas aussi maniables que des
    VTT de compétition. D’abord secoués, nous arrivons petit à petit à prendre nos marques et trouver les endroits adéquats pour passer. Jusqu’à ce que notre joli chemin champêtre se transforme en
    piste sablée, et notre belle balade en cauchemar. Déjà que faire du vélo dans le sable, ce n’est pas évident, mais de nuit avec 50kg de bagages, on vous laisse imaginer la galère. Des aires de
    camping se trouvant (et heureusement) le long du chemin, nous décidons de nous arrêter et d’en garder un peu pour le lendemain. Bon, au moins, on aura vu de la nature&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 2907" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-2907.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Il fallait bien terminer ce qu’on avait commencé la veille, à savoir en finir avec le chemin de randonnée traversant la forêt. Ca réveille de devoir s’extirper de
    plaques de boues ou de bancs de sable dès le matin. Après une lutte acharnée, nous en sommes finalement venus à bout et avons enfin retrouvé ce cher goudron. Et sous nos yeux ébahis, nous avons
    pu vérifier que le mythe australien n’en était pas un&nbsp;: nous avons croisé nos premiers kangourous, ou plus exactement des wallabies, espèce de taille plus modeste. On commençait à croire que
    les panneaux indiquant la présence de la faune locale n’étaient là que pour pimenter le décor. Ayant perdu beaucoup de temps et d’énergie dans la forêt, nous décidons de nous arrêter plus tôt que
    prévu, dans la petite ville de Forster, et de prendre un bus pour gagner quelques kilomètres. Seulement, après avoir été à la pêche aux infos auprès de l’office du tourisme local, il semblerait
    que le prochain bus pour Port Macquarie (notre destination) ne soit prévu que pour le lendemain. On est bons pour dormir sur Forster et passer une partie de notre jour de repos à bord du
    véhicule. Tant pis, c’est parfois tellement bon de ne pas avoir à pédaler&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 2948" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-2948.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ca fait tout drôle de se réveiller sous la tente sans pour autant à avoir à s’adonner à notre routine habituelle des départs à vélo. C’est donc en prenant notre
    temps que nous avons quitté notre lieu de camping, et après avoir déposé nos affaires à l’office du tourisme, nous sommes allés nous balader dans Forster en attendant notre bus. Autant vous dire
    qu’on est vite revenus à notre point de départ. A l’heure dite, un véhicule s’est pointé pour nous emmener à Port Macquarie, véhicule dont nous étions d’ailleurs les seuls passagers. Une fois
    arrivés dans cette jolie station balnéaire vivant nuit et jour pour le surf, nous avons occupé cette fin de journée entre petites réparations sur les vélos et micro marche le long de la marina.
    Demain, on prend les mêmes vélos, et on recommence&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 2853" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-2853.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ca ne nous avait pas manqué de nous réveiller en frissonnant tellement la température matinale est basse. Mais nous ne sommes pas les seuls cinglés à aimer être au
    grand air à 7h du mat&nbsp;: de nombreux surfeurs partent à l’assaut des vagues lorsque nous quittons Port Macquarie. Au fur et à mesure de la matinée, le soleil peine à percer et le thermomètre
    n’augmente pas beaucoup. Résultat, nous nous accordons une pause dans un café et nous ressortons les gants&nbsp;! Nous décidons de nous adapter au rythme australien et prenons notre déjeuner
    avant midi, histoire de garder un peu de temps de pédalage pour l’après midi, la nuit tombant très tôt. Après midi qui commence d’ailleurs relativement bien puisque nous renouons avec le plat
    après des kilomètres de montées-descentes. Ca fait du bien et ça se sent à notre vitesse de progression. Par la suite, nous connaissons nos premiers déboires sur la Pacific Highway (la grosse
    route sur laquelle nous sommes quasi depuis le départ de Sydney), puisque nous apprenons à nos dépends qu’il est tout à fait logique pour l’ingénierie civile australienne de supprimer la bande
    d’arrêt d’urgence dans les montées (soit là où on en a le plus besoin vu notre faible vitesse) et de l’agrandir dans les descentes. Heureusement, nous bifurquons pour rejoindre notre lieu de
    camping et terminons cette journée de vélo pour d’immenses côtes bien raides, mais au milieu de jolis paysages ruraux. Le soir, nous améliorons notre ordinaire et continuons notre intégration
    locale en achetant de la viande, le barbecue étant le sport national australien. Alors que tous les campings dans lesquels nous sommes passés jusqu’à présent étaient équipés en barbecues à gaz,
    celui-ci se fait à l’ancienne&nbsp;: au bois. Après une belle flambée, nous avons pu déguster notre viande grillée, contents de cette bonne étape.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 3045" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-3045.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La journée a commencé comme elle avait terminé la veille, à savoir par des collines extrêmement raides. Efficace pour se réveiller le matin. Passé ce petit cap
