<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

    <title><![CDATA[Raconte moi ton pays]]></title>
    <link>http://www.racontemoitonpays.org/</link>
    <description>Site internet de l'association Raconte moi ton pays soutenant le projet de tour du monde à vélo pour tisser des liens entre les écoliers du monde</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Fri, 12 Mar 2010 02:13:37 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 12 Mar 2010 02:13:37 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>                <category>Voyages</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Pérou-Bolivie, chronique non cycliste]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-perou-bolivie-chronique-non-cycliste-46465094.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Comment ça non cycliste&nbsp;? Mais ils n’étaient pas censés faire un tour du monde à vélo ces 2 là&nbsp;? Déjà qu’on attend depuis des lustres qu’ils nous parlent
    de l’Amérique du Sud&nbsp;! C’est à donner envie de se désinscrire de la newsletter&nbsp;! Du calme, chers lecteurs. Contrôlez vous, faîtes du yoga, mais calmez vous, vous allez avoir
    l’explication du mot «&nbsp;non&nbsp;» devant le mot «&nbsp;cycliste&nbsp;» en lisant les lignes ci-dessous. Avant de lancer les hostilités, sachez que PE a fourni une prestation de haut vol sur
    France Inter. Pour écouter cet instant unique, c’est <a href="http://www.racontemoitonpays.org/pages/Podcasts-2234625.html" target="_blank"><span style=
    "background-color: #ffff00;">ici</span></a>. Et comme d’habitude, pour vous rincer l’œil avec nos magnifiques photos, c’est <a href="http://www.racontemoitonpays.org/album-1589882.html" target=
    "_blank"><span style="background-color: #ffff00;">ici</span></a>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous vous avions laissé au moment de quitter Casablanca. Mais avant de nous lancer à la conquête de l’ancien empire Inca, il nous restait une tâche à
    accomplir&nbsp;: réussir à prendre l’avion avec nos vélos et notre lourd chargement. Nous avons gentiment été emmenés à l’aéroport par Asma, notre charmante hôte sur Casa (et accessoirement notre
    maman marocaine tellement elle a pris soin de nous pendant notre séjour chez elle) dont la présence s’est avérée déterminante pour l’embarquement des bécanes et l’allègement de la facture due à
    notre excédent de bagages. Après moult négociations et rebondissements, nous avons réussi à monter dans l’avion pour Barcelone et récupérer nos affaires en état une fois sur place. Notre vol pour
    Lima n’étant prévu que pour le lendemain, nous avons connu les joies d’une nuit dans le hall de l’aéroport. Pas très propice au sommeil, mais rigolo. Après avoir procédé, cette fois sans aucun
    problème, à l’enregistrement de nos affaires, nous avons pris place dans l’avion pour Madrid pour une correspondance rapide, puis enfin pour Lima. 14 heures de vol, 14 heures pour rêver à ce que
    nous allons vivre au Pérou et plus largement en Amérique du Sud.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-6564.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 6564">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après le rêve, la réalité&nbsp;: pas de vélos à l’arrivée puisque ceux-ci avaient visiblement décidé de prolonger leur escale à Madrid. C’est donc sans nos bécanes,
    mais heureusement avec nos bagages, que nous avons été accueillis par Sarah et son mari, nos hôtes sur Lima, ou plus exactement à San Martin de Porres, un district de la capitale péruvienne. Nous
    avons pu faire la connaissance de leurs enfants, Cynthia (25 ans) et Jhonathan (20 ans) parlant respectivement l’anglais et le français, ce qui facilite la communication, notre espagnol étant en
    voie de progression. Situé au dessus de l’épicerie tenue par Sarah, cet appartement allait être notre lieu de vie pendant notre séjour à Lima.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Les approximations d’Iberia laissant planer de gros doutes sur la date de récupération des vélos, nous avons décidé de laisser passer une journée avant de passer à
    la phase de harcèlement, et de visiter cette immense ville qu’est Lima, avec un guide de choix en la personne de Cynthia, sans qui nous n’aurions jamais pu nous retrouver dans la jungle des bus
    locaux. Des antiquités sur 4 roues, blindés de passagers, mais dans lesquels en montent sans cesse de nouveaux.&nbsp;C’est à se demander comment ils casent tout ce monde. Bien-sûr, pas de numéros
    de bus, ni de lignes, encore moins de terminus, et puis quoi encore&nbsp;? Pourquoi pas des noms d’arrêts tant qu’on y est&nbsp;?! Bref, il est impératif de connaître. Le premier mot qui vient à
    l’esprit ou plutôt qui saute aux yeux quand vous plongez dans la fournaise que constitue Lima en février (c’est l’été là-bas, ne l’oublions pas) c’est trafic. C’est bien simple, les routes sont
    totalement paralysées une grosse partie de la journée, bus comme voitures roulent au ralenti, et les Péruviens prennent leur mal en patience. Remarquez, certains en profitent puisqu’une multitude
    de marchands en tous genres déambulent en pleins bouchons, vendant leurs produits aux automobilistes bloqués. Circuler dans Lima prend donc du temps. Il ne sert à rien de raisonner en termes de
    kilomètres, mais plutôt en temps de trajet. Et comme San Martin est situé assez loin du centre ville, nous n’avons pas compté nos heures passées dans les transports.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-6588.JPG" class="CtreTexte" width="200" height="300" alt="Lima-La-Paz 6588">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Notre première visite fut pour l’ambassade de France, où nous avions décidé d’aller pour y déposer, par sécurité, les photocopies de nos passeports. Pas franchement
    réjouissante cette visite. Première mauvaise nouvelle&nbsp;: la confirmation de la fermeture du Machu Picchu jusqu’en avril. Allez hop, à l’eau notre principal motif de visite au&nbsp; Pérou.
    Ensuite, nous avons été abreuvés de conseils alarmistes et d’anecdotes morbides remettant totalement en cause la circulation à vélo. Nous sommes donc sortis de là le moral un peu en berne, nous
    qui espérions tant de ce pays. Nous avons continué notre visite de la ville et nous avons enrichi notre vocabulaire espagnol d’un nouveau mot&nbsp;: CERRADO (pour les non hispanophones, cela
    signifie «&nbsp;fermé&nbsp;»). La cathédrale de Lima&nbsp;? Cerrado. Le Museo de la Nacion&nbsp;? Cerrado. Ben ça valait le coup&nbsp;! Nous avons pu tout de même goûter aux charmes de cette
    ville à l’architecture si variée. Et nous avons pu nous confronter aux inégalités au sein de la société péruvienne en allant dîner dans un mall n’ayant rien à envier à ceux que l’on trouve aux
    USA. A côté des bidonvilles, ça fait un peu bizarre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le lendemain fut consacré à la récupération des vélos. Cela n’a pas été une partie de plaisir. Après avoir erré dans tout l’aéroport à la recherche du bon
    interlocuteur, nous avons enfin pu mettre la main sur nos montures. De retour à la maison, nous n’avons pu que constater les dégâts importants causés par les délicates mains des transporteurs
    aériens. Certaines choses se sont avérées réparables par nos soins, mais une pièce de la selle du vélo de David avait mystérieusement disparu, rendant celle-ci et donc le vélo, totalement
    inutilisable. Nous nous sommes mis en recherche de cette fameuse pièce, en compagnie de Cynthia et Jhonathan, et c’est dans une quincaillerie que des mains habiles, adeptes du système D, ont pu
    reconstituer la pièce en question. David possède à présent la selle de vélo la plus originale du monde&nbsp;!<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-6628.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 6628">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">C’est ce même jour, après avoir reçu de nouveaux conseils alarmistes, cette fois de la part de Sarah et de sa famille (donc des Péruviens) que nous avons pris la
    décision de modifier notre itinéraire et de zapper la partie Pérou en prenant le bus. Cette décision n’a pas été facile à prendre tant nous sommes attachés à ce moyen de transport, mais autant
    d’avertissements en si peu de temps nous ont sans doute fait un peu redouter l’éventualité d’un incident qui gâcherait tout le voyage, à ce stade si peu avancé. Du vélo, nous aurons le temps d’en
    faire, mieux vaut ne pas prendre de risques.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le temps restant à Lima fut consacré à la découverte de la vie locale, notamment la cuisine.&nbsp;PE est devenu un inconditionnel de la boisson nationale, l’Inca
    Kola, soda de couleur jaune au goût de chewing gum (ça donne envie, n’est ce pas&nbsp;?). Nous avons aidé à préparer le plat typique péruvien, le ceviche (poisson cru mariné dans du jus de
    citron) et avons testé, bien sûr avec modération, le pisco, l’alcool local à 50°. Bref, une belle immersion et un privilège rare que Sarah et sa famille nous ont accordé et comme à chaque belle
    rencontre, le pincement au cœur a été au rendez-vous lors de la séparation.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Une fois que fut prise la décision de quitter Lima en bus, il a fallut assumer et s’organiser. Car un vélo à transporter c’est un sacré boulot et ça coûte
    cher&nbsp;! Trouver un taxi disposant d’assez de place pour tout prendre, puis négocier à la station de bus, tout cela n’aurait certainement pas pu se faire sans l’aide de Cynthia venue nous
    donner un coup de main.&nbsp; Après avoir payé un lourd supplément, nous avons pris place dans le bus très confortable (heureusement pour ce prix&nbsp;!) direction Cusco. Temps de trajet
    prévu&nbsp;? 30 heures. Chouette&nbsp;! Mais finalement, ça s’est plutôt bien déroulé et nous avons pu profiter des paysages sublimes qu’offre le début de la cordillère des Andes, lorsque nous
    n’étions pas les yeux rivés sur les écrans diffusant les films les plus récents. Top Gun en est le parfait exemple.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-6663.JPG" class="CtreTexte" width="200" height="300" alt="Lima-La-Paz 6663">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Alors que nous pensions arriver à Cusco en début de soirée, nous avons eu le plaisir d’entrer dans la gare de l’ancienne capitale inca sur les coups de midi. Rapide
    le chauffeur&nbsp;! Le plus rassurant c’est que nous avons appris à ce moment là qu’un accident de bus avait fait 40 morts dans le nord du Pérou.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Une fois nos bagages récupérés, mais pas nos vélos (bon, cette fois on avait été prévenus qu’ils pourraient n’arriver que le lendemain par un autre bus, en fonction
    de la place en soute), nous avons pris nos quartiers dans une auberge de jeunesse très sympa située en plein centre, puis partir à la découverte de cette cité inca. Nous avons également du gérer
    notre souffle car n’oublions pas que Cusco est située à 3400m d’altitude. Qu’est ce que ce sera à La Paz&nbsp;! Le contraste avec Lima est saisissant, tant dans la capitale, nous étions en
    immersion péruvienne, alors que certains endroits de Cusco pourraient très bien se trouver à Paris et vu le nombre d’Occidentaux croisés dans les rues. Mais le programme concocté au départ de
    cette ville est alléchant. Nous verrons bien ce que cela donne.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-6845.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 6845">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Cusco. Des bons et des mauvais souvenirs. Comme on adore se plaindre, on va commencer par le pire. Vous vous souvenez que nous devions récupérer nos vélos&nbsp; le
    lendemain de notre arrivée. Rendez-vous avait même été pris pour venir les chercher dans les bureaux de la compagnie de bus. Arrivés sur place, on nous annonce qu’ils sont toujours à Lima. On
    peut vous dire que quand la moutarde péruvienne monte au nez, le vocabulaire espagnol de l’engueulade vient tout seul. Bon, l’avantage, c’est que nous n’avons pas à nous préoccuper de la garde de
    nos vélos sur Cusco, puisqu’ils sont censés arriver le jour de notre départ.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">De quoi avoir l’esprit à peu près tranquille (pas tout à fait quand même, on y est attachés à nos 2 boulets à pédales&nbsp;!) pour profiter des activités de la
    région (sauf le Machu Picchu, snif snif snif). Et il y en a des choses à faire, à commencer par les sites incas de la Vallée Sacrée. Même si nous ne sommes pas du tout adeptes des visites
    organisées, nous avons préférer jouer la facilité en optant pour une journée de visite en autocar, comme de bons petits Occidentaux (quoique PE avec son appareil photo, pourrait prétendre à la
    nationalité japonaise&nbsp;!). Et avec un guide sympa et très compétent, et des sites d’une beauté à couper le souffle, on a pas regretté d’avoir choisi cette formule, même si, on vous l’accorde,
    on est loin du type de voyage que nous avions à l’esprit en partant.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-6986.JPG" class="CtreTexte" width="200" height="300" alt="Lima-La-Paz 6986">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Pisac, Ollantaytambo, Chinchero, Tambomachay… tant de noms à consonance mystérieuse renvoyant à des sites témoignant de la virtuosité des Incas en matière de
    construction, le tout au milieu d’un décor de montagnes plus que magnifique. Très étrange d’ailleurs de se dire que nous sommes à presque 4000m d’altitude, sans voir un gramme de neige.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">En plus de cette journée, nous avions envie d’aller à la découverte des Andes autour de Cusco, à cheval. Après avoir négocié avec l’agence, rendez vous était pris
    pour une matinée équestre.&nbsp;Au final, nous sommes restés un peu sur notre faim et avec une sérieuse rancune envers l’agence, puisque nous ne sommes restés qu’1h30 au total sur les chevaux.
    Bon, c’était magnifique, mais nous nous attendions à un peu plus. Cette dent contre l’agence nous a mis dans d’excellentes conditions d’énervement pour aller récupérer nos vélos. Et bien sûr,
    lorsque nous sommes arrivés sur place, nada&nbsp;! Suite à on ne sait quel problème (probablement imaginaire), retard de livraison. Après avoir poireauté pendant 1h45, nous avons enfin pu mettre
    la main dessus. Heureusement que Juan, chauffeur de taxi de son état, était là pour nous aider. Il n’y a pas à dire, voyager avec un vélo sans faire de vélo, c’est vraiment casse pieds (pour être
    polis&nbsp;!).Nous avons hâte de pouvoir voyager à nouveau normalement (pour nous, vous vous doutez de ce qu’est la norme&nbsp;!).<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-6764.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 6764">&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous pensions innocemment nous asseoir dans le bus pour La Paz, et arriver dans la capitale bolivienne le lendemain matin pour pouvoir organiser notre programme
    chargé prévu dans ce pays. Grave erreur. Certains Péruviens avaient visiblement décidé de nous laisser le plus mauvais souvenir possible de leur pays. Nous avons déjà évoqué la galère pour
    récupérer nos vélos, ce qui avait contribué à nous mettre dans un état d’énervement avancé. Une fois à la gare de bus, la satisfaction d’avoir trouvé un nouveau système pour rassembler nos sacs
    (oui car une caravane de roms possède certainement moins d’affaires que nous) nous a calmé et nous avons attendu sereinement que quelqu’un se pointe au bureau de la compagnie de bus à qui nous
    avions acheté nos billets. Détail important pour la suite, cette compagnie est la seule à proposer un trajet direct Cusco-La Paz. A 20h, soit 2 heures avant le départ, des employés arrivent
    enfin. Nous nous dirigeons la bouche en cœur pour enregistrer notre bardas, et là, coup de massue&nbsp;: nous sommes les deux seuls à avoir pris des places pour ce trajet ce soir là, donc ils ont
    purement et simplement décidé d’annuler le bus, en omettant bien sûr de le préciser par affichage ou un autre moyen. Des cyclistes ont tué des Péruviens pour moins que ça&nbsp;! Finalement, la
    seule solution fut de prendre 3 bus différents avec chargement et déchargement à chaque fois, et attente bien sympathique dans des gares routières en plein milieu de la nuit. Sans oublier qu’à
    chaque nouveau trajet, on nous a imposé un supplément à payer pour le transport des vélos (la compagnie d’origine nous avait évidemment assuré qu’il n’y aurait rien à payer).Bref, on était
    contents de passer la frontière. Nous avons même pu faire connaissance avec un endroit magique que nous reverrons sous peu&nbsp;: le lac Titicaca. L’aperçu fut prometteur, on en reparlera
    bientôt.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-7034.JPG" class="CtreTexte" width="200" height="300" alt="Lima-La-Paz 7034">&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous avons pu également constater le caractère très contestataire des Boliviens&nbsp;: sur notre trajet en bus, nous avons croisé 2 manifs à une heure d’intervalle.
    Le motif&nbsp;? Mystère. La police et les syndicats ne sont évidemment pas d’accord sur le nombre des manifestants. Nous on était tellement crevés qu’on préfère rester neutres&nbsp;! La
    popularité d’Evo Morales auprès du peuple est évidente, tant le nombre d’affiches, de slogans et d’inscriptions favorables, est important.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Arrivés à La Paz, la réalité de la capitale la plus haute du monde nous a sauté aux yeux. Cernée par les montagnes, dotées de pentes plus qu’escarpées, la capitale
    bolivienne impressionne.&nbsp;A la nuit tombée, vu des hauteurs de la ville, le spectacle est grandiose. Nous avons pu goûter à La Paz by night grâce à Jorge, un anesthésiste bolivien,
    connaissance de la famille de PE. Ca aide de connaître des locaux&nbsp;! Nous avons quelques jours pour explorer la capitale bolivienne, mais aussi pour organiser le programme de festivités
    touristiques dans ce pays, et accessoirement voir une école. Il y a du boulot&nbsp;!<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-8648.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 8648">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous avons donc sillonné la capitale bolivienne, d’agences de voyage en stations de bus, pour trouver les meilleurs plans à moindre coût. L’avantage, c’est que
    notre auberge de jeunesse a gentiment accepté de garder nos affaires (et donc nos vélos) pendant nos excursions. Nettement plus facile de voyager avec seulement un sac à dos.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le programme prévu fut le suivant&nbsp;: 2 jours sur le lac Titicaca (dont une nuit passée sur l’Isla del Sol), retour à La Paz, pour enchaîner directement avec 3
    jours dans le Salar de Uyuni, puis re retour à La Paz pour récupérer nos affaires, voir l’école et partir direction l’Argentine. Un programme bien rodé et surtout bien minuté. Le problème de ce
    genre d’organisation, c’est que le moindre grain de sable vient enrayer toute la machine et tout dérégler. Et avec notre bol habituel, c’est ce qui s’est passé.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous sommes donc partis pour Titicaca. Temps de trajet&nbsp;: 4h jusqu’à Copacabana, petite ville située au bord du lac, de laquelle partent des bateaux pour l’Isla
    del Sol (l’île du Soleil si la traduction s’imposait), à 1h30 de traversée. L’Isla del Sol, selon la légende inca est le lieu de naissance de l’astre solaire. Et on va finir par y croire&nbsp;:
    pluie de La Paz à Copacabana, grand soleil dès que nous avons débarqué sur l’île&nbsp;!<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-7304.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 7304">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après une longue ascension, nous avons posé nos affaires dans une petite pension, et avons commencé à explorer l’île. Quel lieu magique&nbsp;! Des paysages d’une
    rare beauté, les Andes enneigées se reflétant dans le bleu des eaux du lac, des lamas, des moutons et des ânes qui broutent paisiblement. Et le plus beau, c’est qu’on était tous seuls&nbsp;!
    Enfin presque, nous avons fait la connaissance d’un Français, Maxime, et d’un Allemand, Lars, avec qui nous sommes restés pendant notre séjour sur l’île et un peu après suite à ce qui est arrivé
    (pas d’impatience, ça vient, ça vient&nbsp;!). &nbsp;Mais avant de conter cette énième galère de voyage, revenons un instant sur Titicaca. Tout le monde en a déjà entendu parler sans pour autant
    savoir le situer. Le nom fait rire les petits (et certains grand à l’humour douteux) et voyager pas mal de gens. Pour nous, c’était notre premier contact avec cette nature bolivienne tant contée,
    et on peut vous dire qu’un coucher du soleil et un lever (ou car on a fait l’effort de mettre un réveil pour assister au spectacle&nbsp;!), ça vous marque 2 cyclistes sans vélos.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-7241.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 7241">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Bon allez, vous avez assez attendu, voici ce qui nous est arrivé de fâcheux. Sur le bateau qui nous ramenait de l’île vers Copacabana (traversée au cours de
    laquelle PE a sympathisé avec un petit Bolivien prénommé Albert, et à qui il a tenté d’enseigner le maniement complexe de son appareil photo), nous avons appris ce qui allait nous pourrir notre
    organisation si minutée&nbsp;: une grève des chauffeurs de bus paralysant tout le pays pendant au moins 2 jours. Impossible de quitter Copacabana par quelque moyen de transport que ce soit. Allez
    hop, raté pour Uyuni&nbsp;! Tout est à repenser. Ah oui, le motif de la grève. Des conditions de travail indignes&nbsp;? Non&nbsp;! Des horaires inhumains&nbsp;? Pas du tout&nbsp;! Tout
    simplement un projet de loi menaçant d’interdire l’alcool au volant. Sacrés Boliviens&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Et qu’est ce qu’on fait pendant 2 jours à Copacabana&nbsp;? On tue le temps, on joue au billard, on va sur internet, on mange de la truite. A noter qu’on a même pu
    voir le match de foot France-Espagne dans un petit bar. Assez surréaliste.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-7402.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 7402">&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Heureusement, notre détention au pénitencier de Copacabana n’aura finalement duré qu’un jour puisque la grève a cessé le lendemain. Avec Maxime, le Français
    rencontré sur l’Isla del Sol, nous sommes montés dans le bus pour La Paz, et sommes arrivés à temps pour trouver un hôtel situé près de la gare de bus. Notre objectif&nbsp;: réorganiser le
    programme chamboulé par la grève.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après avoir dit au revoir à Maxime, nous avons foncé à la gare de bus. Première mission&nbsp;: décaler notre départ pour l’Argentine. Deuxième&nbsp;: se faire
    rembourser le billet de bus pour Uyuni que nous n’avons pu honorer pour cause de grève. Troisième&nbsp;: acheter un billet pour la ville d’Oruro, avec l’espoir de pouvoir ensuite prendre un train
    de là, direction Uyuni. Grande surprise, ces 3 objectifs ont été atteints sans problème et nous avons pris place dans le bus pour Oruro. Après un trajet plutôt inconfortable, nous sommes arrivés
    dans cette ville ne présentant strictement aucun intérêt. Nous avons donc filé à la gare ferroviaire sans faire de tourisme. Une fois sur place, le miracle des enchaînements positifs a pris
    fin&nbsp;: train complet. Bon, et bien, il n’y a plus qu’à se rabattre sur le bus de nuit pour Uyuni et tuer ce qui nous de l’après midi dans un cyber café.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Que dire de ce trajet Oruro-Uyuni&nbsp;? Probablement le pire que nous ayons fait depuis le début (et on commence à avoir pratiqué niveau bus, peut être un peu trop
    d’ailleurs&nbsp;!). La mauvaise qualité de la route alliée à la encore plus déplorable qualité du bus, a fait que nous sommes arrivés au petit matin à Uyuni sans avoir fermé l’œil de la
    nuit&nbsp;!<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/PE.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 7582">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous avons sympathisé avec 2 Allemandes, avec qui nous avons décidé de former un groupe pour les 3 jours que durent l’exploration du Salar et des environs. Après
    avoir négocié un tarif avantageux avec l’agence, nous avons pris place tous les 4 dans la jeep, rejoints par un Hollandais et un Espagnol. Très européenne cette jeep&nbsp;! Quelques heures de
    route plus tard, nous voici enfin dans ce que nous attendions depuis belle lurette&nbsp;: le Salar de Uyuni, le plus grand désert de sel du monde. Et pour ne rien gâcher, la saison des pluies
    fait que le Salar est recouvert d’une mince pellicule d’eau, rendant sa surface semblable à un miroir, et donnant l’impression de se déplacer dans le ciel. Comment décrire l’indescriptible&nbsp;?
    Ce lieu incomparable nous a subjugué, époustouflé, fasciné… Le vocabulaire nous manque pour définir ce que nous avons ressenti au milieu de cette étendue magique. Après avoir déjeuné sur place,
    nous sommes remontés dans la jeep et avons dit au revoir à ce désert blanc.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-7796.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 7796">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">L’après midi ne fut guère passionnante puisque nous n’avons pratiquement fait que rouler. Certes, les paysages traversés étaient très variés et c’est toujours
    amusant de croiser des troupeaux de lamas, mais nous aurions préféré faire un peu moins de voiture. La fin de la journée fut marquée par un énorme orage, rendant la tâche de notre chauffeur
    difficile (nous avons pu expérimenter la conduite à l’aveugle dans le désert bolivien), mais nous avons pu rejoindre sans encombre notre lieu d’hébergement pour la nuit.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-7823.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 7823">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après une bonne nuit de sommeil, nous avons grimpé dans notre jeep pour notre deuxième jour de visite. Pour être honnêtes, nous n’en attendions pas beaucoup,
    puisque le moment fort de ces 3 jours, en l’occurrence le Salar, avait été fait la veille. Et bien nous nous sommes bien trompés&nbsp;! En une journée, la diversité des paysages qui se sont
    offerts à nous, est tout simplement hallucinante. Des déserts de sable aux couleurs allant du jaune à l’ocre, des formations de roches volcaniques aux formes étonnantes, des lagunes encerclées
    par des montagnes aux dégradés de couleurs sublimes… Mention spéciale pour notre lieu de déjeuner&nbsp;: seuls au bord d’une lagune. Magique&nbsp;! Nous avons eu également quelques contacts avec
    la faune bolivienne puisque nandous (petites autruches) et autres vigognes (sorte de petits lamas) se sont amusés à suivre notre jeep, sans oublier les nombreux flamands roses, maîtres des
    étendues d’eau salée au milieu des lagunes. Il est assez difficile de rendre compte par écrit de ce que nous avons vu, les mots ne rendant pas grâce à la beauté de ces sites. Vous nous direz ce
    que vous pensez des photos&nbsp;! Nous avons terminé cette journée relativement tôt en prenant nos quartiers dans une habitation sommaire située au milieu du parc naturel de Laguna Colorado.