    difficile, nous avons pu nous concentrer sur le principal objectif de la journée&nbsp;: trouver le résultat de l’équipe de France de football qui jouait dans la nuit (pour nous) contre l’Uruguay
    en Coupe du Monde. Les Australiens s’étant mis à l’heure du Mondial sud africain, nous pensions pouvoir arriver à pêcher l’info sans trop de problèmes. Las, les Aussies se contrefichent
    totalement des autres matches et n’ont d’yeux que pour les Socceroos, leur équipe nationale. C’est finalement grâce à un gentil monsieur d’un office de tourisme d’une petite ville perdue, que
    nous avons pu connaître le score.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 3070" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-3070.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Malgré la distance importante prévue pour cette étape, la journée passe relativement vite. Merci à nos jambes en béton et au faible dénivelé sur cette partie du
    parcours. Poussant même un peu plus loin que prévu, nous terminons cette grosse étape de 108km dans un camping où le proprio nous a fait une réduction juste parce qu’il nous trouvait cinglés
    (crazy French guys&nbsp;!). Plus tard dans la soirée, nous faisons la connaissance de Baptiste, un Français installé depuis plus d’un an en Australie, ayant d’abord vécu grâce au fruit picking
    (la cueillette des fruits), l’un des jobs les plus répandus auprès des Français désireux de vivre ici. Celui-ci nous propose de dîner et de passer la soirée ensemble. Puis, pour nous éviter de
    devoir aller nous coucher à 20h vu le réveil très matinal du lendemain, il nous explique qu’il peut nous emmener dans son van au point d’étape suivant. Après avoir un peu réfléchi (mais pas trop
    quand même&nbsp;!), nous acceptons et passons une très bonne soirée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 3137" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-3137.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">L’étape de vélo étant cheintée pour cause, ou plutôt grâce à la générosité de Baptiste, nous avons pu nous accorder du rab de sommeil, prendre tout notre temps pour
    charger nos affaires dans le van et partir tranquillement pour Maclean, notre étape supposée. Si on peut se permettre une petite lapalissade&nbsp;: ça va drôlement plus vite avec un moteur&nbsp;!
    Une fois le trajet expédié, nous avons remercié et dit au revoir à Baptiste, et sommes partis à la recherche du camping de la «&nbsp;ville&nbsp;». Petit problème&nbsp;: d’après le centre
    d’information, le seul camping de Maclean n’acceptant que les caravanes, il faut nous rendre à 15km de là, dans un lieu où les campeurs ne sont pas persona non grata. Peu enclins à se taper 15
    bornes aujourd’hui, nous décidons de tenter tout de même l’approche «&nbsp;pauvres petits cyclistes français fatigués&nbsp;» auprès du propriétaire du camping. Et ça a très bien fonctionné, il
    nous a trouvé une petite place entre 2 caravanes. Déjà que Maclean en temps normal, ça n’est pas bien vivant, le dimanche il faut vraiment chercher pour trouver de quoi s’occuper. Nous avons tué
    le temps en nous rendant dans le seul lieu de vie ouvert&nbsp;: le bar, bien sûr&nbsp;! Les pochetrons australiens n’ont rien à envier à leurs homologues français. En bref, une journée pas très
    remplie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 3112" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-3112.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Bien décidés à boucler au plus vite la partie australienne de notre tour du monde à vélo, nous avons quitté rapidement Maclean en pédalant avec ardeur. Ca tombe
    bien, la route suit une rivière, c’est donc tout plat. Mais c’est tellement plus drôle si la pluie se met à tomber&nbsp;! Pas agréable, mais ça ne nous empêche pas de progresser vite sur cette
    maudite Pacific Highway à la bande d’arrêt d’urgence microscopique et au trafic important. A noter l’excellente initiative de la sécurité routière australienne qui encourage les conducteurs
    fatigués à s’arrêter en proposant du café gratuit sur les aires de repos. On n’est pas en voiture mais on est fatigués, donc on en a profité&nbsp;! Le fait que ce lundi soit férié (anniversaire
    de la reine, d’ailleurs happy birthday Liz&nbsp;!) a pour conséquence un flot de véhicules presque ininterrompu, beaucoup étant prolongés d’une remorque ou d’une caravane, ce qui n’améliore pas
    notre sécurité. &nbsp;Nous respirons donc quand, enfin, nous pouvons bifurquer et dire adieu à la Pacific Highway pour emprunter une petite route nettement plus jolie et nettement moins
    fréquentée. Après avoir essuyé une nouvelle tempête de pluie, nous avons vu se profiler la côte. Aïe, c’est extrêmement vallonné et nous avons déjà plus de 100km dans les jambes.&nbsp;Tant pis,
    on s’arrête à Lennox Head et on se garde les 20 bornes jusqu’à Byron Bay sous le coude pour le lendemain.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 3213" height="300" width="199" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-3213.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Les forces anti-tour du monde à vélo semblent s’être une nouvelle fois accordées pour nous pourrir l’existence, puisque la conjugaison d’une météo défavorable et