    Encore un site sublime, mais on est loin d’être blasés&nbsp;! Après une ballade à pied, nous sommes rentrés pour dîner et nous coucher tôt puisqu’un réveil à 4h du matin était prévu pour admirer
    le lever du soleil.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-8078.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 8078">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">On a bien eu droit au lever à 4h du mat, mais on s’était complètement planté (notre espagnol reste encore perfectible), puisque ce lever matinal n’avait pour but
    que d’arriver tôt sur le site des geysers, pas du tout pour le lever du soleil&nbsp;! Fascinants ces geysers et très odorants vu le souffre omniprésent. En plus de ces derniers, le volcan en
    activité favorise la formation de sources d’eau chaude, dans lesquelles certains touristes en ont profité pour piquer une tête (nous on s’est dégonflé&nbsp;!). Cette troisième et dernière journée
    fut encore très fournie en paysages variés et en couleurs changeantes au cours de la journée. Après avoir déposé les 2 Allemandes à la frontière chilienne, nous avons refait tout le chemin
    parcouru ces derniers jours pour arriver à Uyuni en fin d’après midi, très fatigués mais les yeux encore remplis de belles images.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-8497.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 8497">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Il ne reste plus qu’à attendre 2h du matin pour prendre notre train direction Oruro, avant de monter dans un bus pour revenir encore une fois à La Paz. Et qu’il fut
    fatigant ce trajet&nbsp;! La ponctualité n’étant pas le point fort des Boliviens, notre train partit d’Uyuni avec 1h30 de retard. Les 7h de trajet furent ponctuées par de la musique
    traditionnelle bolivienne, de quoi devenir allergique à la flûte de pan. Les 4h de bus entre Oruro et La Paz accentuèrent encore plus notre fatigue. Nous avons donc été plus que ravis de pousser
    la porte de notre chambre d’hôtel (en ayant constaté que nos affaires étaient encore là) pour pouvoir nous reposer et nous laver. Grosse frayeur pour PE qui a à un moment cru avoir perdu son
    portefeuille, finalement retrouvé un peu plus tard. David n’a pas eu cette chance puisqu’il cherche toujours à remettre la main sur son appareil photo, qui doit probablement faire à présent le
    bonheur d’un voleur bolivien. Sympa le retour&nbsp;!<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-8357.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 8357">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Un programme chargé nous attendait sur La Paz, avec en tout premier lieu, la visite de l’école française de la ville. Située à une demi heure de voiture du centre,
    il a fallut s’organiser pour pouvoir montrer un vélo aux enfants. Et comme PE avait très envie de claironner qu’il avait pédalé en Bolivie, nous avons décidé que David prendrait un taxi avec les
    bagages en expliquant au chauffeur qu’il devrait attendre PE qui suivrait à vélo derrière. Pas simple. Mais heureusement, ce n’était pratiquement que de la descente pour se rendre à l’école. Une
    fois sur place, nous avons effectué notre désormais traditionnelle présentation à 2 classes, un CE2 et un CM1. Nous n’avons pas trop perdu la main, les enfants ont eut l’air d’accrocher. Un
    échange franco-maroco-bolivien est donc à espérer.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Au retour (cette fois en taxi, vous êtes gentils mais se taper les rues abruptes de La Paz dans le sens de la montée c’est pas de la tarte&nbsp;!), nous avons
    décidé de nous rendre sur les hauteurs de La Paz, à El Alto, pour profiter une dernière fois de la vue, et accessoirement nous mêler un peu plus à la population bolivienne, ce quartier étant
    plutôt populaire. Quelle vue magnifique, on ne se lasse pas de contempler cette ville si originale qu’est La Paz. Spectacle tellement fascinant qu’on en oublierait presque l’odeur d’urine
    omniprésente. Oui car les Boliviens ne se gênent pas pour se soulager dans la rue, et ce, malgré les nombreux panneaux menaçant d’une forte amende les contrevenants. Nous avons ensuite déambulé
    dans El Alto avant de connaître notre baptême de bus collectif pour rentrer. Expérience très originale et surtout moins coûteuse que le taxi.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Lima-La-Paz/Lima-La-Paz-8615.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Lima-La-Paz 8615">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous sommes passés chez Jorge, l’anesthésiste qui nous avait accueilli à notre arrivée sur La Paz, pour dire au revoir, avant de rentrer tranquillement nous
    préparer pour le grand voyage de demain. 2 jours et demi de bus, et à nous l’Argentine en vélo&nbsp;!<br>
    <br>
    Et en bonus track que vous avez bien mérité vu la longue attente depuis le dernier article, voici une petite vidéo péruvienne. On espère qu'elle vous plaira. A bientôt !<br>
    &nbsp;</span>
  </p>
  <div>
    <object type="application/x-shockwave-flash" height="272" width="480" data="http://www.dailymotion.com/swf/xcj8ik">
      <param name="allowFullScreen" value="true">
      <param name="allowScriptAccess" value="always">
      <param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xcj8ik">
    </object>
  </div><br>
  <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xcj8ik_p%C3%A9rou-2010_travel">Pérou 2010</a></strong><br>
  <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/racontemoitonpays">racontemoitonpays</a>. - <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/travel">Evadez-vous en vidéo.</a></em>]]></description>
        <pubDate>Thu, 11 Mar 2010 06:27:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.racontemoitonpays.org/article-perou-bolivie-chronique-non-cycliste-46465094.html</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-perou-bolivie-chronique-non-cycliste-46465094-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[De Fès à Casa, Maroc suite et fin]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-de-fes-a-casa-maroc-suite-et-fin-44987117.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Encore le Maroc&nbsp;? Ils n’avancent pas vite ces 2 là, on aimerait bien entendre parler d’autres choses&nbsp;! Du calme, braves gens, ceci est le dernier compte
    rendu marocain.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Par ailleurs, même si cela nous parait totalement incompréhensible, il apparait que certains n’ont pas veillé en attendant minuit pour nous écouter les soirs
    d’intervention sur France Inter. Nous sommes 2 personnes magnanimes, aussi, nous vous proposons d’écouter ces podcasts en cliquant <strong><span style="text-decoration: underline;"><a href=
    "http://www.racontemoitonpays.org/pages/Podcasts-2234625.html">ici</a></span></strong>. Nous signalerons également que les enfants d’une classe de CE1 de l’école française Berchet à Tanger ont
    réalisé une chouette BD suite à notre passage dans l’école. Pour juger par vous-même, c’est <strong><span style="text-decoration: underline;"><a href=
    "http://issuu.com/Raconte_moi_ton_pays/docs/bd_berchet_tanger_maroc?mode=embed&amp;layout=http%3A%2F%2Fskin.issuu.com%2Fv%2Fcolor%2Flayout.xml&amp;backgroundColor=000000&amp;showFlipBtn=true"
    target="_blank">ici</a></span></strong>. Et pour finir (enfin façon de parler puisqu’on n’a pas encore commencé), le journal lyonnais Le Progrès parle à nouveau de nous. L’article se trouve
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><a href="http://www.ecoles-racontemoitonpays.org/images/stories/progres.pdf" target="_blank">ici</a></strong></span>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous en étions restés à notre immobilisation à Fès pour cause de santé et à notre décision de prendre un bus pour Khénifra. Parlons-en justement de cette expérience
    du bus marocain. On peut dire que c’est nettement plus facile (et bien moins cher) qu’avec le bus espagnol&nbsp;! On arrive, on pèse les bagages, on file les vélos, on paie, on s’installe dans le
    bus et on prie pour retrouver les bécanes en état après avoir vu comment elles ont été placées (le terme exact serait plutôt balancées) dans la soute. Arrivés à Khénifra tard le soir, dans un
    hôtel sans charme ni confort (mais largement suffisant), nous bénéficions d’un très court temps de sommeil pour se réveiller tôt sous un ciel…gris et pluvieux&nbsp;! 2 jours qu’il fait grand
    soleil, et bien sûr, dès qu’on se remet à pédaler il pleut. Rageant&nbsp;!<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Fes---Casablanca/Fes---Casablanca-4850.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Fes---Casablanca 4850">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après avoir réglé un petit problème mécanique sur le vélo de David qui retarda le départ, nous sommes vite rentrés dans le vif du sujet&nbsp;: ça grimpe sec&nbsp;!
    Mais ça descend également pas mal, donc ça peut passer.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Au bout de 20 petits kilomètres, nous décidons d’une pause dans la petite ville de Thigssaline…et nous n’en sommes plus repartis&nbsp;! Rassurez-vous, c’est tout à
    fait volontaire. Nous avons simplement rencontré Ben, un Marocain ayant vadrouillé pendant 25 ans dans toute l’Europe, et qui nous a proposé de rester chez lui pour la journée et pour la nuit.
    Nous ne réfléchissons pas longtemps, pas question de louper cette occasion de bénéficier de la légendaire hospitalité marocaine. Entre ballade dans l’Atlas et couscous maison, nous n’avons pas
    été déçus. Pour respecter notre délai, nous n’avons pas le choix&nbsp;: demain ce sera du bus jusqu’à Beni Mellal, la prochaine ville, histoire d’avancer un peu plus vite, puis nous reprendrons
    le vélo. Vous allez dire que l’on n’en fait pas énormément du vélo en ce moment. C’est vrai, mais l’un de nos principaux objectifs pour ce voyage n’est il pas d’aller à la rencontre des gens, de
    découvrir cultures et traditions&nbsp;? Sur ce coup, on est en plein dedans et ça vaut bien le coup de sacrifier quelques kilomètres de pédalage.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Fes---Casablanca/Fes---Casablanca-4643.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Fes---Casablanca 4643">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après une bonne nuit à la marocaine (comprenez à même le sol, sur des tapis), nous avons fait nos au revoir à Ben et sommes montés dans le bus de 6h30, direction
    Beni Mellal. Vu comment nos chères machines ont été une nouvelle fois jetées comme des vulgaires sacs de pommes de terre, nous nous sommes dits en nous installant qu’il faudrait un miracle pour
    qu’elles en ressortent indemnes. Et après avoir vu comment le chauffeur conduisait dans la montagne, on s’est également dit que le coup du miracle, c’était valable pour nous aussi&nbsp;!
    Halléluia, gloire à qui vous voulez, le miracle eut lieu, machines et cyclistes survécurent au bus infernal. Amen.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous avons pris la route avec un rythme plutôt soutenu, vu le faible dénivelé et le peu d’intérêt de l’environnement. Après le déjeuner, nous avons pu vérifier la
    théorie suivante&nbsp;: la probabilité que les conditions météorologiques soient favorables, est inversement proportionnelle au fait que l’on pédale. En d’autres termes, quand on n’est pas sur le
    vélo il fait beau, quand on pédale, il pleut&nbsp;! Notre retour à la vie cycliste s’est donc effectué sous des trombes d’eau. L’après midi ne fut donc pas très agréable, d’autant que certains
    véhicules que nous avons croisés, ne se sont pas vraiment donnés la peine de s’écarter, nous obligeant à rouler sur le bas côté pour ne pas finir sous les roues du dit véhicule.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/215x300/3/08/98/62/Fes---Casablanca/Fes---Casablanca-4948---Copie.JPG" class="CtreTexte" width="215" height="300" alt=
    "Fes---Casablanca 4948 - Copie">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après avoir demandé asile pour la nuit à la gendarmerie du village de Pont d’Imdahane, le gardien de la paix royal (n’oublions pas que nous sommes dans une
    monarchie, donc la gendarmerie n’est pas nationale comme chez nous&nbsp;!) nous a renvoyé vers le gérant du café d’en face, qui, après marchandage, a accepté de nous laisser dormir dans une salle
    chauffée pour un prix modique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Un ciel bleu pour démarrer la journée, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu ça. C’est donc de bonne humeur que nous avons quitté notre hébergement âprement
    négocié. Le faible kilométrage prévu pour cette étape nous autorise à prendre notre temps. Nous pouvons donc pleinement profiter de ces paysages lunaires que nous traversons, en marquant
    régulièrement des arrêts.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Fes---Casablanca/Fes---Casablanca-4958.JPG" class="CtreTexte" width="199" height="300" alt="Fes---Casablanca 4958">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Une chose que nous n’avions pas encore eue et que l’on aurait souhaité éviter est venue perturber un peu la fête&nbsp;: la boue&nbsp;! Le bas côté est constitué
    d’une terre gluante qui vient se coller dans les roues et s’infiltre partout. Un bon embourbage comme on les aime&nbsp;! Chouette&nbsp;! Nous avons nettoyé comme nous le pouvions, mais nos chers
    vélos auront bien besoin d’une bonne douche.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après une longue pause déjeuner suivie d’une micro sieste, il ne nous restait que 30 ridicules kilomètres à parcourir jusqu’à la fin de l’étape. Une broutille
    croyions nous&nbsp;! Mais il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir des forces qui ont décidé que nous allions en baver sur ce tour&nbsp;: le vent s’est soudain levé, et bien sûr, c’est de face
    que nous avons pu en profiter. L’allure s’est donc considérablement réduite mais nous avons tout de même pu atteindre Temelet, où, comme à notre désormais habitude, nous avons demandé un accueil
    auprès de la gendarmerie royale qui… nous a envoyé promener&nbsp;en nous indiquant un lieu d’hébergement à 6km de là, à côté d’une station service. Une fois rendus à la dite station, point de
    lieu. Que faire, la nuit tombe&nbsp;! Hé bien, tout simplement s’en remettre à l’hospitalité marocaine, en l’occurrence celle de Soufiane, le directeur de la station, et des employés, qui nous
    ont permis de dormir sur le toit (abrité)&nbsp; et même de partager leur dîner. Et quel dîner&nbsp;: pas moins de 5 plats, tous plus délicieux les uns que les autres, dans une ambiance des plus
    chaleureuses, pour une des meilleures soirées que nous ayons passée au Maroc&nbsp;!<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Fes---Casablanca/Fes---Casablanca-5060.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Fes---Casablanca 5060">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">C’est donc avec le cœur serré que nous avons quitté nos amis de la station service avec une seule idée en tête&nbsp;: boucler au plus vite les 50km nous séparant de
    Marrakech, pour pouvoir souffler un peu et surtout…nous laver&nbsp;! On a beau dire, être propre ça vous change un cycliste. Sous un ciel plutôt maussade, nous avançons aussi rapidement que nous
    pouvons malgré la piètre qualité de la route (pourtant une nationale&nbsp;! Il y a des progrès à faire concernant le réseau routier marocain&nbsp;!).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">A 10 bornes de la ville, nous décidons que nous ne sommes pas les seuls à avoir besoin d’une bonne douche. Nos 2 vélos ont donc été décrassés comme il le fallait,
    dans un car wash (merci pour la traduction, on sait que «&nbsp;car&nbsp;» ça veut dire voiture en anglais. Mais on n’a pas trouvé de bike wash, donc on s’adapte&nbsp;!).<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Fes---Casablanca/Fes---Casablanca-4939.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Fes---Casablanca 4939">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Une fois dans Marrakech, nous nous sommes confrontés à la loi de la jungle qui semble régner sur les routes de cette ville. Marrakech semble être l’endroit où les 2
    roues ont pris le pouvoir et où règne l’anarchie la plus totale. Des mobylettes et des vélos sortant de partout et se plaçant sur la chaussée comme bon leur semble. La sécurité, on oublie,
    l’important c’est d’aller vite. Certains ont des casques…mais ils ne les portent jamais. Ils sont simplement accrochés sur le côté de l’engin. Après tout, c’est plus logique de protéger la
    carrosserie des éraflures que le crane des chocs&nbsp;! Enfin bref, tout ça c’est assez éprouvant après des jours de circulation sur des routes peu fréquentées.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Près de notre lieu d’hébergement, nous croisons 2 Hollandais à vélo, partis du sud de l’Espagne et descendant jusqu’en Afrique du Sud. Vous voyez bien qu’il y a
    plus inconscient que nous&nbsp;! Après avoir un peu galéré pour retrouver l’hôtel, nous avons enfin pu poser nos bécanes et prendre nos marques dans une ville que nous allons visiter pendant 6
    jours.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Fes---Casablanca/Fes---Casablanca-5191.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Fes---Casablanca 5191">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Marrakech. Ce simple nom a suffit à nous faire avancer (et saliver) pendant notre périple marocain. Ca booste bien la perspective de retrouver la famille et de
    s’accorder une semaine de repos dans un cadre pas désagréable&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Cette semaine a tenu toutes ses promesses, et comme toutes les choses agréables, elle est passée trop vite&nbsp;! Au programme&nbsp;: visite de la ville, ballade et
    achats dans les souks (PE a développé la technique de marchandage ultime&nbsp;: dire qu’il habite à Marrakech&nbsp;!), dégustation de thé et de bons petits plats marocains… Bref, la belle
    vie&nbsp;!<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Fes---Casablanca/Fes---Casablanca-5248.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Fes---Casablanca 5248">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Et puis on a beau jouer les gros durs, aventuriers, baroudeurs, sans attaches, libres comme le vent…, revoir la famille ça fait quand même quelque chose. Les au
    revoir n’en sont que plus douloureux.&nbsp; Nous réalisons également que Marrakech était notre dernière grosse étape marocaine. Dans une semaine nous nous envolerons pour l’Amérique du Sud.
    Nouveau départ, nouvelle aventure. On aura largement le temps d’en reparler. D’ici là, savourons nos derniers kilomètres marocains et gardons en tête ces bons souvenirs marrakchis (et également
    d’Essaouira, superbe ville balnéaire à 160km de Marrakech, où nous avons fait une petite excursion d’une journée en compagnie des parents Paris).<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x96/3/08/98/62/Fes---Casablanca/Essaouira-2.jpg" class="CtreTexte" width="300" height="96" alt="Essaouira 2">&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ayant déjà le Pérou en ligne de mire, la route menant à Casablanca n’a pas vraiment trouvé grâce à nos yeux, tant l’intérêt présenté par celle-ci fut réduit. Peu de
    péripéties à signaler sur ces 3 jours, si ce n’est que nous avons connu notre première expérience de la fauche au Maroc, dans la pas du tout charmante ville de Settat. En effet, c’est en
    chargeant son vélo que PE s’est rendu compte que son guidon semblait dépouillé. Pendant la nuit, quelqu’un s’était donc amusé à chiper les peluches accrochées au dit guidon. Pas bien grave direz
    vous. Certes, la valeur matérielle est faible, mais la sentimentale est bien plus élevée, puisqu’il s’agissait d’un cadeau de proches. Sur le vélo, on a largement le temps de cogiter et de se
    laisser envahir par la nostalgie ou la mélancolie. Se rattacher à quelque chose de physique, aussi futile que ce soit, peut s’avérer très réconfortant dans des moments difficiles. Ce vol a donc
    un peu plombé l’ambiance, mais n’a pas empêché notre progression fulgurante sur cette route de plus en plus fréquentée.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Fes---Casablanca/Fes---Casablanca-5872.JPG" class="CtreTexte" width="300" height="200" alt="Fes---Casablanca 5872">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">L’arrivée sur Casa promettait d’être agitée et elle a effectivement tenu toutes ses promesses. Au royaume des fous du volant, certains Casablancais (on n’est pas
    sûrs de l’appellation exacte des habitants de cette ville, mais on s’est dit que ça sonnait bien) sont les rois&nbsp;! Dépassements hasardeux, vitesse plus qu’excessive, ignorance totale des
    règles les plus basiques du code de la route… On pensait avoir tout vu depuis notre arrivée à Tanger mais rien de comparable&nbsp;! Nous sommes tout de même arrivés entiers dans le superbe
    appartement de Mme El Khatabi, qui nous fait la gentillesse de nous héberger pour ces quelques jours sur Casa avant de prendre notre avion.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Fes---Casablanca/Fes---Casablanca-6205.JPG" class="CtreTexte" width="199" height="300" alt="Fes---Casablanca 6205">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Justement nous profitons de ces quelques jours dans cette ville de Casablanca pour reprendre des forces, nous poser, et visiter un petit peu tout de même, car il y
    a de quoi voir dans cette immense ville. C’est également l’occasion de faire le bilan de notre expérience marocaine que nous jugeons très positive.<br>
    <br>
    Pour développer un peu niveau images, vous pouvez cliquez <span style="text-decoration: underline;"><strong><a href="http://www.racontemoitonpays.org/album-1572078.html">ici</a></strong></span>,
    si bien sûr le coeur vous en dit!<br>
    <br>
    Et puis on ne pouvait pas conclure sans une petite vidéo pas piquée des hannetons dont vous nous direz des nouvelles !<br>
    <br></span>
  </p>
  <div>
    <object type="application/x-shockwave-flash" height="272" width="480" data="http://www.dailymotion.com/swf/xc8bmh">
      <param name="allowFullScreen" value="true">
      <param name="allowScriptAccess" value="always">
      <param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xc8bmh">
    </object>
  </div><br>
  <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xc8bmh_marrakech-f%C3%A9vrier-2010_travel">Marrakech février 2010</a></strong><br>
  <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/racontemoitonpays">racontemoitonpays</a>. - <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/travel">Evadez-vous en vidéo.</a></em><br>
  <br>
  Nous nous lançons maintenant dans une nouvelle aventure, excitation et appréhension sont bien-sûr au rendez vous. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de ce qu’il en est. A très
  vite&nbsp;!]]></description>
        <pubDate>Mon, 15 Feb 2010 13:34:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.racontemoitonpays.org/article-de-fes-a-casa-maroc-suite-et-fin-44987117.html</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-de-fes-a-casa-maroc-suite-et-fin-44987117-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Maroc n' Roll]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-maroc-n-roll-43902862.html</link>        <description><![CDATA[<p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Ah le Maroc&nbsp;! Enfin&nbsp;! Terminé l’Europe, à nous l’Afrique&nbsp;! Comment ça,
    cela fait une semaine que nous y sommes et que l’on ne vous écrit que maintenant&nbsp;? Mais va falloir vous calmer sur les délais chers amis, il y en a qui pédalent ici&nbsp;! Bon, allez, c’est
    parti pour le compte rendu, puisque vous insistez&nbsp;!<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    Comme on vous sait&nbsp;mordus de belles images, tout se trouve <span style="background-color: #ffff00;"><a href="http://www.racontemoitonpays.org/album-1559152.html"><span style=
    "background-color: #ffff00;">ici</span></a></span> !<a href="http://www.racontemoitonpays.org/album-1559152.html">&nbsp;</a><br>
    <br>
    Nous en étions restés à Tanger, où nous avions reçu un superbe accueil. Hé bien, on peut vous dire qu’il y a des gens qui vous donnent envie de prolonger une étape et qui vous fournissent
    quelques regrets quand l’heure est venue de reprendre la route. Jean-Pierre et Muriel font partie de ces gens là. Gentils, bienveillants, disponibles… le vocabulaire le plus laudatif (si si, ça
    existe&nbsp;!!) ne suffirait pas, tellement nous avons été choyés pendant ce séjour tangérois. Mais cela ne veut pas dire qu’il a été de tout repos. La preuve, nous avons à peine eu le temps de
    visiter la ville tellement nous avons été occupés. L’activité chronophage&nbsp;? Rencontrer les enfants. Nous sommes passés devant ni plus ni moins de 3 classes de primaire (2 CE1 et 1 CM1),
    ajouté à cela une présentation devant 100 enfants de maternelle. Expérience vraiment géniale, mais bien crevante&nbsp;!<br>
    <br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><img width="200" src=
    "http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-3495.JPG" alt="Tanger-Fes 3495" height="300" class="CtreTexte"><br>
    <br>
    Le reste du temps fut consacré à la discussion avec le personnel de l’école (les enseignants en particulier), les parents, et même quelques jeunes marocains que nous avons rencontrés dans un club
    de billard, où nous avions été emmenés par Vincent, un des profs de CE1, très investi dans le projet, et à qui nous devons beaucoup (particulièrement une invitation à un délicieux couscous et une
    interview donnée à un journaliste d’un canard local que vous pourrez retrouver en cliquant <a href="http://www.lejournaldetanger.com/article.php?a=2747" target="_blank"><span style=
    "background-color: #ffff00;">ici</span></a>.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Tanger nous a vraiment émerveillés, de par la diversité de ses quartiers et de son
    architecture, de son activité incessante et de sa population toujours en mouvement, de par sa situation géographique et les conséquences que cela entraine. Mais il faut bien sortir les vélos du
    garage si nous voulons pouvoir partir à la découverte de ce pays fascinant qu’est le Maroc.<br>
    <br>
    <img width="200" src="http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-3638.JPG" alt="Tanger-Fes 3638" height="300" class="CtreTexte"><br>
    <br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Après une séance photo devant l’école, nous avons dit au revoir à Jean-Pierre et
    Muriel, et nous nous sommes enfoncés dans les rues agitées de Tanger, prêts à braver la conduite marocaine, contre laquelle on nous a tant averti. Notre objectif de la journée&nbsp;: Larrache,
    située à 85km, ville où le réseau de l’école française avait pu nous trouver un hébergement.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Les lecteurs assidus que vous êtes n’auront pas manqué de remarquer qu’à chaque étape
    de reprise, il nous est arrivé quelque chose de fâcheux, nous empêchant de réaliser le kilométrage prévu. Barcelone&nbsp;: grosse fatigue. Alméria&nbsp;: problème mécanique. Tanger&nbsp;: soyez
    patients, que diable&nbsp;! Hé bien,&nbsp;nous ne vous ferons pas le plaisir de vous narrer une énième galère, bande de sadiques&nbsp;! Pour la première fois depuis notre départ, un miracle
    météorologique et topologique s’est accompli&nbsp;:du soleil, pas de vent et du plat. Halléluia&nbsp;! Résultat, nous filons comme le vent (qui lui est absent, suivez un petit peu, ça commence à
    devenir pénible de devoir tout répéter&nbsp;!), et c’est abasourdis par notre performance que nous avons atteint Larrache à … 13h30&nbsp;! Après avoir déjeuné de poisson grillé pour la modique
    somme de 40 dirhams (soit moins de 4€) et étudié la carte, nous décidons de pousser jusqu’à Moulay Bousselham, en ayant au préalable décommandé notre hébergement à Larrache (que ceux qui ont
    songé à un jeu de mots douteux nous copient 500 fois «&nbsp;je ne dois pas douter du talent narratif de David et Pierre-Etienne&nbsp;») et confirmé un autre lieu d’accueil sur Moulay. Nous nous
    sommes enfoncés dans la campagne profonde, celle où des routes bitumées succèdent à des pistes défoncées (nos vélos n’ont pas tellement apprécié d’être transformés en VTT), celle où les ânes,
    vaches, poules, chevaux, moutons (pas de cochons, vous oubliez où nous nous trouvons&nbsp;?) peuvent côtoyer les voitures les plus modernes, celle où des bus surpeuplés dépassent des tracteurs
    surchargés, celle où des enfants un peu agressifs vous courent après et manquent de vous faire tomber… On a donc eu tout ça pendant une cinquantaines de kilomètres, pour arriver épuisés à Moulay,
    après cette étape de 140km. New record&nbsp;!!!<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <img width="300" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-3700.JPG" alt="Tanger-Fes 3700" height="200" class="CtreTexte"><br>
    C’est donc après avoir bien écrasé que nous avons connu le plaisir de nous réveiller au bord de la mer et d’entendre le bruit des vagues au petit déj. Mais il a bien fallut quitter ce lieu
    magique pour rouler cette étape devant nous amener à Kenitra. Les jambes un peu lourdes de la journée héroïque de la veille, nous nous confrontons dès le début aux joies de la piste marocaine.
    Ah, le bonheur de devoir zigzaguer entre les trous, éviter les bosses et les plaques de sable glissantes, le tout en laissant passer les camions. Oui car au Maroc, le code de la route est
    simple&nbsp;: plus tu fais mal à l’autre en cas de choc, plus tu as la priorité. Ainsi le camion l’emporte sur la voiture qui l’emporte sur le vélo… On pourra noter une sorte d’exception à cette
    règle, car les ânes nous laissent passer. N’en déduisez pas que l’on peut se prendre un âne dans les dents sans douleur, ça pèse son poids ces bêtes là&nbsp;!</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Mais tout ça est tellement pittoresque, parfois incongru. Nous nous sommes fait
    engluer dans un embouteillage monstre aux abords d’un marché. Nos voisins de bouchon&nbsp;: un âne, un cheval attelé à une carriole en bois, un camion, une mobylette défoncée, des moutons, une
    vache, quelques vélos rouillés et des poules à nos pieds. Surréaliste&nbsp;!<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <img width="300" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-4089.JPG" alt="Tanger-Fes 4089" height="200" class="CtreTexte"><br>
    Nettement moins sympa, nos rencontres avec quelques groupes d’enfants nous courant après et nous jetant parfois des objets, heureusement sans nous atteindre.&nbsp;Nous avons pu également
    constater qu’il était totalement inutile de demander à un local de nous indiquer la distance restant à parcourir par rapport à un point. 5 ou 100 km, cela varie selon la personne, et les panneaux
    d’indications kilométriques ne sont guère plus fiables. L’étape nous a donc paru assez longue, mais nous sommes finalement arrivés à Kenitra, hébergés à l’école marocaine Don Bosco par le père
    Cristobal, directeur du lieu. Ont suivi une invitation dans les locaux d’une agence de communication (ou comment parler packaging pendant une heure) puis un dîner très sympa en compagnie des
    prêtres de l’école.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Nous avions été prévenus la veille par le père Cristobal de notre intervention devant
    les enfants de son école. Aussi, aussitôt le petit déjeuner avalé et les affaires bouclées, nous nous sommes rendus avec nos vélos dans la cour de l’école et sommes montés sur l’estrade devant
    700 paires d’yeux braquées sur nous&nbsp;! Notre mission&nbsp;: expliquer en 5 minutes maximum à cette large audience, les raisons de notre venue. Ceci restera un grand moment de notre voyage,
    car être applaudis par 700 personnes, prendre un bain de foule et entendre celle-ci crier «&nbsp;Raconte moi ton pays&nbsp;» en français puis en arabe, on peut vous dire que çà donne des
    frissons&nbsp;!<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <img width="300" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-3735.JPG" alt="Tanger-Fes 3735" height="200" class="CtreTexte"><br>
    C’est donc avec un grand sourire que nous avons pris la route pour Rabat, route qui fut avalée en une bouchée de temps. Nous voyons vraiment la différence par rapport au début, quant à la
    capacité de nos jambes à pousser sur les pédales. Une fois arrivés sur Rabat, nous comptions demander asile auprès du directeur de l’école française Chénier, avec qui nous avions pris contact le
    jour précédent. Quand celui-ci nous a appelé pour nous demander où nous en étions et que nous lui avons répondu que nous étions déjà sur place, il nous a annoncé qu’une classe de CM2 était prête
    à nous recevoir dans…10 minutes&nbsp;! Branle bas de combat, on se change en 4<sup>e</sup> vitesse et c’est parti pour une intervention d’une heure, très réussie&nbsp;! On commence à bien
    maîtriser notre discours et ça se sent à la réaction des élèves. Nous avons ensuite eu la chance d’être invités à partager la galette des rois avec une classe de grande section de
    maternelle.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">A la sortie, nous ne savions toujours pas où nous allions passer la nuit. C’est alors
    que Michel s’est présenté à nous. Enseignant en maternelle, il nous a simplement proposé de nous héberger. Et nous voilà partis à vélo,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> à travers la
    médina, pour pénétrer dans la demeure de Michel, de sa femme Adriana et de leur petit garçon Fagundo&nbsp;: un superbe riad au cœur de la médina. Dure la vie de
    voyageur&nbsp;!</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Ah Rabat&nbsp;! Une escale comme on les aime&nbsp;: repos, visites et rencontres. Nos
    hôtes nous ont charmé par leur état d’esprit, leur vision très réaliste du Maroc d’aujourd’hui, et pour ne rien gâcher, par leur passion du voyage. Ca en a fait de la bonne discussion tout
    ça&nbsp;! Nous avons pu nous balader dans la médina et dans la kasbah (pour les incultes, la médina correspond à la vieille ville, la kasbah à la forteresse) de cette ville très occidentalisée
    par endroits, plus traditionnelle par d’autres. Tout ceci fut complété par une visite de la ville en voiture en compagnie d’Amina et de sa petite famille, avec qui nous avons passé une après midi
    fort sympathique. Seul bémol&nbsp;: la pluie a fait son apparition en terre marocaine et risque fort d’être de la partie pour les jours à venir. De quoi avoir envie de prolonger notre escale
    rabatie, mais il faut bien avancer un peu&nbsp;!<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <img width="200" src="http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-3955.JPG" alt="Tanger-Fes 3955" height="300" class="CtreTexte"><br>
    De la pluie prévue par la météo marocaine&nbsp;? Qu’importe, nous préparons à affronter les éléments en décidant d’ignorer la proposition certes très alléchante de Michel, de rester chez lui
    jusqu’au retour du soleil. Et surprise quand nous sortons, point de pluie&nbsp;! C’est donc au sec que nous avons pu quitter Rabat. Mais la météo locale est a priori malheureusement fiable, et