    d’un pneu mystérieusement dégonflé pendant la nuit, nous fit partir très en retard par rapport à ce que nous avions prévu. Quelques kilomètres plus loin, le pneu récalcitrant fait encore des
    siennes, nous obligeant une nouvelle fois à tout décharger, régler le problème, recharger et repartir. Les 20km passent ensuite sans trop de problèmes et nous pouvons poser nos affaires dans un
    camping hors de prix de Byron Bay en fin de matinée. Après déjeuner, nous partons à la découverte du principal attrait touristique de la ville&nbsp;: le cap Byron, point le plus à l’Est
    d’Australie. Et le spectacle vaut le détour. Une petite balade nous a permis d’apprécier ces superbes paysages, de descendre sur une petite plage pour assister au coucher du soleil et
    d’apercevoir des dauphins. Fascinant&nbsp;! Nous sommes ensuite rentrés régler les derniers détails de notre trajet du lendemain, puisqu’un bus pour Brisbane est au programme. Nous avions en
    effet décidé depuis un petit moment que Byron Bay serait notre dernière étape à vélo en Australie, la faute à des délais impartis trop courts au vu de la grande distance séparant Sydney et
    Brisbane.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 3193" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-3193.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La compagnie de bus nous ayant prévenu qu’elle n’accepterait nos vélos qu’à la condition qu’ils soient correctement emballés, nous avons dû nous résoudre à
    effectuer une tâche peu ragoutante de bon matin&nbsp;: faire les poubelles d’un supermarché pour récupérer un nombre assez important de cartons, pour empaqueter nos chères machines. Le système D,
    quoi&nbsp;! Il n’empêche que ça a très bien fonctionné et que nous avons pu charger nos bécanes dans la soute du bus qui nous a emmené sans encombres jusqu’à Brisbane. Une fois arrivés dans cette
    ville à l’aspect plus que moderne, nous avons un peu galéré pour trouver de quoi nous loger. La faute au match évènement de rugby à 13, le State of Origin, opposant l’équipe du Queensland (la
    région de Brisbane) à celle de Nouvelle Galles du Sud (la région de Sydney), et se déroulant ce soir là&nbsp; au stade de la ville. Une fois installés, nous sommes partis vaquer à nos
    obligations, la principale étant de nous occuper des réparations vélocipédiques. Nous sommes donc passés récupérer les pièces que nous avions commandées sur internet, et fait livrer chez une amie
    de nos hôtes sur Sydney, avant de trouver un magasin de vélo et de prendre rendez vous pour une séance de check up. Pour terminer la journée, quoi de mieux qu’un petit match de rugby, dans un bar
    à 2 pas du stade où la rencontre se déroulait&nbsp;? Chaude ambiance et très belle victoire du Queensland.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 3273" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-3273.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Brisbane, ville d’aspect très moderne avec ses buildings flambants neufs et ses ponts futuristes, laisse la part belle à la circulation à vélo, au vu du nombre
    extrêmement important de pistes cyclables. L’une de nos priorités en arrivant ici était de procéder aux réparations de nos chers vélos. On savait qu’il y aurait pas mal de choses à régler, mais
    on ne pensait pas autant. Quand nous avons vu la facture, nous nous sommes presque demandés si à ce tarif, on n’aurait pas mieux fait d’acheter des modèles neufs&nbsp;! L’Australie nous aura
    coûté un bras, vivement les prix asiatiques&nbsp;! Le reste du temps fut occupé entre promenades en ville, repos, différentes bricoles…bref, rien de très passionnant.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img alt="Sydney---Brisbane 3338" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Sydney---Brisbane/Sydney---Brisbane-3338.JPG"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Vous l’aurez peut être senti à la lecture de ce récit, mais nous sommes plutôt déçus de l’Australie à vélo. Nous avons conscience que cela peut paraitre un peu
    blasé de dire cela, mais, déjà, c’est notre article, on dit tout qu’est ce qu’on veut dedans, non mais&nbsp;! Plus sérieusement, le manque de rencontres avec les locaux, le faible intérêt de la
    route, le coût de la vie, et surtout le peu de différences par rapport à chez nous, sont les principaux facteurs de cette déception. Nous allons à présent nous envoler pour Hong Kong, pour
    commencer notre aventure asiatique. Le dépaysement devrait normalement être assuré, nous en avons bien besoin&nbsp;! Et pour se rattraper de la dernière fois, où vous en aviez été privés, voici
    une petite vidéo du pays d’Oz. A bientôt&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div>
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  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 19 Jun 2010 00:42:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e07858e1fac4cab49e4371962917251f</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-felicie-aussie-52569234-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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