    l’eau nous est tombée dessus au bout de quelques kilomètres. Mais sans vent et avec une température raisonnablement haute, avancer est toujours possible. Quelques coins de ciel bleu nous donnent
    de l’espoir, vite envolé quand la grosse couche nuageuse a pris le dessus. Et c’est en pleine averse que nous est arrivé ce que nous n’avions pas eu en 2000km&nbsp;: une crevaison, sur la roue
    arrière de David en l’occurrence. PE le mécano en chef a pris les choses en main et c’est avec une chambre à air toute neuve sur l’un des vélos que nous avons pu continuer à braver les
    gouttes.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">C’était décidément la journée des expériences&nbsp;: après la crevaison, l’arnaque à
    la marocaine. Nous étant arrêtés dans un petit restau pour casser la croute, nous nous voyons apporter en plus de notre commande, salade, riz et autres accompagnements. Pensant que cela faisait
    partie du menu, nous dévorons joyeusement. Grave erreur, la douloureuse a bien porté son nom. Comparé au prix que nous aurions payé en France pour le même repas, c’est loin d’être une arnaque,
    mais pour le Maroc nous avons trouvé ça limite. Moralité, toujours fixer le prix avant si l’on veut éviter de passer pour de parfaits pigeons&nbsp;!<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <img width="300" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-4033.JPG" alt="Tanger-Fes 4033" height="200" class="CtreTexte"><br>
    L’après midi pluvieuse se déroula sans trop de problèmes, et nous avons atteint Khemisset, notre étape du jour, en fin d’après midi pour terminer dans un hôtel miteux mais très pittoresque, où
    nous avons pu côtoyer des Marocains en sortie au café. Dépaysant&nbsp;! Nous avons également pu constater qu’une journée de vélo suffisait à nous faire facilement tomber dans les bras de Morphée
    malgré les hurlements de plusieurs dizaines de jeunes Marocains en furie devant un match de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). L’insomnie ne nous guette donc pas&nbsp;!</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Khemisset par temps gris, ce n’est pas ce qu’il y a de plus réjouissant. Déjà qu’en
    temps normal ce ne doit pas être le top, alors imaginez la morosité ambiante quand nous avons pris la route ce matin. Mais restons positifs&nbsp;: il fait gris, OK, mais il ne pleut pas. Et après
    seulement quelques kilomètres, nous avons eu le plaisir de nous taper une descente du feu de dieu. Plusieurs kilomètres sans pédaler, le pied&nbsp;! Seulement nous ne sommes pas au ski. Après une
    bonne descente, pas de télésiège pour nous remonter. Et ces quelques minutes de bonheur furent vite oubliées quand elles laissèrent place à des heures de labeur (en plus ça rime, quel
    talent&nbsp;!). C’est fou comme on finit par regretter une descente quand la montée qui suit s’annonce. Mais bon, on voit clairement que nos jambes se sont endurcies et la grimpette abrupte passe
    plutôt bien, surtout que le paysage vaut le coup d’œil.<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <img width="200" src="http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-4115.JPG" alt="Tanger-Fes 4115" height="300" class="CtreTexte"><br>
    Après avoir remonté l’équivalent de ce que nous avions joyeusement descendu, nous avons pu découvrir le pays de collines que constitue une partie du Maroc. Ca monte doucement, ça descend
    doucement, et ce, un nombre incalculable de fois. Plutôt usant. Allez, on s’accorde une petite pause dans un café perdu au milieu de la campagne et tenu par une vieille femme qui nous sert un thé
    contenant des feuilles ne ressemblant pas du tout à de la menthe. Un peu bizarre au goût, mais ça se laisse boire. On se demande encore ce que l’on a ingurgité&nbsp;!</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">4 jeunes locaux rentrent dans le lieu en question et s’affairent dans un coin. Que
    font-ils&nbsp;? Nous rentrons voir et comprenons vite&nbsp;: le billard était caché.&nbsp;Nous ne sommes plus très loin de Meknès, aussi nous pouvons prendre notre temps et défier ces joueurs
    pendant une petite heure. Résultat peu glorieux sur le plan sportif mais très réussi sur le plan humain.<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <img width="300" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-4092.JPG" alt="Tanger-Fes 4092" height="200" class="CtreTexte"><br>
    Le soleil a ensuite eu la bonne idée de pointer le bout de ses rayons et c’est en sa réchauffante compagnie que nous avons rejoint Meknès pour visiter pendant 2 jours notre deuxième ville
    impérial du Maroc, après Rabat, en attendant de voir les 2 dernières&nbsp;: Fès et Marrakech.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">La ville de Meknès s’est donc offerte à nous pendant ces jours off. Nous l’avons bien
    arpentée , entre la visite du mausolée Moulay Ismaïl (un des seuls accessibles aux non-musulmans), balade dans la médina et ses nombreux marchés très colorés, et dégustation de nombreux thés à la
    menthe. Un bon séjour, un peu agité pour PE qui a connu les joies de la digestion difficile.<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <img width="300" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-4198.JPG" alt="Tanger-Fes 4198" height="200" class="CtreTexte"><br>
    Avec des intestins ayant dansé la samba une partie de la nuit, c’est dans une forme plus que moyenne que le départ fut lancé pour cette petite étape de 60km entre Meknès et Fès. Par contre,
    serait ce trop demander un peu de soleil au Maroc&nbsp;?! A priori oui, le ciel fait grise mine. Pressés d’arriver, nous abrégeons les pauses. A noter que dans le café où nous nous sommes arrêtés
    pour souffler (on n’est pas des bêtes quand même&nbsp;!), d’autres soufflaient eux aussi, mais de la fumée d’une substance très cultivée au Maroc et qui fait «&nbsp;bronzer la tête&nbsp;» pour
    reprendre une expression fréquemment entendue ici.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Arrivés à Fès, nous avons pris nos quartiers dans le superbe appartement de M.
    Martinez, avant de nous enfoncer dans les ruelles de l’immense médina, puis de conclure cette journée par un délicieux couscous. Allez hop, 2 jours sans vélo. Youpi&nbsp;!</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Fès. Ville envoûtante et effrayante à la fois. Du monde partout, des échoppes à toutes
    resserrées, ça pousse, ça crie, ça vit quoi&nbsp;! Le sport roi pour les touristes semble être de se perdre dans les rues de ce qui est censé être (d’après les guides), la plus belle médina du
    Maroc. Et c’est vrai qu’elle impressionne cette médina. A perte de vue des ruelles, des impasses, un vrai labyrinthe avec des murs parfois si hauts qu’ils laissent à peine passer la lumière du
    jour. Ne nous demandez pas de retrouver tel ou tel magasin, nous en serions bien incapables&nbsp;! Il est d’ailleurs amusant de constater les disparités entre les boutiques. Vous pouvez très bien
    passer devant un atelier produisant tapis ou poteries d’une manière artisanale, pour ensuite atterrir à côté, dans un local vendant de l’électronique avec musique américaine (généralement RnB ou
    hip hop, tout ce qu’il y a de plus commercial) à fond la sono.&nbsp;Tradition et modernité cote à cote. Symbole du Maroc d’aujourd’hui&nbsp;?<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <img width="300" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-4446.JPG" alt="Tanger-Fes 4446" height="200" class="CtreTexte"><br>
    Nous avons pu côtoyer de près cette population de la médina, notamment en passant une soirée à jouer au billard et à regarder un match de la CAN, en compagnie de la jeunesse local, dans un
    endroit sur lequel nous sommes tombés complètement par hasard, et que là aussi on aura du mal à retrouver. Ici, le «&nbsp;bronzage de la tête&nbsp;» est de rigueur, le kiff circule librement et
    petits et grands tirent sur leurs «&nbsp;cigarettes détendantes&nbsp;». Hé, on ne touche pas à ça nous&nbsp;!!</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Cette halte à Fès sera également marquée par notre rencontre avec 2 classes de CM2 de
    l’école française locale. Toujours aussi sympa.<br></span></span></span><span style="color: #ffffff;"><span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    <img width="200" src="http://img.over-blog.com/200x300/3/08/98/62/Tanger-Fes/Tanger-Fes-4615.JPG" alt="Tanger-Fes 4615" height="300" class="CtreTexte"><br>
    Nous comptions nous lancer à l'assaut de l'Atlas, mais les petits problèmes de santé de PE nous ont incité à la prudence. Aussi, nous nous accordons une journée de repos supplémentaire, qui sera
    compensée par une nouvelle expérience, celle du bus marocain. Mais ne pensez pas que nous voulons nous laisser aller à la flemardise pendant tout ce voyage. Dès que cela ira un peu mieux, retour
    direct sur les vélos !^<br></span></span></span>
  </p><br>
  <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">Et puis comme ça faisait longtemps qu'on avait pas montré nos bobines à la caméra, tenez, c'est cadeau
  !<br></span></span>
  <div>
    <object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.dailymotion.com/swf/xc1l6b&amp;related=0" height="272" width="480">
      <param name="allowFullScreen" value="true">
      <param name="allowScriptAccess" value="always">
      <param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xc1l6b&amp;related=0">
      <param name="allowfullscreen" value="true">
    </object><br>
    <b><a href="http://www.dailymotion.com/video/xc1l6b_fes_travel">Fes</a></b><br>
    <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/racontemoitonpays">racontemoitonpays</a>. - <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/travel">Voyage et découverte en vidéo.</a></em>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 29 Jan 2010 22:02:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.racontemoitonpays.org/article-maroc-n-roll-43902862.html</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-maroc-n-roll-43902862-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Iberezina]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-iberezina-43513464.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Chers lecteurs, vous vous dîtes surement qu’il serait grand temps d’apporter la touche finale à cette histoire espagnole, que ça commence à bien faire les
    tortillas, et que les tagines vous et nous attendent (oui, cela s’appelle des clichés, et nous l’assumons totalement. De toute façon, c’est notre journal de bord, donc on met ce que l’on veut
    dedans&nbsp;! Non mais&nbsp;!). Rassurez-vous, cet article sera le dernier sur nos aventures ibériques. Et comme on n’a pas oublié notre promesse, vous pourrez retrouver les photos de celles-ci
    en cliquant <span style="background-color: #ffff00;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.racontemoitonpays.org/album-1554765.html">ici&nbsp;</a></span></span>! Mais ne
    vous précipitez pas sur ce lien comme des morts de faim. Vous aurez tout le temps de le faire une fois que la lecture savoureuse de ces lignes sera terminée&nbsp;!<br>
    <br>
    <img alt="Barcelone-Algesiras 2659" height="300" width="199" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Barcelone-Algesiras/Barcelone-Algesiras-2659.JPG">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Mais commençons plutôt par que nous ne faisons pas habituellement&nbsp;: raconter nos malheurs. Qui a osé dire menteurs&nbsp;?! Les lignes qui vont suivre se
    veulent être la chronique d’une journée pourrie. Il faut pour cela revenir en arrière. Souvenez vous, lecteurs attentifs que vous êtes, nous en étions resté au camping de Castell de Ferro. Mais
    hélas, cette journée n’était pas terminée. Nous pensions pouvoir nous coucher tôt afin de partir de bonne heure et pouvoir rouler un maximum. Mais des trombes d’eau se sont abattues sur notre
    campement. Les gentils gérants du camping, jugeant qu’ils ne pouvaient pas nous laisser sous la tente par un temps pareil, nous ont proposé un abri dans un appartement. Aussi, le temps de tout
    ranger, de s’installer et de dîner, il était passé minuit. Allez hop, on repousse le réveil&nbsp;! Le matin, la pluie a cessé mais le vent n’est pas parti, loin de là. Se farcir de la montagne
    avec de telles rafales nous clouant littéralement sur place, fut, vous vous en doutez, très douloureux. Et on a&nbsp; pu perfectionner notre technique de poussée du vélo, car par moments, il ne
    nous était tout simplement pas possible de rester dessus. Ereintant (faut se les pousser les 55kg que constituent le vélo plus son chargement dans une pente archi raide&nbsp;!) et frustrant car
    malgré des efforts importants, on ne progresse pas du tout&nbsp;! Tiens, un tunnel. Impossible de l’emprunter, bien trop dangereux vu notre faible vitesse. Nous avons donc dû passer par un
    sentier de randonnée surplombant la route, et déplacer nos montures à la force de nos petits bras. L’horreur&nbsp;! Vu le nombre de fois ou l’on a été obligé de descendre de vélo et de pousser,
    on commence presque à se demander l’utilité de s’être encombré de ces 2 roues, si c’est pour circuler à pied. L’après-midi ne se passa guère mieux, le vent ne nous laissant aucun répit. Et la
    poussette de vélo a continué, notamment sur une fameuse pente à 15% qui nous donne encore des sueurs froides. Nous avons également pu constater qu’il était tout à fait possible de reculer dans
    une descente par grand vent de face.<br>
    <img alt="Barcelone-Algesiras 3289" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Barcelone-Algesiras/Barcelone-Algesiras-3289.JPG">&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Miraculeusement, nous avons quand même pu rouler/marcher 70 bornes et nous poser dans un camping de Torrox Pueblo pour tenter d’oublier les caprices éoliens, et
    espérer un peu de pitié des cieux pour les jours à venir.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après avoir mangé notre pain noir la veille, nous espérions qu’était venu le temps du pain blanc, en nous levant. Grand ciel bleu, de ce côté, tout baigne. Le vent
    soufflant de face nous fait craindre une répétition des évènements du jour précédent, mais cela s’est vite calmé. Le relief étant raisonnable, nous avançons vite et nous pouvons même nous
    permettre une longue pause pour changer une nouvelle fois la béquille de PE, puis une autre pour déjeuner au soleil le long d’une plage de Malaga.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Les stations balnéaires se succèdent, toutes peuplées de séniors profitant du soleil. Lors d’un arrêt, 2 mémés anglaises nous ont trouvé «&nbsp;amazing&nbsp;». Nous
    avons terminé cette bonne étape en nous heurtant à la logique espagnole&nbsp;: pas de route le long de la côte, seulement de la voie rapide, sorte d’autoroute où les vélos sont
    «&nbsp;admis&nbsp;». Et c’est parti pour 20 km de grand frisson, où nous avons poussé (pas littéralement, cette fois c’est au sens figuré&nbsp;!) nos machines à une vitesse éclair, pour pouvoir
    passer cette route hostile le plus rapidement possible. Après 104 km pédalés, nous plantons la tente à l’entrée de Marbella (aucun milliardaire n’a voulu nous prêter son yacht), en rêvant à
    Algesiras, terminus de notre aventure espagnole.<br>
    <img alt="Barcelone-Algesiras 3380" height="300" width="199" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Barcelone-Algesiras/Barcelone-Algesiras-3380.JPG">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous nous étions couchés en sachant que l’on allait devoir affronter la voie rapide au pied du tapis de sol (on a pas de lit, il faut bien adapter, non&nbsp;?), et
    pour l’affronter, on l’a bien affrontée&nbsp;! On peut vous dire que ça réveille de se taper 5km à fond pour éviter d’être imprimé sur la route par une voiture ou par un poids lourd. Mais
    l’avantage, c’est que l’on va vite, et nous sommes arrivés à Marbella pour prendre un café bien mérité le long de la plage. Grand soleil, lunettes noires sorties, difficile de se croire au mois
    de janvier. La neige d’Argenton est décidément bien loin.<br>
    <img alt="Barcelone-Algesiras 3412" height="200" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Barcelone-Algesiras/Barcelone-Algesiras-3412.JPG">&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après avoir longé le ramblais, nous avons du reprendre notre allure soutenue pour cause de voie rapide, pour déjeuner au bord de la mer, à Estepona, station
    balnéaire très fréquentée. Micro sieste pour digérer, puis discussion intéressante avec une backpackeuse allemande revenant tout juste du Maroc, et en voyage à travers le monde depuis un an et
    demi.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous avons également pu juger de la meilleure heure pour prendre la voie rapide&nbsp;: 15h, pendant la sieste. On parlait de clichés&nbsp;?<br>
    <img alt="Barcelone-Algesiras 3435" height="200" width="300" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Barcelone-Algesiras/Barcelone-Algesiras-3435.JPG">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">A 5km de notre lieu d’arrivée prévu, nous décidons de faire une pause café dans un petit port nommé Puerto Sotogrande. Simple petite bourgade sur la carte qui s’est
    révélée être un port de luxe, empli de yachts et peuplés d’anglais. Et c’est toujours quand on pense que l’étape est terminée qu’il arrive quelque chose&nbsp;! 4km jusqu’au camping, une broutille
    pensions nous. Grave erreur. La montagne s’est rappelée à notre bon souvenir, histoire de nous faire encore plus détester l’Espagne et son relief. Et comme les indications ibériques sont plus
    qu’hasardeuses, nous avons même gravi 2 fois la même côte, histoire de finir cette journée sur les rotules, mais heureux de savourer cette dernière nuit en terre espagnole, avant le Maroc.<br>
    <img alt="Barcelone-Algesiras 3444" height="200" width="300" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Barcelone-Algesiras/Barcelone-Algesiras-3444.JPG">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Pressés d’arriver à Algesiras, les 20km nous en séparant furent vite avalés, la route facile, sans trafic et pleine de descente nous y aidant bien. Une fois sur le
    port, petite galère pour trouver les bon billets, mais c’est finalement sans trop de problèmes que nous avons pu prendre place dans la queue pour l’embarquement au milieu des voitures et camions
    dont les conducteurs nous regardaient d’un air médusé (on commence à avoir l’habitude&nbsp;!). Le retard du ferry n’a guère entamé notre bonne humeur, et nous en profitons pour discuter avec les
    chauffeurs des camping car français situés à côté de nous. Une fois à bord, nous avons eu du mal à lutter contre le mal de mer tellement la houle était forte, mais nous avons réussi à ne pas
    repeindre les toilettes de ce beau ferry, et débarquons à Tanger en passant devant tout le monde. Pour une fois qu’on va plus vite à vélo, on ne va pas se priver&nbsp;!<br>
    <img alt="Barcelone-Algesiras 3474" height="300" width="199" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Barcelone-Algesiras/Barcelone-Algesiras-3474.JPG">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Accueillis au port par Jean-Pierre Lugli, directeur de l’école française de Tanger, venu nous chercher à vélo, nous remontons tranquillement le long des avenues de
    cette ville qui nous charme déjà par son atmosphère grouillante de monde. Sur la place à côté de l’école, nous prenons notre premier thé à la menthe en terre marocaine (à notre avis, c’est loin
    d’être le dernier&nbsp;!), en compagnie de quelques professeurs français, avant de monter nous changer et prendre l’apéro en compagnie de Jean-Pierre et de sa femme Muriel, enseignante à l’école,
    décidément aux petits soins. Ont suivi un dîner dans un restau de poisson puis une ballade digestive dans Tanger by night. Ca commence bien cette histoire, on vous le dit&nbsp;!<br>
    <img alt="Barcelone-Algesiras 3471" height="200" width="300" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Barcelone-Algesiras/Barcelone-Algesiras-3471.JPG">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 23 Jan 2010 21:34:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.racontemoitonpays.org/article-iberezina-43513464.html</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-iberezina-43513464-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Dans mon pays d'Espagne, Olé!]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-dans-mon-pays-d-espagne-ole--42886752.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Chers lecteurs, les 2 narrateurs sur roulettes que nous sommes tiennent, avant de continuer notre récit, à vous souhaiter à toutes et à tous une excellente année
    2010.<br>
    <br></span>
  </p>
  <div>
    <div>
      <object height="272" width="480">
        <param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xbukmu&amp;related=0">
        <param name="allowFullScreen" value="true">
        <param name="allowScriptAccess" value="always">
        <embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="272" src="http://www.dailymotion.com/swf/xbukmu&amp;related=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true">
      </object><br>
      <b><a href="http://www.dailymotion.com/video/xbukmu_bonne-annee-barcelona_travel">Bonne année Barcelona</a></b><br>
      <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/racontemoitonpays">racontemoitonpays</a>. - <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/travel">Voyage et découverte en vidéo.</a></em>
    </div>
  </div>&nbsp;
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ceci étant dit, revenons à ce qui vous intéresse (les vœux ce n’est pas ce qu’il y a de plus passionnant ni original, non&nbsp;?), la suite de nos aventures. Mais
    tant qu’à rester sur le Nouvel An, peut être voudriez vous savoir comment se sont occupés vos dévoués cyclistes pour le passage de 2009 à 2010. Hé bien, ils ont fêté ça à Barcelone, oui
    carrément, en compagnie de Mathilde et Simon. Au programme de ces quelques jours, visites, ballades, grasses matinées, repos et fiesta. Après ça, difficile de reprendre la route, mais l’appel du
    cycle se fait sentir, alors direction le Sud&nbsp;!<br>
    <img alt="Barcelone-Castell-Ferro 2320" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Barcelone-Castell-Ferro/Barcelone-Castell-Ferro-2320.JPG">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous avions prévu de galérer pour sortir de cette grande ville qu’est Barcelone, mais peut-être pas autant. Une bonne heure à pédaler à toute allure pour éviter de
    se faire méchamment klaxonner et frôler par les automobilistes barcelonais, décidément pas de très bonne humeur le matin. Si vous cherchez un endroit pour déprimer en paix, on vous conseille la
    banlieue de Barcelone sous un ciel gris. Le moral n’était donc pas au beau fixe quand nous avons enfin quitté ces villes sinistres pour longer la côte, déjà plus jolie. Et rien de tel qu’un peu
    de montagne pour se mettre en jambe le matin. La belle route de corniche nous donne du fil à retordre, mais nous en venons à bout et avons déjà parcouru 60 km avant le déjeuner. Pas mal pour une
    reprise&nbsp;! Ah oui, on ne vous a pas parlé du programme prévu&nbsp;: 130 km pour rejoindre notre lieu d’hébergement, un hôtel tenu par le frère d’une amie, à 30 km de Tarragone.<br>
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Hôtel que nous ne verrons malheureusement jamais&nbsp;! On s’explique&nbsp;: juste après la pause, David commença à sentir un énorme coup de fatigue arriver.
    Impossible pour lui de pédaler convenablement. Le coup de mou fatal. Mauvaise alimentation (il est vrai que pendant ces 4 jours, notre alimentation n’aurait pas été mise à l’honneur dans les
    manuels de diététique&nbsp;!)&nbsp;? Reprise trop brutale&nbsp;? Peut-être un peu de tout. Toujours est il que nous avons du prendre la décision de renoncer à l’hôtel et continuer le long de la
    côte, à une allure d’escargot à pédales, pour boucler une étape de 85km douloureuse physiquement comme moralement. &nbsp;Allez, une bonne nuit sous la tente, un plat de pâtes et on espère que ça
    ira mieux demain&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Dormir 10 heures, quel luxe&nbsp;! Hé oui, on se couchant à 20h, on peut être matinal et atteindre ce quota réparateur. Tout devait donc aller pour le mieux en ce
    petit matin, sauf que dès les premiers kilomètres, les jambes de David lui firent sentir qu’elles n’étaient pas encore remises de la pause barcelonaise. Ajouté à cela un temps gris et froid, un
    paysage des plus monotones et pas un chat espagnol dans les rues, vous vous douterez qu’on ne dansait pas la lambada&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Une fois n’est pas coutume, parlons météo. Qui a été raconter qu’il faisait beau en Espagne&nbsp;? Nous allons finir par attaquer le Sébastien Folin ibérique pour
    publicité mensongère&nbsp;! Du soleil en Espagne&nbsp;? Nos yeux (bah oui, nous sommes 2, donc le pluriel de «&nbsp;mon œil&nbsp;» ça donne ça, non&nbsp;?). Péniblement rendus à Tarragone, des
    trombes d’eau nous sont tombées dessus, et ça, juste au moment d’emprunter une route très fréquentée. Idéal. Ces conditions atmosphériques cauchemardesques ont du agir comme un électrochoc, car
    David a retrouvé ses jambes pour les kilomètres de grand frisson, bien aidé en cela par les encouragements de PE. Belle solidarité&nbsp;!<br>
    <img alt="Barcelone-Castell-Ferro 2775" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Barcelone-Castell-Ferro/Barcelone-Castell-Ferro-2775.JPG">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après une pause déjeuner rapide sur le front de mer, dans une station balnéaire déserte, nous avons longé la côte passant de ville morte en ville morte. Pas très
    gai. Au moment d’un arrêt, alors qu’il nous restait 45 minutes avant la nuit, un voyageur à vélo vient à notre rencontre. Tiens, lui aussi il est surchargé. Tiens, lui aussi il parle français.
    C’est comme ça que nous avons rencontré Baptiste, qui effectue un tour d’Europe à vélo, et avec qui nous décidons de passer la soirée et de partager notre lieu de camping. Et à rencontre
    exceptionnelle, lieu de bivouac exceptionnel&nbsp;! Quoi de mieux que de squatter un camping 4 étoiles fermé, face à la mer&nbsp;? Le spot idéal, on vous le dit&nbsp;!<br>
    <img alt="Barcelone-Castell-Ferro 2686" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Barcelone-Castell-Ferro/Barcelone-Castell-Ferro-2686.JPG">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous avons quitté (avec regrets) notre squatt grand luxe et nous avons souhaité bonne route à Baptiste qui partait vers le Nord. Une boule jaune, brillante et
    chauffante luisait dans un ciel d’une couleur inhabituellement bleue. Comment&nbsp;? On appelle ça le soleil&nbsp;? Ha oui, désolés depuis le temps qu’il n’avait pas pointé le bout de son nez
    celui-là, on l’avait presque oublié. Soleil, oui. Grand ciel bleu, d’accord. Mais il semblerait que quelqu’un ou quelque chose ait décidé&nbsp; l’incompatibilité des conditions idéales sur ce
    tour du monde. Des rafales de vent à décorner un taureau espagnol nous ont bien montré que faire joujou avec un vélo pendant un an, au lieu d’aller bosser, ça se méritait. Et de face, c’est
    tellement plus drôle&nbsp;! Mais bon, ne nous laissons pas abattre, on avance certes à la vitesse d’un piéton, mais on avance. Et en prime, on peut même avoir de si jolies vues sur la centrale
    nucléaire, qui embellit cette fin de Catalogne. Heureusement, une descente de 4km nous a fait oublier cette matinée venteuse, et c’est (presque) sans Eole que nous avons rejoint le niveau de la
    mer, pour longer la côte à une allure plus décente.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Par ailleurs, il semblerait que PE ait (volontairement ou pas) outragé le dieu de la mécanique cycliste&nbsp;: après des problèmes de béquille, c’est à présent au
    tour des freins de faire des leurs. Patins usés, pas très sécurisant tout ça. Vivement un magasin de vélo&nbsp;! Mais pourquoi ne pas s’en occuper d’urgence&nbsp;? Pour la simple et bonne raison
    que c’est la fête des rois en Espagne et que tout est fermé. Pas grand chose d’autre à signaler cet après midi, si ce n’est notre première rencontre avec la Guardia Civil, le long de la route,
    que nos «&nbsp;Buenos Dias&nbsp;!&nbsp;» ont eu du mal à dérider. Bizarre.&nbsp;On notera également la présence assez sordide de prostituées le long de ces routes désormais castillanes. Qui a osé
    demander si on s’était arrêté&nbsp;?!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Arrivés à Peniscola avec 100 km dans les pattes, c’est assez ravis que nous sommes tombés sur un camping rempli de retraités français et allemands venus passer
    l’hiver au soleil (quand il y en a, bien sûr), qui nous ont chaleureusement adopté. Douche et même jacuzzi au programme avec pour finir, une invitation à dîner dans la caravane d’un couple
    d’Alsaciens, dont la femme nous a bombardé de blagues coquines après quelques verres de vin. Elle est pas belle la vie&nbsp;?<br>
    <img alt="Barcelone-Castell-Ferro 2663" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Barcelone-Castell-Ferro/Barcelone-Castell-Ferro-2663.JPG">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Peut-être la lassitude du rituel du lever à 6h sous la tente, peut-être la fatigue accumulée depuis notre départ de Barcelone. Toujours est il que le réveil est
    particulièrement difficile ce matin, et les gouttes de pluie qui frappent contre la toile ne nous encouragent pas à mettre le nez dehors. Tiens, on a laissé des affaires sécher cette nuit à
    l’extérieur. Quelle bonne idée&nbsp;! Rien de tel que des fringues trempées pour commencer une journée de bonne humeur.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous avons quitté le camping sénior sous une pluie qui n’allait pas nous lâcher. Il ne nous manque que la grêle et on aura tout eu question météo. Après une petite
    mise en jambes dans les rues de Peniscola, nous voici vite dans le vif du sujet&nbsp;: une voie plus que rapide remplie de camions nous frôlant à 100km/h. A tous les amateurs de Space Mountain et
    autres Goudurix, on vous conseille la N340 par temps de pluie. Niveau adrénaline c’est le top, particulièrement quand nos amis espagnols décident de corser le jeu en supprimant la bande d’arrêt
    d’urgence. On a essayé de ne pas faire le test pour savoir qui gagne à vélo contre poids lourd.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ce sadisme espagnol est l’occasion d’un petit aparté pour exposer une question que l’on se pose régulièrement depuis qu’on a franchi les Pyrénées. Comment un peuple
    qui aime autant le vélo, dont les pratiquants se croisent par centaines le long des routes que l’on parcourt, et qui produit des champions de classe internationale, peut il être aussi vache avec
    les cyclistes&nbsp;? On s’explique&nbsp;: pistes cyclables cabossées, comportant des dos d’âne et se terminant par une marche, indications menant tout droit aux autoroutes… Bref, on peste assez
    souvent.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Mais revenons à nos moutons ibériques. L’avantage d’une nationale très fréquentée, c’est qu’on est obligés d’aller vite. Résultat, les 50km de la matinée,
    entrecoupés de pauses dans des cafés peuplés de routiers fonctionnant au rouge à 9h du mat (rassurant quand on voit le nombre de camions qui nous croisent), furent vite expédiés. Et c’est trempés
    comme des gaspachos (il faut bien adapter les expressions au pays visité) que nous avons déjeuné sous un abribus, à côté de 2 types attendant un bus qui n’est jamais venu&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La digestion a été accélérée par un gros moment de frayeur&nbsp;: une montée raide sous cette maudite pluie, avec vent de face, camions en continu et bien sûr, sans
    bande d’arrêt d’urgence. L’enfer&nbsp;! Nous avons heureusement quitté assez vite ce lieu totalement contre indiqué à tout cycliste souhaitant rester en vie et obliqué sur Benicassim, station
    balnéaire aux routes inondées. La Nouvelle Orléans après Katrina devait ressembler à ça&nbsp;! On oublierait presque de dire qu’après PE, c’est au tour de David de jouer à faire du vélo sans
    freins, pour cause de patins usés.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après une après midi sous des trombes d’eau, et un passage par des zones industrielles malodorantes, c’est rincés dans tous les sens du terme que faute de n’avoir
    pu trouver un camping, nous avons terminé cette étape de 100km dans une pension de Buriana.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Allez, plus que 60 malheureuses bornes et à nous le repos valencian. Mais il était écrit que nous devions boire le calice jusqu’à la lie (oui, nous avons notre
    quota d’expressions recherchées à placer). Dès que nous avons mis le nez dehors, nous avons senti que la température avait chuté par rapport à la veille. Conséquence,&nbsp; la pluie s’est
    transformée en une sorte de neige mouillante. Pas les jolis flocons qui tourbillonnent et viennent gentiment se poser sur votre veste. Non, la sale neige. Celle qui vous transperce les couches de
    vêtements et qui vous laisse aussi trempés qu’avec de la vraie pluie, la sensation de froid intensifiée. Sympa, non&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">C’est donc sous ce temps que nous avons emprunté, et de nuit s’il vous plait, des petites routes toutes cabossées menant tout droit à…l’autoroute&nbsp;!
    Heureusement, on nous a indiqué un moyen de rejoindre une ville qui porte bien son nom&nbsp;: Nules&nbsp;!<br>
    <img alt="Barcelone-Castell-Ferro 2817" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Barcelone-Castell-Ferro/Barcelone-Castell-Ferro-2817.JPG">&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La suite fut beaucoup moins douloureuse puisque tout s’est bien enchaîné jusqu’à Valence, où enfin posés dans une auberge de jeunesse, nous allons tenter de nous
    remettre de nos émotions et de profiter de ces quelques jours sans vélo, entre Valence, Alméria et Grenade&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Justement, ces quelques jours off furent loin d’être inoccupés. Visite express de la ville de Valence avant de prendre un bus pour Alméria, bus qui n’a d’ailleurs
    failli jamais nous voir à son bord, tellement le chauffeur, borné, ne voulait pas que nous y mettions nos vélos.&nbsp;Après d’âpres négociations et autres suppliques, nous avons finalement pu
    partir pour Alméria, où Carl et Patricia nous ont accueilli pour la nuit. Le lendemain matin, départ pour Grenade en bus, mais sans les vélos. Visite de l’Alhambra sous la neige et ballade en
    compagnie de Candice, notre hébergeuse, ont contribué à rendre cette escapade plus que sympathique. De retour à Alméria, nous avons conclu ces 3 jours de repos, par une tournée des bars à tapas,
    en compagnie de Carl et Patricia.<br>
    <img alt="Barcelone-Castell-Ferro 3249" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Barcelone-Castell-Ferro/Barcelone-Castell-Ferro-3249.JPG">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le retour à la vie des routes fut marqué par notre record battu du plus faible kilométrage sur une étape «&nbsp;roulée&nbsp;» (sont donc exclus les jours de repos
    et l’arrêt forcé à Argenton)&nbsp;: 20km&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Retour sur une journée cauchemardesque. Tout avait pourtant bien commencé&nbsp;: les adieux et le chargement ont été expédiés dans des délais raisonnables pour les
    forcenés du temps que nous sommes contraints d’être.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Mais dès les premiers kilomètres, un bruit étrange sur la roue arrière du vélo de David nous fit stopper, examiner, resserrer, sans que cela ne change quelque chose
    au problème. Une seule solution&nbsp;: revenir à Alméria et trouver un magasin de vélos pour vérifier ça. Ou comment perdre une matinée complète à attendre qu’un réparateur en termine.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Allez hop, on recommence le départ, on emprunte la même route, et on souffre. Oui car le vent (qu’on était censés avoir dans le dos d’après Carl) a eu la mauvaise
    idée de changer d’avis et de venir nous aider à faire du surplace. A ce rythme là, nous n’avions pas beaucoup progressé quand il a fallut songer à trouver un endroit pour planter la tente.
    Seulement, dans ce qu’on appelle la «&nbsp;mer de plastique&nbsp;» à cause de serres à perte de vue, impossible de trouver le coin idéal, le vent redoublant d’intensité n’arrangeant rien.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Nous décidons de tester l’hospitalité ibérique. Peine perdue, on nous renvoie dans les cordes sans plus de manières en nous parlant d’hôtels. Et si on allait voir à
    la station service d’à côté&nbsp;? En plus un camping car immatriculé en France est garé sur une aire de repos. Le salut sera-t-il gaulois&nbsp;? Quelle naïveté&nbsp;! Cet énergumène, pourtant
    sympathique de prime abord, ne nous a jamais proposé un abri, nous regardant galérer à monter et démonter la tente à cause de la tempête, se permettant même des remarques du genre «&nbsp;ah c’est
    dur le camping&nbsp;!&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">N’ayant pas d’autres choix, la nuit étant tombée depuis longtemps, nous décidons de nous rendre à l’hôtel indiqué par un barman espagnol, situé le long de
    l’autoroute, en empruntant une voie de service. Le vent et la pluie étaient tellement violents qu’il nous a été impossible de pédaler. C’est donc en poussant nos lourds chargements que nous avons
    parcouru ces quelques kilomètres, maudissant français et espagnols de ne pas faire preuve d’un peu de générosité quand il s’agit d’héberger pour une nuit 2 sympathiques cyclotouristes, par un
    temps à ne pas mettre un chien dehors.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Vaccinés par cette amère expérience, nous étions bien décidés à rester à l’hôtel si les conditions climatiques reproduisaient le même schéma. Mais le grand beau
    temps nous obligea à plier bagage, en s’étant tout de même accordé un rab de sommeil.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Quel plaisir de ne pas être obligé de se casser le dos pour laisser le moins de prise possible au vent. Quel bonheur d’être seulement trempés par la
    transpiration&nbsp;! Nous avons donc pu bien avancer, nous offrant même une partie VTT dans les serres à tomates. Et comme ça faisait longtemps, la montagne s’est rappelée à notre bon souvenir.
    Mais même cet effort fut pris avec le sourire, tellement nous étions marqués par l’horreur de la veille. Et c’est dans un camping de Castell de Ferro que nous avons pu peaufiner les derniers
    détails de notre fin de programme espagnol.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Plus que quelques centaines de kilomètres et à nous les pistes marocaines&nbsp;!<br>
    <img alt="Barcelone-Castell-Ferro 3330" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Barcelone-Castell-Ferro/Barcelone-Castell-Ferro-3330.JPG">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le peu de temps dont nous disposons ne nous permet malheureusement pas de mettre plus de photos. Mais promis, dès qu'on peut, on vous publie un album du feu de
    dieu!</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 13 Jan 2010 20:56:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.racontemoitonpays.org/article-dans-mon-pays-d-espagne-ole--42886752.html</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-dans-mon-pays-d-espagne-ole--42886752-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[J'achète un château en Espagne !]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-j-achete-un-chateau-en-espagne--42183694.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">Mais quelle cruauté, devez vous penser&nbsp;! Laisser autant de temps passer depuis le dernier article, cela
    devrait être passible d’une lourde peine devant la Cour International des Droits de l’Homme&nbsp;! Le suspense était en effet insoutenable&nbsp;: que peut-il s’être passé depuis Toulouse&nbsp;?
    Quel accueil le Sud Ouest a-t-il réservé aux 2 aventuriers de temps modernes que nous sommes&nbsp;? Avons-nous pu enfin apercevoir les routes espagnoles&nbsp;? Est-ce que Brandon va épouser
    Kimberley&nbsp;? Vous le saurez, enfin si on est sympas, en lisant les lignes ci-dessous.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">Après cette longue pause toulousaine, il était grand temps de reprendre la route. A trop rester dans certains
    endroits on va vite sentir le poids de 17 000 km restants&nbsp;! Le temps de ranger la maison Martinez et nous étions parés. Et là, comme dans un mauvais rêve, juste au moment de partir, à la
    seconde où nous donnions notre premier coup de pédale, la pluie s’est mise à tomber&nbsp;! Mais qu’avons-nous donc fait de si horrible dans une vie antérieure pour être maudits de la sorte&nbsp;?
    Pas si maudits que ça a priori, puisque la pluie a rapidement cessé et le Canal du Midi s’est offert à nous sous le soleil.<br>
    <img alt="Toulouse-Barcelone 1041" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Toulouse-Barcelone/Toulouse-Barcelone-1041.JPG">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">Ah, le Canal du Midi&nbsp;! Le paradis&nbsp;: du plat et des routes goudronnées, le tout sous un grand ciel bleu.
    Quel pied&nbsp;! Les kilomètres s’enchainent très rapidement et nous prenons notre pause déjeuner à Castelnaudary. Non, pas de cassoulet au menu, trop indigeste pour les sportifs que nous
    sommes.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">L’après midi se déroule à merveille, et l’arrivée sur Carcassonne se passe de manière triomphale tellement nous
    avons le sentiment d’avoir bien roulé. Un coup d’œil sur le compteur nous apprend que nous avons franchi la barre mythique des 100km pédalés en une journée. Royal&nbsp;!<br>
    <img alt="Toulouse-Barcelone 1066" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Toulouse-Barcelone/Toulouse-Barcelone-1066.JPG">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">L’étape suivante jusqu’à Narbonne ne devait être qu’une formalité. 60 petits kilomètres, ridicule comme étape
    n’est ce pas&nbsp;? Mais heureusement pour la beauté du récit et malheureusement pour nos jambes, tout ne s’est pas passé comme prévu, puisqu’une fois préparés, un regard sur la carte nous apprit
    que ces 60km constituaient effectivement la distance à parcourir, mais par autoroute&nbsp;! N’étant pas adeptes de la bande d’arrêt d’urgence, nous nous retrouvions dans l’obligation d’emprunter
    les petits chemins, soit une distance&nbsp; «&nbsp;classique&nbsp;» de 90km. Ca en plus de la pluie, douche froide assurée&nbsp;!</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">L’étape de la veille a laissé des traces et nous peinons à nous activer sous la grisaille. Mais la pluie a cessé,
    c’est déjà ça de pris&nbsp;! Finalement, nous avons réalisé que nous étions bien de génies mathématiques, puisque nos calculs initiaux étaient bons, mais oui, vous savez, les 60km. Faudrait
    peut-être penser à suivre&nbsp;!<br>
    <img alt="Toulouse-Barcelone 1218" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Toulouse-Barcelone/Toulouse-Barcelone-1218.JPG">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">Nous avons donc pu trainer un peu, et nous arrêter dans THE PLACE TO BE&nbsp;de cette région narbonnaise&nbsp;:
    le Bubullgum Café de la charmante bourgade de Névian, à 7km de Narbonne. Discussion sympa avec le patron, qui devait trouver le temps long tout seul, puisqu’il nous a payé des coups pour nous
    inciter à rester un peu. Et il nous a même pris en photo pour le journal local. Quelles célébrités&nbsp;! Arrivés à Narbonne, nous avons pu bénéficier du superbe accueil de Mme
    Dufour.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">Pourquoi les gens, sans le vouloir, disent sans arrêt des choses décourageantes pour les 2 cyclotouristes que
    nous sommes&nbsp;? Ne passez pas par là, il va pleuvoir, ça grimpe sec, vous n’êtes pas encore arrivés, vous êtes sûrs que vous ne voulez pas prendre le train…</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">Bref, ce matin, on devait avoir de la pluie et de la sale route aux dires de certains. Hé bien, nous avons eu la
    chance de quitter Narbonne sous un grand beau temps et admirer de superbes paysages côtiers, grâce à notre ami Brice qui nous a servi de guide pour les premiers kilomètres, à travers la nettement
    moins superbe zone industrielle de Narbonne. Du moins, on les a beaucoup appréciés ces paysages, avec le vent dans le dos. De face, c’est beaucoup moins sympa, ce qui explique notre faible
    moyenne kilométrique de la matinée. Tout de même, mention spéciale au magnifique village de Bage, qui nous a charmé l’un comme l’autre.<br>
    <img alt="Toulouse-Barcelone 1241" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x184/3/08/98/62/Toulouse-Barcelone/Toulouse-Barcelone-1241.JPG">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">Bon, il devait pleuvoir, raté (tant mieux&nbsp;!), ça devait être plat, raté aussi (moins tant mieux). Que de
    côtes&nbsp;! Belle préparation pour notre baptême du feu pyrénéen prévu pour le lendemain. Fort heureusement, ça n’a pas duré et le retour en bord de mer fut marqué par une route plate et un vent
    docile. Le temps de nous perdre dans Canet en Roussillon et nous avons bouclé notre étape de 100km. Terminus à Argelès sur Mer, où nous passons notre dernière nuit en territoire français. Le
    voyage peut enfin commencer&nbsp;!</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">Cette fois nous y sommes. Plus qu’une toute petite chaîne de montagnes à franchir et nous pourrons changer de
    langue, de culture, d’habitudes, bref, commencer notre dépaysement volontaire. Mais la chaîne de montagne en question n’allait pas se laisser franchir si facilement.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">Qu’est ce qu’on l’aime la montagne avec 2 planches aux pieds et du blanc au sol&nbsp;! A vélo, c’est une autre
    histoire. Pourtant, tout avait bien commencé. Ca grimpe, certes, mais le panorama est si sublime qu’on en oublie la douleur. Les villages traversés (Collioure, Banyuls…) rivalisent de charme.
    C’est donc fatigués, mais avec le moral que nous avons passé la frontière espagnole.<br>
    <img alt="Toulouse-Barcelone 1564" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Toulouse-Barcelone/Toulouse-Barcelone-1564.JPG">&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">Nous pensions innocemment qu’il suffirait ensuite de se laisser porter par la descente pour atteindre la terre
    promise, pardon, ibérique. Hé bien non, même côté espagnol, ça grimpe à n’en plus finir&nbsp;! De quoi vous dégouter à jamais des Pyrénées. Enfin, on vous épargnera les détails physiques, on vous
    laisse imaginer la souffrance et l’abattement quand un énième col se profilait. Combien de fois nous sommes nous dit&nbsp;«&nbsp;allez, celui-ci c’est le dernier&nbsp;!&nbsp;». A s’en arracher
    les poils de casque (oui, car nous sommes des garçons prudents, nous portons nos casques&nbsp;!).</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">Les meilleures choses comme les pires ayant une fin, nous avons enfin rejoint les routes plates catalanes,
    laissant ces sales montagnes derrière nous. Et comme nous sommes très courageux, on s’est même farci 30 bornes supplémentaires pour trouver un coin sympa pour planter la tente&nbsp;!<br>
    <img alt="Toulouse-Barcelone 1613" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Toulouse-Barcelone/Toulouse-Barcelone-1613.JPG">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">Nous parlions de notre joie de retrouver les routes catalanes&nbsp;? Ce matin, leur charme agit nettement moins.
    Cette campagne offre un visage plutôt tristounet et monotone,&nbsp; ce qui rend les premiers kilomètres désagréables. Et comme on ne change pas une recette qui marche, pour chauffer les machines
    que nous sommes, rien de tel qu’un café et une viennoiserie demandés in espanol por favor&nbsp;! Les jambes ont nettement mieux fonctionné après ce petit remontant. Et il valait mieux qu’elles
    fonctionnent car nous nous sommes aventurés sur une voie rapide pour quelques kilomètres. Frissons et sensations au rendez-vous&nbsp;!</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">Après ce coup de speed, pause déjeuner bien méritée au bord de la mer dans la station balnéaire de Palamos. Sous
    ce soleil, on se croirait presque en été.<br>
    <img alt="Toulouse-Barcelone 1700" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Toulouse-Barcelone/Toulouse-Barcelone-1700.JPG">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">C’est après cette pause que les hostilités ont commencé. Nous avions repéré sur la carte quelques grimpettes en
    perspective pour l’après midi, rien de bien méchant. Pauvres naïfs que nous étions&nbsp;! Après des débuts en douceur, le parcours a montré son vrai visage&nbsp;: des côtes vertigineuses
    comparables à celles de la veille (les Pyrénées on vous rappelle&nbsp;!). La route panoramique est certes superbe, mais l’effort est plus qu’intense. Tiens, marrant, on repère des écritures sur
    le sol&nbsp;: «&nbsp;Vamos Contador&nbsp;», «&nbsp;Come on Armstrong&nbsp;», «&nbsp;Bienvenido Tour 2009&nbsp;»… Vous avez compris, nous nous sommes tout simplement farcis une étape du Tour de
    France 2009 (après vérification, il s’agissait du Prologue), sans y être préparés psychologiquement. Et on s’en serait bien passé après notre ballade pyrénéenne de la veille. Epuisés, nous
    décidons de décidons de nous arrêter pour la nuit à Tossa de Mar, après une étape de 85km, bien loin des 100 escomptés pour la journée, mais avec des images de maillot jaune dans la tête.<br>
    <img alt="Toulouse-Barcelone 1812" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Toulouse-Barcelone/Toulouse-Barcelone-1812.JPG">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">Ne reste plus qu’à boucler ce qu’on avait commencé, à savoir en terminer avec ces montagnes qui ont vu passer nos
    illustres collègues du Tour de France quelques mois plus tôt. Et de nuit s’il vous plait&nbsp;! Etonnamment, ces 11km de grimpette matinale ont été expédiés si rapidement que nous avons assisté
    au lever du soleil non pas sur la jolie route de corniche qui nous en a tant fait baver, mais sur la beaucoup moins jolie zone industrielle qui a suivi.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">La perspective du repos barcelonais nous donne des ailes en cette belle matinée. Les kilomètres filent à une
    allure incroyable tout au long de la route côtière, et les cyclistes qui sont nombreux à pratiquer en ce lieu nous félicitent de notre allure, vu notre énorme chargement. Résultat, à 13h, nous
    sommes en vue de la Sagrada Familia&nbsp;!<br>
    <img alt="Toulouse-Barcelone 1875" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Toulouse-Barcelone/Toulouse-Barcelone-1875.JPG">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">Mais c’eut été trop beau. La banlieue interminable de Barcelone mit fin à nos rêves de tapas en terrasse pour le
    déjeuner. Et une fois arrivés devant la porte de l’appartement prêté par des amis du papa de David, nous nous sommes rendu compte qu’il était impossible d’ouvrir la porte. Et pour cause, la clé
    n’était pas la bonne, ce qui obligea David à sauter dans un taxi (en vélo, et puis quoi encore&nbsp;?!) pour récupérer les bonnes clés chez une cousine du propriétaire de l’appart.<br>
    <img alt="Toulouse-Barcelone 2102" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Toulouse-Barcelone/Toulouse-Barcelone-2102.JPG">&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">Mais la joie d’être enfin arrivés à Barcelone, la perspective de quelques jours de repos bien mérités, et le
    plaisir de retrouver Mathilde et Simon (pour les ignorants, la sœur de David et son copain), nous ont vite fait oublier ces quelques tracas.<br>
    &nbsp;<br>
    Allez, en bonus track, une petite vidéo pour se faire pardonner d'avoir mis autant de temps à donner des nouvelles. Et si vous voulez voir plus de photos, c'est <span style=
    "text-decoration: underline;"><b><a href="http://www.racontemoitonpays.org/album-1539231.html">ici</a></b></span> que ça passe !</span></span>
  </p>
  <div>
    <object type="application/x-shockwave-flash" height="272" width="480" data="http://www.dailymotion.com/swf/xbpsvu&amp;related=0">
      <param name="allowFullScreen" value="true">
      <param name="allowScriptAccess" value="always">
      <param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xbpsvu&amp;related=0">
    </object><br>
    <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xbpsvu_viva-espana_travel">Viva Espana</a></strong><br>
    <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/racontemoitonpays">racontemoitonpays</a>. - <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/travel">Evadez-vous en vidéo.</a></em>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 02 Jan 2010 13:09:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.racontemoitonpays.org/article-j-achete-un-chateau-en-espagne--42183694.html</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-j-achete-un-chateau-en-espagne--42183694-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Joyeux Noël !]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-joyeux-noel--41815317.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">Allez, en cette période de fêtes, une petite vidéo en guise de cadeau, vous qui avez été si sages
  !</span></span><br>
  <em>&nbsp;</em><br>
  <div>
    <object type="application/x-shockwave-flash" height="389" width="480" data="http://www.dailymotion.com/swf/xbnqr7&amp;related=0">
      <param name="allowFullScreen" value="true">
      <param name="allowScriptAccess" value="always">
      <param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xbnqr7&amp;related=0">
    </object><br>
    <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xbnqr7_joyeux-noel_travel">Joyeux noël</a></strong><br>
    <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/racontemoitonpays">racontemoitonpays</a>. - <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/travel">Explorez des lieux exotiques en
    vidéo.</a></em>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 25 Dec 2009 20:11:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.racontemoitonpays.org/article-joyeux-noel--41815317.html</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-joyeux-noel--41815317-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Etoile des neiges]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-etoile-des-neiges-41773029.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">Chers lecteurs, nous vous avions laissé dans l’espérance de cieux plus cléments. La lecture des lignes qui vont
    suivre vous montrera combien nos suppliques ont été vaines et combien les dieux météorologiques ont été cruels avec nous. Ca c’est de l’introduction dramatique, vous ne trouvez pas&nbsp;? On
    pourrait presque entendre les roulements des tambours&nbsp;!</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">Mais reprenons où nous en étions, au moment de quitter cette charmante ville de Levroux. Evidemment, quand nous
    étions sur le départ (vous savez, quand tout est chargé&nbsp;!), nous avons senti que cette journée ne commençait pas sous les meilleures auspices&nbsp;: nouveau problème de béquille sur le vélo
    de PE. Une fois réparé, ce sont nos jambes qui ont cessé de fonctionner. Il y a des matins comme ça ou rien ne va&nbsp;! La recette miracle, comme on est des garçons trop sympas, on va vous la
    donner&nbsp;: s’arrêter dans un PMU pour reprendre des forces. Le bénéfice de cet arrêt a été de courte durée puisque la rigueur hivernale nous a obligé à un nouvel arrêt dans la très belle ville
    de Châteauroux pour l’achat d’un équipement un peu plus adapté aux conditions climatiques.<br>
    <br>
    <img alt="Paris---Toulouse 0611" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Paris---Toulouse/Paris---Toulouse-0611.JPG">&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">Mais malgré cela, étant courageux mais pas téméraires, nous avons du abréger l’étape du jour en prenant une
    chambre dans un petit hôtel d’Argenton sur Creuse. Ah, Argenton sur Creuse, autosurnommée la&nbsp;«&nbsp;Venise du Berry&nbsp;». Nous allions vite comprendre le pouvoir attractif de cette
    ville&nbsp;: au moment du départ, nous avons dû nous rendre à l’évidence que vu le temps, les routes secondaires seraient plus que vraisemblablement impraticables. Allez hop, repos forcé à
    Argenton pour PE et David, quelle joie&nbsp;! Au programme, glande devant la télé, menus travaux sur internet et «&nbsp;visite&nbsp;» de la ville (on a eu beau chercher les canaux, on ne les a
    pas trouvés&nbsp;!).<br>
    <br>
    <img alt="Paris---Toulouse 0716" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Paris---Toulouse/Paris---Toulouse-0716.JPG">&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">L’aimant que constitue Argenton n’allait pas nous lâcher comme cela. Après cette journée hautement improductive,
    nos mollets nos démangeaient comme pas possible. Sur le pied de guerre à 6h, prêts à partir à 7h, nous donnons joyeusement les premiers coups de pédales censés nous éloignés de cette maudite
    ville&nbsp;! Objectif de la journée&nbsp;: parcourir les 90km nous séparant de Limoges</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">&nbsp;Les choses se corsent au bout de quelques kilomètres&nbsp;: la route devient de plus en plus glissante et
    nous maitrisons de moins en moins bien la conduite de nos 2 chars d’assaut. L’apogée de cette galère fut atteinte lorsque nous avons du mettre pied à terre après une chute (heureusement sans
    gravité) et pousser nos vélos jusqu’au prochain lieu-dit baptisé Le Fay. Après avoir tenté de nous renseigner sur l’état des routes auprès de l’autochtone travaillant dans l’unique endroit
    contenant un semblant de vie dans ce bled (le bar bien-sûr&nbsp;!), et comprenant à peine sa réponse vu le charabia débité, nous avons arrêté une voiture dont le conducteur nous a annoncé ce que
    nous redoutions, le non dégagement des routes secondaires, avec pour conséquence la seule décision raisonnable à prendre&nbsp;: renoncer et rentrer à Argenton pour prendre le train pour Limoges.
    Parcourir les 20 km dans l’autre sens fut assez folklo, tellement la route glissante rendait impossible toute prise de vitesse.<br>
    <br>
    <img alt="Paris---Toulouse 0717" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x200/3/08/98/62/Paris---Toulouse/Paris---Toulouse-0717.JPG">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">Finalement revenus dans ce maudit aimant sur Creuse, nous avons sauté dans le TER direction Limoges pour être
    accueilli royalement dans la superbe maison de Jérôme et Sarah, ce qui évacua un peu la frustration d’avoir pris le train moins d’une semaine après notre départ.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">La SNCF allait s’avérer être un compagnon de voyage un peu trop récurrent, puisqu’une nouvelle décision s’imposa
    en regardant par la fenêtre de notre hébergement limougeaud&nbsp;: prendre le train pour Toulouse, quitter le centre de la France et son climat hostile, commencer à voir le soleil et espérer
    débuter enfin notre vrai voyage à vélo.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">Après un trajet quelque peu chaotique (visiblement, il n’y a pas que les vélos qui soient perturbés par le
    mauvais temps, les trains également&nbsp;!), nous voici enfin dans la ville rose (hébergés de la meilleure des manières par Mme Martinez), où nous décidons de rester 4 jours pour visiter cette
    superbe cité toulousaine, fêter Noël, et emmagasiner des forces avant de reprendre la route pour notre Eldorado du moment&nbsp;: l’Espagne&nbsp;!<br>
    <br>
    <img alt="Paris---Toulouse 0796" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/199x300/3/08/98/62/Paris---Toulouse/Paris---Toulouse-0796.JPG">&nbsp;<br>
    <br>
    Si vous désirez contempler quelques magnifiques clichés pris au cours de notre parcours entre Paris et Toulouse, c'est <a style="text-decoration: none;" href=
    "http://www.racontemoitonpays.org/album-1534255.html" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><b><span style="background-color: #ffff00;"><span style=
    "color: #000000;">ici</span></span></b></span></a>que ça se passe !</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 24 Dec 2009 18:42:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.racontemoitonpays.org/article-etoile-des-neiges-41773029.html</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-etoile-des-neiges-41773029-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les joies de la ville rose]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-les-joies-de-la-ville-rose-41628044.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva;">En direct de la cité toulousaine, vos 2 cyclotouristes préférés vous livrent leurs impressions
  !<br></span></span><br>
  <br>
  &nbsp;
  <div>
    <object type="application/x-shockwave-flash" height="389" width="480" data="http://www.dailymotion.com/swf/xblh0l&amp;related=0">
      <param name="allowFullScreen" value="true">
      <param name="allowScriptAccess" value="always">
      <param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xblh0l&amp;related=0">
    </object><br>
    <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xblh0l_o-toulouse_travel">Ô Toulouse !</a></strong><br>
    <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/racontemoitonpays">racontemoitonpays</a>. - <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/travel">Evadez-vous en vidéo.</a></em>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 22 Dec 2009 10:52:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.racontemoitonpays.org/article-les-joies-de-la-ville-rose-41628044.html</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-les-joies-de-la-ville-rose-41628044-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Vidéo enneigée]]></title>
        <link>http://www.racontemoitonpays.org/article-video-enneigee-41417764.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: 10pt;">Nouvelle vidéo, où comme vous le voyez, on subit les grandes chaleurs !<br>
    &nbsp;</span>
  </p>
  <div>
    <object type="application/x-shockwave-flash" height="389" width="480" data="http://www.dailymotion.com/swf/xbjn8e&amp;related=0">
      <param name="allowFullScreen" value="true">
      <param name="allowScriptAccess" value="always">
      <param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xbjn8e&amp;related=0">
    </object><br>
    <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xbjn8e_le-berry-sous-la-neige_travel">Le Berry sous la neige</a></strong><br>
    <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/racontemoitonpays">racontemoitonpays</a>. - <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/travel">Découvrez de nouvelles destinations en
    vidéo.</a></em>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 18 Dec 2009 20:04:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.racontemoitonpays.org/article-video-enneigee-41417764.html</guid>
                        <comments>http://www.racontemoitonpays.org/article-video-enneigee-41417764-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>
</rss>